Avertir le modérateur

  • UNE MINUTE INTERNATIONALE POUR INNOVER LE 22 NOVEMBRE

    La Commission Internationale des Industries Agricoles et Alimentaires (CIIA) rebondit sur la suggestion émise par l’association Innobasque et propose une MINUTE INTERNATIONALE POUR INNOVER le 22 Novembre.

    Soyons optimistes avec Albert Einstein qui n’a pas hésité à affirmer « La crise est la meilleure bénédiction pour les personnes et les pays parce que la crise apporte des progrès ». Pour cela, il faut faire preuve de créativité.

    La CIIAsuggère que, le 22 novembre A MIDI, chaque responsable d’entreprise et d’organisme professionnel suspende les tâches en cours et qu’il invite chaque salarié à déposer une idée dans une urne. Elle suggère qu’il invite par ailleurs des volontaires à constituer un groupe, sans souci hiérarchique, pour valoriser ensuite les idées recueillies.

    (Innobasque est une association basque qui a pour but de coordonner et de promouvoir l'innovation dans tous les domaines ainsi que de favoriser l'esprit d’entreprise et la créativité)

  • La mort de l’Europe n’est pas inéluctable. Jeunes Erasmusiens, mobilisez-vous !!!

    Après la levée de l’obstruction du ministre de l’agriculture allemand, nous pouvons nous féliciter que le budget du Programme Européen d’Aide aux Démunis (PEAD) soit totalement conservé pour les deux prochaines années.

    Mais la question n'est pas du tout réglée sur le fond. En effet, le programme n'obtient qu'un sursis.

    Comme le relève dans le courrier que m'a adressé le député européen Jean-Luc Bennhamias, « si nos ministres européens de l'agriculture se sont apparemment mis d'accord pour mettre un terme à ce psychodrame dont on se serait bien passé, l'Allemagne a annoncé la couleur : après 2014 elle ne veut plus entendre parler de ce programme ni d'ailleurs de politique sociale à l'échelle européenne ».

    Il se confirme que c’est l’avenir de l’Europe qui est en cause. L’Union Européenne va être la principale victime de la crise économico-financière. 

    L’Union Européenne a certes été inaugurée par le Marché Commun avec des accords économiques mais, en se cantonnant à ce domaine, elle se transformerait en une simple zone de libre échange régis par des accords commerciaux comparables à ceux conclus entre les pays d’Asie du Sud-Est ou entre ceux d’Amérique du Sud. Dans ce cas, à la moindre difficulté, c’est chacun pour soi. Ce serait la fin de l’utopie qui a permit d’inaugurer une paix durable (plus d’un demi-siècle !) entre les Etats du continent.

    L’Europe des peuples reste à construire. Il faut inventer de nouveaux mécanismes efficaces de solidarité.

    Le programme Erasmus a permis depuis 1987 à plus de 2 millions de jeunes européens d’aller étudier hors de leur pays d’origine. Ces jeunes étudiants ont pu découvrir la diversité des cultures locales et ce qui leur est commun. Mais ils ne sont qu’une minorité privilégiée.

    Les responsables politiques des Etats membres ont tendance à protéger leurs prérogatives. Ces jeunes européens ont-ils plus grande conscience que les autres qu’une véritable Europe politique doit se mettre en place pour parler d’égal à égal avec des pays continentaux comme la Chine, l’Inde, la Russie… et que cette Europe politique ne se mettra réellement en place que lorsque les Européens se sentiront appartenir à une même Communauté avec ses règles de solidarité sociale ? J’espère que leurs études dans d’autres pays européens leur en a fait prendre conscience et qu’ils sont prêts à se mobiliser, à mettre leurs expériences et leur créativité au service d’un tel projet.

    Jusqu’ici, seuls les jeunes indignés font parler d’eux en craint leur désespoir. Mais ils ne proposent pas de solutions durables.

    Que les jeunes Erasmusiens épris du respect de la dignité de chacun et de solidarité concrète se mobilisent. Qu’ils s’expriment avec la même vigueur ! Qu'ils entrainent leurs amis ! L’avenir de l’Europe est entre leurs mains !

  • Le sort des européens les plus démunis est entre les mains des ministres de l'agriculture

    Les dirigeants politiques européens ont fait preuve d'une réelle mobilisation pour sortir de la crise financière. La majorité d'entre eux n'ont pas hésité à faire une pression si forte que les chefs des gouvernements grecs et italiens ont été contraints de démissionner.

    Il est vrai que le risque pour l'ensemble du système financier, et par là même de l'ensemble de la vie économique de l'Europe est grand. Des solutions politiques nouvelles devront être mises en place pour que la sortie de crise soit durable.

    Mais la situation des plus démunis demeure toujours aussi préoccupante et risque en 2013 de devenir dramatique.

    En réponse à un mail envoyé à 390 membres du Parlement Européen, j'ai reçu :
    - une réponse personnalisée de Sophie Auconie,
    - une réponse de l'assistant de Jean-Luc Bennahmias renvoyant sur sa page web consacrée au sujet  
    - une de l'assistant de Michel Dantin renvoyant à la page qui permet de visionner le débat en séance plénière du Parlement
    - une de l'assistant de Sylvie Goulard

    Trois de ces parlementaires sont inscrits au PPE (Démocrates chrétiens), groupe le plus important avec 264 membres, M. Bennahmias étant inscrit à l'Alliance des Démocrates et Libéraux qui compte 85 inscrits.

    Sophie Auconie précise qu'après l'échec du Conseil des ministres de l’agriculture du 20 septembre 2011, la France, appuyée par la Slovénie, a demandé au Conseil des ministres des affaires sociales qui s’est tenu le 3 octobre 2011, d’inscrire la question à l’ordre du jour.
    Lors de ce Conseil, la Secrétaire d’Etat française en charge des Solidarités et de la Cohésion sociale, Marie-Anne Montchamp, a rappelé l’importance de ce Programme pour les actions des banques alimentaires. Le Commissaire européen aux affaires sociales, Laszlo Andor, a alors proposé comme alternative de s'appuyer sur la politique sociale européenne. Mais cette proposition n’a pas fait évoluer les positions des six pays.

    La Commission Européenne a proposé ensuite de pouvoir acheter directement sur le marché les denrées alimentaires nécessaires pendant deux ans et de suprimer l’obligation du cofinancement. Le 21 octobre, les Ministres de l'Agriculture des 6 Etats constituant la "minorité de blocage" se sont opposés à cette proposition. 
    Comme l'a dit le commissaire Dacian Cioloş, «C’est une preuve d’égoïsme en Europe, où nous avons besoin d’être solidaires avec ceux qui traversent la crise et subissent ses effets ».

    Néanmoins, la décision reste toujours entre les mains des Ministres en charge de l'agriculture qui doivent se réunir les 14 et 15 novembre.

    La règle du co-financement des aides aux plus démunis par l'Union-Européenne et les Etats membres est certainement le seule solution pour débloquer la situation. Reste à négocier la part qui serait financée par les Etats. J'aurais apprécié d'avoir l'avis des parlementaires sur une telle solution. Aucun ne s'est exprimé sur cet aspect de la question pour ne pas gêner leur gouvernement dans les négociations. 

    Sachant que l'impact se fera surtout sentir en 2013, les Ministres de l'Agriculture semblent jouer la montre ! Mais ils jouent avec l'image de l'Europe qui devient de plus en plus exécrable en apparaissant comme essentiellement au service des nantis. Ils portent là une rude responsabilité morale, d'autant qu'un échec serait un véritable déni de solidarité avec les plus démunis.

    Michel Foucault 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu