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  • Eau et sécurité alimentaire sont liées

    eau,sécurité alimentaireLa semaine mondiale de l'eau, qui s’achève à Stockholm ce 31 aout 2012, a été l'occasion pour la FAO d'insister sur la nécessité d'une meilleure gestion des ressources en eau afin de préserver la sécurité alimentaire. Un rapport publié en 2011 mettait déjà en garde contre la pénurie croissante et la pollution de l'eau, ainsi que leur impact sur les productions vivrières.
    Le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a rappelé que l'agriculture représente 70% des prélèvements d'eau douce et que les marges de réduction envisageable étaient importantes.

    Afin d'utiliser l'eau « de façon plus durable et plus intelligente et aider l'agriculture à s'adapter au changement climatique », la FAO propose un nouveau cadre de gestion de l'eau dans le secteur agricole : « Coping with water scarcity: an action framework for agriculture and food security ».
    Ce rapport conseille la modernisation des systèmes d'irrigation, un meilleur stockage des eaux de pluie afin de limiter les risques de sécheresse et accroître la productivité sur l'exploitation, et une lutte plus efficace contre la pollution des eaux. Par ailleurs, il suggère une meilleure prise en compte du potentiel offert par la production pluviale, dans les politiques agricoles.

    Le rapport de la FAO insiste également sur l'importance de la réduction des pertes après récoltes : 30% de la nourriture, soit l'équivalent de 1,3 milliard de tonnes est perdu chaque année dans le monde. Limiter ce gaspillage pourrait réduire la pression sur les sols et sur l'eau.

    Les pertes s’élèvent même à 40% en Amérique du Nord selon le dernier rapport du Natural Resources Defence Council (NRDC). Ces pertes sont particulièrement importantes pour les produits de la mer (50%) et pour les fruits et légumes (52%).

    Les consommateurs principaux responsables

    La majeure partie des pertes est due au comportement des consommateurs :

    - 71% des produits de céréales
    - 66% des produits de la mer
    - 54% des fruits et légumes
    - 55% de la viande
    - 85% des produits laitiers

    Ceci signifie que chacun de nous est en partie responsable de ce gaspillage qui a pour conséquences, un gaspillage d’eau et d’énergie, des émissions accrues de gaz à effet de serre, autant de conséquence sur l’environnement et la sécurité alimentaire des plus démunis. 

  • Une diversité des modèles de diététique alimentaire à développer

    L’une des pages du journal online sur le bien-être humain et le développement personnel créé par Richard Dagan recense 22 guides et pyramides qui prônent des modèles de diététique alimentaire adaptés aux cultures locales.

    Sur http://intraspec.ca/food-pyramids.php#.UDM7fnXLJSk on trouve divers documents :

    USDA - USA : MyPyramid

    Harvard School of Public Health :Food Pyramid, and the new Healthy Eating Plate

    Health Canada's Food Guide

    UK NHS - The eat well plate

    Australia NHMRC Food for Health: Dietary Guidelines for Australians

    EUFIC REVIEW 10/2009 : Food-Based Dietary Guidelines in Europe

    Germany DGE : Three-Dimensional Food Pyramid

    Spain : La nueva Rueda de los Alimentos

    China : Chinese Food Guide Pagoda

    Japan : Food Guide Spinning Top: Balanced Food Guide

    Diet Pyramids developed by OLDWAYS

    -          Mediterranean Diet Pyramid

    -          Asian Diet Pyramid

    -          Latino Diet Pyramid

    -          Vegetarian Diet Pyramid

    -          The African Heritage Diet Pyramid

    Mayo Clinic Healthy Weight Pyramid

    Joel Fuhrman's Nutritarian Food Pyramid

    American Diabetes Association : Create Your Plate (video)

    Joshua Wold's Vegan Pyramid

    The Native American food pyramid

    Mark Sisson : Primal Blueprint Food Pyramid

    Udo's Choice Food Pyramids

    Les diètes alimentaires traditionnelles sont beaucoup plus variées. Leur recensement reste à réaliser et à promouvoir. Elles sont en effet l’un des éléments essentiels des cultures régionales et locales et sont issues des rapports ancestraux entre les sociétés humaines et leur environnement naturel.


    alimentation,food pyramid,pyramide alimentaire,culture,consommateurLes diètes recensées ci-dessus visent au bien-être humain, sachant que le comportement réel des consommateurs peut aboutir à des maladies non-transmissibles telles que l’obésité et les risques cardio-vasculaires.

     

  • La FAO et Bioversity International plaident pour une alimentation durable

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    La FAO vient de publier «SUSTAINABLE DIETS AND BIODIVERSITY,
    DIRECTIONS AND SOLUTIONS FOR POLICY, RESEARCH AND ACTION», un livre de 309 pages avec les interventions faites lors du symposium “Biodiversity and Sustainable Diets: United Against Hunger” organisé à Rome. Préfacé par Mme Barbara Burlingame, responsable à la FAO de la Division de la nutrition et de la protection du consommateur, la FAO et Bioversity International y préconisent d'agir pour promouvoir à la fois l'alimentation soutenable et la biodiversité alimentaire en vue d'améliorer la santé des hommes et de la planète.

    "Plus de 900 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, mais un plus grand nombre - environ un milliard et demi - souffrent de surpoids ou d'obésité; et on estime à deux millions le nombre de personnes qui souffrent de carences en micronutriments notamment en vitamine A, fer ou iode", fait observer Mme Burlingame.

    Le problème consistant à nourrir une population mondiale croissante a été jusqu'à présent largement considéré en termes d'approvisionnement en quantités suffisantes de denrées alimentaires, lit-on dans le livre. Mais vu le rythme de perte de la biodiversité et de dégradation des écosystèmes, ainsi que les problèmes de santé qui en découlent, il est urgent d'aborder la question de la qualité des systèmes agricoles et alimentaires. A cet égard, il convient de rappeler qu'au niveau mondial l'augmentation notable de maladies non transmissibles, comme le diabète ou les troubles cardio-vasculaires, est due principalement à une alimentation déséquilibrée.

    Une lourde empreinte carbone

    L’agriculture «industrielle» et les transports de longue distance ont rendu plus accessibles les hydrates de carbone et les graisses tout en les mettant à la portée du plus grand nombre. Cela a conduit à une simplification générale des régimes alimentaires et s'est traduit par une dépendance vis-à-vis d'un nombre limité d'aliments énergétiques. Toutefois la qualité nutritive de ces aliments laisse à désirer et leur empreinte carbone et eau est très lourde. Les aliments énergétiques et bon marché sont proposés au mépris du goût, de la diversité et des traditions culturelles.

    Actuellement les 3 principales cultures vivrières - maïs, blé et riz - couvrent 60 % de l'énergie alimentaire d'origine végétale au niveau mondial, tandis qu'à la faveur de la hausse des revenus dans les économies en développement, un grand nombre de personnes abandonnent les plats traditionnels à base de plantes alimentaires en faveur de régimes riches en viande, produits laitiers, graisses et sucre.

    Cet ouvrage soutient que les régimes alimentaires et les méthodes de production alimentaire modernes jouent un rôle important dans la régression de la diversité génétique végétale et animale. Il note que 17 291 espèces sur 47 677 recensées par l'Union internationale pour la conservation de la nature sont considérées comme étant menacées d'extinction.

    L’ urgence d’intégrer la qualité nuritionnelle

    "Il est urgent de modifier le paradigme de la production agricole pour y intégrer la dimension ‘qualité nutritionnelle' lorsque nous prenons des décisions relatives à ce que nous produisons et où", écrit M. Emile Frison, Directeur général de Bioversity International.

    "Cela nous impose de regarder plus loin que les principales denrées alimentaires de base pour nous pencher plutôt sur les centaines ou les milliers de plantes et d'espèces animales négligées ou sous-exploitées qui font pourtant la différence entre alimentation soutenable et insoutenable."

    A titre d'exemple, au Kenya, Bioversity International a contribué avec succès à réintroduire dans les régimes alimentaires et sur les marchés locaux un certain nombre de légumes verts à feuille qui étaient jusqu'alors considérés comme réservés aux seuls pauvres. La promotion de plantes traditionnelles - notamment la morelle noire, le niébé, les feuilles de potiron, la plante araignée et les épinards grimpants - a accru la demande à la fois au sein des ménages et sur les marchés.

    En Inde, des céréales bénéfiques pour la santé - notamment le millet commun et l'éleusine - ont été réintroduites dans les zones où elles avaient été abandonnées en raison de politiques gouvernementales favorisant la production du manioc pour en tirer l'amidon.

    A noter également l'exemple de la consommation d'insectes en Afrique du Sud et de l'Est présenté par Muniirah Mbabazi de Makerere University à Kampala, Uganda

    Il conviendrait également de promouvoir au plan international les céréales originaires des Andes, notamment le quinoa (ou 'grain d'or des Incas'), et l'amarante.

    L'ONU a déclaré 2013 Année internationale du quinoa 

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