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  • Une certification halal obligatoire en Indonésie ?

    halal,indonesie,certification,etiquette,loiLe débat sur les produits « halal » n’est pas limité à l’Europe. Il existe depuis huit ans dans le pays qui compte le plus de musulmans au monde : l’Indonésie. Le gouvernement y a déclaré récemment qu'il a accéléré le débat sur un projet de loi qui rendrait obligatoire dans le pays la certification et l’étiquetage « halal » sur tous les produits alimentaires et les boissons, ainsi que sur les produits cosmétiques et pharmaceutiques. La réglementation s'appliquerait également à tous les ingrédients et au matériel utilisé durant la production.

    Les entreprises indonésiennes sont opposées à ce projet. Elles font valoir que la nouvelle règle ferait augmenterait les coûts.

    La loi prévoirait la création d’un nouvel organe de conformité, la « National Halal Products Certification Agency » (Agence nationale de Certification des produits Halal » qui superviserait la conformité des règles de certification, alors qu'une institution religieuse, le Conseil des oulémas indonésiens, fixerait des normes halal.

    Ce projet a été par des parlementaires et non par le gouvernement au pouvoir. Ces parlementaires disent l’avoir proposé pour protéger la majorité musulmane locale à l’égard des produits qui contiennent des ingrédients non halal, comme le porc et l'alcool.

    L'application obligatoire est soutenue par des partis religieux.

    Les entreprises du secteur alimentaire d’Indonésie est contre le projet de loi en l’état. Elles demandent que la certification halal de leurs produits soit optionnelle et non obligatoire.

    Lors d’un exposé oral à la Chambre des représentants, Yusuf Hadi, vice-président de la Indonesian Food and Beverage Association, a demandé aux législateurs de ne pas imposer aux entreprises locales la certification halal. Il leur a rappelé que le pays compte 10% des 240 millions d’indonésiens non-musulmans et qu’il ne faut pas méconnaitre leurs besoins.

    Mr Yusuf a estimé que la nouvelle loi, dans son projet actuel, accablerait les PME. Il a rappelé Certains pourront penser que cette position n’est pas dénuée d’intérêt : les entreprises locales dépensent actuellement, volontairement, entre 26 et 416 US$ 416 par produit pour obtenir des certificats halal auprès du Conseil des oulémas.

    En délibéré depuis 2004, le projet est soutenu par divers mouvements politiques comme le Islamic Prosperous Justice Party alors que le Democratic Party, laïque et libéral veut lui donner une application volontaire.

    La Commission VIII du Parlement chargée des affaires religieuses devrait se prononcer le 26 octobre.

    Source :  www.globalmeatnews.com

  • La réfrigération classée principale innovation par la Royal Society

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    Ce 13 septembre, la Royal Society (l'Académie des Sciences du Royaume Uni créée en 1660), a désigné le réfrigérateur, le lait pasteurisé et la boite de conserve comme étant les 3 inventions les plus importantes dans l'histoire des aliments et des boissons. Les savants britanniques ont préféré ces innovations relativement modernes au filet de pêche, à la charrue et au liège.

    Ce choix est le résultat d'un projet piloté par la Royal Society Fellows présidée par Sir Peter Williams. Les membres ainsi que des experts de l’industrie alimentaire et des boissons avaient à sélectionner 20 innovations sur les 100 propositions.

    Les évaluateurs se sont prononcés sur la base de 4 critères :
    - l'accessibilité,
    - la productivité,
    - l’esthétique
    - l’impact sur la santé.


    Les internautes ont pu également voter sur le site Facebook de la Royal Society.

    Les trois premières du classement sont des réussites scientifiques des 18ème et 19ème siècles :

    -          la réfrigération artificielle a été démontrée à Glasgow en 1748 et produite commercialement en 1805

    -          le premier test de pasteurisation a été effectué en France en 1862

    -          un commerçant britannique a fait breveter la boite de conserve en 1810, bien qu’un français ait appliqué un processus similaire avec des pots en verre l'année précédente.

    Classement final des 20 principales innovations pour notre alimentation :

    -          la réfrigération

    -          la pasteurisation / stérilisation

    -          la conservation en boîte

    -          le four

    -          l’irrigation

    -          la moissonneuse/batteuse

    -          la cuisson au four

    -          l’élevage sélectif

    -          le meulage/fraisage

    -          la charrue

    -          La fermentation

    -          Le filet de pêche

    -          L’assolement des cultures

    -          La marmite

    -          Le couteau

    -          Les ustensiles

    -          Le liège

    -          Le canon

    -          Le four à micro-ondes

    -          La friture

  • Une étude française sème le doute sur les risques OGM pour la santé

    OGM,risques, santé,L’étude animée par le biologiste français Gilles-Eric Séralini qui a été publiée le 19 septembre dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology a provoqué une vive controverse. Elle montre un risque de cancers accru pour des souris alimentées avec du maïs NK603 contenant des concentrations variées d'OGM.

    Immédiatement, cette étude a provoqué l'indignation de nombreux chercheurs, tant par sa mise en scène médiatique (publication simultanée d'un ouvrage par le biologiste qui l'a conduite, Gilles-Eric Séralini, préparation d'un documentaire pour la télévision, résultats livrés en amont au Nouvel Observateur) que par les biais de méthodologie de l'étude.

    Une sensibilité médiatique focalisée sur les OGM

    Alors que l’étude est intitulée “Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize”, les medias se sont immédiatement focalises sur le maïs OGM de Monsanto.

    Une étude statistiquement douteuse

    Le principal reproche fait au chercheur est d'avoir utilisé un nombre insuffisant de rats pour mener son expérience : 200 là où il en aura fallu cinq fois plus. Ceci induit des résultats assez fragiles d'un point de vue statistique, certains pouvant être dus au hasard. Autre résultat surprenant -si l'on suppose une toxicité de l'OGM- les rats soumis aux maïs les plus concentrés en OGM n'ont pas été les plus vulnérables ! Des doutes sont également émis sur la race de rats choisis pour l'expérience, une race connue pour développer facilement des cancers. Enfin, il s'agit d'un opposant farouche aux OGM, ce qui peut biaiser l'analyse des résultats.

    Mais des questions légitimes

    Cependant, tout n'est pas à jeter dans l'alerte du Pr Séralini. Sur la forme, tout d'abord, connaissant la puissance des pro-OGM, le chercheur n’avait probablement pas d'autre choix que de travailler dans l'ombre jusqu'au jour de la publication ?

    Sur le principe ensuite, le biologiste a le mérite de souligner les faiblesses de la méthodologie actuelle, en particulier le fait de se contenter d'études sur 90 jours. Le chercheur français a opté pour une longue durée, 200 jours.

    Enfin, sur le fond, pourquoi les autorités de santé n'ont-t-elles pas, plus tôt, réuni des experts indépendants pour mettre au point un protocole d'étude réellement incontestable ?

    L’Autorité Européenne de Sécurité Sanitaire des Aliments (EFSA) devra rapidement proposer un protocole d’expérimentation des OGM qui soit admis par l’ensemble des scientifiques afin de rendre les études comparables et leurs résultats indiscutables. Sinon, une seule étude inquiétante pourrait, comme c’est le cas ici, remettre en cause une multitude d'études rassurantes.

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