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  • Aux Emirats Arabes Unis s’ouvre Gulfood, 3ème salon agroalimentaire international

    Les Emirats Arabes Unis représentent le 2ème marché alimentaire au sein du Conseil de Coopération du Golfe, derrière l’Arabie Saoudite.

    En raison de leur climat difficile et de leurs ressources hydriques limitées, les Emirats importent environ 90% de leurs besoins alimentaires et matières premières.

    La grande majorité du commerce se fait par le port de Dubaï. En raison d’infrastructures efficaces (mer et aéroports), combinées à de larges zones de libre-échange, il se positionne comme un incontournable hub commercial pour l’ensemble de la région. Il se situe parmi les 10 principaux ports de containers avec 11,6 millions de tonnes en 2010.

    Les importations des produits agroalimentaires se sont élevées à 3,64 milliards d’US$ dont 1,36 milliard de produits transformés, 1,63 milliard de végétaux et 0,78 milliard de produits animaux. Elles devraient atteindre 5,5 milliards US$ en 2015.

    Les principaux fournisseurs des EAU sont l’Inde, les Etats-Unis, le Brésil, l’Iran, le Pakistan, le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite et l’Argentine. Près de 50%  des importations alimentaires sont réexportées vers 160 pays dont les pays du Golfe, le sous-continent indien, l’Afrique du Nord et de l’Est ainsi que, récemment, l’Asie centrale, ce qui fait de Dubaï l’un des plus importants ré-exportateurs de denrées alimentaires au monde.

    Gulfood, 3ème salon international agroalimentaire au monde

    dubai,gulfood
    Gulfood
    est devenu en 25 ans le principal salon alimentaire du Moyen-Orient et le 3ème le plus important du secteur au monde après l’Anuga et le SIAL.

    L’édition de 2012 avait déjà réuni 3.816 exposants venant de 83 pays et accueilli 68.680 visiteurs (55.000 en 2010), dont 61% acheteurs internationaux venant de 152 pays. Le professionnalisme de ces visiteurs permet à 31% des exposants de réaliser 10% de leur chiffre d’affaires annuel en 4 jours !

    La 19ème édition se déroulera  du 25 au 28 février durant laquelle se déroulera la 3ème compétition Baking & Pastry Guild – Middle East. Par ailleurs, 1.200 cuisiniers s’affronteront au cours de la première compétition The Emirates Culinary Guild.

    Parmi les étrangers, les sociétés françaises étaient déjà très bien représentées en 2012: 53 en alimentaire, boissons et ingrédients et 44 équipementiers.

  • Les pays africains émergents se mobilisent pour lutter contre la faim en Afrique

    guinee equatoriale
    La Guinée équatoriale a inauguré le 22 février un fonds de solidarité pour la sécurité alimentaire en Afrique en y contribuant à hauteur de 30 millions de dollars. Ce fonds vise à mobiliser les ressources financières de l'Afrique pour lutter contre la faim dans la région.

    Ce premier don a été annoncé au cours d'une cérémonie en marge du troisième sommet Afrique-Amérique du Sud, à Malabo, en présence de M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

    Lors d'un entretien avec M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de Guinée équatoriale, avant la signature de l'accord de don, M. Graziano da Silva a souligné combien cette contribution montre l'engagement du pays pour éradiquer la faim en Afrique.

    L'objectif de ce nouveau fonds fiduciaire consiste à réunir les ressources des économies les plus fortes d'Afrique pour les mettre au service de tout le continent et soutenir ainsi les initiatives nationales et régionales visant à éliminer la faim, l'insécurité alimentaire et la malnutrition.

    Pour commencer, il s'attachera à renforcer la résilience des familles et des collectivités rurales face aux sécheresses récurrentes et à d'autres crises, notamment dans la Corne de l'Afrique et au Sahel, en développant les actions ayant fait leurs preuves.

    Géré par la FAO, ce fonds soutiendra des initiatives africaines comme le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture en Afrique (PDDAA) de l'Union africaine pour stimuler la productivité agricole dans la région. Il devrait impliquer, outre les gouvernements et des organisations internationales comme la FAO, la société civile, le secteur privé et le monde universitaire.

    L'idée de ce fonds avait été lancée en avril 2012 durant la conférence régionale de la FAO organisée en République du Congo, quand le Président Denis Sassou Nguesso, hôte de la conférence, avait exhorté les nations africaines à être plus solidaires dans la lutte contre la faim.

    Outre la Guinée équatoriale, d'autres pays d'Afrique ont exprimé leur intention de contribuer au fonds. C’est le cas de l'Angola ainsi que le Président José Eduardo dos Santos l'avait fait savoir fin janvier 2013 à M. Graziano da Silva, DG de la FAO en visite à Luanda.

    Source : Reliefweb

  • La production de céréales aura disparu d’Arabie Saoudite dans 3 ans

    arabie saouditeL’agroalimentaire wahhabite est d’un dynamisme exemplaire. John Lawton, Directeur général de l’Agricultural Technology Cy, entreprise d’Arabie Saoudite spécialisée dans les activités « post-récolte », a remarqué lors d’un forum sur la sécurité alimentaire du Golf Cooperation Council (GCC) que l’efficacité de son industrie laitière se traduit par sa capacité d’exportation vers les pays voisins du Golfe et du Moyen-Orient. La contrepartie de ces exportations est l’importation nécessaire de luzerne et de fourrages pour le bétail.

    L’industrie avicole est également en pleine expansion dans le royaume, avec l’entreprise leader Almarai et une consommation qui devrait augmenter de 14% d'ici à 2016, pour atteindre 1,6 million de tonnes.

    John Lawton ajoute avec pertinence «En à peine plus de 30 ans, l'Arabie saoudite a mis au point une base agricole qui peut satisfaire une part importante des besoins avec, dans certains cas, 100% comme pour les produits laitiers, les œufs, les pommes de terre et d'autres cultures spécialisées."

    Pour satisfaire les besoins sans cesse croissants de l'industrie avicole et des produits laitiers du Royaume wahhabite, l'Arabie saoudite prévoit d’importer plus de 2,4 millions de tonnes d'aliments du bétail en 2016.

    Toutefois, simultanément, les productions céréalières seront bientôt complètement éliminées. Depuis 2007, la production de blé diminue de 12% par an et sera nulle d'ici 2016. Les importations de blé devraient atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013, en hausse de 80% par rapport au niveau observé en 2008.

    Comme le souligne J. Lawton, «À bien des égards, parce que gourmandes en eau, la production de céréales n’est pas encouragée à long terme et l'accent a été porté sur la production animale».

    C’est un choix stratégique raisonné poussé à l’extrême, conforme au concept d’empreinte virtuelle de l’eau et qui pourrait inspirer les autres pays situés en zone aride et soumis à un fort stress hydrique.

    A noter que John Lawton interviendra lors de l’Agribusiness Outlook Forum qui se tiendra lors de l’AGRA Middle East à Dubaï du 26 au 28 mars.

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