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  • Le scandale « horsegate » devient mondial

    chevalLa découverte en Irlande du Nord début février par la Food Standards Agency (FSA) de burgers contenant 80% de viande de cheval a d’abord frappé les opérateurs et les consommateurs européens.

    La recherche d’ADN de cheval est rapidement utilisée par les services de contrôle, jusqu’ici surtout préoccupés par la recherche de micro-organismes pathogènes pour s’assurer de la qualité sanitaire des produits commercialisés.

    Après avoir identifié l’origine roumaine de la viande, les premières investigations ont mis en accusation un trader luxembourgeois peu scrupuleux et plusieurs grandes entreprises industrielles spécialisées en plats cuisinés surgelés.

    L’utilisation de viande hachée congelées comme « minerai » pour une seconde transformation facilite la commercialisation de produits de mélange pour avoir un produit standard au prix le plus bas possible.

    L’ADN, une source de preuve indiscutable d’allégation frauduleuse

    En quelques années, grâce à l’automatisation des procédures d’analyse génétique, l’identification de l’ADN est devenue une technique bien maîtrisée pour un coût raisonnable. Encore faut-il savoir ce qu’on cherche…

    Les résultats obtenus en Europe par les services de contrôles ont incité d’autres services dans le monde à faire de même.

    Dans un premier temps, les vétérinaires russes ont trouvé de la viande de cheval dans des saucisses importées d’Autriche. Après avoir été tenté de prononcer un embargo sur les produits européens, le Russian Centre of Quality and Standardisation of Animal Drugs and Feed de Moscou en a ensuite découvert dans des saucisses fabriquées par une entreprise moscovite !

    Face à cette situation, le Ministre du Commerce et de l’Industrie d’Afrique du Sud a commandé une série d’analyses. Surprise… les scientifiques de l’université de Stellenbosch trouvent dans 68% des 139 produits testés (burgers, émincés, saucisses et autres charcuteries) des ingrédients non mentionnés. Parmi ceux-ci, outre du soja, du poulet ou du porc, ils ont trouvé dans certains échantillons de la viande de buffle, de chèvre et même d’âne…

    Aux USA, les abattoirs de chevaux ont été fermés en 2006 pour éliminer les risques sanitaires dus à l’utilisation de médicaments vétérinaires tels que le phenylbutazone. Depuis, les chevaux venant des installations de sport équestre sont exportés vers les abattoirs du Canada et du Mexique (176.000 exportés en 2012). Que devient leur viande ? On peut se le demander lorsqu’on sait que sa leur est 5 fois moins moindre que celle de la viande bovine.

    Avec de tels écarts de prix entre matières premières, la tentation pour les fraudeurs est grande d’incorporer une partie plus ou moins grande des moins chers dans les produits hachés et mixés. Les informations frauduleuses ont toujours existé (cf. mon livre « Histoire des métiers illustrés par la chanson », en particulier le chapitre sur les artisans de l’alimentation). Seuls les contrôles et la sévérité des peines encourues peuvent en réduire l’importance.

    Source :  www.globalmeatnews.com

     

     

  • Des cadavres de chiens auraient été transformés en aliments en Espagne

    Alors que l’Europe entière s’émeut que de la viande de cheval ait été mêlée à de la viande de bœuf, un autre scandale pourrait salir encore plus l’image des entreprises agroalimentaires.

    En 2012, la police avait trouvé 15 tonnes de cadavres de chiens dans un entrepôt à Neves (Galice). Elle soupçonnait que ces cadavres, provenant d’animaux errants, allaient être transformés en farine animale.

    SEPRONA,Espagne,chienPoursuivant son enquête en Galice et dans la région de Salamanque, l’unité de protection de la nature (SEPRONA) de la Garde Civile espagnole vient de détecter de l’ADN de graisses de chiens et de moutons dans des aliments pour chiens.

    Selon le rapport de la SEPRONA, il n’est pas impossible que ces produits aient été incorporés dans d’autres produits alimentaires !…

    Par précaution le juge d’instruction de Ponteareas a ordonné la fermeture de l’usine Fernando Corral située en Galice, à Aldeaseca de la Frontera (Salamanca) et 11 personnes ont été inculpées.

    L’association britannique Viva qui milite contre la consommation de viande, a demandé aux supermarchés anglais de vérifier que leurs produits ne contiennent pas restes de chiens. Alyn Smith, député travailliste écossais, a ajouté: “These revelations from Spain indicate just where I fear this may be going.  By the time meat becomes "protein" then traceability all but breaks down, especially in the pet and animal feed markets”.

    Sources : El Mundo, Daily Mail et Schnauzi.com

  • DFA, principale coopérative laitière américaine, est accusée de manipulation du marché

    Les spéculateurs financiers ne sont pas les seuls capables de spéculer sur les produits agricoles et d’avoir un impact sur l’évolution des prix.

    dfa dairy farmers of americaLes soupçons de manipulation du marché du cheddar qui pèsent sur Dairy Farmers of America (DFA) et sur ses filiales Keller’s Creamery et National Dairy Holdings en sont un exemple patent.

    La coopérative DFA assure 30% de la collecte laitière américaine. Elle regroupe 9.000 exploitations réparties sur 48 états des USA, réalisant un chiffre d’affaires total de 13 milliards d’euros en 2011, dont 9,3 avec les produits laitiers, ce qui en fait la principale entreprise laitière du pays.

    Une enquête judiciaire est en cours sur plainte d’un groupe de consommateurs du Vermont qui accuse DFA d’avoir acheté en 2004 d’importantes quantités de cheddar sur le marché spot du Chicago Mercantile Exchange (CME) pour y faire monter les prix. Ce marché représente normalement moins de 2% du marché, mais il sert de référence pour déterminer les prix sur le marché américain. La tentation est donc grande d’y faire des acquisitions pour provoquer une hausse des prix, mais la nécessité de revente ultérieure eut entrainer de lourdes pertes.

    Ce n’est pas la première fois que la coopérative est accusée de manipulation du marché des produits laitiers. DFA avait accepté de payer 12 millions $ dans le cadre d’un arrangement en 2008 avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). L’année précédente, le groupe coopératif avait accepté de payer plus de 158 millions $ à la suite d’une accusation collective (« class action ») par 17 fermiers de constitution d’un cartel avec son challenger Dean Foods pour peser sur les prix du lait dans 14 états du sud-est des USA…

    L’efficacité des « class actions » et la lourdeur des peines prononcées devraient calmer les velléités de manipulations spéculatives. Il faut remarquer que le « Département des achats » avait alerté le trader de DFA que l’entreprise achetait plus que ses besoins. Une question demeure : les dirigeants du groupe seront-ils également poursuivis par la justice pour les instructions délictueuses du groupe ? Seul le risque d’une condamnation personnelle serait réellement efficace contre ces comportements délictueux.

    Source : Dairyreporter.com

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