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  • A l’initiative de l’Algérie, le groupe des « 5+5 » recommandent la création d’un observatoire de la sécurité alimentaire

    5+5, pays méditerranéens,sécurité alimentaireLe groupe des 5+5 (l’Algérie, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc pour la rive sud de la Méditerranée, et l’Espagne, la France, Malte, le Portugal et l’Italie pour la rive nord), créé en 1990 et réuni le 27 novembre 2013 à Alger, a recommandé à l’unanimité la création d’un observatoire de la sécurité alimentaire comme cadre d’échange et de partage d’expérience agricoles.

    Un groupe ad hoc composé d’un représentant du ministère de l’Agriculture de chaque pays sera créé dans l’objectif d’élaborer des diagnostics nationaux et régionaux sur la sécurité alimentaire. Un délai de trois mois a été accordé à ce groupe de travail pour finaliser ces deux missions.

    Par ailleurs, les dix pays ont préconisé d’instaurer un environnement des affaires favorable au développement du partenariat dans le domaine agricole et de la sécurité alimentaire, notamment sur le plan juridique et la définition de cadres d’investissements appropriés.

    A ce titre, le groupe a mis l’accent sur la nécessité de créer une bourse d’informations sur les opportunités de partenariat dans les dix pays avec comme outil l’élaboration d’une cartographie des créneaux d’investissements en vue de développer une agriculture durable.

    Il est question, selon les experts des pays du dialogue 5+5 réunis la veille en séminaire, d’encourager notamment des partenariats favorisant le transfert des technologies, l’innovation et le développement de la recherche.

    Source : APS-Algérie Presse Service

  • Les 7 obstacles à surmonter pour alimenter le monde en 2050

    Alltech, symposium, GLIMPSELe Dr Pearse Lyons , président et fondateur de Alltech, leader mondial de la nutrigénomique animale, est optimiste sur la capacité du secteur agricole à satisfaire les besoins pour nourrir une 3 milliards d’habitants de plus d’ici 2050. Son groupe a organisé en août un symposium qui expose de façon synthétique les obstacles à surmonter.

    Selon le président d’Alltech, il est supposé généralement que «résoudre» les défis agricoles est le rôle des gouvernements, de l’organisation des Nations Unies, des ONG et des organismes de bienfaisance. Si toutes ces institutions font un travail de fond important, l’expérience des 40 dernières années a démontré les limites de leurs approches. En outre, les solutions proposées par les courants conventionnels de pensée conventionnels sont lourdes à mettre en œuvre et souvent irréalistes.

    De plus et pour alourdir les freins, selon Aidan Connolly, vice-président du groupe, l'agro-industrie est vue par certains comme une partie du problème du fait de la poursuite de gains financiers à court terme au détriment du développement humain et de l'environnement. Il conteste cette idée en affirmant que «L'expertise de l’agroalimentaire peut s'avérer précieuse… Le secteur privé fait partie de la solution s’il saisit sa responsabilité en termes de production durable et en investissant sur le long terme.

    En tout état de cause, des obstacles inévitables doivent être surmontés et exigent une mobilisation maximale du secteur agricole. Pour le Dr Lyons « l'agriculture doit faire preuve de créativité et adopter plus rapidement les nouvelles technologies … Nous devons trouver le juste équilibre entre une production alimentaire durable et la protection des ressources naturelles tout en satisfaisant aux exigences des consommateurs ».

    GLIMPSE, un aperçu synthétique des obstacles à surmonter

    Avec un sens aigu de la communication, le symposium organisé par Alltech a été dénommé « GLIMPSE » parce que, tout en signifiant « aperçu » , il est l’acronyme anglais des 7 obstacles recensés :

    - Government. Les gouvernements seraient souvent le plus grand obstacle avec le poids de la bureaucratie, la réglementation et - dans certains lieux - la corruption endémique qui limitent le commerce alimentaire transfrontalier

    - Loss in food and ingredient supply chain. Ce second caractère de l’acronyme désigne le fait qu'un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée dans la production, la transformation, la distribution et l'utilisation finale. Dans les régions à faible revenu, les pertes sont en grande partie dues aux techniques de récolte, de stockage de conditionnement et de commercialisation . Dans les régions à revenu élevé, la majeure partie des pertes est le résultat du comportement des consommateurs.

    - Infrastructure. Une bonne infrastructure est une condition essentielle pour l’acheminement d’un produit arrive. De plus, elle améliore la compétitivité des pays exportateurs.

    - Markets. La volatilité de l'offre et de la demande est souvent exacerbée par les politiques gouvernementales et est aggravée par des mécanismes opaque de tarification. Cette volatilité freine les investissements par les fournisseurs.

    - Politics and policies. Au-delà de la bureaucratie, il y a le défi des politiques qui subventionnent des pratiques destructrices de l'environnement. Ainsi, la promotion des biocarburants et les interdictions d'importation sont un frein à l’efficacité du marché.

    - Science and innovation. Le prix Nobel Norman Borlaug a déjà remarqué que les sceptiques et les critiques des nouvelles biotechnologies souhaitent retarder l’autorisation de variétés améliorées en attendant des tests complémentaires qui offriraient plus de sécurité. Or, pour ce prix Nobel, « plus d'un demi-siècle de sciences agronomiques m'a convaincu que nous devrions utiliser le meilleur qui est à portée de main, tout en reconnaissant ses imperfections et ses limites. »

    - Environment. Selon les Nations Unies, l'agriculture doit produire plus par unité de surface, d'eau et de produits agrochimiques parce que les ressources se raréfient.

    Finalement, en adoptant une perspective de long terme, l'agro-industrie peut aider à réduire les pertes en apportant son expertise en supply chain dans les zones les moins développées et en participant à l’amélioration des infrastructures .

    Source : Allaboutfeed, Alltech

  • Le projet de l’éco-taxe soulève un débat politique surprenant

    eco-taxe,taxes,impôts,ecomouv,agroalimentaire,concession,tva,cour des comptes,députéL’inquiétude des salariés et des professionnels bretons de l’agroalimentaire s’est focalisée sur l’écotaxe poids lourds qui a été perçue comme le handicap de trop dans la bataille de la compétitivité.

    Certains parlementaires ont cru pouvoir surfer sur cette inquiétude et le mécontentement de toute une région en relevant le mode de gestion de cette taxe : son calcul, la mise en place des équipements nécessaire et sa perception seront concédés à l’entreprise privée Ecomouv’.

    Soulignant le coût de ces prestations (20% des recettes contre 13% en Allemagne) un groupe de députés eux demanderaient d’ailleurs une enquête parlementaire sur les conditions de signature du contrat de concession alors que le Conseil d'Etat a validé les modalités d'attribution du contrat.

    L’une des réflexions entendues d’un député écologiste me surprend. Selon lui, la perception de l’impôt devrait être uniquement assurée par des fonctionnaires de l’Etat. Sans doute considère-t-il que ceux-ci ne coûtent rien… Pourtant, les collectivités territoriales savent combien leur coûtent la prestation de simple gestionnaire assurée par les services de l’Etat.

    Par ailleurs, ce député semble oublier que la majorité des recettes de l’Etat (la TVA, les taxes sur les produits pétroliers, les assises sur les boissons alcoolisées, etc.) est perçue par des entreprises privées. Cette prestation de coûterait-elle rien ? En fait, au-delà de l'acceptabilité politique, il faudrait évaluer les coûts économiques simultanément aux potentiels de rendement des impôts et taxes.

    Lors de l’excellente émission didactique « Tout peut changer – Impôt : la grande injustice ? » diffusée le 4 octobre sur France 3, le journaliste François Lenglet a illustré le casse-tête de la TVA et de la diversité des taux applicables sur les produits alimentaires pour le gestionnaire de la restauration d’une maison de retraite. La difficulté est telle que l’ancien ministre des finances Hervé Gaymard avoue lui-même ne plus rien y comprendre…

     La Cour des Comptes serait bien inspirée en évaluant le coût économique de la perception des taxes et impôts, quel que soit le statut du percepteur.

    Pour revoir l'émission de France 3, cliquer ici

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