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  • Danone et Lactalis toujours sur le podium des principaux fabricants mondiaux de produits laitiers derrière Nestlé

    Selon le classement établi par Rabobank Global Dairy, Danone et Lactalis sont les principaux challengers de Nestlé dans le monde des produits laitiers.

    Sur la base du chiffre d’affaires 2013 évalué en milliards d’euros, le classement est le suivant :

    -          Nestlé (CH)                                 21,3

    -          Danone (F)                                 15,2

    -          Lactalis (F)                                 14,6

    -          Fonterra (NZ)                               11,5

    -          Friesland Campina (NL)                11,2

    -          Dairy Farmers of Am. (USA)         11,2

    -          Arla Foods (Dk-S)                         9,4

    -          Saputo (Canada)                           6,6

    -          Dean Foods (USA)                        6,5

    -          Yili (China)                                    5,7

    -          Unilever (Nl-UK)                             5,6

    -          Meiji (J)                                         5,6

    -          DMK (D)                                        5,3

    -          Mengniu (China)                             5,3

    -          Sodiaal (F)                                   5,0

    -          Bongrain (F)                                 4,4

    -          Kraft Foods (USA)                          4,4

    -          Müller (D)                                       3,8

    -          Schreiber Foods (USA)                    3,8

    -          Morinaga Milk Cy (J)                        3,

    L’ordre du classement est inchangé pour les six premiers par rapport à l’année précédente. On note ensuite la progression du canadien Saputo qui prend la place de Dean Foods. Sur un marché de plus en plus impliqué dans le processus de mondialisation, il faut remarquer la progression du chinois Yili qui accède au top 10 en progressant de deux places ainsi que de son homologue Mengniu. Par contre, l’américain Kraft Foods chute de la 9ème à la 16ème place et le japonais Morinaga de la 13ème à la 20ème place, risquant de disparaitre du Top 20…

    Pour les deux autres français du classement, le groupe coopératif Sodiaal régresse d’une place alors que Bongrain progresse de deux.

    Danone champion de la valorisation du lait

     

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    Sur la base du volume de lait transformé, le classement est différent du fait du positionnement marketing des entreprises. Celles qui savent valoriser leurs marques acquièrent en effet un avantage financier. De plus, elles se protègent ainsi relativement mieux des fluctuations des prix sur les «commodities».

    Le champion de la valorisation en US-$/kg de lait est Danone devant les chinois Yili et Mengniu, Lactalis faisant mieux que Nestlé. Ceci ne vaut que pour la comparaison entre les 20 plus grands mondiaux. Il faudrait compter aussi sur des entreprises plus petites mais spécialisées sur un segment à forte valeur comme les laits infantiles. Il est probable que, là encore des chinois comme Synutra que vient s'approvisonner en France pour garantir la qualité de ses produits, seraient dans le haut du classement...

    Le champion de la valorisation en US-$/kg de lait est Danone devant les chinois mongols Yili et Mengniu, Lactalis faisant mieux que Nestlé.

    Mengniu était le leader en 2010 mais la découverte d’aflatoxines dans ses produits en 2012 l’ont handicapé et favorisé ses concurrents, en particulier Bright.

    Sur la base du volume de lait transformé, deux coopératives sont en tête : le groupe américain Dairy Farmers of América est leader devant le néo-zélandais Fonterra.

    Le marché chinois surpassera celui des USA en 2017

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    Le marché mondial des produits laitiers a progressé de 7% entre 2013 et 2014. Le marché brésilien devrait rapidement dépasser le volume des marchés français et allemand. Lianne van den Bos, analyste d’Euromonitor, estime qu’il atteindra 13 milliards US $ dans 5 ans. L’Australie reste le premier pays consommateur par habitant.

    Au vu de la croissance des principaux marchés des produits laitiers observée par Euromonitor International, le volume en US $ du marché chinois devrait doubler d’ici 2019 pour atteindre 70 milliards US $ et dépasser celui du marché américain dès 2017, un atout supplémentaire pour les opérateurs chinois tirés par la demande intérieure !

    Source : Rabobank, Dairy reporter

  • Lancement de CapAgro Innovation, premier fonds de capital-risque français dédié à la filière agroalimentaire

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    5 groupes industriels et institutions financières de premier plan, engagés dans le développement durable et le monde agricole - Sofiprotéol, Tereos, Bpifrance, Crédit Agricole via sa filiale Crédit Agricole Capital Investissement & Finance (Cacif) et AG2R-La Mondiale - lancent CapAgro Innovation

    CapAgro Innovation est le premier fonds de capital-risque dédié à l’agronomie, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la nutrition et aux valorisations industrielles et énergétiques de la biomasse.

    Avec une dotation initiale de 37 M€, qui devrait à terme atteindre 60 M€, CapAgro Innovation investira de 1 M€ à 5 M€ au capital d’une quinzaine d’entreprises innovantes dans le recyclage des matières, les protéines végétales et la chimie du végétal ou la valorisation des richesses marines, trois des sept ambitions thématiques du Concours mondial Innovation 2030 lancé en 2013. Ces entreprises seront principalement situées en France et en Europe.

    CapAgro Innovation est géré par CapAgro SAS, une nouvelle société de gestion de portefeuille spécialisée dans l’investissement en capital-risque dans les secteurs liés à la biomasse. Agréée par l’AMF au printemps 2014, elle est née sous l’impulsion et avec les financements apportés par Sofiprotéol, Tereos et Bpifrance. D’autres institutions, industriels et « family offices2 » devraient souscrire à CapAgro Innovation dans les prochains mois.

    « Les industries liées à la production et à la transformation de biomasse ont, ces dernières années, souffert d’un manque d’investissement dans l’innovation. Ce déficit d’investissement a été particulièrement fort sur le segment des jeunes entreprises et des start-ups. Pourtant porteuses de développement durable, en général non délocalisables, fortement contra-cycliques, ces industries sont d’importance stratégique en France et en Europe. La création de CapAgro Innovation va permettre de les soutenir » a souligné Jean-Baptiste Cuisinier, président de CapAgro SAS.

    Dès le lancement, un investissement dans LineaZen

    Le premier investissement a été réalisé en juillet 2014 au capital de LineaZen, pour un montant de 1,5 million d’euros au sein d’un tour de table 2,4 millions d’euros. LineaZen est une entreprise innovante française créée en 2010, qui développe des systèmes propriétaires de construction bois à très haute performance, sur la base de caissons en lamellé croisé contrecollé de hêtre ou de bambou. Ces systèmes sont destinés à la construction des immeubles d’habitation, de bureaux et industriels. CapAgro a joué un rôle de leader dans ce tour d’investissement et sera représenté au conseil d’administration de la société.

    58 premiers projets retenus au Concours mondial Innovation 2030

    CapAgro Innovation,capital-risque,Innovation 2030,LineaZen,BOB-ioraffinerie Optimisée Biométhodes,ABOLIS,Move2Chem,Brasserie Dulion,EvrynsectEn 2013, le Premier ministre avait confié à Anne Lauvergeon la mission d’identifier des enjeux technologiques et industriels auxquels sera confrontée notre société à horizon 2030 et de lui proposer une méthode pour stimuler la créativité d’entrepreneurs autour de ces défis. La Commission «Innovation 2030» a ainsi choisi 7 ambitions qui reposent sur des attentes sociétales fortes et des secteurs en croissance, et constituent autant d’opportunités majeures au potentiel particulièrement fort pour l’économie française.

    Les projets d’entreprise déposés dans le cadre du Concours Mondial d’Innovation devaient impérativement s’inscrire dans l’une des 7 ambitions choisies :

    1. le stockage de l’énergie.

     2. Recyclage des métaux.

     3. la Valorisation des richesses marines.

     4. Les protéines végétales et la chimie du végétal.

     5. la médecine individualisée.

     6. la silver économie, l’innovation au service de la longévité.

     7. la valorisation des données massives (Big Data).

    Le Premier Ministre a dévoilé les noms des lauréats retenus après le premier appel à projets. Parmi ceux qui ont été retenus, 1 concerne le recyclage des matières, 10 la valorisation des richesses marines et 5 la chimie du végétal et les protéines végétales.

    Nul doute qu’ils seront analysés de près par CapAgro Innovation.

    Il s’agit de :

    -          HICAP  porté par Steve van Zutphen  et Etienne Almoric pour le recyclage de matières,

    -          SEAFLORES porté par Jean-Pascal Biaggi, FIBRE porté parMarc Boissé et Sylvain Leclercq, SISCA porté par Raphaël Goletto, Damien Demoor  et Béatrice Nicolas-Meunier, SEAMEX  porté par Raphaël Gaillard, NODULIER2022  porté par Jan Vandenbroeck, Johan Heiler et Lucien Halleux, DESA porté par Henri Ruba Dumérac, DESALAO porté par Guillaume de Souza, Solène Molle et Stanislas de Montlebert, HALOS porté par Bruno Mottet, H2Omega porté par Gil Ching et Henri Renggli et FLOWWATER porté par Franck Pouch et Arthur Roussey en valorisation des ressources marines,

    -          BOB - Bioraffinerie Optimisée Biométhodes porté par Gilles Amsallem et Romain Fouache, ABOLIS - Metabolism Architects porté par Cyrille Pauthenier et Vincent Libis, Move2Chem porté par Maria Albuquerque et Anne-Sophie Lepeuple, BRASSERIE DULION porté par Christophe Bellet et EVRYNSECT porté par Jean-Gabriel Levon  et Antoine Hubert

    Sources : CaissedesDepots.fr, Entreprises.gouv.fr

  • Le regard du consommateur est épié à Dijon pour comprendre son comportement

    L'oculométrie, également appelée "Eye-tracking", permet d'enregistrer les mouvements oculaires grâce à deux caméras infrarouge associées à un logiciel. Elle mesure avec précision la zone visée par l’œil et permet d’analyser ensuite ce qu’une personne a regardé, quand et pendant combien de temps.

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    Une paire de lunettes équipées d’un oculomètre permettent de réaliser des tests en tout environnement. Les tests se déroulent le plus souvent dans des magasins et permettent de repérer les produits qui attirent le regard sur les rayons. Cette technique est également utilisée dans la recherche et le développement de produits.

    Son utilisation reste encore anecdotique en France en dehors des études de marketing, notamment pour optimiser les pages des sites web. Cependant, elle peut intéresser des entreprises agroalimentaires pour mieux connaître et comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi pour découvrir le contenu émotionnel de leurs produits.

    Cependant, souligne Ali Farokhian de la société Stralfors, « il est toujours important de compléter une étude d’oculométrie avec d’autres sources, par exemple des entrevues. En effet, on ne sait pas toujours pourquoi les gens regardent un endroit de votre message. En effet, cela peut provenir d’une aversion ».

    L’oculométrie à Dijon

    Reconnue Plateforme Nationale Stratégique par l'Inra, codirigée par Pascal Schlich, directeur de recherche à l'Inra, et Olivier Berdeaux avec une vingtaine de chercheurs et techniciens, ChemoSens mène ses travaux méthodologiques en physico-chimie en analyse sensorielle au sein du Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation (CSGA).

    La plateforme collabore avec des entreprises et conçoit même à concevoir des méthodes qui sont ensuite commercialisées telles que "TimeSens". Cette méthode dite de "Dominance Temporelle des Sensations" est commercialisée sous la forme d'un logiciel dédié à l'acquisition et au traitement des données d'analyse sensorielle.

    L'oculométrie a été utilisée d’un projet de recherche sur les VDQA (Vins De Qualité à teneur réduite en Alcool) labellisé par Vitagora et soutenu par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). Son objectif : évaluer l'impact de la réduction d'alcool sur la perception sensorielle des vins et sur l'acceptabilité par le consommateur. Et Pascal Schlich commente : "Nous avons pu ainsi mieux comprendre comment le consommateur regardait une étiquette de vin sur laquelle était indiqué le taux d'alcool et réagissait".

    Source : Timensens

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