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  • La commercialisation d'insectes comestibles n'est que tolérée en France

    insectes,novel food,sécurité sanitaire,micronutris,entomophagie,jumbo,afsca,oméga3,bactéries pathogènes,allergies,étiquetageLa commercialisation d’insectes et donc la consommation d’insectes sont le plus souvent tolérées en France, la vente n’est cependant pas autorisée par la loi. C’est la, raison pour laquelle la DGCCFR est en droit de refuser leur vente, notamment pour des raisons de sécurité sanitaire.

    Une évolution réglementaire en  2016 ?

     

    La consommation, la commercialisation et l’élevage d’insectes comestibles est en effet régie par la réglementation européenne sur les nouveaux aliments (« novel food »).qui n’étaient pas, ou très peu, consommés dans l’Union avant 1997, date de l’entrée en vigueur de cette loi. Les insectes sont inclus dans cette liste de produits.


    Pour être commercialisés et consommés légalement, ils doivent ainsi être soumis à une évaluation européenne afin de prouver qu’ils ne présentent aucun danger pour le consommateur.

     

    La procédure pour autoriser la commercialisation de ces nouveaux aliments est longue et complexe. Mais un nouveau règlement visant à réduire le coût et les délais de cette procédure a été proposé aux États membres en décembre 2013. Il pourrait être adopté en 2016 

    La consommation est déjà légale dans certains Etats européens

    insectes,novel food,sécurité sanitaire,micronutris,entomophagie,jumbo,afsca,oméga3,bactéries pathogènes,allergies,étiquetageAlors qu’en France, l’entreprise toulousaine Micronutris s’est lancée en 2011 et est la seule en Europe à l’élevage d’insectes, produisant 1 tonne/mois de grillons et vers de farine déshydratés en 2014 et que David Faure, chef étoilé du restaurant niçois Aphrodite, propose ses produits sans autorisation formelle, certains États européens ont déjà légalisé la commercialisation d’insectes comestibles.


    La Belgique a autorisé en 2014 la vente de 10 espèces ( le grillon domestique, le criquet migrateur africain, le ver de farine géant, le ver de farine, le ver Buffalo,  la chenille de la fausse teigne, le criquet pèlerin d’Amérique, le grillon à ailes courtes, la chenille de la petite fausse teigne et la chenille bombyx) sur les 1.500 espèces consommées dans le monde.

     

    insectes,novel food,sécurité sanitaire,micronutris,entomophagie,jumbo,afsca,oméga3,bactéries pathogènes,allergies,étiquetageAux Pays-Bas, les producteurs d’insectes se sont réunis en association et produisent plusieurs dizaines de tonnes de vers de farine, pour l’alimentation humaine mais aussi animale. Le numéro deux de la grande distribution du pays, Jumbo, commercialise dans ses 400 magasins une gamme de produits à base d’insectes.

     

    La Belgique a ainsi autorisé début 2014 la mise sur le marché de 10 espèces (le grillon domestique, le criquet migrateur africain, le ver de farine géant, le ver de farine, le ver Buffalo, la chenille de la fausse teigne, le criquet pèlerin d’Amérique, le grillon à ailes courtes, la chenille de la petite fausse teigne et la chenille bombyx).

     

    Les précautions à prendre selon les scientifiques belges

    Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) et l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) ont analysé douze espèces d'insectes en vente sur le marché belge. "Les apports en vitamines, fibres, minéraux et acides gras des insectes sont extrêmement intéressants", estiment les deux institutions. "Certains insectes comprennent autant d'Omega 3 que dans le saumon."

    Mais, selon ces scientifiques, si le consommateur et le producteur ne sont pas vigilants, la consommation d’insectes (ou "entomophagie") peut comporter certains dangers. Au niveau microbiologique, on peut retrouver des bactéries pathogènes dans des insectes mal nourris, mal cuits ou mal conservés.

    Il existe aussi des dangers physiques si l'on consomme les ailes et les pattes des insectes qui peuvent endommager la paroi de l’estomac, tandis que des résidus de chitine peuvent provoquer des constipations. Enfin, certaines personnes pourraient développer des allergies, surtout celles qui réagissent déjà négativement aux mollusques, crustacés et acariens.

    Le CSS et l'Afsca ont réclament une séparation stricte entre les chaînes de production pour l'alimentation humaine et les aliments pour animaux. Ils estiment que les insectes doivent être cuit suffisamment, le blanchiment étant un strict minimum. Ils préconisent enfin que l'étiquetage  mentionne les risques d'allergies et l'importance de retirer les pattes et les ailes avant consommation.

    Sources : Agro-Média, RFI, Info.be

  • 3 groupes agroalimentaires et 2 chaines de restauration parmi les 50 groupes mondiaux les plus innovants

    Selon l’enquête du Boston Consulting Group (BCG) réalisée en 2014 pour la 9ème année consécutive, Apple est pour la 9ème année l’entreprise la plus innovante de la planète.

    Les 1.500 dirigeants interrogés dans le monde doivent classer les entreprises les plus innovantes de leur secteur. Les résultats sont ensuite synthétisés en tenant compte de l’accroissement de la part de marché, de l’augmentation du chiffre d’affaires et de la marge bénéficiaire au cours des trois dernières années.

    Le secteur informatique occupe 8 des 10 premières places avec Google en second qui a doublé Samsung,  

    Les constructeurs automobiles ne sont plus que 9 dans le panel alors qu’ils étaient encore 14 en 2013.

    Le secteur agroalimentaire reste représenté par


    innovation,Coca-ColaCoca-Cola (16ème) ,

    Innovation,Nestle

    Nestlé (44ème)

    Innovation,Unilever


    Unilever (49ème)



    et les chaines de restauration par

    Innovation, McDonald'sMcDonald’s (38ème)


    Innovation,StarbucksStarbucks (46ème)

     

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    Source : Business Insider

  • Nous consommons surtout des services dans les produits alimentaires

    La filière alimentaire française emploie 2.140.000 personnes, soit 10% de la population active. Sur les 200 milliards d'€uros dépensés par an en dehors de la restauration collective par les consommateurs, moins de 15 milliards rémunèrent les agriculteurs et les pêcheurs.

    L’Observatoire français de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a été créé en 2012 (1). Philippe Boyer et Jean-Pierre Butault, respectivement secrétaire général et membre de l’Observatoire, ont mis au point une méthode macroéconomique qui a reçu le consensus des professionnels.

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    La méthode permet d’évaluer les flux financiers entre les différents maillons de la chaine alimentaire, c’est-à-dire les différentes agricultures, élevages et pêche, les industries agroalimentaires (IAA), les industries diverses (énergie, production d’intrants et d’emballages…), les transports, les services (conseils, financiers…), les commerces, les importations et les taxes prélevées par l’Etat.

    Les 100 €uros dépensés par les Français en 2009 ont rémunéré :

    -            6,80 € pour les agricultures et la pêche

    -          11,80 € pour les industries agroalimentaires

    -          25,50 € pour les activités de service et de transport

    -          21,30 € pour les activités commerciales

    -          25,00 € pour les produits importés

    -            9,70 € pour les taxes de l’Etat

    La valeur ajoutée par l’ensemble des opérateurs français représente 65,2% dont 37,5 % en salaires bruts sur les 100 €uros alimentaires dépensés.

    L’agriculture et la pêche sont des activités capitalistiques qui mobilisent des investissements importants. De ce fait, la rémunération du travail n’y représente que 33% de la valeur ajoutée alors que les salaires bruts représentent en moyenne 60% de la valeur ajoutée par les autres maillons de la filière française.

    Les limites de la méthode de l’Observatoire alimentaire

    La part de l’agriculture et de la pêche a diminué de 1,50 € entre 2005 et 2009. On peut se demander si l’apparition du « locavore » et des circuits courts est susceptible d’enrayer cette évolution alors que, dans le même temps, divers phénomènes (urbanisation toujours croissante, vieillissement de la population, multiplication des ménages mono-parentaux, complexification des profils de consommateurs…) poussent à toujours plus de sophistication de l’offre.

    A l’heure où on met l’accent sur la nécessité de réduire les pertes et déchets alimentaires (en moyenne 1/3 de la production primaire agricole mondiale et 31% en Europe), les solutions techniques et les investissements à mettre en œuvre vont probablement réduire encore la part de l’agriculture et de la pêche dans les composantes de l’euro alimentaire.

    Surtout, il faut prendre conscience que la méthode d’analyse mise en œuvre par l’Observatoire est basée sur des données comptables. Si ces données ont l’avantage d’être objectives, elles ne sont que la synthèse d’un ensemble de coûts (charges de personnel, amortissements, frais financiers, impôts & taxes) d’intérêt macroéconomique.

    Or, d’un point de vue microéconomique, pour les entrepreneurs, dans une approche stratégique, la valeur ajoutée est la valeur supplémentaire qu'est prêt à payer le client pour le service rendu. La recherche d’une plus grande compétitivité exige de croiser les deux approches.

     

    (1) L’euro alimentaire – Pierre Henri Texier – IAA Décembre 2014

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