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  • La dégradation de la qualité sanitaire des viandes préoccupe les américains

    Le Président Obama a annoncé le 27 janvier 2015 sa volonté de doubler les crédits à la recherche sur les antibiotiques pour atteindre 1,2 milliards $ pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Simultanément les crédits fédéraux seraient réduits avec la mise en œuvre de nouvelles procédures pour l’inspection sanitaire des viandes.

    Les antibiotiques, source des bactéries multi-résistantes

    bactéries multi-résistantes,e-coli,antibiotiques,L'émergence de bactéries résistantes est devenue un problème majeur de santé publique aux Etats-Unis. Les CDC (Centers for Disease Control) estiment que les bactéries résistantes aux antibiotiques y seraient responsables de 23.000 décès avec deux millions de malades chaque année.

    Au cours du 20e siècle, les antibiotiques ont certes permis de diminuer considérablement le taux de mortalité dû aux maladies infectieuses. Cependant, victimes de leur succès, l'utilisation massive et répétée de ces médicaments, en santé humaine et animale, a généré une pression de sélection sur les bactéries qui ont développé des systèmes de résistance

    Différents mécanismes de défense ont été mis en place par les bactéries : imperméabilisation de la membrane bactérienne, modification de la cible de l'antibiotique ou encore production d'enzyme modifiant, voire détruisant, l'antibiotique. Ces résistances apparaissent soit à la suite d'une mutation dans le chromosome de la bactérie, soit via l'acquisition d'un matériel génétique, appelé plasmide, issu d'une autre bactérie et porteur d'un ou plusieurs gènes de résistances. Au fil du temps, ces phénomènes de résistance se sont développés et certaines souches bactériennes sont mêmes devenues multi-résistantes, entraînant parfois une impasse thérapeutique pour les médecins et les vétérinaires.

    De leur côté, les industries pharmaceutiques, découragées par les incitations publiques visant à diminuer la consommation d'antibiotiques, ont de moins en moins investi dans le développement de nouveaux antibiotiques, jugeant le retour sur investissement peu rentable.

    La FDA (Food Drug Administration) sera chargée de suivre l'utilisation d'antibiotiques pour le bétail et l’USDA (Département of Agriculture) devrait obtenir 77 millions $ pour développer des alternatives aux antibiotiques utilisés dans les fermes, qui constituent la majorité des antibiotiques vendus chaque année aux Etats-Unis. En effet, les antibiotiques y sont utilisés de façon systématique dans les élevages pour favoriser la croissance alors que cette pratique est interdite en Europe depuis 2006.

    Le nouveau programme d’inspection sanitaire des viandes contesté

    abattoirs,carcasses de porc,HACCP,risques sanitaires,inspection sanitaireUn service de l’USDA teste un programme pilote d’analyse et de contrôle des points critiques (HAACP-HIMP) dans 5 abattoirs de porcs, dont trois du groupe Hormel Foods. La procédure de contrôle est comparable à celle mise en œuvre dans les abattoirs de volailles.
    Or, cette procédure fait déjà l’objet de contestations judiciaires.

    Les exploitants d'abattoirs de porc assumeraient plus de responsabilités dans l'inspection de la carcasse tandis que les inspecteurs gouvernementaux vérifieraient l'efficacité des contrôles réalisés par l'entreprise.  

    Les contestataires estiment que la nouvelle procédure risque de réduire la qualité et la sécurité des produits de porc entiers américains et posera un risque important pour la santé à cause du rythme croissant des chaines d’abattage.

    A titre d’exemple, un inspecteur de l'USDA qui a pris sa retraite l'an dernier a indiqué que dans l'usine où il travaillait, le rythme est passé de 1100 à 1300 carcasses par heure en dix ans. Selon lui, "Il est impossible de voir maintenant les défauts… Nous avons arrêté la ligne au vu d’épanchement de bile, de traces de pleurésie chronique, de cheveux, des ongles pour ôter ces défauts. Sous HIMP… nous ne sommes plus autorisés à arrêter la ligne ". D'autres témoignages font état de la présence de matières fécales, de "reins kystiques», « d’éléments de vessie" restants dans les carcasses.

    Pour Eric Mittenthal, vice-président du Meat Institute, les inspecteurs contestataires craignent surtout pour leur emploi. Cette crainte est alimenté par l’économie de 4,9 millions $ escomptée par le Service d'inspection et de sécurité (FSIS) de l'USDA.  

    Selon un porte-parole de l'USDA, l’évaluation réalisée en novembre 2014 montre des  résultats équivalents en matière de sécurité alimentaire dans les installations pilotes avec ceux qui fonctionnent sous d'autres systèmes d'inspection.

    Sources : White House, Global Meat News

  • Contrairement aux prévisions, des chercheurs observent une grande résistance naturelle de la végétation aux changements climatiques

    Une étude réalisée sur 9 ans par des chercheurs de l'Université de Tel-Aviv montre que les écosystèmes semi-arides ont la capacité de résister aux changements climatiques à venir.

    Les prédictions des changements climatiques au Moyen-Orient sont, comme pour d'autres régions arides ou semi-arides dans le monde, alarmantes. Dans une région connue pour sa pauvreté en eau, les pluies devraient encore diminuer. Un vrai désastre annoncé pour le fonctionnement d'écosystèmes uniques et riches en espèces variées...

    Israel, pluviométrie,Afin de tester ces prédictions, le professeur Marcelo Sternberg du Department of Molecular Biology and Ecology of Plants de l'Université de Tel-Aviv et des scientifiques de l'Université de Tübingen (Allemagne) ont soumis des écosystèmes naturels à une sécheresse expérimentale sur 9 ans, simulant les scenarii climatiques prévus.

    Les chercheurs ont réalisé leur l'expérience sur 4 écosystèmes différents allant du désert (90 mm de pluies annuelles) aux forêts humides de Méditerranée (780 mm/an).


    Aucun changement quantitatif et qualitatif

    Contrairement aux prédictions, les chercheurs n’ont découvert aucun changement quantifiable ! Le résultat surprenant de leur étude a été publié dans le journal Nature Communications.

    Ni les caractéristiques cruciales de la végétation, ni la richesse en espèces, ni la densité ni la biomasse n'ont changé de façon significative suite aux manipulations des quantités de pluie.

    Le professeur Sternberg conclut : "D'après notre étude, les hypothèses actuelles, à savoir que les régions semi-arides réagiront fortement aux changements climatiques, ont besoin d'être corrigées".

    Une explication : l’étendue de la "zone de confort" naturelle des plantes

    La résistance des écosystèmes est probablement due aux quantités très variables de pluies annuelles de leur région semi-aride d'origine. Les changements climatiques expérimentaux, qui ont simulé une diminution d'environ 30% des pluies, ont semblé rentrer dans les limites de la "zone de confort" naturelle des plantes sauvages.

    Les scientifiques ont également vérifié l’une des affirmations basiques sur les changements climatiques : les espèces végétales migreraient vers des lieux plus hospitaliers afin de survivre.

    Les chercheurs ont testé deux évolutions possibles:
    -1- la disparition d'une espèce est due a son incapacité à migrer vers des nouvelles et plus confortables régions
    -2- d'autres variétés de la même espèce s'adapteront aux nouvelles conditions crées par les changements climatiques.

    Alors que "Cette deuxième option a été ignorée par la plupart des chercheurs", le Pr Sternberg  a découvert que l'adaptation locale est la première réaction des groupes végétaux testés.

    Il semble que les plantes poussant naturellement en milieu méditerranéen semi-aride aient une "zone de confort" leur permettant de s'adapter à des changements climatiques assez drastiques, probablement du fait des quantités très variables de pluies dans leur région d'origine. Les changements climatiques expérimentaux, qui ont simulé une diminution d'environ 30% des pluies, étaient dans les limites de cette "zone de confort" naturelle de ces plantes sauvages.

    Cependant, le professeur Sternberg admet qu’il ne peut être exclu que la composition des espèces puisse changer après 20 ou 30 ans et souhaite donc poursuivre son expérimentation.

    Source :Nature Communications

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