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alimentation - Page 4

  • L’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a recensé les dangers potentiels de la consommation d’insectes et préconise la prudence

    Inspirées par les pratiques culinaires dans les pays du Sud, des entreprises font le pari de se lancer dans la production et la commercialisation de produits à base d’insectes. La consommation d’insectes (entomophagie) complète les plats traditionnels de 2 milliards de personnes dans 130 pays tropicaux et, pour relever le défi de nourrir la planète en 2030, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soutient le développement de l’élevage d’insectes à grand échelle.

     

    ANSES,sécurité sanitaire,alimentation,entomophagie,Devant les risques sanitaires potentiels liés à la consommation d’insectes, l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a fait l’inventaire des dangers véhiculés par les insectes et des besoins de recherche complémentaires.  


    Elle recommande d’établir au niveau européen la liste des espèces pouvant être consommées et de définir un encadrement spécifique des conditions d’élevage et de production des insectes et de leurs produits, permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires.


    entomophagie,consommation d'insectes,risques sanitairesPar ailleurs, les insectes et de nombreux arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.) possédant des allergènes communs, l’Anses recommande la prudence aux consommateurs présentant des prédispositions aux allergies.

    Les insectes les plus couramment consommés sont :

    - les larves ou adultes d’orthoptères (grillons, criquets et sauterelles) et d’hyménoptères

    (abeilles, guêpes et fourmis),

    - les larves de coléoptères (charançons et longicornes),

    - les chenilles et chrysalides de lépidoptères (papillons),

    - certains adultes d’isoptères (termites) ou d’hémiptères aquatiques (punaises d’eau)

     

    Les risques sanitaires possibles

     

    Comme tous les aliments, les insectes peuvent véhiculer des dangers principalement liés :

    • à des substances chimiques (venins, soies urticantes, facteurs anti-nutritionnels, médicaments vétérinaires utilisés dans les élevages d’insectes, pesticides ou phyto-toxines accumulés par les insectes, résidus de médicaments vétérinaires, etc.).

    • à des agents physiques (parties dures de l’insecte comme le dard, le rostre, les ailes, les pattes, etc.).

    • à des allergènes communs à l’ensemble des arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.).

    • à des parasites, des virus, des bactéries et leurs toxines ou encore des champignons.

    • aux conditions d’élevage et de transformation, pour lesquelles il conviendrait de définir un encadrement spécifique permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires.

     

    De plus, comme pour les autres aliments, les insectes comestibles peuvent devenir, suite à une conservation non adaptée, impropres à la consommation humaine.

    Par ailleurs, le développement de telles filières de production d’insectes, depuis l’élevage jusqu’à l’abattage, doit inciter à se poser la question du bien-être animal peu abordée pour les invertébrés.

     

    Les recommandations de l’Anses 

     

    Dans ce contexte d’incertitude et de manque de données, l’Agence recommande :

    • d’accentuer l’effort de recherche sur les sources de dangers potentielles ;

    • d’établir, au niveau européen, des listes positives et négatives des différentes espèces et stades de développement d’insectes pouvant ou non être consommés ;

    • d’explorer la question du bien-être animal pour ces catégories d’invertébrés ;

    • de définir un encadrement spécifique des conditions d’élevage et de production des insectes et de leurs produits permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires ;

    • de fixer des mesures de prévention du risque allergique, à la fois pour les consommateurs et en milieu professionnel.

     

    En attendant l’élaboration de ces normes spécifiques et un encadrement adapté, l’Anses recommande la prudence aux consommateurs présentant des prédispositions aux allergies. En effet, les insectes et de nombreux arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.) possèdent des allergènes communs.

    Pour en savoir plus, cf. mon article précédent :"La commercialisation d'insectes comestibles est seulement tolérée" du 29-1-2015

  • La sécurité sanitaire des aliments au cœur de la Journée mondiale de la Santé 2015

    Les dernières données sur les ravages causés par les maladies d’origine alimentaire mettent en lumière la menace mondiale représentée par les aliments insalubres et la nécessité de mener une action coordonnée et transfrontière portant sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.


    OMSAu cours de la Journée mondiale de la Santé, célébrée le 7 avril, l’OMS met l’accent sur les défis à relever et les possibilités à saisir en matière de sécurité sanitaire des aliments. 


    «La production alimentaire a été industrialisée, et le commerce et la distribution des produits alimentaires ont été mondialisés», déclare le Directeur général de l’OMS, Dr Margaret Chan. «Ces changements ont créé de multiples occasions de contamination des aliments par des bactéries nocives, des virus, des parasites ou des substances chimiques


    Le Dr Chan ajoute: «Un problème local de sécurité sanitaire des aliments peut rapidement devenir une urgence internationale. Il est beaucoup plus difficile d’enquêter sur une flambée de maladie d’origine alimentaire lorsque l’on retrouve dans une même assiette ou un même conditionnement des ingrédients venant de toute une série de pays».
     

    Plus de 200 maladies d’origine alimentaire recensées
     

    OMS,sécurité sanitaire,aliments,biotoxines marines,maladies entériques,salmonella typhi,E coli entéropathogène,norovirusLes aliments insalubres peuvent contenir des bactéries nocives, des virus, des parasites ou des substances chimiques et être à l’origine de plus de 200 maladies – allant des maladies diarrhéiques aux cancers. Parmi eux, figurent les aliments d’origine animale insuffisamment cuits, les fruits et légumes contaminés par des matières fécales et des crustacés contenant des biotoxines marines.
     

    L’OMS publie les premiers résultats d’une vaste analyse sur la charge mondiale des maladies d’origine alimentaire. Les résultats complets sur l’épidémiologie des maladies d’origine alimentaire (FERG) devraient paraître en octobre 2015.
     

    Certains résultats importants concernent les infections entériques causées par des virus, des bactéries et des protozoaires qui entrent dans le corps à la faveur de l’ingestion d’aliments contaminés. En 2010, on dénombrait :

    ·                 - quelque 582 millions de cas de 22 maladies entériques d’origine alimentaire différentes, ayant entraîné 351 000 décès;

    ·                 - les agents pathogènes responsables de la plupart de ces décès étaient Salmonella Typhi (52 000 décès), E. coli entéropathogène (37 000 décès) et les norovirus (35 000 décès);

    ·                 - la Région africaine enregistrait le fardeau le plus élevé de maladies entériques d’origine alimentaire, suivie par la Région de l’Asie du Sud-Est;

    ·                 - plus de 40% des personnes souffrant de maladies entériques causées par des aliments contaminés étaient des enfants de moins de 5 ans.


    Les aliments insalubres posent aussi des problèmes économiques majeurs, en particulier dans un contexte mondialisé. La flambée d’E. coli enregistrée en Allemagne en 2011 aurait causé 1,3 milliard de dollars (US $)^de pertes pour les agriculteurs et l’industrie, et coûté 236 millions au titre des aides d’urgence versées à 22 États membres de l’Union européenne.


    Les efforts visant à prévenir de telles situations d’urgence peuvent toutefois être renforcés en mettant en place des systèmes solides de protection de la sécurité sanitaire des aliments impulsant une action collective des gouvernements et des communautés pour lutter contre la contamination chimique et microbienne des aliments.


    Des mesures peuvent être prises à l’échelon mondial et national, notamment en utilisant des plateformes internationales comme le Réseau international OMS/FAO des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) pour assurer une communication efficace et rapide lors des situations d’urgence liées à la sécurité sanitaire des aliments.


    Au niveau des consommateurs qui sont au bout de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, le public peut jouer un rôle important dans la promotion de la sécurité sanitaire des aliments, en respectant une bonne hygiène dans la manipulation des aliments, en apprenant à cuire correctement certains aliments pouvant présenter un risque (comme le poulet cru) et en lisant les étiquettes lors de l’achat et de la préparation des aliments, en entreposant les aliments correctement..


    Les «Cinq clés pour des aliments plus sûrs» de l’OMS expliquent les principes de base que tout le monde devrait connaître afin de prévenir les maladies d’origine alimentaire.

    -          Prendre l’habitude de la propreté

    -          Séparer les aliments crus des aliments cuits

    -          Bien cuire les aliments

    -          Maintenir les aliments à bonne température (<5° et>60°)

    -          Utiliser de l’eau et des produits sûrs


    La sécurité sanitaire des aliments est une question transversale et un domaine de responsabilité partagée qui déborde du secteur de la santé publique (par exemple ceux de l’agriculture, du commerce, de l’environnement et du tourisme), et requiert  le soutien des grands organismes internationaux et régionaux ainsi que des organisations travaillant dans les domaines de l’alimentation, de l’aide d’urgence et de l’éducation.

  • Vers une meilleure compréhension de l’efficacité des bioactifs végétaux alimentaires avec POSITIVe

    Les molécules bioactives qui possèdent des propriétés biologiques potentiellement actives dans un but curatif ou préventif sont très nombreuses dans les matières nutritives, en particulier dans les végétaux.


    De ce fait, dans un régime alimentaire constitué d’aliments variés qui comprend plusieurs nutriments, il est d’autant plus difficile d’évaluer les interactions qu’on ne peut pas utiliser les procédures d’expérimentation utilisées en alimentation animale.

     

    positive,molécules bioactives,interactions,maladies cardiovasculaires,bioactivité,cardiométabolique,diabète de type 2,aliments fonctionnels

    De plus, alors que la sélection des animaux d’élevage entraine une standardisation des individus, force est de constater une grande variabilité des réactions individuelles aux apports de bioactifs végétaux chez l’homme.

     

    De ce fait, la transposition des nombreux résultats prometteurs observés chez l’animal s’est, jusqu’à présent, souvent révélée difficile.

     

    Or, l'augmentation de la consommation d'aliments d’origine végétale, sources riches et exclusives d’une grande diversité de composés bioactifs avec des effets bénéfiques potentiels, est une stratégie importante pour lutter contre les maladies cardiovasculaires et métaboliques chroniques.  

     

    Une meilleure connaissance des facteurs qui contrôlent l’efficacité des bioactifs végétaux permettra d’élaborer de nouvelles stratégies nutritionnelles efficaces pour optimiser les effets bénéfiques associés à la consommation de produits végétaux.

     

    POSITIVe,bioactifsLe projet de recherche européen POSITIVe

     

    L’objectif du projet POSITIVe est de structurer au niveau européen un réseau scientifique multidisciplinaire pour traiter de :

    1) la variabilité interindividuelle dans l'absorption et le métabolisme de ces composés chez l’homme

    2) la variabilité dans la réponse (bioactivité) à l'apport de ces composés en lien avec la santé cardiométabolique

    3) des priorités de recherche pour définir des préconisations nutritionnelles

     

    POSITIVe est financé par le COST (European cooperation in science and technology) dans le cadre du domaine de recherche « Food and agriculture. Animé par les docteurs Christine Morand de l’INRA et Francisco Tomas-Barberan du CEBAS-CSIC espagnol, le réseau implique 50 instituts de recherche et 7 fédérations d'entreprises agroalimentaires de 29 pays. Démarré en décembre 2014, le projet se déroulera jusqu’en décembre 2018.

     

    Tous ces efforts devraient conduire à une meilleure compréhension des effets bénéfiques des composés bioactifs végétaux apportés par l’alimentation pour améliorer la prévention des maladies cardiovasculaires et du diabète de type2, et positionneront ainsi le leadership des chercheurs européens dans ce domaine.
     

    De plus, ces nouvelles connaissances scientifiques permettront d’améliorer les recommandations nutritionnelles avec le développement par l'industrie agroalimentaire de nouveaux aliments fonctionnels particulièrement adaptés à des populations spécifiques.

     

    Source : COST POSITIVe

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