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  • Lancement de CapAgro Innovation, premier fonds de capital-risque français dédié à la filière agroalimentaire

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    5 groupes industriels et institutions financières de premier plan, engagés dans le développement durable et le monde agricole - Sofiprotéol, Tereos, Bpifrance, Crédit Agricole via sa filiale Crédit Agricole Capital Investissement & Finance (Cacif) et AG2R-La Mondiale - lancent CapAgro Innovation

    CapAgro Innovation est le premier fonds de capital-risque dédié à l’agronomie, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la nutrition et aux valorisations industrielles et énergétiques de la biomasse.

    Avec une dotation initiale de 37 M€, qui devrait à terme atteindre 60 M€, CapAgro Innovation investira de 1 M€ à 5 M€ au capital d’une quinzaine d’entreprises innovantes dans le recyclage des matières, les protéines végétales et la chimie du végétal ou la valorisation des richesses marines, trois des sept ambitions thématiques du Concours mondial Innovation 2030 lancé en 2013. Ces entreprises seront principalement situées en France et en Europe.

    CapAgro Innovation est géré par CapAgro SAS, une nouvelle société de gestion de portefeuille spécialisée dans l’investissement en capital-risque dans les secteurs liés à la biomasse. Agréée par l’AMF au printemps 2014, elle est née sous l’impulsion et avec les financements apportés par Sofiprotéol, Tereos et Bpifrance. D’autres institutions, industriels et « family offices2 » devraient souscrire à CapAgro Innovation dans les prochains mois.

    « Les industries liées à la production et à la transformation de biomasse ont, ces dernières années, souffert d’un manque d’investissement dans l’innovation. Ce déficit d’investissement a été particulièrement fort sur le segment des jeunes entreprises et des start-ups. Pourtant porteuses de développement durable, en général non délocalisables, fortement contra-cycliques, ces industries sont d’importance stratégique en France et en Europe. La création de CapAgro Innovation va permettre de les soutenir » a souligné Jean-Baptiste Cuisinier, président de CapAgro SAS.

    Dès le lancement, un investissement dans LineaZen

    Le premier investissement a été réalisé en juillet 2014 au capital de LineaZen, pour un montant de 1,5 million d’euros au sein d’un tour de table 2,4 millions d’euros. LineaZen est une entreprise innovante française créée en 2010, qui développe des systèmes propriétaires de construction bois à très haute performance, sur la base de caissons en lamellé croisé contrecollé de hêtre ou de bambou. Ces systèmes sont destinés à la construction des immeubles d’habitation, de bureaux et industriels. CapAgro a joué un rôle de leader dans ce tour d’investissement et sera représenté au conseil d’administration de la société.

    58 premiers projets retenus au Concours mondial Innovation 2030

    CapAgro Innovation,capital-risque,Innovation 2030,LineaZen,BOB-ioraffinerie Optimisée Biométhodes,ABOLIS,Move2Chem,Brasserie Dulion,EvrynsectEn 2013, le Premier ministre avait confié à Anne Lauvergeon la mission d’identifier des enjeux technologiques et industriels auxquels sera confrontée notre société à horizon 2030 et de lui proposer une méthode pour stimuler la créativité d’entrepreneurs autour de ces défis. La Commission «Innovation 2030» a ainsi choisi 7 ambitions qui reposent sur des attentes sociétales fortes et des secteurs en croissance, et constituent autant d’opportunités majeures au potentiel particulièrement fort pour l’économie française.

    Les projets d’entreprise déposés dans le cadre du Concours Mondial d’Innovation devaient impérativement s’inscrire dans l’une des 7 ambitions choisies :

    1. le stockage de l’énergie.

     2. Recyclage des métaux.

     3. la Valorisation des richesses marines.

     4. Les protéines végétales et la chimie du végétal.

     5. la médecine individualisée.

     6. la silver économie, l’innovation au service de la longévité.

     7. la valorisation des données massives (Big Data).

    Le Premier Ministre a dévoilé les noms des lauréats retenus après le premier appel à projets. Parmi ceux qui ont été retenus, 1 concerne le recyclage des matières, 10 la valorisation des richesses marines et 5 la chimie du végétal et les protéines végétales.

    Nul doute qu’ils seront analysés de près par CapAgro Innovation.

    Il s’agit de :

    -          HICAP  porté par Steve van Zutphen  et Etienne Almoric pour le recyclage de matières,

    -          SEAFLORES porté par Jean-Pascal Biaggi, FIBRE porté parMarc Boissé et Sylvain Leclercq, SISCA porté par Raphaël Goletto, Damien Demoor  et Béatrice Nicolas-Meunier, SEAMEX  porté par Raphaël Gaillard, NODULIER2022  porté par Jan Vandenbroeck, Johan Heiler et Lucien Halleux, DESA porté par Henri Ruba Dumérac, DESALAO porté par Guillaume de Souza, Solène Molle et Stanislas de Montlebert, HALOS porté par Bruno Mottet, H2Omega porté par Gil Ching et Henri Renggli et FLOWWATER porté par Franck Pouch et Arthur Roussey en valorisation des ressources marines,

    -          BOB - Bioraffinerie Optimisée Biométhodes porté par Gilles Amsallem et Romain Fouache, ABOLIS - Metabolism Architects porté par Cyrille Pauthenier et Vincent Libis, Move2Chem porté par Maria Albuquerque et Anne-Sophie Lepeuple, BRASSERIE DULION porté par Christophe Bellet et EVRYNSECT porté par Jean-Gabriel Levon  et Antoine Hubert

    Sources : CaissedesDepots.fr, Entreprises.gouv.fr

  • Le marché de la restauration à un euro se développe en Espagne

    Un euro. Un chiffre rond, facile à retenir et encore plus facile à payer. Une seule pièce est nécessaire. Rapide et simple. Ce prix est devenu la nouvelle promotion de différentes marques alimentaires, à mi-chemin entre la réponse à la crise de la consommation et le marketing.

    Euroking,Burger King,restaurationUn tour dans les rayons de supermarché démontre le développement des offres à 1 € : packs de saucisses, pains et de yaourts. Des chaînes de restaurants fast-food comme Burger King, McDonald ou Rodilla offrent également des produits à ce prix.

    Danone estime que c'est une façon de s'adapter aux problèmes économiques des ménages espagnols. "Après des années de crise, nous sommes sensibles aux attentes des consommateurs», explique Alvaro Bordas, directeur des relations institutionnelles de la marque. Il affirme que le marché exige des prix plus bas sans baisser la qualité.

    Les habitudes d'achat ont également changé. «Aujourd'hui, la voiture n'est plus remplie tous les 15 jours" observe Jésus Alonso, responsable innovation chez Nestlé en précisant. "Pour le consommateur, les produits à un euro permettent de mieux contrôler son budget» 

    El Pozo, avec ses jambons, salamis, saucisses, et autres produits, estime que la situation économique a obligé les entreprises à s'adapter aux besoins et au pouvoir d'achat des familles. Unilever, avec ses marques Flora ou Frigo, a également cherché à s'adapter aux exigences  des consommateurs. «Nous devons offrir des alternatives intéressantes pour ce prix", affirme Ana Palencia, directeur de la communication en Espagne.

    Les chaînes de restaurants prennent le chiffre de 1 euro comme outil de communication et de marketing. Burger King a mis deux ans pour sortir sa gamme de 11 produits EuroKing. Cette initiative a permis d'atteindre de nouveaux clients qui identifient un plus grand éventail de l'offre.

    Rodilla cherche également de nouvelles niches de clientèle. Angel Fernandez, directeur commercial et du développement de cette entreprise de 75 ans, précise que la chaine «a dû changer son image de marque et  recherche un nouveau profil de consommateur».

    Rodilla veut attirer les moins de 35 ans, jusqu'ici très éloignés de ses sandwicheries. L'offre permet d'introduire d'autres produits connus des consommateurs. "Nous avons plus de 600"

    Une question : l’offre à 1 € est-elle viable à long terme ?

    Bien qu'aucun chiffre soit donné, beaucoup s'accordent à dire que les ventes de ces produits fonctionnent très bien. Même si elles peuvent sembler n'être que des promotions de court terme, toutes les marques estiment que ces offres persisteront. C'est ce que déclare Palencia, la représentante d'Unilever : "Notre intention est de toujours les garder quand elles fonctionnent et satisfont le consommateur".

    Cependant, Alonso de Nestlé convient que le problème est la hausse des coûts de production de ces produits à un euro qui peut les rendre non viables à l'avenir.

    Pour l'instant, les étiquettes à 1 € sur les paquets ou sur les promotions de Burger King et d'autres marques vont continuer à s'afficher dans les rues et les supermarchés espagnols.

    Les plats "faits maison" pour une pièce de monnaie

    Nostrum,restauration,catalogneManger le plat préparé à la maison n'est plus une option pour de nombreux travailleurs dans notre pays. La gamelle est l'option la plus utilisée, mais certaines entreprises proposent quelque chose de différent pour seulement un euro ! C'est le cas de Nostrum, une chaîne de cuisine catalane franchisée qui propose une "cuisine maison" pour ce prix.

    Déjeuner traditionnel de substitution. C'est le terme technique du secteur dans lequel se situe la société Nostrum à Sant Vicent de Castellet (Barcelone). Nous travaillons pour " les gens qui ne veulent plus cuisiner», explique le fondateur Quirze Salomo.

    Nostrum fonctionne comme un club. L'adhérent paie un abonnement annuel de 5 euros (3 lors du lancement) qui  donne droit à des plats pour la moitié du prix normal, avec une gamme de menus à 1, 2 et 3 euros.

    Créée en 1998, Nostrum a adopté fin 2012 ce modèle économique en offrant un produit à très bas coût. La chaine compte actuellement 80 établissements franchisés, dont 60 ouverts en 2013. Son fondateur estime qu'il "a démocratisé l'industrie." Quant aux prix, Salomo fait valoir qu'il ya une explosion de la publicité qui inonde les clients. Il voit l'avenir avec optimisme et projette d'ouvrir de nouvelles franchises avec des plats à 1 euro.

    Source : Cinco Dias

  • 10 principes pour un investissement responsable en agro-alimentaire

    Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale va adopter 10 principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires

    FAO,CSA,investissement responsable,agriculture,agro-alimentaireCréé en 1974 et réformé en 2009, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) est la plateforme internationale et intergouvernementale œuvrant à la sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition pour tous.

    Les 10 Principes visent à promouvoir des investissements responsables dans l'agriculture et les systèmes agro-alimentaires, essentiels pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à tous les niveaux, réduire la pauvreté et réaliser un développement durable.

    Volontaires et non-contraignants, les principes «rai» sont reconnus comme universellement légitimes et ils s'adressent autant aux Etats qu'aux investisseurs privés en accordant une attention particulière aux défis affrontés par les petits producteurs.

    Les 2 sécurités à assurer

    4    La sécurité alimentaire est concrétisée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique, économique et social à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.

    Les quatre piliers de la sécurité alimentaire sont la disponibilité, l'accès, la stabilité et l'utilisation par l'organisme.

    Bien que cela ne soit pas toujours explicite, chaque dimension comporte des considérations et des éléments relatifs à la nutrition qui sont essentiels pour les liens qui existent entre les économies alimentaires nationales, les ménages et le bien-être des individus.

    4    La sécurité nutritionnelle est garantie lorsque tous les êtres humains peuvent, à tout moment, consommer en quantité calorique suffisante une nourriture de qualité appropriée en termes de variété, de diversité, de teneur en nutriments et de sécurité sanitaire pour satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires et ainsi mener une vie saine et active, tout en bénéficiant d'un environnement sanitaire et de services de santé, d'éducation et de soins adéquats.

    Les 10 principes pour un investissement responsable

    4    1- Contribuer à la sécurité alimentaire et à la nutrition

    4    2- Contribuer à un développement économique durable et sans exclusion

    4    3- Favoriser l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes

    4    4- Faire participer les jeunes et renforcer leur autonomie

    4    5- Respecter les régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches, aux forêts et à l'eau

    4    6- Conserver les ressources naturelles et contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'atténuation de celui-ci

    4    7- Respecter le patrimoine culturel et le savoir traditionnel

    4    8- Promouvoir des systèmes pour une production sûre et saine

    4    9- Intégrer des structures de gouvernance, des procédures et des mécanismes de recours qui soient ouverts et accessibles

    4    10- Examiner les incidences et garantir l'obligation de rendre compte  et la transparence

    Des principes adoptés après un long processus participatif

    Depuis 2012, un large processus participatif et transparent animé par la Suisse a permis d’aboutir le 8 août à cette proposition de 10 Principes. Outre les délégués des pays membres de la FAO, ont participé à ce processus les représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales et du monde de la recherche.

    Les dix  principes seront soumis à l’approbation du Comité de la Sécurité Alimentaire (CSA) lors de sa 41e session en octobre prochain.

     

    Source : Office fédéral suisse de l'agriculture

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