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Voyage - Page 3

  • Un restaurateur chinois accueille ses clients comme étant prisonniers

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    Les restaurants à thème sont nombreux en Chine. Certains n’hésitent pas à faire de l’humour noir… Un restaurateur de Tianjin propose ainsi des repas de prisonniers dans un cadre carcéral pour des clients libres. 

    Au premier étage du restaurant 789, on trouve des barreaux de fer traditionnels de cellules de prison. Et lorsqu'on se rend au 2ème étage récemment ouvert, l'on voit des clients littéralement enfermés dans des cellules solitaires faiblement éclairées.

    Les commandes comme les repas se font au moyen de passe-plats, comme c'est le cas dans de nombreuses prisons à travers le monde. Plutôt que de parler à un serveur, les clients doivent faire leur choix sur un menu iPad afin qu’ils restent isolés du monde extérieur 

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    Une cliente déclare : "Je suis venue ici pour voir le lieu et les décorations, et pour le style de décoration intérieure qui offre une atmosphère unique. Vous vous sentez un peu comme en prison."

    "Eh bien, je suis venue ici parce que j'aime découvrir des lieux où je ne suis jamais allée, et des plats que je n'ai jamais mangés. Et je ne suis jamais allée en prison - cela, j'en suis bien sûre! Je suis venue ici pour expérimenter en quelque sorte et voir à quoi ça ressemble de s'asseoir dans une cellule de prison."

    Bien que le restaurant 789 soit ouvert pour le déjeuner et le dîner, il attire plus de monde le soir avec ses concerts de musique en live, et ses lumières avant-gardistes.

    Le restaurant offre un mélange de plats chinois traditionnels et ses propres préparations de plats occidentaux populaires tels que les spaghettis. Le propriétaire, Zhou Keqiang, affirme que la nourriture est bonne, mais que c'est le concept qui attire les gens dans cette prison.

    "Je laisse les clients découvrir à quoi cela ressemble d'être dans une cellule de prison. Parce que quelquefois, la société peut ressembler à une cellule de prison. Mais ici, nous avons de la très bonne nourriture, des lumières chaudes, nous avons nos ingénieurs du son, y compris un chanteur dans la salle principale. Donc pendant que vous mangez, vous vous sentez libéré de toute cette pression."

    A la question de savoir s'il avait jamais expérimenté la prison lui-même, Zhou Keqiang répond qu'il préfère garder cela secret.

    La réalité est sans doute moins attrayante…

    Selon International Center for Prison Studies, qui reprend les statistiques du Ministère de la justice chinois, le nombre de condamnés détenus en prison était 1.701.344 à la mi-2013. A ceux-ci, il faut ajouter 250.000 prévenus et 400.000 détenus en centres administratifs de détention. 

    Il y aurait donc plus de 2.350.000 personnes emprisonnées en Chine, soit un taux de 172 prisonniers pour 100.000 habitants alors que la moyenne mondiale est d’environ 100.

    Par ailleurs, les statistiques ne disent rien sur les conditions de détention…

    De plus, selon Amnesty International, il y aurait 4.000 condamnations à morts chaque année, soit plus de 10 par jour, contre 778 en 2013 dans le reste du monde 

    Source : CCTV.com, bfmtv.com

  • Le marché de la restauration à un euro se développe en Espagne

    Un euro. Un chiffre rond, facile à retenir et encore plus facile à payer. Une seule pièce est nécessaire. Rapide et simple. Ce prix est devenu la nouvelle promotion de différentes marques alimentaires, à mi-chemin entre la réponse à la crise de la consommation et le marketing.

    Euroking,Burger King,restaurationUn tour dans les rayons de supermarché démontre le développement des offres à 1 € : packs de saucisses, pains et de yaourts. Des chaînes de restaurants fast-food comme Burger King, McDonald ou Rodilla offrent également des produits à ce prix.

    Danone estime que c'est une façon de s'adapter aux problèmes économiques des ménages espagnols. "Après des années de crise, nous sommes sensibles aux attentes des consommateurs», explique Alvaro Bordas, directeur des relations institutionnelles de la marque. Il affirme que le marché exige des prix plus bas sans baisser la qualité.

    Les habitudes d'achat ont également changé. «Aujourd'hui, la voiture n'est plus remplie tous les 15 jours" observe Jésus Alonso, responsable innovation chez Nestlé en précisant. "Pour le consommateur, les produits à un euro permettent de mieux contrôler son budget» 

    El Pozo, avec ses jambons, salamis, saucisses, et autres produits, estime que la situation économique a obligé les entreprises à s'adapter aux besoins et au pouvoir d'achat des familles. Unilever, avec ses marques Flora ou Frigo, a également cherché à s'adapter aux exigences  des consommateurs. «Nous devons offrir des alternatives intéressantes pour ce prix", affirme Ana Palencia, directeur de la communication en Espagne.

    Les chaînes de restaurants prennent le chiffre de 1 euro comme outil de communication et de marketing. Burger King a mis deux ans pour sortir sa gamme de 11 produits EuroKing. Cette initiative a permis d'atteindre de nouveaux clients qui identifient un plus grand éventail de l'offre.

    Rodilla cherche également de nouvelles niches de clientèle. Angel Fernandez, directeur commercial et du développement de cette entreprise de 75 ans, précise que la chaine «a dû changer son image de marque et  recherche un nouveau profil de consommateur».

    Rodilla veut attirer les moins de 35 ans, jusqu'ici très éloignés de ses sandwicheries. L'offre permet d'introduire d'autres produits connus des consommateurs. "Nous avons plus de 600"

    Une question : l’offre à 1 € est-elle viable à long terme ?

    Bien qu'aucun chiffre soit donné, beaucoup s'accordent à dire que les ventes de ces produits fonctionnent très bien. Même si elles peuvent sembler n'être que des promotions de court terme, toutes les marques estiment que ces offres persisteront. C'est ce que déclare Palencia, la représentante d'Unilever : "Notre intention est de toujours les garder quand elles fonctionnent et satisfont le consommateur".

    Cependant, Alonso de Nestlé convient que le problème est la hausse des coûts de production de ces produits à un euro qui peut les rendre non viables à l'avenir.

    Pour l'instant, les étiquettes à 1 € sur les paquets ou sur les promotions de Burger King et d'autres marques vont continuer à s'afficher dans les rues et les supermarchés espagnols.

    Les plats "faits maison" pour une pièce de monnaie

    Nostrum,restauration,catalogneManger le plat préparé à la maison n'est plus une option pour de nombreux travailleurs dans notre pays. La gamelle est l'option la plus utilisée, mais certaines entreprises proposent quelque chose de différent pour seulement un euro ! C'est le cas de Nostrum, une chaîne de cuisine catalane franchisée qui propose une "cuisine maison" pour ce prix.

    Déjeuner traditionnel de substitution. C'est le terme technique du secteur dans lequel se situe la société Nostrum à Sant Vicent de Castellet (Barcelone). Nous travaillons pour " les gens qui ne veulent plus cuisiner», explique le fondateur Quirze Salomo.

    Nostrum fonctionne comme un club. L'adhérent paie un abonnement annuel de 5 euros (3 lors du lancement) qui  donne droit à des plats pour la moitié du prix normal, avec une gamme de menus à 1, 2 et 3 euros.

    Créée en 1998, Nostrum a adopté fin 2012 ce modèle économique en offrant un produit à très bas coût. La chaine compte actuellement 80 établissements franchisés, dont 60 ouverts en 2013. Son fondateur estime qu'il "a démocratisé l'industrie." Quant aux prix, Salomo fait valoir qu'il ya une explosion de la publicité qui inonde les clients. Il voit l'avenir avec optimisme et projette d'ouvrir de nouvelles franchises avec des plats à 1 euro.

    Source : Cinco Dias

  • La révolution verte africaine concernera aussi l’élevage

    Avec l'amélioration du niveau de vie, la demande d'aliments d'origine animale devrait tripler sur le continent d'ici à 2050. Une occasion unique de structurer et de moderniser le secteur.

    L'Afrique n'échappera pas à la tendance déjà observée en Amérique latine et en Asie : la croissance du revenu par habitant, le dynamisme démographique et l'urbanisation vont entraîner une hausse considérable de la consommation de produits alimentaires d'origine animale.

    Les aspirations des Africains

    Selon les projections de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en 2050, les marchés de la viande et du lait sur le continent auront plus que doublé pour atteindre respectivement 34,8 et 82,6 millions de tonnes.

    nutrition diet,"De plus en plus d'Africains s'apprêtent à rejoindre la classe moyenne. Leurs aspirations diététiques évoluent, et les familles cherchent à introduire davantage de protéines animales dans leur régime quotidien", analyse Colin Watson, expert des questions agricoles chez l'investisseur sud-africain Phatisa, qui gère notamment le fonds spécialisé African Agriculture Fund (AAF).

    Toujours selon la FAO, le marché des aliments d'origine animale sur le continent, estimé à 51 milliards de dollars (environ 35 milliards d'euros) en 2005-2007, devrait presque tripler d'ici à 2050.

    Selon la FAO, les producteurs africains éprouveront toujours plus de difficultés à répondre à la croissance de la demande. Sur la même période, les importations de viande devraient plus que quintupler, passant de 0,9 à près de 5 millions de tonnes, quand celles de lait devraient quasiment doubler, jusqu'à 10,2 millions de tonnes.

    Produire et transformer localement

    À force de recourir massivement aux importations, l'Afrique risque de manquer une importante occasion de développement. "Produire localement la nourriture en ayant recours aux meilleures pratiques internationales, avec de grandes exploitations et des méthodes intensives : voilà la marche à suivre", défend plutôt Colin Watson.

    Le Maroc a pris de l'avance dans la production de lait avec la Centrale laitière, filiale du français Danone, qui compte 120.000 éleveurs partenaires. La filière locale de la viande rouge demeure quant à elle peu développée. La faute, selon Hammou Ouhelli, président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar), à des abattoirs vétustes, "toujours sous la coupe des collectivités locales".

    Mais Omar Iraqi, directeur des achats chez Koutoubia, l'un des principaux acteurs de l'élevage marocain, est réaliste : "La filière bovine a peu de chances de se développer en raison du prix élevé des aliments [pour le bétail] et du manque d'eau." Pour lui, "la chance du Maroc, c'est la viande blanche".

    L'Algérie est encore plus de retard que son voisin. Ziane Fayçal, consultant indépendant spécialiste de l'agroalimentaire, est catégorique : "Il n'existe pratiquement pas de filière de transformation de la viande, si bien que le boeuf est presque exclusivement importé du Brésil et de l'Inde."

    Des innovateurs

    Au sud du Sahara, où la marge de progression est très importante, certains acteurs montrent la voie. Ainsi, le zambien Zambeef, fort de 40 millions de dollars investis par la Société financière internationale (IFC, filiale de la Banque mondiale) depuis 2010, mise avec succès sur une intégration verticale, de la production d'aliments pour son bétail à partir de ses propres cultures jusqu'à la distribution. En plus d'approvisionner le marché national en engraissant chaque année 24.000 bovins, le groupe exporte et a une filiale au Nigeria. En 2013, son chiffre d'affaires a atteint 300 millions de dollars, pour une marge brute de 100 millions.

    En Afrique noire francophone, plusieurs entreprises se distinguent, bien qu'à des stades peu avancés. Siat Gabon, filiale locale du belge Siat, a mis sur pied un ranch de 100.000 hectares et vise un cheptel de 20.000 têtes à l'horizon 2017. En RD Congo, les familles belges Damseaux et Forrest possèdent respectivement 55.000 et 35.000 têtes de bétail à travers leurs sociétés Orgaman et Grelka. En Côte d'Ivoire, Exat, jusqu'alors spécialisé dans la culture de l'hévéa, tente de se lancer dans l'élevage tandis que deux unités de transformation de lait frais, Ivolait et Normandia, affichent une capacité de traitement de 1.100 litres/jour.

    Concilier élevage traditionnel et élevage intensif

    élevage,traditionnel,nomade,MadagascarUne question interpelle les observateurs : comment réussir à concilier les deux types d'élevage en jeu, la forme traditionnelle, dite extensive, qui emploie beaucoup de main-d'œuvre, et la forme intensive, plus à même de soutenir la concurrence internationale ?

    Le Maroc tente, non sans mal, d'avancer sur la voie intensive tout en préservant les 1,5 million de personnes qui vivent de l'élevage avec des barrières tarifaires très élevées (200%) sur l'importation de carcasses.

    Au Sahel où il joue un rôle central (40% du PIB agricole) et en Afrique Centrale, l'élevage traditionnel est en danger à cause de l’insécurité dans plusieurs pays, des changements climatiques et de la pression démographique. "Il se vend de plus en plus de zébus brésiliens au Congo. Produire de la viande au Brésil coûte deux fois moins cher. Personne ne peut lutter contre cela", estime Philippe Lecomte, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

    Pour Cheikh Ly, de l'Institut international de recherche sur l'élevage, et Simplice Nouala, du Bureau interafricain des ressources animales, les politiques doivent désormais favoriser un modèle à deux vitesses : "Encourager l'élevage intensif permettrait d'augmenter la production animale et la productivité des agriculteurs, ce qui devrait générer des retombées en termes d'emploi et de consommation. Et soutenir l'élevage extensif aiderait les plus pauvres à tirer pleinement parti de leur bétail."

    Mettre en place des financements innovants

    Pour encourager l’élevage intensif tout en soutenant l’élevage extensif, il faut trouver des mécanismes de financement et structurer les filières, de l'élevage à la distribution en passant par la transformation (abattage) et l'instauration d'une chaîne du froid.

    Pour répondre à la fois aux intérêts des éleveurs traditionnels et aux exigences de sécurité alimentaire, les décideurs africains pourraient s'inspirer de l'exemple de la Laiterie du Berger. Soutenue par Danone Communities (incubateur et fonds d'investissement social du groupe Danone), cette société a été fondée par le Franco-Sénégalais Bagoré Bathily en 2005. À l'origine, un constat : 90% du lait consommé au Sénégal est importé sous forme de poudre, alors que 30% de la population vit de l'élevage. Aujourd'hui, la société collecte près de 2.500 litres de lait chaque jour auprès de 800 éleveurs : une filière qui bénéficierait aujourd’hui  à plus de 10.000 personnes,

    Quelques pionniers africains

    Les journalistes de Jeune Afrique ont détecté plusieurs pionniers africains. Leur credo : transformer sur place les aliments produits localement. Mais ils ont dû faire face à de grands obstacles : des infrastructures défaillantes, un foncier peu sûr, des filières agricoles mal organisées, sans parler de la concurrence des produits finis importés plus ou moins frauduleusement.

    Jacques Ponty, PDG de Centrale laitière (Maroc), partenaire de Danone depuis 1986 et arrivé au Maroc en mars 2013, a pour mission de renforcer le leadership de la firme (65 % de part de marché et un CA de 600 millions d'euros en 2012) avec le développement de la filière en amont (grâce à 120 000 éleveurs partenaires), tout en améliorant les capacités de stockage et de production en aval.

    Ali Berbich, Président du directoire de Zalagh Holding (Maroc) maîtrise tous les maillons de la chaîne de production avicole (444 millions d'euros de CA en 2012). Sa stratégie : "consolider notre intégration verticale et renforcer notre part de marché."

    Tahar Bimezzagh, Président de Koutoubia Holding, détient 75 % du marché de la charcuterie industrielle marocaine avec huit filiales, six sites de production et une maîtrise complète de la chaîne de production, de l'élevage à la distribution en passant par l'abattage et la transformation.

    Hamdi Meddeb, PDG de Stial Délice Danone (Tunisie), devenue leader de l'industrie laitière en Afrique du Nord. Il se veut intraitable sur la qualité. Car si cette dernière a un prix, elle consolide aussi une position dominante sur le marché.

    Abdelwahab Ben Ayed, PDG fondateur de Poulina,premier groupe privé tunisien (608 millions de CA en 2012), est un pragmatique. Il s'est lancé au début des années 1970 dans les affaires à partir d'une petite unité avicole. Devenu le roi du poulet, il s'est depuis diversifié dans bien d'autres métiers, mais toujours en appliquant la même recette : intégrer au maximum les filières pour avoir le moins possible recours à des fournisseurs extérieurs.

    Jean-Marie Ackah, PDG de la Société ivoirienne de productions animales (Sipra), qui détient 60 % du marché avicole et a investi 22 millions d'euros pour augmenter ses capacités dans l'alimentaire, la nutrition animale et la minoterie, achetant des matières premières à plus de 20 000 cultivateurs de céréales.

    Bagoré Bathily, vétérinaire de 40 ans,est à la tête d'une des rares laiteries industrielles d'Afrique de l'Ouest, avec Niger-Lait ou Tiviski en Mauritanie. Selon lui, "Les États doivent soutenir les produits transformés sur place".

    Source : Jeune Afrique

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