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adn - Page 2

  • Le « code-barre ADN » permet de débusquer les fraudes massives de dénomination

    university of Guelph,
    Une nouvelle étude commandée par Oceana, l'une des plus grandes associations de protection des océans, à l'Institut de Biodiversité de l'Ontario (BIO) rattaché à l'université de Guelph montre que 33% du poisson vendu aux Etats-Unis en supermarchés, dans les restaurants et dans les sushi bars est étiqueté sous une dénomination erronée !

    Les tests ADN ont été effectués sur plus de 1 200 échantillons de poisson venant de presque 700 lieux de vente de 21 Etats des USA. Les chercheurs ont pu mettre en évidence l'existence de fraude dans toutes les régions testées, les plus touchées étant la Californie du Sud (74% de produits mal étiquetés), Austin et Houston (49%), Boston et New York (39%). Les taux les plus importants de mauvais étiquetage ont pu être observés dans les restaurants de sushi (74%), puis dans les autres restaurants (38%) et enfin dans les supermarchés (18%).

    Ces résultats confirment ceux obtenus en 2008 par la même équipe dans les restaurants et marchés de Toronto, Guelph et New York. La majorité des poissons était vendu en tant qu'espèces de plus haute valeur marchande.

    La technique des "codes-barres ADN" permet de déterminer l'identité et l'origine des espèces animales ou végétales à partir d'une région standardisée de leur ADN. Le réseau « Canadian Barcode of Life Network » a été formé et une plate-forme a été mise en place pour répertorier et comparer les résultats du recensement des espèces sur un serveur accessible au grand public: http://www.barcodinglife.org.

    Si le programme « Barcode of Life » permet d'identifier des espèces connues, la méthodologie employée a également servi à découvrir des centaines d'espèces animales, végétales ou d'algues marines encore inconnues. Toutes ces données sont répertoriées sur le serveur du Barcode of life Data System, un projet international visant à établir un système d'identification à partir de l'ADN pour tous les organismes vivants.

    Le scandale européen de la viande de cheval indument incorporée dans des produits « pur bœuf » montre qu’il est possible de poursuivre les fraudeurs et, pour les grands opérateurs, de mettre en œuvre des procédures efficaces de contrôle pour un coût raisonnable.

    Source : Conseiller scientifique français près l'ambassade de France au Canada

     

     

  • Les fraudes à répétition sur l’étiquetage alimentent la suspicion des consommateurs

    L’analyse de l’ADN, un outil puissant contre la fraude.

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    Le 16 janvier 2013, les medias diffusent l’information : de l'ADN de porc et de cheval ont été retrouvés dans des burgers au boeuf. 5 chaînes de supermarchés, Tesco, Dunnes Stores, Lidl, Aldi et Iceland, ont vendu ces burgers en Irlande et au Royaume-Uni, produites par les sociétés irlandaises Liffey Meats et Silvercrest Foods. Tesco s'excuse immédiatement auprès de ses clients.

    Le même jour, la Food Safety Authority of Ireland (FSAI) confirme avoir trouvé des burgers contenant plus de 29% de viande de cheval. L’alerte est donnée. L’éventualité d’une fraude est immédiatement soupçonnée du fait de l’écart de prix entre la viande de bœuf et celui de la viande de cheval 

    La semaine suivante, la Food Standards Agency (FSA) détecte du phenylbutazone dans de la viande hachée 100% bœuf. Or, ce médicament est utilisé pour traiter la douleur chez le cheval. Le 24 janvier, un cadre de l’agence britannique de sécurité alimentaire confirme qu’une recherche ADN a trouvé des lots contenant de 80 à 100% de viande de cheval dans les lasagnes commercialisées par Tesco sous la marque Findus.

    Le phenylbutazone n’étant présent qu’à l’état de trace, cette fraude n’entraine pas de risque sanitaire. Néanmoins, le réseau d’alerte européen a permis de prendre conscience très rapidement de l’ampleur de la fraude : la société française Comigel indique due son usine Tavola au Luxembourg commercialise sa viande hachée surgelée dans 16 pays d’Europe. De son côté, l’industriel Spanghero rejette la responsabilité sur son fournisseur : un abattoir roumain qui abat simultanément des bovins et des équins…

    Pendant que les medias alimentent l’inquiétude des consommateurs, les bookmakers anglais se délectent et parient sur les animaux dont la viande pourrait être décelée dans des produits vendus en supermarché: en tête, le cerf, l'âne, le chien, l'écureuil ou encore... le zèbre !

    Ses limites pour contrôler le respect des allégations

    En 2012, plusieurs dizaines de savants musulmans avaient publiquement appelé KFC à cesser de «tromper les musulmans». Dans le même temps, nombre d’entre eux se prononçaient contre l’abattage mécanique et le recours à l’étourdissement. En France, craignant que ces pratiques frauduleuses ne la rattrapent, la société KFC a tout cesser de commercialiser des produits qualifiés « halal ».

    Le 1er février, le Service des Prisons du Royaume-Uni a lancé une campagne de contrôles après avoir trouvé des traces d’ADN de porc dans des hamburgers « halal » livrés dans des prisons.

    La fraude est prise très au sérieux car elle met en cause un certificateur religieux. Sans attendre les résultats, le conseil des mosquées du Lancashire a appelé au boycott des produits certifiés par l’Halal Food Authority (HFA). De son côté le Muslim Arbitration Tribunal (MAT), un tribunal privé musulman, a décidé de mener sa propre enquête en exigeant del’HFA des explications sous quinzaine.

    En France, la société Jouvin, propriétaire de la marque El Saada épinglée en 2011 par des journalistes de la chaîne de télévision belge RTBF, avait décidé de solliciter la certification par l’ACMIF de la mosquée d’Evry. Mais cet organisme de certification, tout comme la SFCVH de la mosquée de Paris, ne procède pas aux contrôles systématiques, permanents et indépendants nécessaires. Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris partenaire de la société certificatrice SFCVH a déclaré à une journaliste de France 2 à la veille du mois de ramadan : « Nous ne pourrons jamais garantir le ‘halal’, ni par nos structures, ni par nos mosquées, ni par nos imams, ni par nos sacrificateurs ».

    De même que le risque « 0 » en matière sanitaire n’existe pas, l’assurance absolue du respect de toute allégation qualitative est une utopie quand la tentation du profit facile est trop grande. Elle peut être recherchée par le poids de la pénalité encourue en cas de fraude.

  • Les scientifiques américains veulent séquencer les ADN de 100.000 pathogènes d'origine alimentaire

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    Les scientifiques américains projettent de cartographier en 5 ans les codes génétiques de 100.000 pathogènes d'origine alimentaire, en particulier les bactéries e. coli, salmonella et listeria afin de résoudre plus rapidement les épisodes sanitaires dont sont victimes les consommateurs.

    La Food and Drug Administration (FDA) a déclaré le 12 juillet que les séquences de ces micro-organismes pathogènes seront publiées dans une base de données publique. Elles serviront à la création de tests d'identification des micro-organismes pathogènes et donneront des indices sur leurs origines. 

    Environ 48 millions d’américains, soit une personne sur six, sont victimes d’intoxication alimentaire chaque année, et 3.000 en meurent.

    Ce projet dénommé « 100 K Genome », aidera les chercheurs à développer des tests pour identifier les bactéries d'un échantillon dans un délai beaucoup plus court de l’ordre de quelques jours, voire d’heures au lieu d’une semaine. Les génomes seront mis à la disposition des développeurs de tests commerciaux.

    Un tel projet est rendu aujourd’hui possible grâce à la chute des coûts du séquençage des génomes, chaque génome constituant un ensemble complet de chromosomes.

    La FDA fournira plus de 500 séquences du génome de salmonella. Au départ, le projet se concentrera sur des bactéries alimentaires courantes, telles que e. coli et listeria. Il intégrera ensuite des virus comme le norovirus et certains parasites comme le cryptosporidium.

    La FDA travaille sur ce projet avec Agilent Technologies Inc. (A), les Centres de Prévention et de Contrôle des Maladies et l'Université de Californie à Davis. Agilent est un fabricant d'équipement de mesure électronique et bio-analyse basé à Santa Clara en Californie. Il fournira l'expertise scientifique d'instrumentation et participera au financement du programme de recherche réalisé à l'Université de Californie.

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