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agriculture - Page 2

  • Serions nous proches du maximum de surfaces cultivées nécessaires pour l’alimentation ?

    Trois chercheurs de l’université Rockefeller de New York sont beaucoup plus optimistes que les prévisions établies par la FAO et l’OCDE sur les perspectives de sécurité alimentaire.

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    Ils estiment, dans le dernier numéro de la revue Population and Development, que nous sommes près d’atteindre le maximum des surfaces de terres cultivées (« peak farmland ») avec une stabilisation qui précèdera une réduction des superficies nécessaires pour nourrir l'humanité alors qu’en juin 2012, la FAO estimait à 70 millions d’hectares la surface cultivée supplémentaire d’ici 2050.

    Ces chercheurs appuient leurs prévisions sur :

    -          une croissance démographique de plus en plus lente,

    -          une augmentation modérée de la consommation de viande,

    -          des progrès technologiques permettant d'améliorer les rendements à l'hectare,

    -          une « dématérialisation des besoins alimentaires » au fur et à mesure du développement ainsi qu’il ressort d’une analyse rétrospective depuis 1960 des revenus,  la consommation et de la production en Inde, en Chine et aux USA où la croissance démographique et celle des revenus ne se sont pas accompagnées d'une expansion proportionnelle des terres cultivées

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    Ils concluent même à une baisse de 10 % des surfaces cultivées nécessaires pour l’alimentation humaine d'ici 2060, à moins d’un impact accru du changement climatique. Ceci laisserait de la place à la production de biocarburants… 

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    Source : Population and Development n° 38  (Supplement)

  • Le rôle des entreprises dans le développement en Afrique fait toujours débat

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    Deux conceptions du développement ont continué à s’affronter à Dakar cette semaine à l’occasion du Forum AgriBusiness africain 2012 sur le thème « Partenariat, investissements et technologies pour relancer l'agriculture africaine ».

    Le forum était organisé par l’association belge EMRC avec le concours de la Fondation Rabobank ainsi que le soutien de la FAO, du PNUD,et du Pan africain Agri Business and Agro-Industry Consortium (PanAAC).
    Il était placé sous le haut patronage de Macky Sall, président de la République du Sénégal, et du Premier ministre Abdoul Mbaye,

    Après le forum de Johannesburg et dans le prolongement du G8 qui a vu le lancement par le président Obama du programme « Alliance » pour réduire la pauvreté en Afrique avec partenariat public/privé, plus de 400 spécialistes du secteur agroalimentaire ont débattu de la mise en valeur du potentiel agricole de l’Afrique avec le développement des filières agroalimentaires.

    La semaine précédente, Activista et le Cadre national de concertation des ruraux (CNCR) du Sénégal avaient manifesté contre la tenue du forum, estimant que celui-ci avait pour but le partage les terres entre les grandes puissances financières au détriment des exploitations familiales. Selon Fatou Ndour Ngom, chargée de campagne d’Activista, « les récents accaparements massifs de terres au profit d’intérêts privés ou d’Etats tiers ciblant des dizaines d’hectares portent atteinte aux droits humains en privant les communautés locales, indigènes, paysannes, pastorales, forestières de leur moyen de production… ils restreignent leur accès aux ressources naturelles… ils aggravent les inégalités d’accès et de contrôle foncier au détriment des femmes »

    En réponse à ces arguments, Abdoulaye Baldé, ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural a affirmé que l’agrobusiness ne vise pas à s’accaparer des terres, mais permet plutôt de « maximiser les terres et d’attirer de nouveaux investisseurs».

    Pour sa part, le vice président d’Olam Sénégal, Jean Claude Gruner, estime qu’il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. En Afrique, soutient-il, l’agriculture emploie plus de 60 % de la population alors qu’elle fournit moins de 10 % du Pib. De son point de vue, il faut un gouvernement fort, avec des partenaires forts, pour développer le secteur agricole africain. Ce qui suppose une agriculture compétitive, des usines de transformation, une amélioration des pratiques culturales, une prise en compte de la question foncière, etc.

    Selon VC4Africa, une plate-forme en ligne dédiée aux entrepreneurs, le micro-crédit est limité dans sa capacité à aider les entreprises à forte croissance – celles dépassant la taille d’une entreprise de subsistance – laissant ainsi sur la touche la majorité des entrepreneurs dotés d’un potentiel.

    Maria Odido, de Kampala (Ouganda) a gagné le prix de l’Incubateur de Projets au Forum AgriBusiness 2012 pour la création en 2008 de  «Bee Natural Uganda ». Sa première entreprise, créée dans le même domaine, avait été mise en redressement judiciaire. Son objectif reste le même : « collaborer avec des producteurs ruraux pour produire ensemble un produit de calibre mondial et une marque régionale »… Selon elle, « l’Afrique dépend à juste titre des investissements directs étrangers. Mais le rôle des investisseurs locaux est encore plus important car davantage en contact avec les communautés locales et peut mieux les comprendre. »

    En se concentrant sur la question des conditions de production agricole, on oublie souvent celle de la sécurité alimentaire des citadins. Or, les émeutes de la faim de 2008-2009 provoquées par la flambée des prix des denrées de base montrent que l’insécurité alimentaire des agglomérations est souvent l’élément déclencheur de l’instabilité politique et d’un processus d’insécurité généralisée.

    On peut arguer que les Etats peuvent acheter la paix en subventionnant la mise en marché de ces denrées de base. Encore faudrait-il que les Etats en aient les moyens financiers. Or, dans la majorité des pays d’Afrique, l’économie informelle est très importante. De ce fait, ceux-ci ont des ressources fiscales limitées et donc une capacité d’intervention très réduite alors qu’ils ont à gérer par ailleurs toutes les conséquences (infrastructures, besoins éducatifs et sanitaires) d’une croissance démographique toujours aussi rapide. Une mobilisation pragmatique de toutes les énergies, politiques, familiales et entrepreneuriales, est donc indispensable.


  • 2013 année de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire en Afrique

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    Le président en exercice de l’Union africaine (UA), Boni Yayi, également président du Bénin, a proposé aux chefs d’Etat et de gouvernement africains, dimanche à Addis-Abeba, de faire de l’année 2013 "l’année de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire en Afrique".

    Dans une allocution prononcée à l’occasion de la 19e session ordinaire du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, auquel prend part le Premier ministre Ahmed Ouyahia en sa qualité de représentant du président de la République Abdelaziz Bouteflika, le président de l’UA a invité les dirigeants africains à sortir 31 millions d’Africains de la pauvreté et 12 millions d’enfants des affres de la malnutrition.

    Il a ajouté que l’année 2013 coïncidera aussi avec la célébration du cinquantenaire de l’Union africaine, s’engageant à "renforcer" l’unité et le leadership du continent dans la gouvernance mondiale, l’amélioration du mécanisme de prévention et de gestion des conflits ainsi que le renforcement de l’intégration politique et socio-économique du continent.

    Evoquant la résurgence des conflits en Afrique, il a considéré que la crise malienne est "incontestablement l’événement le plus marquant" ayant mobilisé les énergies de l’UA durant le premier semestre 2012, ce qui illustre la "gravité" que traverse le continent.

    L’invité d’honneur de ce sommet, l’émir du Koweït, Sheikh Sabah Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah, a exprimé son vœu  d’accueillir sur le sol koweïtien la prochaine session du sommet arabo-africain, se félicitant par ailleurs de devenir membre observateur de l’UA.

    Il a également annoncé que son pays a pris la décision de financer les frais de tous les équipements du nouveau siège de l’UA à Addis-Abeba. L’émir du Koweït a rappelé que son pays a contribué à plusieurs fonds créés en Afrique pour lutter contre la faim et la pauvreté avec une contribution de 500 millions de dollars.

    Le nouveau président égyptien, Mohamed Morsi, qui assiste à son premier sommet de l’UA, s’est "félicité" de la prochaine création d’une zone de libre-échange africaine, affirmant que son pays est disposé contribuer "activement" à la mise en place de cet espace qui permettra de booster les échanges commerciaux entre pays africains.

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