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agroalimentaire - Page 2

  • La photonique offre de multiples applications possibles en agroalimentaire

    photonique,agroalimentaire,lumière réfléchie,photonics bretagneLa photonique, c'est l'utilisation des propriétés de la lumière. En analysant la lumière réfléchie, on peut déterminer la nature du milieu dans lequel passe la fibre optique. La variation de longueur d'onde d'une lumière peut donner, par exemple, des indications de température, de pression ou de composition chimique.

    Ses domaines de prédilection sont les télécommunications, l’électronique, l’instrumentation et le contrôle continu des processus industriels.

    Créé en 2011 à Lannion, le cluster Photonics Bretagne compte une trentaine d'entreprises bretonnes, quatre écoles, neuf instituts de recherche et sept structures d'accompagnement. Il dispose de son centre de recherche et de mise au point de fibres optiques. Il a présenté aux professionnels de l'agroalimentaire et de l'agriculture diverses applications possibles lors de sa première "journée technologique" le 23 janvier 2014.

    De multiples applications possibles en agroalimentaire

    Détecter.Grâce à des fibres et lasers, il est possible de contrôler la taille ou la forme d'un aliment, sa couleur… Voire de le compter. Cela peut être utile pour trier des huîtres selon leur taille, de compter un nombre de pommes. En utilisant le système de lecture des CD/DVD, on peut rapidement détecter sur des échantillons la présence de salmonelles et autres pathogènes sur des carcasses animales…

    Mesurer. La photonique analyse la lumière réfléchie, et en déduit la lumière absorbée. À partir de là, il est possible de mesurer les besoins en éléments nutritifs d'une plante. Manque-t-elle d'azote ? de phosphore ? de potassium ? Le procédé utilisé est basé sur la fluorescence de la plante. On peut également, avec une sonde de luminescence doser l’oxygène dissout dans un liquide (eau d’un bassin piscicole, vin en cuves...), voire les gaz de combustion dans les chaudières à condensation. On peut aussi, par spectroscopie proche infrarouge, prédire les taux d’acides gras dans une carcasse de porc

    Profiler.Avec des lasers bien utilisés, on peut connaître le profil d'un objet ou d'un animal. Dans ce cas, on peut évaluer sa corpulence, son poids…

    Marquer.Le laser peut laisser une empreinte sur une carcasse d'animal, mieux qu'un tampon. Comme le marquage est fait à distance, il n'y a pas de risques de transmettre des microbes entre deux empreintes. Le marquage au laser tel que celui réalisé par une tonnellerie artisanale champenoise peut aussi permettre d'assurer une traçabilité plus sûre que des documents papiers falsifiables.

  • Une organisation internationale intergouvernementale, la CIIA, disparaît en silence

    CIIA,logoAlors que le secteur agroalimentaire est qualifié de stratégique par la majorité des responsables politiques, la Commission Internationale des Industries Agroalimentaires (CIIA) a officiellement disparu fin 2013.

     

    Une création à l’initiative de la France

    Constituée à l'initiative du Gouvernement français a l'issue du 3e Congrès international technique et chimique des Industries agricoles organisé à Paris le 30 mars 1934, la CIIA avait à ses débuts pour objet essentiel d'assurer l'organisation à intervalles réguliers de Congrès internationaux chargés de répondre aux préoccupations du moment. L'accueil et le succès de ces manifestations incitèrent la CIIA à créer à Paris en 1939 un Centre de documentation consacré aux industries agricoles et à l'étude de leurs matières premières ainsi qu'une sous-commission de l'Enseignement professionnel et de l'apprentissage.

    Un accord important est intervenu le 27 septembre 1949 avec la FAO par lequel les deux institutions ont convenu de se consulter, dans le respect de leur indépendance mutuelle, sur les questions de leur compétence, de se faire représenter par des observateurs dans leurs conférences et d'échanger leurs publications. Dans le même temps, l'UNESCO a demandé  à la CIIA, d'assurer sa documentation concernant les "sciences agronomiques et chimiques comme la technique des industries biologiques". Cette activité documentaire a occupé au sein de la CIIA jusqu'à 52 salariés en 1951.

    A partir du congrès de Sarrebruck en 1974, les services internes de documentation se multipliant, cette activité a lentement disparu et les grands congrès multidisciplinaires ont laissé la place à l’organisation de colloques spécialisés. Mis à part le congrès de 1964 à Abidjan et le symposium sur l’enseignement et la recherche en IAA à Mexico en 1981, les 42 autres manifestations se sont déroulées en Europe. Le dernier symposium s’est déroulé en 2002 à Bruxelles sur le thème des aliments fonctionnels.

    Dans l’intervalle, la CIIA a développé depuis 1994 une activité de formation continue pour les cadres et techniciens du secteur agroalimentaire avec des séminaires sur des thématiques très variées à Paris, Lisbonne, Montpellier et Córdoba (Espagne).

    Depuis son origine, 37 pays ont approuvé les statuts de la CIIA qui en faisait une institution internationale intergouvernementale. Durant deux décennies, si on excepte le prélèvement de 10% des droits d'inscription aux congrès, la France a assuré seule les charges de fonctionnement de la CIIA. La Belgique a été le premier Etat, en 1947, à apporter sa contribution financière. Outre celle d’Etats membres, une partie plus ou moins importante des dépenses a ensuite été couverte par l’activité de la CIIA (vente de documents, stages de formation continue) ainsi que par la cotisation d’organismes et d'entreprises et organismes reconnus statutairement comme membres associés depuis 1969.

    Guy Dardenne a fortement développé l’activité de formation continue qu’il avait lancée. Lui succédant le 1er janvier 2006 en tant que Secrétaire Général, Michel Foucault a proposé de donner à la CIIA une envergure internationale avec le renouvellement du Comité Exécutif. Depuis le SIAL 2010, La CIIA était présidée par le représentant de l’Espagne avec comme vice-présidents ceux de la France, de l’Egypte et de Madagascar, le Comité scientifique étant présidé par M. Dysseler, PDG du groupe belge HELDB assisté d’un professeur de l’IAV Hassan II..

    Le débat en Europe sur l’huile de palme a laissé esquisser un temps la perspective d’une activité nouvelle. Invité à un déjeuner-débat organisé par S.E. l’Ambassadeur d’Indonésie, puis au 1er Congrès africain à Abidjan, M. Foucault a souligné l’enjeu stratégique de cette filière pour les pays tropicaux. Force a été de constater que les pays africains ont préféré créer une structure africaine, les responsables Indonésiens et Malaisiens agissant en toute indépendance pendant que les opérateurs européens créaient des Alliances nationales.

     

    Une disparition programmée à l’initiative de la France

    Auparavant, plusieurs gouvernements européens (portugais, néerlandais et danois) avaient estimé que le développement de l’agroalimentaire est d’abord une affaire d’entreprises. A cette orientation politique se sont ajoutés les effets de la crise budgétaire qui a succédé à la crise économico-financière. Les contraintes budgétaires ont conduit le Gouvernement français à décider le 18 janvier 2013 de ne plus participer aux travaux de la CIIA. L’Espagne l’a imité le 25 juin 2013.

    La CIIA étant une organisation intergouvernementale, son avenir était entre les mains des gouvernements. Michel Foucault, démissionnaire depuis le 18 décembre 2012 e »t faisant office de Secrétaire Général par intérim, a donc proposé le 27 juin de lancer une consultation extraordinaire, tout en tenant informés les membres associés. Les ambassades d’Italie et la Turquie ont répondu que leurs services ont décidé de ne plus intervenir dans le cadre de la CIIA, les autres membres restant silencieux.

    En conséquence, le délai statutaire de 6 mois étant échu, le constat est fait dans l’indifférence totale que la Commission Internationale des Industries Agroalimentaires n’existe plus depuis le 28 décembre 2013. Sans doute avait-elle finit sa mission en tant qu’organisation intergouvernementale, la plupart des responsables politiques dans le monde considérant que le développement agroalimentaire est maintenant surtout le fruit du développement des entreprises, qu’elles soient de statut coopératif ou purement privé.

    Cette disparition est un événement exceptionnel, voire le premier du genre puisque le SDN n’a pas réellement disparu. Incapable d’avoir pu arrêter le processus qui a mené à la seconde guerre mondiale, elle s’est transformée de fait en ONU. D’ailleurs, si les statuts d’une organisation intergouvernementale prévoient les conditions de sortie d’un Etat membre, ils ne prévoient quasiment jamais la procédure de fin d’activité. Je pense qu'il en est ainsi de l'Union Européenne. Or, nous savons que tout ce qui est humain, y compris les institutions, est mortel. Pourquoi ne pas l’admettre dès la fondation ?

  • Les 7 obstacles à surmonter pour alimenter le monde en 2050

    Alltech, symposium, GLIMPSELe Dr Pearse Lyons , président et fondateur de Alltech, leader mondial de la nutrigénomique animale, est optimiste sur la capacité du secteur agricole à satisfaire les besoins pour nourrir une 3 milliards d’habitants de plus d’ici 2050. Son groupe a organisé en août un symposium qui expose de façon synthétique les obstacles à surmonter.

    Selon le président d’Alltech, il est supposé généralement que «résoudre» les défis agricoles est le rôle des gouvernements, de l’organisation des Nations Unies, des ONG et des organismes de bienfaisance. Si toutes ces institutions font un travail de fond important, l’expérience des 40 dernières années a démontré les limites de leurs approches. En outre, les solutions proposées par les courants conventionnels de pensée conventionnels sont lourdes à mettre en œuvre et souvent irréalistes.

    De plus et pour alourdir les freins, selon Aidan Connolly, vice-président du groupe, l'agro-industrie est vue par certains comme une partie du problème du fait de la poursuite de gains financiers à court terme au détriment du développement humain et de l'environnement. Il conteste cette idée en affirmant que «L'expertise de l’agroalimentaire peut s'avérer précieuse… Le secteur privé fait partie de la solution s’il saisit sa responsabilité en termes de production durable et en investissant sur le long terme.

    En tout état de cause, des obstacles inévitables doivent être surmontés et exigent une mobilisation maximale du secteur agricole. Pour le Dr Lyons « l'agriculture doit faire preuve de créativité et adopter plus rapidement les nouvelles technologies … Nous devons trouver le juste équilibre entre une production alimentaire durable et la protection des ressources naturelles tout en satisfaisant aux exigences des consommateurs ».

    GLIMPSE, un aperçu synthétique des obstacles à surmonter

    Avec un sens aigu de la communication, le symposium organisé par Alltech a été dénommé « GLIMPSE » parce que, tout en signifiant « aperçu » , il est l’acronyme anglais des 7 obstacles recensés :

    - Government. Les gouvernements seraient souvent le plus grand obstacle avec le poids de la bureaucratie, la réglementation et - dans certains lieux - la corruption endémique qui limitent le commerce alimentaire transfrontalier

    - Loss in food and ingredient supply chain. Ce second caractère de l’acronyme désigne le fait qu'un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée dans la production, la transformation, la distribution et l'utilisation finale. Dans les régions à faible revenu, les pertes sont en grande partie dues aux techniques de récolte, de stockage de conditionnement et de commercialisation . Dans les régions à revenu élevé, la majeure partie des pertes est le résultat du comportement des consommateurs.

    - Infrastructure. Une bonne infrastructure est une condition essentielle pour l’acheminement d’un produit arrive. De plus, elle améliore la compétitivité des pays exportateurs.

    - Markets. La volatilité de l'offre et de la demande est souvent exacerbée par les politiques gouvernementales et est aggravée par des mécanismes opaque de tarification. Cette volatilité freine les investissements par les fournisseurs.

    - Politics and policies. Au-delà de la bureaucratie, il y a le défi des politiques qui subventionnent des pratiques destructrices de l'environnement. Ainsi, la promotion des biocarburants et les interdictions d'importation sont un frein à l’efficacité du marché.

    - Science and innovation. Le prix Nobel Norman Borlaug a déjà remarqué que les sceptiques et les critiques des nouvelles biotechnologies souhaitent retarder l’autorisation de variétés améliorées en attendant des tests complémentaires qui offriraient plus de sécurité. Or, pour ce prix Nobel, « plus d'un demi-siècle de sciences agronomiques m'a convaincu que nous devrions utiliser le meilleur qui est à portée de main, tout en reconnaissant ses imperfections et ses limites. »

    - Environment. Selon les Nations Unies, l'agriculture doit produire plus par unité de surface, d'eau et de produits agrochimiques parce que les ressources se raréfient.

    Finalement, en adoptant une perspective de long terme, l'agro-industrie peut aider à réduire les pertes en apportant son expertise en supply chain dans les zones les moins développées et en participant à l’amélioration des infrastructures .

    Source : Allaboutfeed, Alltech

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