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agroalimentaire - Page 3

  • Le projet de l’éco-taxe soulève un débat politique surprenant

    eco-taxe,taxes,impôts,ecomouv,agroalimentaire,concession,tva,cour des comptes,députéL’inquiétude des salariés et des professionnels bretons de l’agroalimentaire s’est focalisée sur l’écotaxe poids lourds qui a été perçue comme le handicap de trop dans la bataille de la compétitivité.

    Certains parlementaires ont cru pouvoir surfer sur cette inquiétude et le mécontentement de toute une région en relevant le mode de gestion de cette taxe : son calcul, la mise en place des équipements nécessaire et sa perception seront concédés à l’entreprise privée Ecomouv’.

    Soulignant le coût de ces prestations (20% des recettes contre 13% en Allemagne) un groupe de députés eux demanderaient d’ailleurs une enquête parlementaire sur les conditions de signature du contrat de concession alors que le Conseil d'Etat a validé les modalités d'attribution du contrat.

    L’une des réflexions entendues d’un député écologiste me surprend. Selon lui, la perception de l’impôt devrait être uniquement assurée par des fonctionnaires de l’Etat. Sans doute considère-t-il que ceux-ci ne coûtent rien… Pourtant, les collectivités territoriales savent combien leur coûtent la prestation de simple gestionnaire assurée par les services de l’Etat.

    Par ailleurs, ce député semble oublier que la majorité des recettes de l’Etat (la TVA, les taxes sur les produits pétroliers, les assises sur les boissons alcoolisées, etc.) est perçue par des entreprises privées. Cette prestation de coûterait-elle rien ? En fait, au-delà de l'acceptabilité politique, il faudrait évaluer les coûts économiques simultanément aux potentiels de rendement des impôts et taxes.

    Lors de l’excellente émission didactique « Tout peut changer – Impôt : la grande injustice ? » diffusée le 4 octobre sur France 3, le journaliste François Lenglet a illustré le casse-tête de la TVA et de la diversité des taux applicables sur les produits alimentaires pour le gestionnaire de la restauration d’une maison de retraite. La difficulté est telle que l’ancien ministre des finances Hervé Gaymard avoue lui-même ne plus rien y comprendre…

     La Cour des Comptes serait bien inspirée en évaluant le coût économique de la perception des taxes et impôts, quel que soit le statut du percepteur.

    Pour revoir l'émission de France 3, cliquer ici

  • Aux Emirats Arabes Unis s’ouvre Gulfood, 3ème salon agroalimentaire international

    Les Emirats Arabes Unis représentent le 2ème marché alimentaire au sein du Conseil de Coopération du Golfe, derrière l’Arabie Saoudite.

    En raison de leur climat difficile et de leurs ressources hydriques limitées, les Emirats importent environ 90% de leurs besoins alimentaires et matières premières.

    La grande majorité du commerce se fait par le port de Dubaï. En raison d’infrastructures efficaces (mer et aéroports), combinées à de larges zones de libre-échange, il se positionne comme un incontournable hub commercial pour l’ensemble de la région. Il se situe parmi les 10 principaux ports de containers avec 11,6 millions de tonnes en 2010.

    Les importations des produits agroalimentaires se sont élevées à 3,64 milliards d’US$ dont 1,36 milliard de produits transformés, 1,63 milliard de végétaux et 0,78 milliard de produits animaux. Elles devraient atteindre 5,5 milliards US$ en 2015.

    Les principaux fournisseurs des EAU sont l’Inde, les Etats-Unis, le Brésil, l’Iran, le Pakistan, le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite et l’Argentine. Près de 50%  des importations alimentaires sont réexportées vers 160 pays dont les pays du Golfe, le sous-continent indien, l’Afrique du Nord et de l’Est ainsi que, récemment, l’Asie centrale, ce qui fait de Dubaï l’un des plus importants ré-exportateurs de denrées alimentaires au monde.

    Gulfood, 3ème salon international agroalimentaire au monde

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    Gulfood
    est devenu en 25 ans le principal salon alimentaire du Moyen-Orient et le 3ème le plus important du secteur au monde après l’Anuga et le SIAL.

    L’édition de 2012 avait déjà réuni 3.816 exposants venant de 83 pays et accueilli 68.680 visiteurs (55.000 en 2010), dont 61% acheteurs internationaux venant de 152 pays. Le professionnalisme de ces visiteurs permet à 31% des exposants de réaliser 10% de leur chiffre d’affaires annuel en 4 jours !

    La 19ème édition se déroulera  du 25 au 28 février durant laquelle se déroulera la 3ème compétition Baking & Pastry Guild – Middle East. Par ailleurs, 1.200 cuisiniers s’affronteront au cours de la première compétition The Emirates Culinary Guild.

    Parmi les étrangers, les sociétés françaises étaient déjà très bien représentées en 2012: 53 en alimentaire, boissons et ingrédients et 44 équipementiers.

  • La production de céréales aura disparu d’Arabie Saoudite dans 3 ans

    arabie saouditeL’agroalimentaire wahhabite est d’un dynamisme exemplaire. John Lawton, Directeur général de l’Agricultural Technology Cy, entreprise d’Arabie Saoudite spécialisée dans les activités « post-récolte », a remarqué lors d’un forum sur la sécurité alimentaire du Golf Cooperation Council (GCC) que l’efficacité de son industrie laitière se traduit par sa capacité d’exportation vers les pays voisins du Golfe et du Moyen-Orient. La contrepartie de ces exportations est l’importation nécessaire de luzerne et de fourrages pour le bétail.

    L’industrie avicole est également en pleine expansion dans le royaume, avec l’entreprise leader Almarai et une consommation qui devrait augmenter de 14% d'ici à 2016, pour atteindre 1,6 million de tonnes.

    John Lawton ajoute avec pertinence «En à peine plus de 30 ans, l'Arabie saoudite a mis au point une base agricole qui peut satisfaire une part importante des besoins avec, dans certains cas, 100% comme pour les produits laitiers, les œufs, les pommes de terre et d'autres cultures spécialisées."

    Pour satisfaire les besoins sans cesse croissants de l'industrie avicole et des produits laitiers du Royaume wahhabite, l'Arabie saoudite prévoit d’importer plus de 2,4 millions de tonnes d'aliments du bétail en 2016.

    Toutefois, simultanément, les productions céréalières seront bientôt complètement éliminées. Depuis 2007, la production de blé diminue de 12% par an et sera nulle d'ici 2016. Les importations de blé devraient atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013, en hausse de 80% par rapport au niveau observé en 2008.

    Comme le souligne J. Lawton, «À bien des égards, parce que gourmandes en eau, la production de céréales n’est pas encouragée à long terme et l'accent a été porté sur la production animale».

    C’est un choix stratégique raisonné poussé à l’extrême, conforme au concept d’empreinte virtuelle de l’eau et qui pourrait inspirer les autres pays situés en zone aride et soumis à un fort stress hydrique.

    A noter que John Lawton interviendra lors de l’Agribusiness Outlook Forum qui se tiendra lors de l’AGRA Middle East à Dubaï du 26 au 28 mars.

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