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alimentation - Page 2

  • Le bien-être ressenti pourrait être optimisé par l’alimentation

    alimentation, bien-être,VitagoraLe bien-être via l’alimentation est une recherche croissante des consommateurs français. Cette recherche explique probablement le succès des compléments alimentaires.

    Quatorze partenaires industriels se sont entourés de scientifiques indépendants (1) pour lancé le programme de recherche Bali, labellisé par le pôle de compétitivité bourguignon Goût-Nutrition-Santé Vitagora. Initié lors de l’édition 2010 du Congrès Goût-Nutrition-Santé (CGNS) de Vitagora et d’une durée de 36 mois, le projet va nécessiter 2 millions d’euros d’investissement.

    Dans une première phase, un questionnaire de 178 items élaboré avec le soutien de la société Mapi, spécialiste reconnu dans la mise en place de questionnaire type PRO (Patient Reported Outcomes) est en cours de validation.

    La seconde phase validera ce questionnaire d'un point de vue mathématique. Une population de 500 personnes a été divisée en 3 groupes, l'un de 100 personnes ayant une alimentation totalement saine, l'autre de 300 personnes ayant une alimentation moyenne, et le dernier groupe de 100 personnes à l'alimentation assez déséquilibrée. "Il s'agit de tester la sensibilité du questionnaire en observant des différences entre les différents groupes de consommateurs et de voir l'utilité de tous les items". 
    Utilisable en version complète, ce questionnaire le sera aussi en version simplifiée, par module, afin de focaliser le bien-être sur certaines dimensions.

    Dans la troisième phase, il s'agira de détecter des bio-marqueurs liés à certaines caractéristiques de bien-être pour le consommateur. "C'est l'une des originalités de ce projet. Nous allons essayer de mesurer au niveau physiologique tout changement en termes de bien-être verbalisé par le consommateur", indique Michel Rogeaux du groupe Danone.

    Parallèlement et mené conjointement par l'entreprise dijonnaise Lara Spiral et l'Unité Mixte de Recherche NutriNeuro (Inra/Université de Bordeaux), deux études précliniques vont être lancées par CEN Nutriment, en partenariat avec Merck Médication Familiale et Senoble. L’objectif est "d’observer, chez des personnes ayant un certain style de vie associé à un mode de consommation alimentaire, si le fait de leur donner un type de produit et de leur faire suivre certaines pratiques entraîne une modification de leur perception de leur qualité de vie".

    [1] CEN Nutriment, CEN Biotech, Danone, ESC-Lessac, Lara Spiral, Lu-Mondelez, Mapi, Merck Médication Familiale, Lesieur, Roquette, Senoble, Seb, Sodexo, UMR NutriNeuro

    Source : Vitagora  

  • Des probiotiques efficaces mais qui ne font maigrir que les femmes

    probiotiques,poids,femme,masculin,régime,Laval,Québec,Nestlé,Des chercheurs québéquois ont montré dans une étude récente publiée par British Journal of Nutrition  qu’un apport en probiotiques dans un  régime peut aider à rééquilibrer la flore intestinale et à perdre durablement du poids.

    Des études ont déjà montré que la flore intestinale des personnes obèses diffère de celle des personnes minces. Cette différence serait due au fait qu'une alimentation riche en graisses et pauvre en fibres favorise certaines bactéries au détriment des autres.

    Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont recruté 125 hommes et femmes présentant un surpoids. Ils les ont soumis à un régime amaigrissant de 12 semaines, suivi d'une période de 12 semaines visant le maintien du poids. Durant toute cette période, la moitié des participants devait avaler quotidiennement deux comprimés d'un probiotique de la famille des Lactobacillus rhamnosusalors que l'autre moitié recevait un placebo.

    Les femmes ont perdu plus de 5 kg en 24 semaines

    Au terme des 12 semaines de régime, les chercheurs de l'Université Laval ont observé une perte de poids de 4,4 kg chez les femmes du groupe probiotique contre 2,6 kg chez celles du groupe placebo.

    Après les 12 semaines de la période de maintien, le poids des femmes du groupe placebo était resté stable, mais la perte de poids s'était poursuivie dans le groupe probiotique pour atteindre 5,2 kg en moyenne. Ainsi au terme des 24 semaines qu'a duré l'étude, la perte de poids était deux fois plus grande chez les femmes consommant le probiotique.

    Les chercheurs ont également noté chez ces dernières une baisse de leptine, une hormone qui gouverne l'appétit, de même qu'une diminution de l'abondance relative de bactéries intestinales liées à l'obésité.

    Selon le professeur Angelo Tremblay, les probiotiques pourraient agir en modifiant la perméabilité de la paroi intestinale. En empêchant certaines molécules proinflammatoires de se retrouver dans le sang, ils préviendraient le déclenchement de la cascade de réactions conduisant à l'intolérance au glucose, au diabète de type 2 et à l'obésité.

    Pour que les bactéries bénéfiques s'installent et prolifèrent dans la flore intestinale, il est toutefois souhaitable de leur fournir une nourriture adéquate, rappelle-t-il. Cela signifie adopter une alimentation pauvre en graisses et riche en fibres.

    Aucune perte de poids observée chez les hommes

    Curieusement, les chercheurs canadiens n’ont observé aucune différence dans la perte de poids chez les participants masculins.

    Le professeur Tremblay se demande s’ils'agit d'une « question de dosage ou de la durée trop courte de l'étude". Mais le fait est là. Une différence biologique sexuelle supplémentaire qui pose question.

    Une recherche sponsorisée par Nestlé

    La souche utilisée dans l'étude appartient à Nestlé et est utilisée dans certains yogourts vendus en Europe. Dans cette étude, l'équipe universitaire québéquoise agissait comme sous-traitant. L'entreprise suisse a fournit la souche et le placebo ainsi que le protocole à respecter. Selon le professeur Tremblay, il s'agit d'une forme de partenariat entre une entreprise et l'Université.

    L'étude randomisée à double insu (ni le patient ni le coordonnateur ne savent qui prend quoi), est conforme aux pratiques scientifiques. La publication dans une revue internationalement reconnue permet en outre à l'équipe scientifique d'être contrôlée par ses pairs.

    Selon le professeur Tremblay, Nestlé souhaite obtenir une allégation de l'Union européenne sur son produit, ce qu'elle ne pourrait espérer avec des résultats obtenus uniquement dans ses laboratoires.

     

    Source : http://www.lapresse.ca/le-soleil/ 28-1-2014

  • Les 7 obstacles à surmonter pour alimenter le monde en 2050

    Alltech, symposium, GLIMPSELe Dr Pearse Lyons , président et fondateur de Alltech, leader mondial de la nutrigénomique animale, est optimiste sur la capacité du secteur agricole à satisfaire les besoins pour nourrir une 3 milliards d’habitants de plus d’ici 2050. Son groupe a organisé en août un symposium qui expose de façon synthétique les obstacles à surmonter.

    Selon le président d’Alltech, il est supposé généralement que «résoudre» les défis agricoles est le rôle des gouvernements, de l’organisation des Nations Unies, des ONG et des organismes de bienfaisance. Si toutes ces institutions font un travail de fond important, l’expérience des 40 dernières années a démontré les limites de leurs approches. En outre, les solutions proposées par les courants conventionnels de pensée conventionnels sont lourdes à mettre en œuvre et souvent irréalistes.

    De plus et pour alourdir les freins, selon Aidan Connolly, vice-président du groupe, l'agro-industrie est vue par certains comme une partie du problème du fait de la poursuite de gains financiers à court terme au détriment du développement humain et de l'environnement. Il conteste cette idée en affirmant que «L'expertise de l’agroalimentaire peut s'avérer précieuse… Le secteur privé fait partie de la solution s’il saisit sa responsabilité en termes de production durable et en investissant sur le long terme.

    En tout état de cause, des obstacles inévitables doivent être surmontés et exigent une mobilisation maximale du secteur agricole. Pour le Dr Lyons « l'agriculture doit faire preuve de créativité et adopter plus rapidement les nouvelles technologies … Nous devons trouver le juste équilibre entre une production alimentaire durable et la protection des ressources naturelles tout en satisfaisant aux exigences des consommateurs ».

    GLIMPSE, un aperçu synthétique des obstacles à surmonter

    Avec un sens aigu de la communication, le symposium organisé par Alltech a été dénommé « GLIMPSE » parce que, tout en signifiant « aperçu » , il est l’acronyme anglais des 7 obstacles recensés :

    - Government. Les gouvernements seraient souvent le plus grand obstacle avec le poids de la bureaucratie, la réglementation et - dans certains lieux - la corruption endémique qui limitent le commerce alimentaire transfrontalier

    - Loss in food and ingredient supply chain. Ce second caractère de l’acronyme désigne le fait qu'un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée dans la production, la transformation, la distribution et l'utilisation finale. Dans les régions à faible revenu, les pertes sont en grande partie dues aux techniques de récolte, de stockage de conditionnement et de commercialisation . Dans les régions à revenu élevé, la majeure partie des pertes est le résultat du comportement des consommateurs.

    - Infrastructure. Une bonne infrastructure est une condition essentielle pour l’acheminement d’un produit arrive. De plus, elle améliore la compétitivité des pays exportateurs.

    - Markets. La volatilité de l'offre et de la demande est souvent exacerbée par les politiques gouvernementales et est aggravée par des mécanismes opaque de tarification. Cette volatilité freine les investissements par les fournisseurs.

    - Politics and policies. Au-delà de la bureaucratie, il y a le défi des politiques qui subventionnent des pratiques destructrices de l'environnement. Ainsi, la promotion des biocarburants et les interdictions d'importation sont un frein à l’efficacité du marché.

    - Science and innovation. Le prix Nobel Norman Borlaug a déjà remarqué que les sceptiques et les critiques des nouvelles biotechnologies souhaitent retarder l’autorisation de variétés améliorées en attendant des tests complémentaires qui offriraient plus de sécurité. Or, pour ce prix Nobel, « plus d'un demi-siècle de sciences agronomiques m'a convaincu que nous devrions utiliser le meilleur qui est à portée de main, tout en reconnaissant ses imperfections et ses limites. »

    - Environment. Selon les Nations Unies, l'agriculture doit produire plus par unité de surface, d'eau et de produits agrochimiques parce que les ressources se raréfient.

    Finalement, en adoptant une perspective de long terme, l'agro-industrie peut aider à réduire les pertes en apportant son expertise en supply chain dans les zones les moins développées et en participant à l’amélioration des infrastructures .

    Source : Allaboutfeed, Alltech

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