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alimentation - Page 6

  • L’index de sécurité alimentaire souligne la disparité des situations nationales

    Plus des ménages sont obligés d’affecter une part importante de leurs ressources à l’achat d’aliments, plus ils sont vulnérables.

    C’est le constat indubitable que mesure l’index de sécurité alimentaire élaboré par les experts de l'Economist Intelligence Unit.

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    Les habitants du Cambodge du Népal et de la République Démocratique du Congo doivent dépenser plus de 70% de leurs maigres revenus pour acheter des aliments. Cette proportion va de 60 à 70% pour ceux de 9 autres pays africains, par exemple 64,5% pour les habitants du Nigeria.

    A contrario, les Suisses qui n’affectent que 7 % de leurs dépenses à l’alimentation se situent au 7ème rang en termes de sécurité alimentaire. Dans le pays le plus sûr, les Américains affectent 13,9% à leur alimentation et les Français 22% et l’Espagne 21,8%.

    Les résultats détaillés sont accessibles sur http://foodsecurityindex.eiu.com/Index

  • Le commerce apporte plus de valeur que l’agriculture et les industries agroalimentaires dans les aliments

    prix,dépenses alimentaires,analyse de la valeur,valeur ajoutée,agriculture,iaa,comptabilité nationale,chaine alimentaire,importations,commerce,alimentationL'observatoire des prix et des marges de FranceAgriMer a publié fin juin un document de travail provisoire réalisé par Philippe Boyer, de l'Observatoire, et Jean-Pierre Butault, de l'INRA, sur la décomposition de "l'euro alimentaire" en revenus des différents facteurs de production en France. 

    L’année 2005 a été choisie par commodité pour l’analyse.

     

    Cette année-là, 100 € de dépenses alimentaires effectuées dans les commerces de détail généraient 65 € de valeur ajoutée répartie comme suit :

    -   8,30 € en agriculture

    - 11,30 € dans les IAA (industries agro-alimentaires)

    -   4,00 € dans les autres industries

    - 20,40 € dans les commerces de gros et de détail

    - 18,50 € dans les services

    -   2,40 € dans les transports

    - 13,00 € pour les importations

    - 12,00 € dans les produits intermédiaires

    -   9,80 € dans les taxes

     

    Ces travaux s'inspirent d'une méthode de calcul de décomposition du dollar alimentaire développée par le Service de recherche économique du Département de l'agriculture américain (USDA/ERS), à partir des tableaux entrée-sortie de la comptabilité nationale.

     

    Cette méthode permet également de calculer le nombre d'emplois induits le long de la chaine par les dépenses alimentaires. Elle a certes l’inconvénient d’être très globale, la situation étant très variable selon les filières, en particulier pour les produits frais, et selon le degré de concentration des acteurs. Elle a néanmoins l’avantage de donner une cohérence à l’ensemble et d’indiquer le poids relativement faible des importations dans la valeur des aliments consommés en France.

     

    Cette analyse de la valeur, qui devraient être actualisée, souligne surtout le poids des services (commerces et autres) dans la valeur des aliments achetés. Elle confirme que l’alimentation n’est pas qu’une affaire de calories et de protéines…

  • L’avenir de l’agriculture intimement lié à celui du secteur agroalimentaire

    Stephane Le FollFinalement, la FNSEA, principal syndicat des agriculteurs, a été entendue : le gouvernement de Jean-Marc Eyrault comprend un « ministre de l’agriculture et de l’agroalimentaire ». Qui plus est le nouveau ministre, Stéphane Le Foll, breton membre du Parlement européen, est la personnalité socialiste qui connait le mieux les questions agricoles au niveau européen. Ses compétences reconnues par les responsables du secteur seront utiles au regard des négociations communautaires sur la réforme de la PAC et sur le budget prévues fin 2012 début 2013. Par ailleurs, il est sensible à la notion de filière puisqu’il avait créé, avec Edgard Pisani et plusieurs chercheurs, un groupe de réflexion dit « Saint Germain »  avec l’ambition de repenser le projet agricole.

    L’agroalimentaire était déjà dans le domaine de compétence du ministère de l’agriculture, mais simplement avec un service de la stratégie agroalimentaire au sein de l’une de ses directions alors qu’une direction générale était dévolue à l’alimentation. 

    La contractualisation mise en place non sans difficultés en 2011-2012 entre les différents maillons des filières agroalimentaires visait à donner plus de pouvoir de négociation aux agriculteurs dans la perspective de la réforme de la PAC en 2013. Cette contractualisation est restée cantonnée aux filières lait et fruits et légumes.

    Une grande partie du surplus commercial agroalimentaire français est généré par les céréales et le secteur des vins et spiritueux. Face à l'efficacité des concurrents, les autres filières doivent innover en s’appuyant sur les divers atouts naturels régionaux et se mobiliser de manière concertée si elles veulent satisfaire les marchés des pays émergents et retrouver le chemin de la croissance.

    M.F.

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