Avertir le modérateur

aliments - Page 2

  • Les chinois lancent une campagne d’inspection sanitaire dans tous les jardins d’enfants et les écoles

    Chine,aliments,inspection sanitaire,écoles,jardins d'enfants,médicaments,tisanes,boissonsLes autorités chinoises de l'éducation et de la santé ont lancé une campagne nationale d'inspection des jardins d'enfants, des écoles primaires et des écoles secondaires pour vérifier si on aurait donné aux élèves des aliments dangereux.

    Le ministère de l'Éducation et la Commission nationale de la santé et de la planification familiale a annoncé le 18 mars que cette inspection se déroulera jusqu'au 10 avril 2014. Elle a été lancée après que certains jardins d'enfants dans le Hubei, le Shaanxi et le Jilin aient illégalement administré des médicaments aux enfants.

    Des jardins d'enfants ont été accusés de donner de la moroxydine aux enfants, un médicament qui combat le virus de la grippe, sans en informer leurs parents. Pour ajouter aux préoccupations, 2 enfants sont morts le 19 mars après avoir ingurgité du poison à rat dans un jardin d'enfants privé, dans la province du Yunnan.

    2 propriétaires de jardins d'enfants à Yichang, province du Hubei, et 5 suspects au Jilin ont été arrêtés.

     

    Les tisanes médicinales sont considérées comme des aliments
     

    À Guangzhou, province du Guangdong, 76 % des 1 601 jardins d'enfants sont financés par des fonds privés, selon le Bureau municipal de l'éducation.

    La question de l'administration de médicaments aux enfants est compliquée du fait que certaines herbes sont classées à la fois comme aliments et comme médicaments.

    Par exemple, des jardins d'enfants de Guangzhou donnent souvent aux enfants des boissons à base de plantes, selon les conditions de la météo. Les herbes sont censées offrir un meilleur équilibre interne de la chimie du corps.

    Ces boissons sont autorisées si les plantes utilisées sont classées à la fois comme aliments et comme médicaments par les autorités sanitaires. Les boissons à base de plantes pour lutter contre la grippe sont également acceptables si elles sont approuvées par les experts et si les parents en sont informés.

    Une fois par mois, les enfants du jardin d'enfants Zhisheng de Guangzhou se voient offrir des boissons à base de plantes, selon le président de l'école, Kang Suying. Les parents sont informés de cette procédure, car elle est inscrite dans le menu des enfants qui est affiché sur le babillard du jardin d'enfants.

    Le travailleur de la santé n'administre d'autres médicaments que si des instructions écrites sont fournies par les parents de l'enfant. Le jardin d'enfants n'accepte pas les suppléments de santé, les boissons à base de plantes ou les médicaments traditionnels chinois provenant des parents, indique M. Kang.

    Dès le 20 mars après-midi, le gouvernement municipal de la ville de Jilin, province du Jilin, avait déjà vérifié 1 057 jardins d'enfants et n'avait trouvé aucune utilisation abusive de médicaments, ont indiqué des responsables.

    Par ailleurs, Wuhan, province du Hubei accueille 203.400 enfants dans 888 jardins d'enfants.  La ville vérifiera 74 jardins d'enfants par jour jusqu'au 4 avril.

     

    Source: french.china.org.cn

  • Etre responsable pour une sécurité alimentaire planétaire durable

    Le thème choisi par la FAO pour la célébration de cette année parle de " systèmes alimentaires durables au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition".

    Le pape François invite à dépasser les aspects techniques

    Pour le pape François, il s’agit là d’une invitation à repenser et à rénover nos systèmes alimentaires, dans une perspective solidaire, en dépassant la logique de l’exploitation sauvage de la création et en orientant au mieux notre engagement de cultiver et de garder l’environnement et ses ressources afin de garantir la sécurité alimentaire et pour se mettre en route vers une nutrition suffisante et saine pour tous .

    Ceci comporte une sérieuse interrogation sur la nécessité de modifier concrètement nos styles de vie y compris notre consommation alimentaire marquée par le gaspillage d’aliments. Selon la FAO, environ 1/3 de la production alimentaire mondiale est indisponible à cause de pertes et de gaspillages toujours plus vastes. Il suffirait de les éliminer pour réduire de façon drastique le nombre d’affamés.

    Pour le pape François, le gaspillage d’aliments est l’un des fruits de cette « culture du rebut » qui amène souvent à sacrifier des hommes et des femmes aux idoles du profit et de la consommation ; un triste signal de cette « globalisation de l’indifférence » qui nous « habitue» lentement à la souffrance de l’autre comme si cela était normal. Le défi de la faim et de la sous-alimentation n’a pas seulement une dimension économique ou scientifique qui concerne les aspects quantitatifs et qualitatifs de la filière alimentaire mais a aussi et surtout une dimension éthique et anthropologique. Nous éduquer à la solidarité signifie donc nous éduquer à l’humanité : édifier une société qui soit véritablement humaine veut dire mettre toujours au centre la personne et sa dignité et ne jamais la brader à la logique du profit. L’être humain et sa dignité sont « des pilastres sur lesquels construire des règles partagées et structurées.

    La responsabilité des consommateurs occidentaux dépassent les aspects techniques

    Il est de bon ton de mettre en avant les 20% d’aliments qui finissent dans les poubelles des pays dits « développés », quantité qui s’ajoute aux pertes le long de la chaîne alimentaire (pertes à la production, au stockage, au conditionnement, durant le transport, dans les magasins, impact des normes de commercialisation…). Au total, c’est en moyenne 1/3 des produits alimentaires utilisés qui sont perdus ou gaspillés.

    Dans les pays en développement, cette proportion est comparable. Les pertes locales peuvent même être quasi totales par suite de dis-fonctionnement ponctuels ou des conflits. Plus généralement, la proportion de pertes et gaspillages est équivalente dans les pays en développement en raison de la faiblesse des infrastructures. Elle pourrait être sensiblement réduite de manière durable en investissant dans des infrastructures modernes d’accès aux zones de production, de stockage, de manutention, de conditionnement et de transport.

    Au-delà des solutions techniques et de la promotion des circuits courts, il faut intégrer les phénomènes psychosociologiques. Les régimes alimentaires des pays développés sont en effet des modèles de référence pour les consommateurs au fur et à mesure qu’ils accroissent leur pouvoir d’achat. Imiter le comportement des Nord-Américains ou les Européens est souvent pour les seconds un signe de modernité et de « progression » dans l’échelle sociale (le meilleur exemple en est la pain consommé en Afrique sub-saharienne alors que le blé n’y est pas produit…). Les effets de « mode » et l’accès aisé aux réseaux sociaux accélèrent et amplifient l’impact de ce mimétisme.

    Pourtant, par exemple, les consommateurs africains et asiatiques pourraient trouver dans leurs traditions des solutions pour améliorer la sécurité alimentaire. Ainsi, alors qu’elle est absente de la diète occidentale, la consommation d’insectes y est-elle traditionnelle et peut couvrir une part importante des besoins nutritionnels protéiques avec un moindre impact environnemental. Il faudrait, pour cela, que les techniciens locaux innovent et développent des produits à l’image moderne.

    L’Exposition universelle 2015, une opportunité à saisir pour s'impliquer

    Le thème de l’Exposition Universelle 2015 se tiendra à Milan sur le thème « Nourrir la planète ».

    alimentation,sécurité alimentaire,fao,nutrition,environnement,gaspillage,aliments,éthique,anthropologique,exposition universelle,régime alimentaire,mimétisme,insectes,game,pape françoisJ’ai suggéré à plusieurs entreprises agroalimentaires et de design informatique, malheureusement sans rencontrer beaucoup d’échos parce que trop éloigné de leurs préoccupations à court terme, un projet «Feedingame - Well-feed / Well-being». Ce projet de jeu a pour objet de simuler l’impact de son comportement alimentaire sur la sécurité alimentaire de la planète tout en étant acteur de son bien-être. Je peux fournir le canevas du jeu à ceux-qui souhaitent le développer.

    Sources : Radio Vatican,     Insects are key for food security in a growing world,    Serons-nous enthomophages

  • Les scientifiques proposent des solutions pour réduire les émissions de méthane des animaux

    Les émissions de méthane (CH4) dans l’atmosphère sont un enjeu important car c’est un gaz à effet de serre au potentiel de réchauffement climatique 21 fois supérieur à celui du CO2 et qu’elles augmentent rapidement !

    Au niveau mondial, la concentration en méthane s'accroît d'environ 1 % par an et celle du gaz carbonique d'environ un demi %. Certains craignent que le méthane ne devienne un jour le problème le plus important.

    Le taux de CH4 atmosphérique a plus que doublé ces 2 derniers siècles, surtout en raison d’activités humaines comme l'élevage de ruminants.
     

    Tous les animaux qui se nourrissent de végétaux produisent naturellement du méthane. Presque 0,5 % du total des émissions animales est attribuable aux humains. La faune sauvage en produit environ 5 %.

     

    elevage, vaches laitières,alimentation, methaneAvec 1,3 milliards de têtes de bétail, l’élevage des gros bovins représente à lui seul 71 % du total des émissions 

    En effet, les ruminants tels que les bovins ont un estomac compartimenté dans lequel - plus précisément dans le rumen - les bactéries décomposent les aliments et génèrent du CH4 en tant que sous-produit.

     

    Un seul bovin peut en produire environ 65 kg et une vache laitière 90 kg de CH4 par an, essentiellement rejeté par voie orale (95%). Ce rejet représente une perte de 7% de l’énergie ingérée par l’animal.
     

    Des propositions scientifiques concrètes

     

    À l'Université du Manitoba, les chercheurs canadiens ont découvert que le niveau de méthane baisse dès que la vache mange des aliments de haute qualité, faciles à digérer. Ils ont ainsi observé que les émissions de méthane diminuent de 10 % lorsqu'on mélange de la luzerne au fourrage.

    Des scientifiques de l’INRA ont mis au point une méthode pour réduire encore plus la production de CH4 en utilisant un complément alimentaire issu de la fermentation d’un substrat par au moins un champignon appartenant au genre Monascus.
     

    Ces champignons sont sans danger pour l’Homme et l’animal. Ils sont traditionnellement utilisés dans la gastronomie chinoise et leur consommation a été autorisée par l’EFSA et la FDA.

     

    Les chercheurs de l’INRA ont montré qu’un substrat organique (grains de céréales et dérivés) fermenté par une souche de l’espèce Monascus ruber et ajouté à la ration d’ovins réduit de 30% la production de méthane.

     

    Protégée par un brevet, cette technologie nécessite encore des travaux de R&D avant la commercialisation d’un complément alimentaire ou ingrédient alimentaire bioactif pour les ruminants d’élevage.

     

    En tout état de cause, il y a là une voie intéressante pour maitriser l’augmentation du taux de méthane dans l’atmosphère, une voie d’autant plus intéressante que les besoins en produits laitiers devraient s’accroitre rapidement, en particulier dans les pays émergents.

    Source : INRA 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu