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aliments - Page 4

  • La France au 4ème rang mondial pour la sécurité alimentaire

    La sécurité alimentaire est définie comme une situation où les gens ont toujours un accès physique, social et économique à une nourriture suffisante et nutritive qui réponde à leurs besoins alimentaires pour une vie saine et active.

    En utilisant cette définition adaptée lors sommet alimentaire mondial de 1996, six experts internationaux de l'Economist Intelligence Unit ont créé un index global de sécurité alimentaire et classé 105 pays.

    L'objectif de cet index est d'évaluer la vulnérabilité des pays vis à vis de l'insécurité alimentaire en termes d'accessibilité, de disponibilité et de qualité des aliments.

    Cet index est le premier à examiner la sécurité alimentaire globale à travers ces 3 dimensions internationalement reconnues. Au-delà de la faim, l'étude examine les facteurs sous-jacents qui affectent l'insécurité alimentaire. Afin d'accroître la pertinence de l'étude, l'index intègre les fluctuations trimestrielles des prix alimentaires au cours de l'année. Enfin, l'Economist Intelligence Unit (sponsorisée par le groupe DuPont) a créé des indicateurs qualitatifs, dont beaucoup se rapportent à la politique des gouvernements.

    L'index est le résultat d’un modèle dynamique, quantitatif et qualitatif, construit à partir de 25 indicateurs de la sécurité alimentaire répartis en 3 domaines :

    Accessibilité face aux flambées des prix alimentaires

    - Part des achats d'aliments dans les dépenses des ménages

    - Proportion de la population sous le seuil de pauvreté (< 2 $/jour)

    - Produit intérieur brut par habitant

    - Droits de douane sur les produits agricoles importés

    - Programmes de filet de sécurité alimentaire (bons alimentaires…)

    - Accès au financement des agriculteurs 

    Disponibilité

    - Approvisionnement suffisant (kcal/personne/jour et aide alimentaire)

    - Dépenses publiques en recherche agricole

    - Infrastructures agricoles (entreposage, routes, ports…)

    - Variabilité de la production agricole (1990-2010)

    - Instabilité politique

    Qualité et sécurité

    - Diversité de l'alimentation (% des aliments non amylacés)

    - Normes nutritionnelles

    - Disponibilité des micronutriments (vitamine A, fer végétal)

    - Qualité des protéines (Protein Digestibility Corrected Amino Acid Score)

    - Salubrité des aliments (accès à l’eau potable, distribution formelle…)

     

    Les résultats détaillés sont accessibles sur http://foodsecurityindex.eiu.com/Index

    Principaux résultats sur les 105 pays étudiés

    Les États-Unis, le Danemark, la Norvège et la France sont les pays qui ont la plus grande sécurité alimentaire avec à la fois une nourriture abondante, des revenus élevés, de faibles dépenses alimentaires par rapport aux autres dépenses et des investissements importants dans la recherche agricole et le développement.

    Extrait du classement (évaluation sur 100)

    Pays

    Accessibilité

    Disponibilité

    Qualité

    Global

    USA

    93,2

    87,3

    86,6

    89,5

    Danemark

    87,9

    89,7

    84,2

    88,1

    Norvège

    89,1

    89,1

    82,7

    88,0

    France

    84,4

    88,5

    88,2

    86,8

    Pays-Bas

    89,4

    85,2

    84,3

    86,7

     

     

     

     

     

    Chine (39e)

    58,1

    65,4

    65,4

    62,5

     

     

     

     

     

    Inde (66e)

    38,4

    51,3

    44,2

    45,0

     

     

     

     

     

    Burundi

    16,5

    26,2

    29,8

    22,9

    Tchad

    10,5

    23,9

    34,3

    20,2

    Rep. De. Congo

    13,0

    24,2

    15,9

    18,4

    L'alimentation journalière dans les pays développés comporte en moyenne 1.200 calories de plus par personne que dans les pays à faible revenu. Une personne a besoin en moyenne de 2.300 calories/jour pour vivre une vie saine et active. Dans les pays riches, il y a assez de nourriture pour que chacun dispose de 1.100 calories de plus que ce besoin de base alors qu’il manque en moyenne 100 calories dans les pays à faible revenu.

    Plusieurs des pays d'Afrique subsaharienne qui sont dans le derniers tiers de l'index, y compris le Mozambique, Ethiopie, Rwanda et Nigeria, sont parmi ceux qui auront la croissance économique la plus rapide au cours des deux prochaines années. Bien que toujours pauvres en termes absolus, l’augmentation des revenus suggère que ces pays pourront assurer leur sécurité alimentaire dans les années à venir.

    Plusieurs politiques alimentaires, y compris l'accès au financement des agriculteurs, les programmes de sécurité alimentaire, la qualité des protéines et la diversité de l'alimentation sont fortement corrélées avec la sécurité alimentaire globale.

    La Chine a le moins subi la variabilité de la production agricole au cours des 20 dernières années, au contraire des 3 pays d'Afrique du Nord (Maroc, Tunisie et Algérie), pays considérés de ce fait comme ayant une moindre sécurité alimentaire.

    La plupart des pays les mieux sécurisés ont une moindre disponibilité en micronutriments. Parmi les 10 premiers pays de l'index, seule la France se classe dans le top 10 pour la disponibilité en micronutriments. De nombreux pays aux économies avancées obtiennent parmi les plus faibles scores. Par exemple, l’Allemagne est classée 10ème dans l'ensemble mais est 43ème pour les micronutriments. Les moins bons classements sont principalement dus à la disponibilité limitée en fer végétal dans les régimes alimentaires nationaux tel que mesurés dans les bilans de FAO Food.

    Il n'y a pas de différence de comportement selon que les pays ont une façade maritime ou non. En moyenne, les 22 pays sans littoral ont seulement 7 points de moins que les autres. Cela donne à penser que, bien que cela constitue une vulnérabilité potentielle, l’enclavement ne se traduit forcément par une plus grande insécurité alimentaire.

  • La qualité et le prix des aliments, les critères majeurs de choix des Européens

    europe,
    Selon l’enquête Eurobaromètre publiée aujourd’hui, pl
    us de 90% des 26.500 citoyens de l'UE interrogés estiment que la qualité et le prix sont des éléments déterminants lors de l'achat de denrées alimentaires, davantage que l'origine (71%) et la marque (47%) des produits. Ces deux premiers critères sont même considérés comme «très importants» par 65% des citoyens (pour la qualité) et 54% (pour le prix).

    Les labels de qualité sont importants pour 2/3 des répondants et la notoriété des logos de ces différents labels a progressé par rapport aux années précédentes. L'enquête révèle que 24% des personnes interrogées parviennent à reconnaître le logo de l'UE pour les produits biologiques moins de deux ans après son lancement.

    En ce qui concerne la sécurité alimentaire, 76% des européens se déclarent préoccupés par la difficulté de nourrir la population mondiale, mais seuls 57% s'inquiètent de la capacité de l'UE et des États membres à satisfaire les besoins alimentaires de leur population.

    La plupart des européens estiment que l'agriculture contribue positivement à préserver les zones rurales.

    Sécurité alimentaire:Quelque 56% des répondants ne sont pas inquiets du niveau de production alimentaire de leur pays. Dans le prolongement de ces résultats, 84% des européens estiment que l'UE devrait aider les pays tiers à accroître leur production alimentaire.Quelque 81% des répondants sont d'avis que l'UE devrait augmenter sa propre production alimentaire pour réduire sa dépendance par rapport aux importations et 77% pensent que l'UE devrait produire davantage pour satisfaire les besoins de ses propres citoyens et répondre à la demande des pays tiers.

    Qualité des denrées alimentaires:Pour 96% des répondants, la qualité d'un produit représente un élément prépondérant de la décision d'achat – avant même le prix, cité par 91% des personnes interrogées.L'origine du produit est moins fondamentale, mais demeure importante pour 71% des répondants.La marque, en revanche, est considérée comme secondaire par 50% des personnes interrogées, contre 47% qui l'estiment importante.Les labels de qualité sont jugés importants par 67% des citoyens consultés.

    Agriculture et campagne:
    À la question de la relation entre l'agriculture et la campagne, 81% des personnes interrogées ont répondu que l'agriculture est bénéfique pour l'environnement, 86% estiment qu'elle contribue à la beauté des paysages et 89% sont d'avis que l'agriculture contribue à protéger les zones rurales. 

    Pour accéder au rapport intégral de l’enquête, cliquer sur http://ec.europa.eu/agriculture/survey/index_fr.htm

  • Un juge fédéral américain condamne la FDA de ne pas limiter l'usage des antibiotiques

    Un juge condamne l'administration américaine sur les antibiotiques

    Un juge fédéral (Theodore Katz à Manhattan) condamne l'administration américaine. Il a ordonné cette semaine à la Food and Drug Administration (FDA) d’évaluer les risques pour la santé humaine associés à l'utilisation généralisée d'antibiotiques dans les aliments pour le bétail.
    Le juge a ajouté que l’Agence fédérale a fait "scandaleusement peu" depuis les années 1970 pour imposer une réduction substantielle de l'utilisation des antibiotiques dans l'alimentation animale.

    L’ordonnance prise sur la demande de plusieurs organisations de consommateurs estime que la FDAa violé le droit fédéral en omettant de retirer l'agrément de l'utilisation de la pénicilline et ses tétracyclines dans l'alimentation animale lorsque la santé animale ne la nécessite pas. Estimant que l’Agence doit évaluer les risques  médicamenteux et expliquer pourquoi elle refuse de légiférer, le juge a critiqué la défense de l’Agence qui se plaint de la lenteur des débats au Congrès sur le sujet.

    Les avocats du gouvernement ont demandé la suspension de l’exécution de l’ordonnance devant la 2ème US Circuit Court of Appeals. Ils arguent des "dépenses de fonds publics inutiles et contraires à l'intérêt public» qu’elle entraînerait et qui retarderont, d’autant que la FDA développe un programme visant à limiter volontairement l'utilisation de 161 antibiotiques, un nombre beaucoup plus important que ceux qui font l’objet du litige, et que ces dépenses retarderaient d’autres programmes de santé publique.

    Néanmoins, il est probable que cette décision judiciaire va accélérer la réflexion aux USA sur les risques de résistance croissante des bactéries liés à une utilisation des antibiotiques comme de simples additifs pour accroître la productivité des élevages.

    L’usage des antibiotiques reste essentiel mais doit être raisonné

    Lors d’une conférence de presse donnée en janvier dernier, Bernard Vallat, directeur de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) avait rappelé que "L'utilisation d'antibiotiques est aujourd'hui essentiel pour assurer la production animale suffisante pour nourrir la planète. Sans antibiotiques il y aurait des problèmes d'approvisionnement de protéines animales pour la population humaine".

    L'Union européenne a interdit en 2006 l'utilisation de tous les antibiotiques aux animaux d'élevage à des fins anabolisantes. Pour M. Vallat, cette interdiction qui devrait être appliquée à l'échelle mondiale, y compris aux États-Unis. L'OIE, organisme intergouvernemental fondé en 1924 sous le nom d’Office international des épizooties, compte 178 Etats membres. Elle organisera en mars 2013 à Paris une conférence sur l'utilisation raisonnée et la surveillance des produits antimicrobiens.

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