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gaspillage - Page 2

  • Des chinois jeûnent volontairement 24 heures pour lutter contre les gaspillages de céréales

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    Selon Radio Chine Internationale, des responsables chinois du secteur des céréales ont participé le 16 octobre à la campagne "Faire l'expérience de la faim durant 24 heures" afin de sensibiliser le public à la sécurité alimentaire et pour lutter contre le gaspillage de céréales. Un exemple à suivre dans d'autres régions du globe alors que l'obésité progresse dans les pays dits développés ?..

    La campagne de sensibilisation a été organisée par le Bureau national des céréales (BNC), qui a invité le personnel de ses branches locales à travers la Chine à jeûner volontairement pour marquer la Journée mondiale de l'alimentation.

    Shu Gang, directeur de l'administration des céréales de Chengdu, capitale de la province du Sichuan (sud-ouest), a déclaré qu'il espérait que cette activité pourrait corriger l'idée fausse qu'ont de nombreux citoyens que la Chine est autosuffisante du point de vue céréalier.

    M. Shu qui a participé au jeûne de 24 heures, a indiqué que chaque personne en bonne santé devrait participer à l'événement pour apprécier la valeur des céréales.

    Le BNC a également indiqué que l'expérience du jeûne avait pour but de rappeler aux citoyens de ne pas oublier l'importance du stockage des céréales pendant les années de bonnes récoltes.

    Des événements de ce genre ont également été organisés dans la province orientale du Shandong, l'une des principales régions céréalière du pays. Plus de 300 étudiants, ouvriers, paysans et fonctionnaires y ont pris part.

    Selon des analystes, quelque 85 millions de tonnes de céréales ont été gaspillées en Chine soit à cause d'un mauvais stockage, soit à cause d'un gaspillage à la consommation. De plus, environ 10% de la nourriture est gâchée quotidiennement sur les tables des familles chinoises.

    Le gouvernement attache une importance particulière à la sécurité alimentaire, alors que le pays compte une population de plus de 1,3 milliard d'habitants. Bien que davantage de familles rurales et urbaines vivent plus aisément après trois décennies de rapide développement économique, une petite proportion de la population des régions rurales ou montagneuses vit encore dans la pauvreté et n'a pas assez de nourriture.

    Zhang Bingde, l’un des responsables du BNC, a averti que la forte demande en céréales augmentera avec la croissance de la population. Selon lui, "La sécurité alimentaire demeure un des grands défis de la Chine."

  • Les attentes des consommateurs de 7 pays en innovations alimentaires

    Le SIAL Paris 2012 propose, en partenariat avec TNS Sofres et XTC World Innovation, un regard croisé sur la demande et l'offre en matière d'innovation alimentaire, synthèse des études menées par TNS Sofres dans 7 pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Russie, États-Unis et Chine).

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    Les consommateurs expriment des niveaux d’intérêt élevés pour des nouveaux produits en lien avec la « sophistication » (petits plaisirs, authenticité, terroir) notamment en France, Allemagne, Russie et Chine. En revanche, ils ont plus de mal à se projeter positivement sur des nouveaux produits apportant de nouvelles sensations (diversité de goûts, arômes, textures, couleurs) ou leur permettant de la créativité en cuisine.

    Les tendances en lien avec la naturalité, le médical et le végétal constituent le second pôle de l’offre d’innovations alimentaires. De nouveaux produits déclinés sur des promesses de naturalité, simplicité ou mettant en valeur les origines, sont nettement attendus, quels que soient les pays.

    Les innovations relatives à la praticité (facilité à manipuler, gain de temps, consommation nomade) suscitent en revanche des niveaux d’intérêt moyens ou inférieurs auprès des consommateurs. De même, les innovations sur le thème de la forme (énergie, bien-être, beauté) suscitent des niveaux d’intérêt moyens ou en retrait.

    Les innovations en lien avec l’éthique (solidarité) sont actuellement minoritaires, mais génèrent de l’intérêt pour les consommateurs. Enfin l’écologie (moins d'emballage, réduction du gaspillage), de même que l'achat local, sont des attentes marquées en Europe mais aussi en Chine.

    Sources : agro-media.fr, Céline Laisney du Centre d'études et de prospective et SIAL

  • L’eau est devenue un véritable otage idéologique

    L’eau est essentielle à la vie telle que nous la connaissons sur Terre. On meurt d’ailleurs beaucoup plus rapidement de soif que de faim. De ce fait, l’eau est le symbole de la vie. Les peuples qui vivent dans les régions désertiques peuvent en témoigner tous les jours, même si l’excès d’eau peut être aussi source de mort. L’importance de sa gestion justifie qu’elle constitue l’un des thèmes majeurs du prochain sommet G20+ qui se réunira les 18-19 juin à Mexico.

    L’ineptie de la notion d’empreinte sur l’eau

    Le réchauffement climatique entraîne une extension des zones sujettes au stress hydrique. De ce fait, les discours sur la raréfaction des ressources en eau et le concept d’empreinte sur l’eau semblent crédibles.

    Pourtant, ces discours catastrophistes sont ineptes, totalement dénués d’appel à la raison. Ils se présentent abusivement comme des corollaires du concept d’empreinte sur l’environnement. Ce qu’ils ne sont pas. Ils omettent en effet totalement le concept fondamental du cycle de l’eau. L’eau n’est jamais que le lien étroit entre deux atomes d’oxygène et un atome d’hydrogène. Ni plus ni moins, que ce soit sous forme liquide, solide ou gazeux.


    Les militants végétariens de l’association britannique Water Footprint font d’ailleurs une démonstration par l’absurde de ce concept d’empreinte de l’homme sur l’eau. Selon leur modèle de calcul, il faut 1.600 litres d’eau pour produire 1 kg de pain. Le maximum de "gaspillage" est atteint avec l’élevage extensif : 16.400 litres seraient engloutis pour produire 1 kg de bœuf, soit 1.500 litres pour un steak ! L’eau absorbée par l’herbe des prairies serait ainsi gaspillée pour satisfaire l’appétit de l’homme pour les produits carnés.

    L’organisation internationale Footprint Network a beau souligner les limites des études d’empreinte dans ses « Standards de l'Empreinte Ecologique » (cf. sa note n°14), les entreprises sont tentées de répondre aux questions suscitées dans l’opinion publique sans le moindre souci pédagogique ou sens critique.

    Le groupe Suez-environnement se fait ainsi l’écho de la Fondation Water Footprint Network et des propositions du professeur Arjen Hoekstra de l’Université de Twente aux Pays-Bas. Le géant agroalimentaire brésilien Marfrig a programmé une étude qui devrait être publiée en juin prochain. Quant au groupe Cargill Meat Europe, il a déjà calculé avec ses partenaires que, pour l’ensemble de la filière aboutissant à la production des nuggets pour Mc Donald’s, la production de céréales et de protéagineux représente 99% de l’empreinte sur l’eau…

    Au cours de ma vie professionnelle, j’ai observé d’autres lieux de « gaspillages » bien plus dispendieux en eau que les prairies européennes. La forêt amazonienne en est le lieu le plus visible à l’œil nu : après chaque pluie, on voit s’élever de la forêt d’importantes bouffées de vapeur d’eau à l'image de ce qu’on observe dans un sauna (un arbre évapore 2.000 fois ce qu’il gagne en poids…). Ce « gaspillage » est moins visible mais tout aussi important en régions tropicales désertiques du fait de la siccité de l’air. Après avoir construit un barrage pour alimenter la ville de Biskra en Algérie, les ingénieurs ont ainsi du se résoudre à l’exploiter à la moitié de sa capacité pour la seule raison que l’évaporation naturelle s'élève dans la région jusqu'à 5 mètres par an ! (1). La surface à l’air libre s’étendant plus vite que le volume au fur et à mesure que le niveau monte dans la retenue, le débit de la rivière qui alimente le barrage aurait été insuffisant pour compenser la seule évaporation sur la retenue. Celle-ci n’aurait été alors qu’un simple trou d’eau dont la surface aurait varié en fonction des pluies d’orage… C’est d’ailleurs la situation des « mers intérieures » comme la mer d’Aral, la mer Caspienne et le lac Tchad. Irriguer pour cultiver des terres, c’est accroître la surface d’évaporation proportionnellement à la surface des feuilles. Les spécialistes parlent alors d’évapotranspiration. On est là confronté au nécessaire arbitrage entre usages -par nature politique- entre les différents utilisateurs de l’eau, entre agriculteurs et pêcheurs…

    Les types d’eau douce à distinguer

    Outre la distinction proposée en 1995 par Falkenberg entre l’eau « bleue » qui s’écoule et l’eau « verte » qui est utilisée par les plantes, il faudrait également distinguer l’eau fossile que je qualifierais volontiers d’eau « diamant » du fait de sa valeur irremplaçable. En effet, à la différence de l’eau bleue, l’eau « diamant » s’est accumulée dans des réservoirs souterrains avec des temps de résidence qui se compte en milliers d’années, sans se renouveler, du moins à l’échelle humaine. C’est le cas des gisements profonds du Sahara. Utiliser cette eau « diamant » revient à pomper dans le capital vital et non renouvelable des régions concernées. Elle devrait donc être gérée comme un véritable bijou de famille. Ses réservoirs géologiques étant généralement sans lien avec les frontières des Etats, sa gestion internationale devrait s’imposer comme c’est le cas pour les ressources du continent Antarctique.

    Le lecteur aura remarqué que cette chronique ne fait pas allusion au concept d’eau « virtuelle ». Celui-ci est par contre très pertinent pour analyser la problématique des échanges internationaux d’eau. En reprenant l’exemple de la filière volailles et les bases de calculs de Water Footprint, il justifie le choix politique des dirigeants égyptiens d’importer massivement des céréales et des protéagineux pour développer l’élevage local de volailles pour palier à la faiblesse de leur pays en ressources en eau. Bien que ce concept ne soit pas médiatique, le concept d’eau virtuel est un outil très pertinent pour une gouvernance mondiale de l’eau.


    Michel Foucault

    (1) cf. l'article de B. Remini "L'évaporation des lacs de barrages..." publié dans Larhyss Journal, ISSN 1112-3680, n° 04, Juin 2005, pp.81-89. Il note en particulier "que durant la période 1992-2002, la quantité évaporée représente la moitie du volume consommé par l’irrigation, l’alimentation en eau potable et l’industrie... l’ampleur de ce phénomène est beaucoup plus visible dans les
    barrages de Merdja Sidi Abed (Rélizane) et Djorf El Torbba (Bechar)" L'évaporation a ainsi totalement absorbé les arrivées d'eau dans le barrage de Merdja Sidi Abed en 2000-2001 ! L'évaporation est en moyenne de 1 mètre deau/an au-dessus des 39 barrages algériens. 

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