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inra - Page 2

  • Les scientifiques proposent des solutions pour réduire les émissions de méthane des animaux

    Les émissions de méthane (CH4) dans l’atmosphère sont un enjeu important car c’est un gaz à effet de serre au potentiel de réchauffement climatique 21 fois supérieur à celui du CO2 et qu’elles augmentent rapidement !

    Au niveau mondial, la concentration en méthane s'accroît d'environ 1 % par an et celle du gaz carbonique d'environ un demi %. Certains craignent que le méthane ne devienne un jour le problème le plus important.

    Le taux de CH4 atmosphérique a plus que doublé ces 2 derniers siècles, surtout en raison d’activités humaines comme l'élevage de ruminants.
     

    Tous les animaux qui se nourrissent de végétaux produisent naturellement du méthane. Presque 0,5 % du total des émissions animales est attribuable aux humains. La faune sauvage en produit environ 5 %.

     

    elevage, vaches laitières,alimentation, methaneAvec 1,3 milliards de têtes de bétail, l’élevage des gros bovins représente à lui seul 71 % du total des émissions 

    En effet, les ruminants tels que les bovins ont un estomac compartimenté dans lequel - plus précisément dans le rumen - les bactéries décomposent les aliments et génèrent du CH4 en tant que sous-produit.

     

    Un seul bovin peut en produire environ 65 kg et une vache laitière 90 kg de CH4 par an, essentiellement rejeté par voie orale (95%). Ce rejet représente une perte de 7% de l’énergie ingérée par l’animal.
     

    Des propositions scientifiques concrètes

     

    À l'Université du Manitoba, les chercheurs canadiens ont découvert que le niveau de méthane baisse dès que la vache mange des aliments de haute qualité, faciles à digérer. Ils ont ainsi observé que les émissions de méthane diminuent de 10 % lorsqu'on mélange de la luzerne au fourrage.

    Des scientifiques de l’INRA ont mis au point une méthode pour réduire encore plus la production de CH4 en utilisant un complément alimentaire issu de la fermentation d’un substrat par au moins un champignon appartenant au genre Monascus.
     

    Ces champignons sont sans danger pour l’Homme et l’animal. Ils sont traditionnellement utilisés dans la gastronomie chinoise et leur consommation a été autorisée par l’EFSA et la FDA.

     

    Les chercheurs de l’INRA ont montré qu’un substrat organique (grains de céréales et dérivés) fermenté par une souche de l’espèce Monascus ruber et ajouté à la ration d’ovins réduit de 30% la production de méthane.

     

    Protégée par un brevet, cette technologie nécessite encore des travaux de R&D avant la commercialisation d’un complément alimentaire ou ingrédient alimentaire bioactif pour les ruminants d’élevage.

     

    En tout état de cause, il y a là une voie intéressante pour maitriser l’augmentation du taux de méthane dans l’atmosphère, une voie d’autant plus intéressante que les besoins en produits laitiers devraient s’accroitre rapidement, en particulier dans les pays émergents.

    Source : INRA 

  • Une étude internationale montre que le coton OGM est bénéfique à l’environnement.

    L’étude publiée le 13 juin dans la revue "Nature" par une équipe de chercheurs chinois de l'Académie des sciences agronomiques de Chine à Beijing et un français de l’INRA Sophia-Antipolis met en évidence l'impact positif de la culture à grande échelle du coton OGM Bt sur l’environnement.

    coton Bt, OGM, ChineLes vastes cultures de ce coton transgénique résistant à la pyrale limitent l’utilisation d'insecticides chimiques grâce à ses protéines insecticides de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt). Sur la base de données de 1990 à 2010 sur 36 sites dans 6 provinces du Nord-Est de la Chine, les chercheurs ont mis en évidence la corrélation entre l'implantation de coton Bt sur cette longue période, de la réduction concomitante de l'utilisation d'insecticides chimiques avec un développement des populations d'auxiliaires des cultures et une diminution des insectes ravageurs.  Ils ont observé une forte augmentation d’arthropodes prédateurs généralistes  (coccinelles, chrysopes et araignées) et une forte diminution des ravageurs pucerons généralement associés à l'adoption généralisée du coton Bt avec une réduction des pulvérisations d'insecticides.

    Les chercheurs ont même observé que l’augmentation du nombre de coccinelles, chrysopes et araignées pourrait aussi avoir des effets bénéfiques sur des cultures non transgéniques voisines telles que celles de maïs, arachide et soja. L’usage de ce coton OGM accroîtrait ainsi l’efficacité de la lutte biologique naturelle dans les paysages agricoles !

    L’impact de cet effet bénéfique est important en Chine si on tient compte que le coton Bt y couvre 3,9 millions d’hectares, soit 71% de la surface cotonnière.

    Il serait intéressant de vérifier si on observe les mêmes effets bénéfiques dans d’autres régions du monde (Inde, USA, Afrique…)

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