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prix - Page 2

  • DFA, principale coopérative laitière américaine, est accusée de manipulation du marché

    Les spéculateurs financiers ne sont pas les seuls capables de spéculer sur les produits agricoles et d’avoir un impact sur l’évolution des prix.

    dfa dairy farmers of americaLes soupçons de manipulation du marché du cheddar qui pèsent sur Dairy Farmers of America (DFA) et sur ses filiales Keller’s Creamery et National Dairy Holdings en sont un exemple patent.

    La coopérative DFA assure 30% de la collecte laitière américaine. Elle regroupe 9.000 exploitations réparties sur 48 états des USA, réalisant un chiffre d’affaires total de 13 milliards d’euros en 2011, dont 9,3 avec les produits laitiers, ce qui en fait la principale entreprise laitière du pays.

    Une enquête judiciaire est en cours sur plainte d’un groupe de consommateurs du Vermont qui accuse DFA d’avoir acheté en 2004 d’importantes quantités de cheddar sur le marché spot du Chicago Mercantile Exchange (CME) pour y faire monter les prix. Ce marché représente normalement moins de 2% du marché, mais il sert de référence pour déterminer les prix sur le marché américain. La tentation est donc grande d’y faire des acquisitions pour provoquer une hausse des prix, mais la nécessité de revente ultérieure eut entrainer de lourdes pertes.

    Ce n’est pas la première fois que la coopérative est accusée de manipulation du marché des produits laitiers. DFA avait accepté de payer 12 millions $ dans le cadre d’un arrangement en 2008 avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). L’année précédente, le groupe coopératif avait accepté de payer plus de 158 millions $ à la suite d’une accusation collective (« class action ») par 17 fermiers de constitution d’un cartel avec son challenger Dean Foods pour peser sur les prix du lait dans 14 états du sud-est des USA…

    L’efficacité des « class actions » et la lourdeur des peines prononcées devraient calmer les velléités de manipulations spéculatives. Il faut remarquer que le « Département des achats » avait alerté le trader de DFA que l’entreprise achetait plus que ses besoins. Une question demeure : les dirigeants du groupe seront-ils également poursuivis par la justice pour les instructions délictueuses du groupe ? Seul le risque d’une condamnation personnelle serait réellement efficace contre ces comportements délictueux.

    Source : Dairyreporter.com

  • Principales tendances et opportunités en 2013 pour l’agroalimentaire

    LFR,Leatherhead Food Research
    Selon les analyses de Leatherhead Food Research (LFR), les mauvaises récoltes en 2012 dans l'hémisphère Nord signifient que les prix des matières premières vont continuer à grimper. La pression sur les ressources va être aggravée par la demande des marchés émergents dont le nombre d’habitants, l'espérance de vie, la production économique et le pouvoir d’achat continueront à progresser plus vite que sur les marchés développés.

    L’accroissement du nombre d’obèses incite à une réglementation plus sévère pour l'utilisation du sel, des graisses, du sucre et pour l’étiquetage des aliments « sains ». LFR prévoit l’examen cette année du cadre alimentaire européenne PARNUTs ainsi que de nouvelles règles d'étiquetage nutritionnel aux Etats-Unis.

    La durabilité est intégrée dans les stratégies des leaders mondiaux de la grande distribution. Ce critère de nombreux éléments tels que la consommation d'énergie, l’origine des matières premières, l’environnement, le bien-être des humains et des animaux, le traitement des déchets, la consommation d'eau, etc.

    Malgré tout, les attentes en termes de santé et de mieux-être offre des opportunités pour les entreprises agroalimentaires qui sauront innover dans les domaines suivants :

    -Les produits « naturels »

    Les fabricants devraient poursuivre leur politique liée au « naturel » ou réviser leurs étiquettes.

    -Les aliments fonctionnels

    La mise en œuvre juridique des allégations santé (article 13,1) annoncée par l’EFSA le 14 décembre aura peu d'impact sur le marché qui continuera à croître. Les fabricants qui peuvent démontrer aux consommateurs, avec une preuve vérifiée par des scientifiques indépendants, que le produit tient sa promesse bénéficieront d’une croissance continue du marché

    - Les produits « sans »
    « Sans » a été la « success story » de 2012. La croissance des produits alimentaires arguant de cette allégation se poursuivra en 2013, en particulier pour les produits de grandes marques

    -Les taux réduits de sel, graisses et sucre
    L’intérêt des efforts pour réduire les taux de sel, de graisses et de sucre perdurera. L’enjeu réside dans les innovations technologiques pour réaliser des réductions radicales

    -Le vieillissement population

    L’augmentation progressive de l'âge moyen de la population mondiale créée une opportunité pour les fabricants qui mettent au point des produits qui atténuent les préoccupations croissantes de santé et qui proposent des emballages adaptés. LFR estime que le moment est venu de segmenter l’offre en séparant les besoins des plus 55 ans de ceux des 75 ans et plus.

    -Aucun compromis sur l'éthique

    Les ventes d'aliments du commerce équitable ont continué à croitre durant la crise économique mondiale. Les labels correspondants sont par ailleurs utilisés pour désigner des qualités faisant référence à des normes de bien-être plus élevés, à une garantie de provenance et de respect de la biodiversité. Ceci prouverait que les consommateurs ne transigeront pas sur les questions éthiques.

    -Les ingrédients

    LRF pense que certains ingrédients auront, aux yeux des consommateurs, une plus grande influence sur leur préférence d’achat et que ces ingrédients peuvent apporter une réelle valeur ajoutée.

    Source : http://www.leatherheadfood.com/leatherhead-issues-global-food-industry-outlook-for-2013
    Leatherhead Food Research, est un institut de recherche anglais créé en 1919 dans la ville de Leatherhead, Surrey.

     

    Vers une R&D plus collaborative ?

    Dans un article sur FoodNavigator, Caroline Scott-Thomas met en exergue les 5 facteurs principaux d’évolution du secteur agroalimentaire européen en 2013. Outre la hausse des prix alimentaires qui pourrait être compensée par un mix taxes/subventions, la réduction du nombre d’ingrédients dans les aliments et les questions d’éthique, la journaliste relève une évolution dans la stratégie de gestion de la R&D de plusieurs grands groupes.

    La compression des coûts imposée par le ralentissement économique a conduit à une réflexion sur la gestion de l'innovation. Des multinationales comme Unilever, Kraft Foods et General Mills ont montré la voie de l'externalisation de la R&D à l’image de ce qu’on fait les constructeurs automobiles avec leurs sous-traitants équipementiers au bénéfice de tous. Des entreprises agroalimentaires de taille moyenne suivront probablement l’exemple des grands, en particulier dans le cadre de partenariats avec es producteurs d’ingrédients, pour accroitre encore leur flexibilité.

     

  • Un malheur n’arrive jamais seul… C’est le constat des agriculteurs américains

    Les 2/3 des Etats-Unis ont subi cette année l’été le plus chaud et le plus sec depuis 50 ans. Résultat : une chûte des rendements de céréales et de foin.

    A cela s’ajoute une flambée de champignons sur les produits récoltés au point que, selon les tests réalisés par le laboratoire international Alltech (1) 100 % du foin, du maïs et autres céréales sont contaminés par une mycotoxine aux USA !

    Le laboratoire a constaté en particulier la présence de mycotoxines Penicillium dans 87 % des échantillons.
    Il a relevé également sur le maïs et le blé récoltés dans les régions du Midwest, Sud et l'Est des États-Unis des flambées de déoxynivalénol (DON) et d'aflatoxine.

    La présence généralisée de ces champignons va entraîner des pénalités sur les prix, voire des refus de lots qui ne seraient pas aptes à entrer dans l’alimentation animale et, a fortiori, dans l’alimentation humaine …

    En effet, produit par des champignons, l'aflatoxine est une mycotoxine toxique et cancérigène en particulier pour le foie si se consomme une quantité excessive. Les champignons en cause poussent sur les fruits secs, noix, arachides, épices et céréales et peuvent donc se trouver dans une grande variété de produits alimentaires.

    Le déoxynivalénol (DON) est également une mycotoxine dangereuse produite par des champignons. Il se trouve surtout dans les grains de céréales. 

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    (1)
    Alltech est un laboratoire international qui travaile dans le secteur de la santé et de la nutrition animale. Basé dans le Kentucky (USA), Alltech est présent dans 128 pays, y compris en France à Paris et Nantes, avec 31 usines et 4 centres de bio-sciences dans le monde entier.

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