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securite alimentaire - Page 3

  • Pour le DG de la FAO, il faut renforcer les liens entre l’industrie et l’agriculture pour réduire la faim et bâtir des systèmes alimentaires durables

    Alors qu’on entend la FAO défendre surtout l’agriculture familiale, son Directeur général a intégré le secteur industriel dans la lutte contre la pauvreté et la faim lors du 2ème Forum sur le développement industriel inclusif et durable organisé organisé par l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI-UNIDO) à Vienne les 3 - 4 novembre 2014.

    Pour M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, l'industrialisation peut être un outil important, mais cela ne doit pas se faire au détriment du développement agricole.  "Pour réduire la pauvreté et la faim, le développement industriel et l'agriculture doivent se compléter mutuellement", a-t-il déclaré devant les participants.

    Le soutien aux agriculteurs pour conférer de la valeur ajoutée à la chaîne alimentaire doit aller plus loin que les considérations monétaires relatives à l'augmentation des revenus. "Cela signifie des aliments plus sains et nutritifs produits de manière durable".

    Intervenant également au cours de ce forum, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, a renchéri en notant que la promotion de la sécurité alimentaire doit être une priorité pour le développement industriel. 

    Le cas des pays sans littoral

    Bâtir un secteur agroalimentaire fort et durable est d'une importance capitale pour les pays en développement sans littoral (PDSL). Désavantagés par rapport à l'accès aux ressources, ils ont souvent moins de terres arables que leurs voisins dotés de zones côtières et souffrent d'une plus grande volatilité des prix alimentaires

    "Le fait d'être un pays en développement sans littoral ne doit pas condamner à l'insécurité alimentaire", avait déclaré le matin M. Graziano da Silva lors de l'ouverture de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral organisée simultanément à Vienne.

    A ce propos, le Directeur général de la FAO a fait remarquer que certains pays enclavés, dont le Kazakhstan et le Mali, ont non seulement réduit de moitié la proportion d'affamés mais également le nombre absolu de sous-alimentés et ce, indépendamment des contraintes structurelles.

    Pour ces pays, le changement climatique reste le défi majeur à relever si l'on veut y bâtir des industries agricoles solides car il exerce une pression supplémentaire sur l'agriculture et les ressources naturelles. Or, M. Graziano da Silva souligne :"Nous devons reconnaître que les systèmes agricoles sont très différents et diversement affectés par le changement climatique", ce qui nécessite le renforcement de la résilience dans les techniques locales de production agricole.

    Les efforts actuels seront renforcés par l'Alliance mondiale de l'agriculture intelligente face au climat lancée lors du Sommet de l'ONU sur le climat en septembre 2014 et par la 2éme Conférence internationale sur la nutrition (CIN2) organisée conjointement par la FAO et l'OMS du 19 au 21 novembre 2014 à Rome.

     

  • 10 principes pour un investissement responsable en agro-alimentaire

    Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale va adopter 10 principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires

    FAO,CSA,investissement responsable,agriculture,agro-alimentaireCréé en 1974 et réformé en 2009, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) est la plateforme internationale et intergouvernementale œuvrant à la sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition pour tous.

    Les 10 Principes visent à promouvoir des investissements responsables dans l'agriculture et les systèmes agro-alimentaires, essentiels pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à tous les niveaux, réduire la pauvreté et réaliser un développement durable.

    Volontaires et non-contraignants, les principes «rai» sont reconnus comme universellement légitimes et ils s'adressent autant aux Etats qu'aux investisseurs privés en accordant une attention particulière aux défis affrontés par les petits producteurs.

    Les 2 sécurités à assurer

    4    La sécurité alimentaire est concrétisée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique, économique et social à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.

    Les quatre piliers de la sécurité alimentaire sont la disponibilité, l'accès, la stabilité et l'utilisation par l'organisme.

    Bien que cela ne soit pas toujours explicite, chaque dimension comporte des considérations et des éléments relatifs à la nutrition qui sont essentiels pour les liens qui existent entre les économies alimentaires nationales, les ménages et le bien-être des individus.

    4    La sécurité nutritionnelle est garantie lorsque tous les êtres humains peuvent, à tout moment, consommer en quantité calorique suffisante une nourriture de qualité appropriée en termes de variété, de diversité, de teneur en nutriments et de sécurité sanitaire pour satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires et ainsi mener une vie saine et active, tout en bénéficiant d'un environnement sanitaire et de services de santé, d'éducation et de soins adéquats.

    Les 10 principes pour un investissement responsable

    4    1- Contribuer à la sécurité alimentaire et à la nutrition

    4    2- Contribuer à un développement économique durable et sans exclusion

    4    3- Favoriser l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes

    4    4- Faire participer les jeunes et renforcer leur autonomie

    4    5- Respecter les régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches, aux forêts et à l'eau

    4    6- Conserver les ressources naturelles et contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'atténuation de celui-ci

    4    7- Respecter le patrimoine culturel et le savoir traditionnel

    4    8- Promouvoir des systèmes pour une production sûre et saine

    4    9- Intégrer des structures de gouvernance, des procédures et des mécanismes de recours qui soient ouverts et accessibles

    4    10- Examiner les incidences et garantir l'obligation de rendre compte  et la transparence

    Des principes adoptés après un long processus participatif

    Depuis 2012, un large processus participatif et transparent animé par la Suisse a permis d’aboutir le 8 août à cette proposition de 10 Principes. Outre les délégués des pays membres de la FAO, ont participé à ce processus les représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales et du monde de la recherche.

    Les dix  principes seront soumis à l’approbation du Comité de la Sécurité Alimentaire (CSA) lors de sa 41e session en octobre prochain.

     

    Source : Office fédéral suisse de l'agriculture

  • Le Cirad et l’INRA unissent leurs forces pour repenser la sécurité alimentaire mondiale

    D’ici la fin du siècle, la sécurité alimentaire restera un défi majeur pour faire face à la croissance démographique, aux changements climatiques, à l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, aux répartitions inéquitables...

    Cirad,recherche, securité alimentaire
    Le Cirad et l’Inra ont décidé d’unir leurs forces pour explorer des pistes innovantes dans le cadre du méta-programme pluriannuel de recherche GloFoodS en lien avec
    l’IRD et les écoles françaises d’agronomie.


    INRALa sécurité alimentaire mondiale constitue un enjeu majeur : nourrir durablement, sainement et équitablement tous les humains, dont le nombre avoisinera les dix milliards à l’horizon 2050.

     


    Selon la définition proposée par la Conférence Mondiale de l’Alimentation de 1996, la sécurité alimentaire repose sur quatre piliers :

    ·                       la disponibilité ( aspect productif et quantitatif) ;

    ·                       l’accès avec la capacité de produire sa propre alimentation ou de l’acheter ;

    ·                       la qualité de l’alimentation, du point de vue nutritionnel, sanitaire, gustatif; socio-culturel ;

    ·                       la régularité des disponibilités, fonction de l’accès à l’alimentation et de sa qualité.

     «La recherche a longtemps privilégié l’aspect de la disponibilité, sous l’angle quantitatif, observe Etienne Hainzelin, co-directeur Cirad du méta-programme.Désormais, il est nécessaire de s’intéresser aux trois autres piliers mais aussi surtout aux relations qui existent entre ces piliers.» Leméta-programme GloFoodSse focalisera donc sur les interfacesentre la sécurité alimentaire et les nombreux autres éléments.

     

    Quatre grandes questions et relations local/global

    ·                       Comment la gouvernance de la sécurité alimentaire affecte-t-elle les pratiques agricoles et l’usage des terres ?

    ·                       En quoi les transitions alimentaires – les façons de consommer - affectent-elles l’équation des besoins alimentaires, les pratiques agricoles et l’usage des terres ?

    ·                       Comment l’évolution des pratiques et des systèmes de la production agricole affecte les transitions alimentaires et l’accès à l’alimentation des ménages ?

    ·                       Comment les pratiques de production agricole interagissent avec l’efficience et la durabilité des procédés agro-alimentaires, en particulier ce qui concerne les pertes et gaspillages ?

     Le Cirad apportera sa connaissance internationale des terrains, de la diversité des contextes, des ménages ou encore des liens entre les petits producteurs du Sud ; l’Inra, avec son expérience française, celle sur les questions de nutrition et de la transformation.

    Il s’agira de s’interroger par exemple sur les liens existant entre le changement des modes de consommation, voire leur impact sur la nutrition et les changements agricoles, ou encore sur les liens existant entre les situations de pauvreté au sein des ménages et les politiques globales sur la sécurité alimentaire.

     

    Le méta-programme s’appuiera notamment sur les études Agrimonde et DuaLine réalisées précédemment ou encore Agrimonde Terra en cours et qui concerne les relations entre sécurité alimentaire et usage des terres. AgroFoodS s’appuie sur une cellule de pilotage de quatorze spécialistes du Cirad et de l’Inra.

     

    Source : CIRAD

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