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viande - Page 2

  • La valeur de la viande en fait une cible de choix pour les fraudeurs

    Le 30 mai, le procureur de la république de Quimper a rendu public une escroquerie portant sur l’exportation de viande au sein d'une entreprise d'agroalimentaire de Trégunc, sans la nommer.

    Très rapidement, les journalistes ont identifié qu’il s’agit de la société SFV (Sté de Fabrication de Viande), une entreprise employant 40 salariés.

    SVM,viande séparée mécaniquement
    L’objet de la fraude porte sur 6.000 tonnes de SVM (ou VSM, viandes séparées mécaniquement qui utilisée dans la fabrication de nuggets, hot-dogs et autres plats cuisinés) d’
    une valeur marchande de près de trois millions d'euros,destinée à l'exportation vers Russie et l'Afrique du Sud.

    Ces viandes sont extrêmement fragiles et les exigences sanitaires très strictes. Pour ce faire, SFV aurait utilisé des produits désinfectants, voire aurait procédé à leur irradiation. Ces traitements supprimaient l’essentiel des risques d’intoxication à court terme. Les résultats d’analyses microbiologiques étaient, par contre, falsifiés depuis plusieurs années par l’entreprise pour être conformes aux exigences sanitaires réglementaires.

    La société SFV avait déjà été condamnée à une amende de 7.000 euros en 2012 pour tromperie sur la nature, la qualité et la quantité d'une marchandise décelée en 2010 lors d'un contrôle dans l’entreprise. Il s’agissait alors d’une simple caisse contenant des abats interdits tels que des trachées, poumons, caillots de sang...

    Cette nouvelle affaire souligne l’attrait de la fraude et de l’importance des enjeux économiques. 

    Après la médiatisation excessive de l’incorporation de viande de cheval dans de la viande hachée surgelée de bœuf, les responsables politiques ont enfin choisi de ne pas faire de commentaires.

    Les premières victimes de ces fraudes sont les salariés. C’est ainsi que, le 28 mai, l'administrateur judiciaire de Spanghero a annoncé la suppression de 240 emplois, sans compter l'impact sur les sous-traitants locaux. Les soutiens publics à leur égard auront été d’un piètre secours. En effet, les clients étant partis, l’entreprise était vouée à la disparition…

  • Le scandale « horsegate » devient mondial

    chevalLa découverte en Irlande du Nord début février par la Food Standards Agency (FSA) de burgers contenant 80% de viande de cheval a d’abord frappé les opérateurs et les consommateurs européens.

    La recherche d’ADN de cheval est rapidement utilisée par les services de contrôle, jusqu’ici surtout préoccupés par la recherche de micro-organismes pathogènes pour s’assurer de la qualité sanitaire des produits commercialisés.

    Après avoir identifié l’origine roumaine de la viande, les premières investigations ont mis en accusation un trader luxembourgeois peu scrupuleux et plusieurs grandes entreprises industrielles spécialisées en plats cuisinés surgelés.

    L’utilisation de viande hachée congelées comme « minerai » pour une seconde transformation facilite la commercialisation de produits de mélange pour avoir un produit standard au prix le plus bas possible.

    L’ADN, une source de preuve indiscutable d’allégation frauduleuse

    En quelques années, grâce à l’automatisation des procédures d’analyse génétique, l’identification de l’ADN est devenue une technique bien maîtrisée pour un coût raisonnable. Encore faut-il savoir ce qu’on cherche…

    Les résultats obtenus en Europe par les services de contrôles ont incité d’autres services dans le monde à faire de même.

    Dans un premier temps, les vétérinaires russes ont trouvé de la viande de cheval dans des saucisses importées d’Autriche. Après avoir été tenté de prononcer un embargo sur les produits européens, le Russian Centre of Quality and Standardisation of Animal Drugs and Feed de Moscou en a ensuite découvert dans des saucisses fabriquées par une entreprise moscovite !

    Face à cette situation, le Ministre du Commerce et de l’Industrie d’Afrique du Sud a commandé une série d’analyses. Surprise… les scientifiques de l’université de Stellenbosch trouvent dans 68% des 139 produits testés (burgers, émincés, saucisses et autres charcuteries) des ingrédients non mentionnés. Parmi ceux-ci, outre du soja, du poulet ou du porc, ils ont trouvé dans certains échantillons de la viande de buffle, de chèvre et même d’âne…

    Aux USA, les abattoirs de chevaux ont été fermés en 2006 pour éliminer les risques sanitaires dus à l’utilisation de médicaments vétérinaires tels que le phenylbutazone. Depuis, les chevaux venant des installations de sport équestre sont exportés vers les abattoirs du Canada et du Mexique (176.000 exportés en 2012). Que devient leur viande ? On peut se le demander lorsqu’on sait que sa leur est 5 fois moins moindre que celle de la viande bovine.

    Avec de tels écarts de prix entre matières premières, la tentation pour les fraudeurs est grande d’incorporer une partie plus ou moins grande des moins chers dans les produits hachés et mixés. Les informations frauduleuses ont toujours existé (cf. mon livre « Histoire des métiers illustrés par la chanson », en particulier le chapitre sur les artisans de l’alimentation). Seuls les contrôles et la sévérité des peines encourues peuvent en réduire l’importance.

    Source :  www.globalmeatnews.com

     

     

  • Nos habitudes alimentaires augmentent notre empreinte phosphore.

    La consommation accrue de viande et l’augmentation de l’apport calorique compliquent les efforts visant à préserver le phosphore, une ressource naturelle non renouvelable extraite de gisements. C'est ce que l'on appelle l' "empreinte phosphore".

    Une étude de l'Université McGill publiée le 17 janvier 2013 révèle que les changements dans nos habitudes alimentaires depuis le début des années 1960 ont entraîné une augmentation sensible de la quantité de phosphore.

     

    empreinte phosphore mondiale


    Geneviève Metson et ses coauteurs, les professeurs Elena M. Bennett, de l’École de l’environnement de McGill, et James J. Elser, de l’Université d’État de l’Arizona, ont calculé l’empreinte phosphore de divers pays ont observé qu'entre 1961 et 2007, la consommation accrue de viande et l'augmentation de l'apport calorique total ont entraîné une augmentation de 38% de l'empreinte phosphore par habitant.

    Ces résultats indiquent qu'il faudra redoubler d'efforts pour assurer la gestion durable du phosphore extrait de gisements, une ressource non renouvelable. Celle-ci est utilisée pour la fabrication des engrais qui sont nécessaires pour accroitre les rendements de production des produits agricoles. Les pertes de phosphore dans le lessivage des terres cultivées et les égouts contribuent à la pollution des cours d'eau situés en aval. En outre, comme ces gisements sont largement concentrés dans quelques pays, l'approvisionnement et les prix de cette ressource sont soumis aux tensions géopolitiques.

    Ces résultats indiquent que des changements dans les habitudes alimentaires des populations pourraient constituer un volet important de la stratégie visant à accroître la durabilité du phosphore. Dans les pays à forte empreinte de phosphore, la diminution de la consommation de viande, pourrait réduire considérablement la demande de phosphore - étant donné que la production d'un seul kilogramme de viande exige plusieurs kilogrammes d'aliments fourragers, lesquels sont fertilisés à l'aide de phosphore.

    Les chercheurs ont calculé l'empreinte phosphore de divers pays en fonction des données de la FAO sur la composition annuelle de leur régime alimentaire. Ils ont déterminé la quantité totale de phosphore appliquée sur les cultures pour la consommation humaine et animale en s'appuyant notamment sur les taux d'application d'engrais consignés par l'Association internationale des engrais. Les auteurs ont également examiné le lien statistique entre le développement économique et les empreintes de phosphore, puis élaboré des scénarios tenant compte de l'importance relative des changements apportés au régime alimentaire.

    Reste à savoir quelle est la proportion du phosphore utilisée dans la production d'aliments qui est recyclable par compostage et quelle quantité est réutilisée…

    Source : http://iopscience.iop.org/1748-9326/7/4/044043/pdf/1748-9326_7_4_044043.pdf

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