La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

21/04/2013

Des chercheurs veulent nourrir le monde avec du bois !

La nécessité de répondre aux besoins alimentaires et en énergie renouvelable de la planète d’ici 2050 avec 2 milliards d’êtres humains supplémentaires stimule la créativité des chercheurs.

La conjugaison de l'hydrolyse enzymatique et de la fermentation microbienne serait un process efficient pour rendre digestible une partie significative de la cellulose.

Une équipe de chercheurs américains et chinois sous la direction de Percival Zhang vient de publier en ce sens un article dans la revue PNAS de l’Académie des Sciences des USA.

L’hydrolyse de la biomasse cellulosique a été réalisée par un cocktail d’enzymes de synthèse composé d’endoglucanase, de cellobiohydrolyase, de cellobiose phosphorylase et d’alpha-glucan phosphorylase. Ces enzymes sont produits par fermentation bactérienne de végétaux.

Jusqu'à 30% des anhydroglucoses de cellulose ont ainsi été convertis en amidon, un ingrédient insipide mais digestible par l’homme. La cellulose restante a ensuite été hydrolysée en glucose par une levure élevée sur pommes de terre dans le même bioréacteur pour la production d'éthanol.

Les 100 milliards de tonnes de cellulose disponible chaque année dans le monde, il serait possible de produire 4,5 milliards de tonnes/an d’amidon, soit l’équivalent du double de la production mondiale de céréales.
bioconversion,enzymes,fermentation,biocarburant

Diplômé de l’université de Shanghai et aujourd’hui professeur associé de Virginia Tech (USA), Percival Zhang travaille dans son laboratoire sur deux plateformes « enzymes en cascade » et fermentations microbiennes de type E. coli et Bacillus subtilis. Il imagine la mise en œuvre d’un cycle (ECHo) : électricité -carbohydrates(CH²O) et hydrogène  pour satisfaire quatre besoins essentiels de l’homme : air, eau, aliments et énergie en minimisant l’impact environnemental.

Source : PNAS

10/04/2013

Notre patrimoine est bien plus diversifié que les medias le laissent penser

investigation,patrimoine,argentLe débat actuel en France sur les paradis fiscaux et le manque de transparence laisse à penser que Mammon ("Argent", cupidité... en araméen) règne plus qu’on ne le pense sur notre société.

La crise économique avec les multiples difficultés qu’elle génère et la rapide dégradation de la confiance des citoyens envers les professionnels de la politique explique en bonne partie la réaction actuelle.

Loin de moi de justifier la fraude et le mensonge d’un ministre. On a en effet ici l’illustration de la remarque de Jésus rapportée par Matthieu (6-24) : "Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent."

En observant la perte des valeurs morales et de toute référence religieuse, on ne s’étonne pas que le mensonge, la dissimulation, voire la manipulation soient devenus les moyens essentiels pour accroitre son influence.

Je relève d’ailleurs que toutes les critiques, qu’elles émanent des journalistes et ou des responsables politiques, sont focalisées sur le patrimoine financier élevé au rang du veau d’or adoré par les Hébreux durant l’Exode (32-8). Or, c’est avoir une vision très réductrice du patrimoine !

Du fait de leur expérience, les notaires en ont une vision plus large : "le patrimoine est l’héritage de nature très diverse (culture, histoire, langue, système de valeurs, monuments, œuvres artistiques…) qui est transmis aux générations suivantes".

Le patrimoine financier n’est que la partie visible de notre patrimoine.

La science moderne a découvert que, dès la fécondation de l’ovule, nous héritons d’un patrimoine génétique qui nous est personnel. Il ne peut être accaparé par un tiers et il nous appartient pour longtemps puisqu’on peut faire une recherche de paternité post mortem.

Notre patrimoine relationnel est également, constitutif de l’être humain qui est par nature social. Initié dès le stade fœtal avec la mère, il se diversifie et s’étend durant toute la vie. Chaque professionnel connait l’enjeu de ce réseau pour réussir, chaque chômeur en expérimente l’importance, chaque créateur artistique en ressent l’influence sur son œuvre…

Note mode d'expression, nos connaissances, notre savoir-faire, notre mode de réflexion, l’esprit d’initiative, le sens des responsabilités, nos expériences, etc. sont le fruit du patrimoine éducatif et scientifique. Ils sont autant de critères de sélection pour accomplir une mission et donc autant d’éléments de ce patrimoine non fiduciaire…

Mieux, on peut constater que les grands mystiques ou les hommes et les femmes qui aiment gratuitement les personnes qu’elles rencontrent, par le patrimoine spirituel dont ils sont dépositaires, ont finalement plus d’influence que les milliardaires ou ceux que l’on qualifie de «grands de ce monde». Je me rappelle avoir ainsi entendu Jacques Delors reconnaître que Mère Térésa avait plus d’influence que lui alors qu’il présidait la Commission Européenne !

06/03/2013

DFA, principale coopérative laitière américaine, est accusée de manipulation du marché

Les spéculateurs financiers ne sont pas les seuls capables de spéculer sur les produits agricoles et d’avoir un impact sur l’évolution des prix.

dfa dairy farmers of americaLes soupçons de manipulation du marché du cheddar qui pèsent sur Dairy Farmers of America (DFA) et sur ses filiales Keller’s Creamery et National Dairy Holdings en sont un exemple patent.

La coopérative DFA assure 30% de la collecte laitière américaine. Elle regroupe 9.000 exploitations réparties sur 48 états des USA, réalisant un chiffre d’affaires total de 13 milliards d’euros en 2011, dont 9,3 avec les produits laitiers, ce qui en fait la principale entreprise laitière du pays.

Une enquête judiciaire est en cours sur plainte d’un groupe de consommateurs du Vermont qui accuse DFA d’avoir acheté en 2004 d’importantes quantités de cheddar sur le marché spot du Chicago Mercantile Exchange (CME) pour y faire monter les prix. Ce marché représente normalement moins de 2% du marché, mais il sert de référence pour déterminer les prix sur le marché américain. La tentation est donc grande d’y faire des acquisitions pour provoquer une hausse des prix, mais la nécessité de revente ultérieure eut entrainer de lourdes pertes.

Ce n’est pas la première fois que la coopérative est accusée de manipulation du marché des produits laitiers. DFA avait accepté de payer 12 millions $ dans le cadre d’un arrangement en 2008 avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). L’année précédente, le groupe coopératif avait accepté de payer plus de 158 millions $ à la suite d’une accusation collective (« class action ») par 17 fermiers de constitution d’un cartel avec son challenger Dean Foods pour peser sur les prix du lait dans 14 états du sud-est des USA…

L’efficacité des « class actions » et la lourdeur des peines prononcées devraient calmer les velléités de manipulations spéculatives. Il faut remarquer que le « Département des achats » avait alerté le trader de DFA que l’entreprise achetait plus que ses besoins. Une question demeure : les dirigeants du groupe seront-ils également poursuivis par la justice pour les instructions délictueuses du groupe ? Seul le risque d’une condamnation personnelle serait réellement efficace contre ces comportements délictueux.

Source : Dairyreporter.com

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu