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15/08/2014

10 principes pour un investissement responsable en agro-alimentaire

Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale va adopter 10 principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires

FAO,CSA,investissement responsable,agriculture,agro-alimentaireCréé en 1974 et réformé en 2009, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) est la plateforme internationale et intergouvernementale œuvrant à la sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition pour tous.

Les 10 Principes visent à promouvoir des investissements responsables dans l'agriculture et les systèmes agro-alimentaires, essentiels pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à tous les niveaux, réduire la pauvreté et réaliser un développement durable.

Volontaires et non-contraignants, les principes «rai» sont reconnus comme universellement légitimes et ils s'adressent autant aux Etats qu'aux investisseurs privés en accordant une attention particulière aux défis affrontés par les petits producteurs.

Les 2 sécurités à assurer

4    La sécurité alimentaire est concrétisée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique, économique et social à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.

Les quatre piliers de la sécurité alimentaire sont la disponibilité, l'accès, la stabilité et l'utilisation par l'organisme.

Bien que cela ne soit pas toujours explicite, chaque dimension comporte des considérations et des éléments relatifs à la nutrition qui sont essentiels pour les liens qui existent entre les économies alimentaires nationales, les ménages et le bien-être des individus.

4    La sécurité nutritionnelle est garantie lorsque tous les êtres humains peuvent, à tout moment, consommer en quantité calorique suffisante une nourriture de qualité appropriée en termes de variété, de diversité, de teneur en nutriments et de sécurité sanitaire pour satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires et ainsi mener une vie saine et active, tout en bénéficiant d'un environnement sanitaire et de services de santé, d'éducation et de soins adéquats.

Les 10 principes pour un investissement responsable

4    1- Contribuer à la sécurité alimentaire et à la nutrition

4    2- Contribuer à un développement économique durable et sans exclusion

4    3- Favoriser l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes

4    4- Faire participer les jeunes et renforcer leur autonomie

4    5- Respecter les régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches, aux forêts et à l'eau

4    6- Conserver les ressources naturelles et contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'atténuation de celui-ci

4    7- Respecter le patrimoine culturel et le savoir traditionnel

4    8- Promouvoir des systèmes pour une production sûre et saine

4    9- Intégrer des structures de gouvernance, des procédures et des mécanismes de recours qui soient ouverts et accessibles

4    10- Examiner les incidences et garantir l'obligation de rendre compte  et la transparence

Des principes adoptés après un long processus participatif

Depuis 2012, un large processus participatif et transparent animé par la Suisse a permis d’aboutir le 8 août à cette proposition de 10 Principes. Outre les délégués des pays membres de la FAO, ont participé à ce processus les représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales et du monde de la recherche.

Les dix  principes seront soumis à l’approbation du Comité de la Sécurité Alimentaire (CSA) lors de sa 41e session en octobre prochain.

 

Source : Office fédéral suisse de l'agriculture

19/06/2014

La spéculation sur les prix des aliments est scandaleuse pour le pape François

Justice et Paix,pauvres,investissements sociaux« La spéculation sur les prix des denrées alimentaires est un scandale qui compromet gravement l'accès des plus pauvres à la nourriture », dénonce le pape François le 16 juin 2014 en rencontrant les participants au Congrès « Investir pour les pauvres » ("Investing for the Poor") organisé au Vatican par le Conseil pontifical Justice et Paix avec l'agence humanitaire des États-Unis Catholic Relief Services (CRS) et le « Mendoza College of Business » de South Bend.

Le pape a notamment encouragé l'« impact investing » où les investisseurs financent des entreprises à caractère social, acceptant un moindre rendement par rapport à d'autres investissements, « afin de lutter contre l'économie de l'exclusion et des rejets ».

Il s'agit de « promouvoir le développement économique et social » de groupes plus pauvres en investissant notamment dans « les besoins fondamentaux tels l'agriculture, l'accès à l'eau, la possibilité d'accéder à des logements décents et à un prix raisonnable, ainsi que les soins de santé primaires et les services éducatifs ».

Insistant sur « le lien ultime entre le profit et la solidarité », le pape a plaidé pour « que l'éthique retrouve sa place dans le monde de la finance et que les marchés servent les intérêts des peuples et le bien commun de l'humanité ».

 

Pape François,protecteur des pauvres

Discours du pape François

 

"Des représentants de la Curie romaine participent à ces journées d'étude visant à évaluer de nouvelles formes d'investissement au bénéfice des communautés locales et de l'environnement, en plus de fournir un rendement raisonnable.

Les investisseurs de l'« impact investing » sont conscients de l'existence de situations injustes graves, de cas de profondes inégalités sociales et d'inacceptables conditions de pauvreté affectant des communautés et des peuples entiers. Ces investisseurs se tournent vers des instituts financiers qui utiliseront leurs ressources pour promouvoir le développement économique et social de ces groupes à travers des fonds d'investissement destinés à satisfaire les besoins fondamentaux tels l'agriculture, l'accès à l'eau, la possibilité d'accéder à des logements décents et à un prix raisonnable, ainsi que les soins de santé primaires et les services éducatifs.

Les investissements de ce type sont destinés à avoir des répercussions sociales positives sur les communautés locales, tels que la création d'emplois, l'accès à l'énergie, la formation et l'augmentation de la productivité agricole. Le rendement financier des investisseurs a tendance à être plus modéré que dans d'autres types d'investissement.

La logique qui sous-tend ces nouvelles formes d'intervention "reconnaît le lien ultime entre le profit et la solidarité, la circularité féconde entre le gain et le don... Les chrétiens sont appelés à redécouvrir, à vivre et à annoncer à tous le lien originel entre le profit et la solidarité. Le monde contemporain a tant besoin de redécouvrir cette belle vérité !"

Il est important que l'éthique retrouve sa place dans le monde de la finance et que les marchés servent les intérêts des peuples et le bien commun de l'humanité. Il est de plus en plus intolérable que les marchés financiers façonnent le destin des peuples plutôt que de servir leurs besoins, ou qu'un petit groupe prospère par la spéculation financière alors que le grand nombre en subi lourdement les conséquences.

Les progrès de la technologie ont augmenté la vitesse des transactions financières, mais cela n'a de sens que dans la mesure où le bien commun est mieux servi. À cet égard, la spéculation sur les prix des denrées alimentaires est un scandale qui compromet gravement l'accès des plus pauvres à la nourriture. Il est urgent que les gouvernements du monde entier s'engagent à établir un cadre international capable de promouvoir le marché des investissements à fort impact social afin de lutter contre l'économie de l'exclusion et des rejets."

Source : Zenith

08/02/2014

Les OGM sont d’abord une question politique

Selon Marcel Kuntz, biologiste directeur de recherche au CNRS, auteur de nombreuses publications scientifiques, vient de publier un nouveau livre «OGM, la question politique» aux Presses Universitaires deGrenoble.

Il n'existe actuellement en France aucune culture transgénique. Selon certains, il faudrait évaluer davantage les OGM. Cependant, la recherche publique y est aujourd’hui quasiment impossible et les entreprises doivent réaliser leur recherche à l’étranger. Pourquoi un tel paradoxe ? Selon l’auteur, après plus de quinze ans de polémiques, il n'y a plus de doute : la querelle des OGM est avant tout politique.

Un débat très vif aux USA

OGM,label,étiquetage,produits alimentaires,FDA,USDAHasard du calendrier ? Une campagne est actuellement orchestrée auprès du Congrès américain par les grands groupes industriels et de distribution à propos de l’étiquetage des aliments. Ils demandent que l’agence fédérale de sécurité sanitaire des aliments et des médicaments (FDA) soit la seule autorité nationale sur l'étiquetage des produits avec OGM.

Le premier organisme génétiquement modifié mis sur le marché américain a été une tomate, en 1994. La modification visait à ralentir le pourrissement du fruit, dans le but de préserver la fermeté, la couleur et le goût plus longtemps après cueillette. Cette tomate s'est rapidement révélée être un échec commercial, notamment du fait de son coût élevé par rapport à ses concurrentes, sans valeur ajoutée organoleptique particulière. Les homologations d'organismes génétiquement modifiés aptes à la consommation humaine se sont ensuite concentrées sur les filières céréalières.

De vifs débats ont été relancés par la demande de la société Okanagan Specialities Fruits auprès de l’USDA d’homologuer une pomme transgénique qui ne brunit pas à l’air libre. Actuellement, aux USA, les règles sanitaires sont définies au niveau de chaque Etat et des projets de loi se sont multipliés dans une vingtaine d'États en faveur de labels signalant au consommateur que tel ou tel produit en contient. Un véritable casse-tête pour les grands groupes lorsqu’on sait que 80% des aliments contiennent des céréales et que la plupart sont des OGM

D'un côté, les associations scientifiques telles que l’American Medical Associationet l’American Association for the Advancement of Science s'opposent à l'étiquetage systématique, en arguant, notamment, que les résultats scientifiques ne mettent pas en évidence un danger pour la santé humaine.

De l'autre côté, les consommateurs s'inquiètent vis-à-vis du contenu de leur assiette. Selon un sondage du New York Times publié fin 2013, 93% des Américains sont favorables à l'étiquetage des OGM. Les responsables politiques ne peuvent rester insensibles à une telle majorité dans l’opinion…

Pour compliquer la situation pour les responsables politiques, certaines études attestent de la nécessité des cultures OGM pour répondre à la demande alimentaire mondiale dans les années à venir et cette question est un point épineux dans les discussions entre les États-Unis et l'Union européenne sur la création d'une zone de libre-échange transatlantique…

 
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