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12/09/2014

Le marché de la restauration à un euro se développe en Espagne

Un euro. Un chiffre rond, facile à retenir et encore plus facile à payer. Une seule pièce est nécessaire. Rapide et simple. Ce prix est devenu la nouvelle promotion de différentes marques alimentaires, à mi-chemin entre la réponse à la crise de la consommation et le marketing.

Euroking,Burger King,restaurationUn tour dans les rayons de supermarché démontre le développement des offres à 1 € : packs de saucisses, pains et de yaourts. Des chaînes de restaurants fast-food comme Burger King, McDonald ou Rodilla offrent également des produits à ce prix.

Danone estime que c'est une façon de s'adapter aux problèmes économiques des ménages espagnols. "Après des années de crise, nous sommes sensibles aux attentes des consommateurs», explique Alvaro Bordas, directeur des relations institutionnelles de la marque. Il affirme que le marché exige des prix plus bas sans baisser la qualité.

Les habitudes d'achat ont également changé. «Aujourd'hui, la voiture n'est plus remplie tous les 15 jours" observe Jésus Alonso, responsable innovation chez Nestlé en précisant. "Pour le consommateur, les produits à un euro permettent de mieux contrôler son budget» 

El Pozo, avec ses jambons, salamis, saucisses, et autres produits, estime que la situation économique a obligé les entreprises à s'adapter aux besoins et au pouvoir d'achat des familles. Unilever, avec ses marques Flora ou Frigo, a également cherché à s'adapter aux exigences  des consommateurs. «Nous devons offrir des alternatives intéressantes pour ce prix", affirme Ana Palencia, directeur de la communication en Espagne.

Les chaînes de restaurants prennent le chiffre de 1 euro comme outil de communication et de marketing. Burger King a mis deux ans pour sortir sa gamme de 11 produits EuroKing. Cette initiative a permis d'atteindre de nouveaux clients qui identifient un plus grand éventail de l'offre.

Rodilla cherche également de nouvelles niches de clientèle. Angel Fernandez, directeur commercial et du développement de cette entreprise de 75 ans, précise que la chaine «a dû changer son image de marque et  recherche un nouveau profil de consommateur».

Rodilla veut attirer les moins de 35 ans, jusqu'ici très éloignés de ses sandwicheries. L'offre permet d'introduire d'autres produits connus des consommateurs. "Nous avons plus de 600"

Une question : l’offre à 1 € est-elle viable à long terme ?

Bien qu'aucun chiffre soit donné, beaucoup s'accordent à dire que les ventes de ces produits fonctionnent très bien. Même si elles peuvent sembler n'être que des promotions de court terme, toutes les marques estiment que ces offres persisteront. C'est ce que déclare Palencia, la représentante d'Unilever : "Notre intention est de toujours les garder quand elles fonctionnent et satisfont le consommateur".

Cependant, Alonso de Nestlé convient que le problème est la hausse des coûts de production de ces produits à un euro qui peut les rendre non viables à l'avenir.

Pour l'instant, les étiquettes à 1 € sur les paquets ou sur les promotions de Burger King et d'autres marques vont continuer à s'afficher dans les rues et les supermarchés espagnols.

Les plats "faits maison" pour une pièce de monnaie

Nostrum,restauration,catalogneManger le plat préparé à la maison n'est plus une option pour de nombreux travailleurs dans notre pays. La gamelle est l'option la plus utilisée, mais certaines entreprises proposent quelque chose de différent pour seulement un euro ! C'est le cas de Nostrum, une chaîne de cuisine catalane franchisée qui propose une "cuisine maison" pour ce prix.

Déjeuner traditionnel de substitution. C'est le terme technique du secteur dans lequel se situe la société Nostrum à Sant Vicent de Castellet (Barcelone). Nous travaillons pour " les gens qui ne veulent plus cuisiner», explique le fondateur Quirze Salomo.

Nostrum fonctionne comme un club. L'adhérent paie un abonnement annuel de 5 euros (3 lors du lancement) qui  donne droit à des plats pour la moitié du prix normal, avec une gamme de menus à 1, 2 et 3 euros.

Créée en 1998, Nostrum a adopté fin 2012 ce modèle économique en offrant un produit à très bas coût. La chaine compte actuellement 80 établissements franchisés, dont 60 ouverts en 2013. Son fondateur estime qu'il "a démocratisé l'industrie." Quant aux prix, Salomo fait valoir qu'il ya une explosion de la publicité qui inonde les clients. Il voit l'avenir avec optimisme et projette d'ouvrir de nouvelles franchises avec des plats à 1 euro.

Source : Cinco Dias

15/08/2014

10 principes pour un investissement responsable en agro-alimentaire

Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale va adopter 10 principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires

FAO,CSA,investissement responsable,agriculture,agro-alimentaireCréé en 1974 et réformé en 2009, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) est la plateforme internationale et intergouvernementale œuvrant à la sécurité alimentaire et à une meilleure nutrition pour tous.

Les 10 Principes visent à promouvoir des investissements responsables dans l'agriculture et les systèmes agro-alimentaires, essentiels pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à tous les niveaux, réduire la pauvreté et réaliser un développement durable.

Volontaires et non-contraignants, les principes «rai» sont reconnus comme universellement légitimes et ils s'adressent autant aux Etats qu'aux investisseurs privés en accordant une attention particulière aux défis affrontés par les petits producteurs.

Les 2 sécurités à assurer

4    La sécurité alimentaire est concrétisée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique, économique et social à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.

Les quatre piliers de la sécurité alimentaire sont la disponibilité, l'accès, la stabilité et l'utilisation par l'organisme.

Bien que cela ne soit pas toujours explicite, chaque dimension comporte des considérations et des éléments relatifs à la nutrition qui sont essentiels pour les liens qui existent entre les économies alimentaires nationales, les ménages et le bien-être des individus.

4    La sécurité nutritionnelle est garantie lorsque tous les êtres humains peuvent, à tout moment, consommer en quantité calorique suffisante une nourriture de qualité appropriée en termes de variété, de diversité, de teneur en nutriments et de sécurité sanitaire pour satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires et ainsi mener une vie saine et active, tout en bénéficiant d'un environnement sanitaire et de services de santé, d'éducation et de soins adéquats.

Les 10 principes pour un investissement responsable

4    1- Contribuer à la sécurité alimentaire et à la nutrition

4    2- Contribuer à un développement économique durable et sans exclusion

4    3- Favoriser l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes

4    4- Faire participer les jeunes et renforcer leur autonomie

4    5- Respecter les régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches, aux forêts et à l'eau

4    6- Conserver les ressources naturelles et contribuer à l'adaptation au changement climatique et à l'atténuation de celui-ci

4    7- Respecter le patrimoine culturel et le savoir traditionnel

4    8- Promouvoir des systèmes pour une production sûre et saine

4    9- Intégrer des structures de gouvernance, des procédures et des mécanismes de recours qui soient ouverts et accessibles

4    10- Examiner les incidences et garantir l'obligation de rendre compte  et la transparence

Des principes adoptés après un long processus participatif

Depuis 2012, un large processus participatif et transparent animé par la Suisse a permis d’aboutir le 8 août à cette proposition de 10 Principes. Outre les délégués des pays membres de la FAO, ont participé à ce processus les représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations internationales et du monde de la recherche.

Les dix  principes seront soumis à l’approbation du Comité de la Sécurité Alimentaire (CSA) lors de sa 41e session en octobre prochain.

 

Source : Office fédéral suisse de l'agriculture

19/06/2014

La spéculation sur les prix des aliments est scandaleuse pour le pape François

Justice et Paix,pauvres,investissements sociaux« La spéculation sur les prix des denrées alimentaires est un scandale qui compromet gravement l'accès des plus pauvres à la nourriture », dénonce le pape François le 16 juin 2014 en rencontrant les participants au Congrès « Investir pour les pauvres » ("Investing for the Poor") organisé au Vatican par le Conseil pontifical Justice et Paix avec l'agence humanitaire des États-Unis Catholic Relief Services (CRS) et le « Mendoza College of Business » de South Bend.

Le pape a notamment encouragé l'« impact investing » où les investisseurs financent des entreprises à caractère social, acceptant un moindre rendement par rapport à d'autres investissements, « afin de lutter contre l'économie de l'exclusion et des rejets ».

Il s'agit de « promouvoir le développement économique et social » de groupes plus pauvres en investissant notamment dans « les besoins fondamentaux tels l'agriculture, l'accès à l'eau, la possibilité d'accéder à des logements décents et à un prix raisonnable, ainsi que les soins de santé primaires et les services éducatifs ».

Insistant sur « le lien ultime entre le profit et la solidarité », le pape a plaidé pour « que l'éthique retrouve sa place dans le monde de la finance et que les marchés servent les intérêts des peuples et le bien commun de l'humanité ».

 

Pape François,protecteur des pauvres

Discours du pape François

 

"Des représentants de la Curie romaine participent à ces journées d'étude visant à évaluer de nouvelles formes d'investissement au bénéfice des communautés locales et de l'environnement, en plus de fournir un rendement raisonnable.

Les investisseurs de l'« impact investing » sont conscients de l'existence de situations injustes graves, de cas de profondes inégalités sociales et d'inacceptables conditions de pauvreté affectant des communautés et des peuples entiers. Ces investisseurs se tournent vers des instituts financiers qui utiliseront leurs ressources pour promouvoir le développement économique et social de ces groupes à travers des fonds d'investissement destinés à satisfaire les besoins fondamentaux tels l'agriculture, l'accès à l'eau, la possibilité d'accéder à des logements décents et à un prix raisonnable, ainsi que les soins de santé primaires et les services éducatifs.

Les investissements de ce type sont destinés à avoir des répercussions sociales positives sur les communautés locales, tels que la création d'emplois, l'accès à l'énergie, la formation et l'augmentation de la productivité agricole. Le rendement financier des investisseurs a tendance à être plus modéré que dans d'autres types d'investissement.

La logique qui sous-tend ces nouvelles formes d'intervention "reconnaît le lien ultime entre le profit et la solidarité, la circularité féconde entre le gain et le don... Les chrétiens sont appelés à redécouvrir, à vivre et à annoncer à tous le lien originel entre le profit et la solidarité. Le monde contemporain a tant besoin de redécouvrir cette belle vérité !"

Il est important que l'éthique retrouve sa place dans le monde de la finance et que les marchés servent les intérêts des peuples et le bien commun de l'humanité. Il est de plus en plus intolérable que les marchés financiers façonnent le destin des peuples plutôt que de servir leurs besoins, ou qu'un petit groupe prospère par la spéculation financière alors que le grand nombre en subi lourdement les conséquences.

Les progrès de la technologie ont augmenté la vitesse des transactions financières, mais cela n'a de sens que dans la mesure où le bien commun est mieux servi. À cet égard, la spéculation sur les prix des denrées alimentaires est un scandale qui compromet gravement l'accès des plus pauvres à la nourriture. Il est urgent que les gouvernements du monde entier s'engagent à établir un cadre international capable de promouvoir le marché des investissements à fort impact social afin de lutter contre l'économie de l'exclusion et des rejets."

Source : Zenith

 
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