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15/10/2014

Le logo simplifié d’étiquetage nutritionnel, une fausse bonne idée

Des scientifiques plaident pour le vote "d'un étiquetage nutritionnel simplifié unique" des aliments dans la loi de santé publique et critiquent le système proposé par Carrefour, lui demandant d'y renoncer.

Dans leur tribune publiée dans le Journal international de Médecine (JIM.fr) à l'initiative de plusieurs sociétés savantes, dont la Société française de santé publique, les signataires estiment que Carrefour aurait dû attendre et se conformer à un système unique officiel, validé par les pouvoirs publics.

Pas simple de satisfaire les attentes du consommateur !

Il y a une forte attente des consommateurs pour un étiquetage l’informant sur la qualité nutritionnelle des aliments pour équilibrer sa nourriture.

Un tel étiquetage, à l'instar de ce qui se fait déjà pour l'habitat ou l'électroménager, est l'une des mesures phares du projet de la loi de santé présenté le 13 octobre en conseil des ministres.

nutrition, étiquetage, code couleurs

L'Agence sanitaire de sécurité sanitaire (ANSES) et le professeur Hercberg, président du Programme national nutrition santé, préconisent un système de 5 couleurs allant du vert pour les produits les plus recommandables au rouge pour les aliments les plus déséquilibrés.

Pourtant, cette recherche d’un système simplifié contredit la complexité des besoins de l’être humain, beaucoup plus complexe qu’un appareil électroménager. Les besoins d’un adolescent et ceux d’un senior sont en effet très différents.

En fait, hormis le cas des nutriments sources d’allergies, c’est l’excès de quantités consommées qui pose problème. L’un des meilleurs exemples est celui de l’huile de palme qui est souvent présentée dans notre pays comme un produit dangereux. Or, l’huile de palme est consommée sans problème depuis plus de 5.000 ans par les Africains des régions bordant le Golfe de Guinée. Mieux, l’huile de palme rouge (sa couleur naturelle avant raffinage) est source de vitamines indispensables comme la vitamine A pour l’acuité visuelle et la vitamine K.

L’affichage Carrefour sabote le projet d’affichage officiel

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Le 24 septembre, Carrefour a annoncé la mise en place de son système d'étiquetage nutritionnel. Entre fin 2014 et le printemps 2015, les produits de marque Carrefour doivent être siglés d'un pictogramme de couleur verte, bleue, orange ou violette, en forme de pyramide inversée.

Attribuant lui-même les notes à ses produits, le groupe n'a pas retenu la couleur rouge !

Les produits Carrefour porteront aussi une indication de fréquence d'utilisation associée à chaque couleur : "trois fois par jour", "deux fois par jour", "une fois par jour" et "de temps en temps"".

Or "ces messages d'accompagnement sont indéfendables sur le plan scientifique", relèvent les signataires de la tribune publiée dans le Journal international de Médecine (JIM.fr) à l'initiative de 33 sociétés savantes et associations, dont la Société française de santé publique,. On trouve ainsi dans le catalogue proposé par le groupe: pizza au fromage, "à consommer une fois par jour".

Sources : Nouvel Observateur, passeportsante.net 

25/09/2014

Lancement de CapAgro Innovation, premier fonds de capital-risque français dédié à la filière agroalimentaire

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5 groupes industriels et institutions financières de premier plan, engagés dans le développement durable et le monde agricole - Sofiprotéol, Tereos, Bpifrance, Crédit Agricole via sa filiale Crédit Agricole Capital Investissement & Finance (Cacif) et AG2R-La Mondiale - lancent CapAgro Innovation

CapAgro Innovation est le premier fonds de capital-risque dédié à l’agronomie, l’agriculture, l’agro-alimentaire, la nutrition et aux valorisations industrielles et énergétiques de la biomasse.

Avec une dotation initiale de 37 M€, qui devrait à terme atteindre 60 M€, CapAgro Innovation investira de 1 M€ à 5 M€ au capital d’une quinzaine d’entreprises innovantes dans le recyclage des matières, les protéines végétales et la chimie du végétal ou la valorisation des richesses marines, trois des sept ambitions thématiques du Concours mondial Innovation 2030 lancé en 2013. Ces entreprises seront principalement situées en France et en Europe.

CapAgro Innovation est géré par CapAgro SAS, une nouvelle société de gestion de portefeuille spécialisée dans l’investissement en capital-risque dans les secteurs liés à la biomasse. Agréée par l’AMF au printemps 2014, elle est née sous l’impulsion et avec les financements apportés par Sofiprotéol, Tereos et Bpifrance. D’autres institutions, industriels et « family offices2 » devraient souscrire à CapAgro Innovation dans les prochains mois.

« Les industries liées à la production et à la transformation de biomasse ont, ces dernières années, souffert d’un manque d’investissement dans l’innovation. Ce déficit d’investissement a été particulièrement fort sur le segment des jeunes entreprises et des start-ups. Pourtant porteuses de développement durable, en général non délocalisables, fortement contra-cycliques, ces industries sont d’importance stratégique en France et en Europe. La création de CapAgro Innovation va permettre de les soutenir » a souligné Jean-Baptiste Cuisinier, président de CapAgro SAS.

Dès le lancement, un investissement dans LineaZen

Le premier investissement a été réalisé en juillet 2014 au capital de LineaZen, pour un montant de 1,5 million d’euros au sein d’un tour de table 2,4 millions d’euros. LineaZen est une entreprise innovante française créée en 2010, qui développe des systèmes propriétaires de construction bois à très haute performance, sur la base de caissons en lamellé croisé contrecollé de hêtre ou de bambou. Ces systèmes sont destinés à la construction des immeubles d’habitation, de bureaux et industriels. CapAgro a joué un rôle de leader dans ce tour d’investissement et sera représenté au conseil d’administration de la société.

58 premiers projets retenus au Concours mondial Innovation 2030

CapAgro Innovation,capital-risque,Innovation 2030,LineaZen,BOB-ioraffinerie Optimisée Biométhodes,ABOLIS,Move2Chem,Brasserie Dulion,EvrynsectEn 2013, le Premier ministre avait confié à Anne Lauvergeon la mission d’identifier des enjeux technologiques et industriels auxquels sera confrontée notre société à horizon 2030 et de lui proposer une méthode pour stimuler la créativité d’entrepreneurs autour de ces défis. La Commission «Innovation 2030» a ainsi choisi 7 ambitions qui reposent sur des attentes sociétales fortes et des secteurs en croissance, et constituent autant d’opportunités majeures au potentiel particulièrement fort pour l’économie française.

Les projets d’entreprise déposés dans le cadre du Concours Mondial d’Innovation devaient impérativement s’inscrire dans l’une des 7 ambitions choisies :

1. le stockage de l’énergie.

 2. Recyclage des métaux.

 3. la Valorisation des richesses marines.

 4. Les protéines végétales et la chimie du végétal.

 5. la médecine individualisée.

 6. la silver économie, l’innovation au service de la longévité.

 7. la valorisation des données massives (Big Data).

Le Premier Ministre a dévoilé les noms des lauréats retenus après le premier appel à projets. Parmi ceux qui ont été retenus, 1 concerne le recyclage des matières, 10 la valorisation des richesses marines et 5 la chimie du végétal et les protéines végétales.

Nul doute qu’ils seront analysés de près par CapAgro Innovation.

Il s’agit de :

-          HICAP  porté par Steve van Zutphen  et Etienne Almoric pour le recyclage de matières,

-          SEAFLORES porté par Jean-Pascal Biaggi, FIBRE porté parMarc Boissé et Sylvain Leclercq, SISCA porté par Raphaël Goletto, Damien Demoor  et Béatrice Nicolas-Meunier, SEAMEX  porté par Raphaël Gaillard, NODULIER2022  porté par Jan Vandenbroeck, Johan Heiler et Lucien Halleux, DESA porté par Henri Ruba Dumérac, DESALAO porté par Guillaume de Souza, Solène Molle et Stanislas de Montlebert, HALOS porté par Bruno Mottet, H2Omega porté par Gil Ching et Henri Renggli et FLOWWATER porté par Franck Pouch et Arthur Roussey en valorisation des ressources marines,

-          BOB - Bioraffinerie Optimisée Biométhodes porté par Gilles Amsallem et Romain Fouache, ABOLIS - Metabolism Architects porté par Cyrille Pauthenier et Vincent Libis, Move2Chem porté par Maria Albuquerque et Anne-Sophie Lepeuple, BRASSERIE DULION porté par Christophe Bellet et EVRYNSECT porté par Jean-Gabriel Levon  et Antoine Hubert

Sources : CaissedesDepots.fr, Entreprises.gouv.fr

12/09/2014

Le marché de la restauration à un euro se développe en Espagne

Un euro. Un chiffre rond, facile à retenir et encore plus facile à payer. Une seule pièce est nécessaire. Rapide et simple. Ce prix est devenu la nouvelle promotion de différentes marques alimentaires, à mi-chemin entre la réponse à la crise de la consommation et le marketing.

Euroking,Burger King,restaurationUn tour dans les rayons de supermarché démontre le développement des offres à 1 € : packs de saucisses, pains et de yaourts. Des chaînes de restaurants fast-food comme Burger King, McDonald ou Rodilla offrent également des produits à ce prix.

Danone estime que c'est une façon de s'adapter aux problèmes économiques des ménages espagnols. "Après des années de crise, nous sommes sensibles aux attentes des consommateurs», explique Alvaro Bordas, directeur des relations institutionnelles de la marque. Il affirme que le marché exige des prix plus bas sans baisser la qualité.

Les habitudes d'achat ont également changé. «Aujourd'hui, la voiture n'est plus remplie tous les 15 jours" observe Jésus Alonso, responsable innovation chez Nestlé en précisant. "Pour le consommateur, les produits à un euro permettent de mieux contrôler son budget» 

El Pozo, avec ses jambons, salamis, saucisses, et autres produits, estime que la situation économique a obligé les entreprises à s'adapter aux besoins et au pouvoir d'achat des familles. Unilever, avec ses marques Flora ou Frigo, a également cherché à s'adapter aux exigences  des consommateurs. «Nous devons offrir des alternatives intéressantes pour ce prix", affirme Ana Palencia, directeur de la communication en Espagne.

Les chaînes de restaurants prennent le chiffre de 1 euro comme outil de communication et de marketing. Burger King a mis deux ans pour sortir sa gamme de 11 produits EuroKing. Cette initiative a permis d'atteindre de nouveaux clients qui identifient un plus grand éventail de l'offre.

Rodilla cherche également de nouvelles niches de clientèle. Angel Fernandez, directeur commercial et du développement de cette entreprise de 75 ans, précise que la chaine «a dû changer son image de marque et  recherche un nouveau profil de consommateur».

Rodilla veut attirer les moins de 35 ans, jusqu'ici très éloignés de ses sandwicheries. L'offre permet d'introduire d'autres produits connus des consommateurs. "Nous avons plus de 600"

Une question : l’offre à 1 € est-elle viable à long terme ?

Bien qu'aucun chiffre soit donné, beaucoup s'accordent à dire que les ventes de ces produits fonctionnent très bien. Même si elles peuvent sembler n'être que des promotions de court terme, toutes les marques estiment que ces offres persisteront. C'est ce que déclare Palencia, la représentante d'Unilever : "Notre intention est de toujours les garder quand elles fonctionnent et satisfont le consommateur".

Cependant, Alonso de Nestlé convient que le problème est la hausse des coûts de production de ces produits à un euro qui peut les rendre non viables à l'avenir.

Pour l'instant, les étiquettes à 1 € sur les paquets ou sur les promotions de Burger King et d'autres marques vont continuer à s'afficher dans les rues et les supermarchés espagnols.

Les plats "faits maison" pour une pièce de monnaie

Nostrum,restauration,catalogneManger le plat préparé à la maison n'est plus une option pour de nombreux travailleurs dans notre pays. La gamelle est l'option la plus utilisée, mais certaines entreprises proposent quelque chose de différent pour seulement un euro ! C'est le cas de Nostrum, une chaîne de cuisine catalane franchisée qui propose une "cuisine maison" pour ce prix.

Déjeuner traditionnel de substitution. C'est le terme technique du secteur dans lequel se situe la société Nostrum à Sant Vicent de Castellet (Barcelone). Nous travaillons pour " les gens qui ne veulent plus cuisiner», explique le fondateur Quirze Salomo.

Nostrum fonctionne comme un club. L'adhérent paie un abonnement annuel de 5 euros (3 lors du lancement) qui  donne droit à des plats pour la moitié du prix normal, avec une gamme de menus à 1, 2 et 3 euros.

Créée en 1998, Nostrum a adopté fin 2012 ce modèle économique en offrant un produit à très bas coût. La chaine compte actuellement 80 établissements franchisés, dont 60 ouverts en 2013. Son fondateur estime qu'il "a démocratisé l'industrie." Quant aux prix, Salomo fait valoir qu'il ya une explosion de la publicité qui inonde les clients. Il voit l'avenir avec optimisme et projette d'ouvrir de nouvelles franchises avec des plats à 1 euro.

Source : Cinco Dias

 
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