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  • Attention aux régimes amaigrissants à base de plantes chinoises !

    Les régimes à base de plantes semblent plus rassurants que les compléments proposés par l’industrie pharmaceutique. Raison de plus de faire confiance à la pharmacopée chinoise traditionnelle qui utilise une large panoplie de plantes.

    On trouve ainsi sur internet des gélules de poudre de racines de Stephania tetranda connues sous le nom chinois  Fanf Ji”. Il est suggéré par le site www.belfastherbs.com d’utiliser une gélule deux à trois fois par jour, tout en alertant les femmes enceintes des risques d’usage.

    Mais certains producteurs de compositions amaigrissantes ont confondu plus ou moins volontairement Stephania tetranda avec Aristolochia fangchi (en chinois « Guang Fang Ji »), une autre plante de la même famille qui contient de l’acide aristolochique.

    Or, cet acide est un véritable poison pour les reins, plus exactement pour le gène TP53 suppresseur de tumeur. Au cours des deux dernières décennies, plus d’une centaine de jeunes femmes belges ayant suivi un régime amaigrissant à base de plantes utilisées en médecine traditionnelle chinoise ont développé une insuffisance rénale, rapidement compliquée, pour la plupart d'entre elles, par l'apparition de tumeurs urothéliales de la vessie.

    UCL.jpgDans une étude publiée dans PLoS ONE, les équipes de l’Université de Louvain viennent de confirmer la responsabilité de l'acide aristolochique dans le développement de ces tumeurs.

    Cette confirmation doit inciter à user avec précaution de la pharmacopée naturelle.

    Source : UCL - Université Catholique de Louvain-la-Neuve

  • 2015 sera l’année de naissance viable des produits alimentaires imprimés en 3D

    L’impression 3D s’avère un accélérateur d’innovation en agroalimentaire en intégrant le facteur « design » dans la conception des nouveaux produits. De nombreuses équipes de R&D s’investissent dans cette voie de croissance et, pour sa 3e édition, l’alimentation a été l’un des thèmes phares du 3D Printshow au Carrousel du Louvre à Paris.

    La 3D, outil de prototypage pour le biscuitier Poult

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    Laurent Noël, ingénieur R&D du biscuitier toulousain Poult acquis cette année par le fonds Qualium et spécialiste de la marque de distributeur (MDD) et de la sous-traitance pour les grandes marques, démarche déjà ses clients avec une imprimante 3D de MakerBot et son programme Melt-in-lab. Objectif : passer d’un mois d’attente à quelques heures pour créer un prototype.

    A l’issue d’une séance de brainstorming, le client a en quelques minutes mains un modèle en trois dimensions de son futur biscuit. Il est même possible de proposer les contenants, comme des barquettes ou des emballages. L’optimal serait que l’imprimante puisse réaliser des biscuits comestibles. Une telle machine n’existe pas encore, mais un prototype avec du chocolat a déjà été mis au point aux États-Unis. De là à imaginer qu’une future imprimante 3D de biscuits pourrait être connectée au site d’un industriel pour lancer directement la production...

    Les projets se multiplient

    Gabriel Villar, créateur de Dovetailed a présenté à la conférence Tech Food Hack une machine qui imprime des fruits en 3D en utilisant la sphérification, procédé déjà utilisé en cuisine moléculaire. Le procédé combine des gouttelettes liquides avec différents parfums dans les formes souhaitées inspirées du réel ou purement imaginaires.

    La start-up américaine Modern Meadow s’est lancée dans la mise au point d’une imprimante 3D capable d’imprimer des produits carnés à partir de cellules souches animales mises en culture avant d’être mises dans une cartouche d’impression. Une fois imprimées elles s’agrègeraient pour former un tissu biologique similaire à de la matière carnée naturelle.

    imprimante 3d culinaire,produits alimentaires,chocolat,innovation,smoothfoods,biozoonL’allemand Biozoon, fabricant depuis 2010 de « smoothfoods », aliments destinés aux seniors qui ont des problèmes de martication et de déglutition, a reçu une aide européenne de 2,9 millions d’euros dans le cadre du programme "Performance" pour un projet devant aboutir en 2015 avec 10 partenaires. Les aliments devraient ressembler aux produits d'origine.

    Le projet Barilla

    imprimante 3D culinaire,pâtes alimentaires,innovation,Tech Food Hack,,sphérification,BarillaLa nouvelle est tombée le 1er janvier 2014 : Barilla, leader international des pâtes alimentaires, travaille avec l’entreprise néerlandaise TNO Eindhoven pour développer des imprimantes 3D pouvant imprimer des pâtes aux formes souhaitées.

    Des restaurants d’Eindhoven sont déjà équipés d’imprimantes 3D culinaires expérimentales mais, pour Barilla, l’objectif est plus ambitieux : mettre au point une imprimante capable d’imprimer une vingtaine de pièces en 2mn.

    Le dirigeant de TNO Eindhoven juge le pari réalisable arguant qu’en 2 ans, les imprimantes 3D culinaires développées ont déjà diminuées par dix le temps d’impression nécessaire. L’objectif est d’offrir au consommateur l’opportunité de faire imprimer des pâtes personnalisées. Barilla espère développer un modèle commercial reposant principalement sur la vente des cartouches de consommables.

    De nouveaux constructeurs de robots-cuisine pour le grand public

    3D Printshow 2014 a réuni plusieurs exposants d’imprimantes de produits chocolatés personnalisés pour mariages et anniversaires tels que ChocEdge qui vend aux pâtissiers-confiseurs son imprimante 2888 £ et Robots in Gastronomy.

    imprimante 3d culinaire,produits alimentaires,chocolat,sucre,innovation,3d systems,chefjetAprès avoir racheté Sugar Lab, le groupe américain 3D Systems a fait sensation au CES 2014 à Las Vegas en présentant son imprimante à aliments. Il s’apprête à commercialiser auprès du grand public deux imprimantes 3D alimentaires regroupées sous l’appellation : ChefJet. Cette gamme d’imprimantes pourrait imprimer du chocolat, du sucre mais aussi de la vanille, de la menthe, des cerises ou de la pastèque. En réalité, elles traiteront probablement des sucres aromatisés. Les premiers clients seront les « geeks » : il faudra compter 5.000 $ pour la Chefjet et son impression unicolor et 10.000 $ pour la version Pro capable d’imprimer plusieurs couleurs. Les consommables seront distribués par 3D Systems selon le modèle commercial de ses imprimantes 2D.

    Plus abordable, la Chocabyte ne coûte que 99 dollars et les cartouches ne coûtent que 10 dollars les 4 ! Il faut les chauffer avant de les utiliser et compter 10 minutes seulement pour une impression pouvant faire jusqu’à 2,5 x 2,5 x 5 centimètres.

    La NASA a misé 125.000 $ sur le projet d'Anjan Contractor, l'ingénieur et directeur de Systems & Materials Research Corporation pour créer une imprimante capable de faire une pizza.

    Dans le même esprit, un groupe d’ingénieurs de l’Imperial College de Londres a mis au point la F3D qui permet d’imprimer et de cuire la pizza. Son coût de fabrication est encore d’environ 1.500 €. Les extruders utilisés ne peuvent travailler que des pâtes alimentaires et les essais pour imprimer des « pâtes de viande » ne sont pas encore concluants. A suivre…

    De leur côté, deux start-up européennes cherchent des soutiens financiers sur la plateforme Kickstarter.

    La start-up barcelonaise Natural Machines a présenté en mars son imprimante Fondini capable de créer des cheeseburgers (le pain et le fromage), des gnocchis, des raviolis, du chocolat… un peu n’importe quoi d’alimentaire tant que c’est mou et spongieux ; en fait plutôt des desserts et des plats comprenant de la farce ou du fromage comme les raviolis.

    La start-up londonienne 3DVentures voudrait lancer Candy, une imprimante conçue pour élaborer des décors sucrés de gâteaux et assiettes gourmandes.

     

  • Une étude remet en cause la crédibilité du label MSC "pêche durable"

     

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    Une étude scientifique américaine parue dans la revue Biological Conservation annonce que le label "MSC pêche durable" est trop indulgent.

    Or, ce label a été créé en 1997 afin de proposer le meilleur choix aux consommateurs en produits de la mer pour lutter contre les problèmes générés par la pêche intensive.

     

    Jennifer Jacquet, professeur adjoint en environnement à l’université de New York et l’une des onze auteurs de l’étude, s’explique: "Quand les consommateurs veulent du poisson durable, il existe deux options pour répondre à cette demande: la pêche peut devenir plus durable ou la définition de durable peut être édulcorée jusqu’à devenir pratiquement dénuée de sens. Avec le label MSC, c’est la seconde option qui a été maintes fois choisie".

     

    Les chercheurs ont analysé 19 objections émises par des ONG, à propos en particulier des pêches de légine australe et de krill antarctique.

     

    1 produit sur 3 sont en cause

     

    MSC utilise trois principes pour certifier une pêche comme durable: la durabilité des stocks ciblés, l’impact faible des pêches sur l’écosystème et une gestion efficace.

     

    Selon leurs analyses, les chercheurs estiment que 12% des allégations représentant 35% du volume des produits de la mer qui portaient ce label ne répondraient pas à ces normes.

     

    "La définition de la durabilité du MSC est totalement déphasée par rapport à la perception du grand public de ce que signifie ce terme. Lorsque le MSC labellise durable une pêche à l’espadon qui capture plus de requins que d’espadons, il est temps de réévaluer les normes", déclare Claire Christian, analyste politique auprès de l’Antarctic and Southern Ocean Coalition et l’une des auteurs de l’étude.

     

    Le label Marine Stewardship Council (MSC) a été créé en 1997 et a pour but de proposer le meilleur choix environnemental en produits de la mer aux consommateurs afin de lutter contre les problèmes engendrés par la pêche intensive.

    Cette mise en cause de la rigueur de la certification du Marine Stewardship Council doit inciter tous les organismes certificateurs à faire preuve d'une grande transparence sur leurs critères d'évaluation. Le risque est de faire douter les consommateurs du sérieux des labels et de détruire leur confiance pour ne plus choisir que le critère du prix…

     

     

    Sources: LSA, Jacquet

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