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éleveurs

  • Les distributeurs belges imposent la primauté du bien être des animaux sur celle des hommes

    Après les autres grandes chaînes de supermarchés belges Colruyt, Lidl et Delhaize, la filiale locale de Carrefour va interdire les viandes fraîches provenant des porcelets castrés.

    Ces nouvelles règles, qui seront imposées aux fournisseurs d’ici la fin 2013, ont été élaborées en lien avec l'organisation belge de bien-être animal « Global Action dans l'intérêt des animaux » (GAIA). Celle-ci estime qu’environ un demi million de porcs échapperont ainsi à la castration.

    L'interdiction des animaux abattus sans étourdissement préalable entre en vigueur dès cette année et s'applique à toutes les viandes, « y compris la viande certifiée halal ». Les responsables religieux juifs et musulmans ont-ils été consultés avec la même attention que celle portée à Michel Vandenbosch, président de GAIA. Sachant que le porc est une viande interdite pour les musulmans, on se demande pourquoi Carrefour fait ici allusion à la viande hallal ! A moins que l’entreprise envisage la même interdiction pour les moutons et les bovins… Ce qu’elle ne dit pas.

    carrefour,belgiqueDans le même esprit, Carrefour Belgium a entamé des négociations avec ses fournisseurs pour s'assurer que, dès 2013, seuls les oeufs de pondeuses élevées en liberté seront utilisés pour les produits sous sa marque.

    Si la filiale belge sert de laboratoire marketing pour Carrefour, ce positionnement serait une manière pour le groupe de distribution qui tend à perdre des parts de marché de se démarquer de ses grands concurrents.

    Mais est-ce une stratégie globale durable ? L’élimination de la source de testostérone favorise le gain de poids et donc la productivité de l’élevage. Par ailleurs, tous les consommateurs accepteront-ils le goût très marqué de la viande de porcs entiers ? In fine, ces règles qui prônent le retour aux pratiques extensives entraînent des coûts. Les consommateurs sont-ils prêts à les accepter ? Une proportion encore plus grande de consommateurs à faible revenu devra encore restreindre ses achats de produits animaux qui deviendront progressivement des produits de luxe.

    De toutes manières, il faudra bien que quelqu’un les assume l’élévation des coûts unitaires de production… On imagine aisément que, compte tenu de la puissance du distributeur, celui-ci tentera de les faire supporter par les fournisseurs, c’est-à-dire in fine par les éleveurs… Mais, à long terme, y en aura-t-il encore pour exercer un métier contraignant et de moins en moins rémunéré ?…

    Source : Globalmeatnews.com

  • Les conséquences de la flambée des prix de 3 produits agricoles majeurs sont encore imprévisibles

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    Les prix du blé, du maïs et du soja flambent sur les marchés internationaux. La cause initiale en est simple : les stocks de report de ces produits agricoles sont faibles alors qu’une sécheresse centennale sévit aux USA (principal producteur mondial de maïs et de soja) et dans l’ensemble des pays qui exportent habituellement leur blé par les ports de la Mer Noire (Russie, Ukraine et Kazakhstan).

    Les cris d’alarme se multiplient et augurent d’une crise alimentaire comparable à celle de 2008 qui fut à l’origine de dizaines d’émeutes de la faim et de révolutions en chaine sur les rives sud de la Méditerranée.

    La réalité est différente et plus complexe qu’en 2008

    Outre les effets conjugués de la demande croissante des pays émergents, de catastrophes naturelles (sécheresse et inondations) et de décisions gouvernementales limitant les échanges, nombre d’analystes avaient accusé les spéculateurs financiers et les industriels producteurs de biocarburants d’avoir amplifié la première flambée des prix agricoles.

    Les causes initiales de la hausse des prix du blé, du maïs et du soja sont encore les perspectives de récoltes en forte diminution chez les principaux exportateurs. Par ailleurs, les produits agricoles sont toujours présentés par les financiers comme des placements avec des potentiels de hausse intéressants.

    Par contre, plusieurs acteurs ont tiré les leçons de la crise précédentes :

    -          les gouvernements de pays importateurs réglementent le prix du pain et le maintiennent à un bas prix par une politique de subvention. C’est ainsi qu’en Tunisie, j’ai pu acheter au début août 0,2 dinar (0,1 €) une baguette de pain de 220 gr, soit quasiment le même prix qu’en février 2011

    -          les industriels américains ont réduit de 20% leur production d’éthanol dès le mois d’avril 2012 et ceux du Kansas ont déjà annoncé qu’ils vont suspendre leur production à compter du 1er octobre

    -          Les réserves financières des éleveurs de productions intensives (volailles, porcs, gros bovins en feedlots) n’ayant pas été reconstituées depuis la crise de 2008-2009, nombre d’entre eux sont confrontés à des difficultés de trésorerie et décapitalisent en vendant prématurément leurs animaux. Ce surcroit d’offre limite à court terme la hausse des prix de la viande, mais la hausse devrait à moyen terme être d’autant plus importante que l’offre va ensuite se réduire et que l’alimentation du bétail (principalement à base de maïs/blé/soja/drèches) sera plus coûteuse. Quant aux transformateurs des filières animales, leur rentabilité est déjà si faible qu’ils n’ont guère de marge de manœuvre et risquent d’être eux-mêmes la proie de prédateurs

    -          Les négociants et transformateurs vont tenter de garantir un minimum d’approvisionnements physiques pour pérenniser l'activité de leurs outils e production, au risque d’être soupçonnés d’alimenter la spéculation à la hausse, à l’exemple des fabricants d’aliments du bétail indonésiens qui font l’objet d’une enquête gouvernementale…

    Plusieurs pays s’étant opposés à la création de stocks régionaux de régulation qui seraient aujourd’hui bien utiles, le dernier G20 a seulement décidé de mettre en place un système de supervision des marchés et un forum de réaction rapide. Cette mise en place est d’autant plus urgente que les populations des pays les plus pauvres, en particulier du Sahel, vont être les plus durement frappées par cette nouvelle flambée des prix qui, par contagion, va se propager sur tous les marchés régionaux.

  • Le 1er juin, Journée mondiale du lait

    Ce vendredi 1er juin a dite "Journée Mondiale du Lait". 

    world Food Milk, Jourmée mondiale du laitSuite à l’initiative de Cool Milk qui distribue du lait dans les écoles britanniques, initiative relayée par des firmes nord-américaines telles que Roberts Dairy, Dairy Farmers of America, Liberty Farmers Market et DeLaval, la FAO a lancé la Journée Mondiale du Lait dans le but de vanter les bienfaits du lait : ses richesses naturelles et sa valeur nutritive mais aussi son poids économique pour les filières de l’alimentation et de l’agriculture. 

    En Europe continentale, je n’ai eu écho de manifestations sur ce thème qu’en Belgique. Les salariés et les éleveurs adhérents de la coopérative Campina ont distribué gratuitement du lait et des bons de réduction aux banlieusards arrivant entre 6h30 et 9h30 dans les gares d'Anvers, Gand, Bruxelles Central et Namur.

    De son côté, l’ONG « Vétérinaires sans frontières » renouvelle depuis 2008 une manifestation qui valorise l’humour belge : la fameuse fontaine bruxelloise du Manneken Pis urine aujourd’hui du lait à la place de l’eau. La statuette a été revêtue d’une tenue d’éleveur éleveur africain. Cette manifestation veut souligner le problème grandissant de la pénurie de lait en Afrique. L’ONG relève qu’une vache belge produit en moyenne30 litres de lait chaque jour alors qu’une vache africaine ne donne en moyenne que2,5 litres faute d’hygiène et de sélection mais surtout faute d’eau, de nourriture, en quantité suffisante.

    Or la question est vitale pour les pays du Sahel : au Mali et au Niger 80% à 85% de la population vit de l’élevage. C’est dire son importance, surtout lorsque, comme encore cette année, sévit la sécheresse.

    Célébrant aujourd’hui la Journée mondiale du lait, le ministre de l'Elevage du Niger, M. Elhadji Ousmane Ibrahim, a relevé que le contexte international est favorable au développement de la filière lait. En effet, le monde est entré dans une ère de hausse des prix des denrées alimentaires, marquée par une flambée brusque des prix du lait en raison d'une demande et de besoins mondiaux croissants de cette denrée indispensable à la vie, du premier jour de naissance jusqu'au dernier. 'Pour le ministre, « la hausse des prix des denrées alimentaires est un problème mondial, il est particulièrement une préoccupation majeure pour les populations pauvres d'Afrique sub-saharienne qui vivent avec moins de 1 dollar par jour… » Toutefois, ''l'espoir est permis puisque la hausse des prix est aussi une opportunité pour les éleveurs et les agro-éleveurs d'augmenter leurs revenus et de sortir de la pauvreté, si des innovations technologiques, politiques, institutionnelles, de marché et de crédit, qui conviennent, sont adoptées pour accroître la productivité et la commercialisation de leurs produits ». Le ministre nigérien précise que la production nationale est estimée à 958.000 tonnes de lait pour de 35 millions de têtes, ce qui dénote la persistance d'une faible productivité liée non seulement aux facteurs défavorables de l'environnement, mais aussi aux facteurs génétiques, notamment les faibles aptitudes laitières de certaines de nos races animales. Le développement de la production laitière s’inscrira dans le programme de renaissance nationale du Président de la République dans son volet Initiative 3N, ''les Nigériens Nourrissent les Nigériens'' qui comprend l'amélioration génétique du cheptel laitier; de l'amélioration de l'alimentation et de la production fourragère; du renforcement des capacités des acteurs du secteur de l'élevage; du développement des opportunités des marchés avec l'amélioration génétique du cheptel, la création de 500 fermes modernes, de plusieurs laiteries et mini laiteries''

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