Avertir le modérateur

émigrés

  • Les émigrés envoient plus de 300 milliards d’euros aux pays en développement

    transferts financiers,migrants,émigrés,banque mondiale,banque africaine de développementLes diasporas sont particulièrement solidaires avec les populations restées dans leur pays d’origine. Leurs envois financiers jouent un rôle majeur et stabilisateur pour l’économie des pays en développement.

    Selon les dernières évaluations de la Banque Mondiale, les envois de fonds financiers par les émigrés vers les pays en développement devraient croître encore de 6,3 % pour atteindre 414 milliards de dollars (305 milliards €) en 2013 alors que les flux vers les pays développés représentent moins de 120 milliards $.

    Si l’Inde est le premier pays bénéficiaire avec 71 milliards $, suivi par la Chine 60 milliards $, les émigrés philippins ont envoyé 26 milliards $ aux Philippines, les égyptiens 20 milliards $ dans leur pays.

    Ces soutiens extérieurs sont vitaux pour certains pays comme le Tadjikistan pour lequel ils ont représenté 48% du PIB national, le Kirghizistan 31%, les Comores 25%, Haïti 21%, le Sénégal près de 20%.

    Les migrants Africains originaires des pays situés au sud du Sahara sont 22 millions. Hormis le Nigeria qui a bénéficié de 20 milliards $ en 2013, les autres pays d’Afrique subsaharienne n’ont reçu au total que 12 milliards $, dont le Sénégal 1,4 (sous l’impulsion de la confrérie mouride) et le Kenya 1,2 milliard $ (dont une partie via M-Pesa de Vodacom).

    En comparaison, les soutiens du groupe de la Banque Mondiale paraissent modestes

    Les nouvelles interventions du groupe de la Banque Mondiale (IFC, BIRD, IDA) ont atteint 8 milliards $, soit 50 fois moins...12 % de ces interventions en 2013 ont concerné le secteur agricole en 2013. Cette part n’avait été que de 9 % sur les exercices 2010-2012 

    Plus précisément, l’IFC a investi 4,5 milliards de dollars en faveur d’opérateurs privés de la chaîne alimentaire, dans le but d’appuyer des projets visant à élargir l’accès aux financements, aux intrants (semences, équipements et conseils) et aux marchés à travers l’amélioration des infrastructures et des unités de transformation.

    Le Groupe soutient le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) pour lequel 8 pays et la Fondation Bill et Melinda Gates se sont engagés à verser 1,3 milliard de dollars sur 3 ans. Quant au Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire (GFRP), une aide d’urgence 1,6 milliard $ a été dégagée pour aider à 66 millions de personnes dans 49 pays. IDA a financé par ailleurs durant 10 ans des services nutritionnels de base pour 210 millions de personnes fragiles (femmes enceintes et allaitantes, d’adolescentes et d’enfants de moins de cinq ans).

    Les grands bénéficiaires : les intermédiaires

    Selon la Banque Mondiale, le coût élevé de l’envoi de fonds par des circuits formels (en moyenne 9% de commissions auxquelles les banques de nombreux pays ajoutent des frais de « portage » pouvant représenter 5% de la valeur du transfert).

    En Afrique, les frais de transfert sont les plus élevés au monde : en moyenne 11,6% contre 8,3% en Asie. Ils sont presque usuriers entre pays africains limitrophes avec plus de 20% de frais entre la Tanzanie et les pays limitrophes et 20% entre l’Afrique du Sud et l’Angola ou le Mozambique.

    Selon la Banque Africaine de Développement, les pays occidentaux affichent des approches différentes sur la question des transferts de fonds. Pour les anglo-saxons, “l'essentiel de l'action doit porter sur la fluidification de l'offre de services”, ce qui demande de “stimuler la concurrence par une réglementation souple, la diffusion d'informations sur les prestations des opérateurs à la clientèle et la diversification des modes de transferts rapides”. Les francophones veulent “canaliser les ressources des migrants vers des investissements collectifs dans les infrastructures de santé et d'éducation ou dans des projets productifs entrant dans le cadre de programmes de co-développement”. Pour les hispaniques, il s'agit de privilégier “une stratégie de bancarisation des migrants afin de capter les ressources consacrées à l'épargne” en leur proposant “une vaste gamme de produits bancaires spécifiques à leurs besoins… Cette approche gagne du terrain avec les rapprochements entre les banques marocaines et leurs consœurs d'autres pays africains”.

    Sources : Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu