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additif alimentaire

  • Des chercheurs veulent devancer la nature pour mieux lutter contre les virus

    La découverte des antibiotiques a été une invention majeure dans la lutte contre les bactéries et l’une des sources d’accroissement de notre espérance de vie. La puissance des antibiotiques a été ensuite mise également au service des éleveurs pour réduire la mortalité des animaux et accroître l’efficacité de leur alimentation, au risque d’accroître simultanément la résistance des bactéries… Les chercheurs sont donc contraints de trouver de nouvelles molécules antibiotiques pour préserver notre santé…

    Ces antibiotiques n’ont aucune efficacité contre les virus. Or, ce sont eux qui ont le potentiel épidémique le plus dangereux et la parade est la plus pertinente est la vaccination. Le problème auquel sont confrontés les chercheurs est la haute capacité des virus à muter, à éluder les antiviraux qu’ils ont mis au point. L’exemple le plus typique est celui des virus de la grippe.

    Des chercheurs veulent anticiper les mutations virales naturelles
    pour prévoir leurs
    effets

    viris,h7n9,grippe aviaire,antiviraux,e319,additif alimentaire,conservateur,hemagglutinine,dose,tumeur,risques22 virologues du monde entier ont annoncé, dans une lettre commune publiée cet été dans les deux revues scientifiques de référence internationale  SCIENCE et NATURE, leur intention de créer des formes mutantes plus transmissibles du virus de la grippe aviaire H7N9, afin d'évaluer plus facilement les risques de pandémie que représenterait sa transmissibilité d'un humain à l'autre.


    Ce virus H7N9 a été transmis par un chinois à sa fille qui le soignait. Il a tué cet été un tiers des personnes malades, soit près d’une cinquantaine en Asie. Mais ce virus n’a pas encore muté en un virus à haut risque facilement transmissible d’homme à homme, par la salive ou le contact des mains.C’est cette étape que les chercheurs veulent lui faire franchir en laboratoire pour pouvoir anticiper le comportement d’un éventuel futur virus pandémique. Devancer ainsi la nature permettrait aux virologues d’évaluer la dangerosité du virus, ses capacités de transmission, d’adaptation aux autres virus grippaux circulants et de résistance aux traitements antiviraux.

    D’autres trouvent des solutions préventives qui mettent en compétition bénéfices animaux et bénéfices humains

    Simultanément, une équipe de l’Université de l’Illinois à Chicago a montré dans la revue PLOS ONE que l’additif alimentaire E319 (la butylhydroquinone tertiaire) pourrait également devenir le nouveau médicament antiviral contre la grippe aviaire. Cet additif, fréquemment utilisé comme conservateur pour les huiles et les graisses, est capable de se fixer à l’une des protéines de l’enveloppe des virus grippaux, l’hémagglutinine. Or cette protéine est indispensable au virus pour infecter les cellules, elle lui sert en quelque sorte de clé pour parvenir à y entrer. Lorsque l’hémagglutinine est bloquée par l’additif alimentaire, le virus ne peut donc plus infecter les cellules de l’organisme.

     

    Cet additif alimentaire pourrait donc être très utile dans le développement de nouveaux traitements antiviraux, la souche H7N9 ayant déjà développé des résistances contre la plupart des médicaments existants.

    viris,h7n9,grippe aviaire,antiviraux,e319,additif alimentaire,conservateur,hemagglutinine,dose,tumeur,risquesCes spécialistes cherchent désormais à booster la capacité de prévention de l’infection du E319 comme agent antiviral dans l’alimentation des volailles. En tant que conservateur, l’additif n’est actuellement utilisé qu’à toute petite dose : moins de 0,02% de la masse totale de l’aliment. En revanche, s’il devait être utilisé pour des propriétés antivirales, de fortes doses pourraient être nécessaires. Or à haute dose, cette molécule augmente le risque de tumeurs de l’estomac, la question de la dose et de son usage reste donc problématique.

    Source : Source : //pourquoi-docteur.nouvelobs.com

     

  • Une lycéenne découvre les propriétés anti-oxydantes de nanoparticules du bois

    Janelle Tam Pour le concours scientifique BioGENEius Challenge organisé par Sanofi, Janelle Tam, une jeune de 16 ans originaire de Singapour et lycéenne en Ontario, a été primée par le jury canadien pour la mise au point d’un nouvel ingrédient antioxydant.

    Elaboré à base de la nano-cellulose cristalline du bois (NCC) et de nanoparticules de carbone, des fullerènes, cet ingrédient antioxydant est plus puissant que les vitamines C ou E pour piéger les radicaux libres. 

    Cette propriété fonctionnelle a immédiatement retenu l’attention des fabricants de cosmétiques qui recherchent tous les ingrédients susceptibles de ralentir le vieillissement de la peau. Qui plus est, extrait d’une matière première on ne peut plus naturelle –le bois-, cet ingrédient composite a un atout supplémentaire : il est plus stable et agit de manière durable.

    La trouvaille de Janelle Tam sera confrontée le 12 juin à celles des lycéens américains et australiens à Boston, lors de la Biotechnology Industry Organization’s (BIO) Annual International Convention.

    Les cosmétologues ont un avantage sur les responsables R&D de l’agroalimentaire : ils peuvent tester leurs produits sur la peau de volontaires. Si l’innocuité de cet ingrédient composite et son efficacité sont démontrées, il restera à construire un argumentaire crédible auprès des instances sanitaires pour le faire agréer comme additif alimentaire "novel-food" et auprès des consommateurs pour le faire admettre comme ingrédient alimentaire. Il conviendra également d’analyser l’impact potentiel sur l’environnement de ce nano-ingrédient issu de la nature

    M.F.

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