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animaux

  • Des legs indécents et insensés quand tant de personnes ont faim

    Confronté à la question de la sécurité alimentaire, on a du mal à parler argent... Il est surtout fait le parallèle entre les 900 millions de personnes qui souffrent d’une sous-alimentation et le constat qu’un tiers de la nourriture est gaspillé dans le monde.

    Le lien n’est en fait pas aussi évident que cela. En effet, dans les pays très peu développés, le tiers des aliments produits est perdu avant la collecte alors que dans les pays dits développés, le tiers des aliments est gaspillé par le consommateur lui-même. La lutte contre les gaspillages doit donc être adaptée à chaque situation.

    Par contre, il existe un produit très facile à échanger : la monnaie. C’est d’ailleurs le propre de son invention. De plus, avec de la bonne volonté et du courage, ce produit pourrait être alloué de manière équitable ; ce pourrait être un moyen très efficace de solidarité entre les êtres humains. Encore faudrait-il qu’ils soient reconnus comme prioritaires…

    Des millionnaires malgré eux

    Certaines personnes sont tellement éprises de leur animal de compagnie qu’elles en font leur héritier privilégié, voire exclusif. Un Québécois a ainsi recensé douze animaux millionnaires et traités comme tels.

    sécurité alimentaire,legs,animaux,truffes,caviarLe plus riche des animaux : Gunther IV. Ce berger allemand est lui-même l’héritier de Gunther III mort en 1991, un mois après sa maitresse, la comtesse allemande Karlotta Lieberstein. Le legs de Gunther IV est constitué de plusieurs sociétés d’investissement, de plusieurs maisons et hôtels particuliers aux Bahamas. La valeur du legs, multipliée par trois en quelques années, est estimée à 373.000.000 USD (305 millions d'euros).

    Pendant que des enfants souffrent de la faim, Gunther IV ne mange que des plats de luxe, du steak, des truffes et du caviar.

    sécurité alimentaire,legs,animaux,truffes,caviarPour assurer son train de vie de chien millionnaire, il dispose d’une femme de chambre, d'un majordome et d’une limousine avec chauffeur, sans compter une piscine particulière dans sa résidence princière.

    Autre riche héritier : Toby Rimes. Ce caniche est le lointain héritier d’un autre chien du même nom. Dans les années 1900, Ella Wendel était l'héritière d’une famille qui avait fait fortune dans l'industrie de la fourrure et acquis de nombreuses propriétés à New York, en particulier à Manhattan, en raison de leur devise, «Buy, never sell". Lors du décès d’Ella Wendel en 1931, des centaines de personnes ont réclamé une part de l’héritage. Malheureusement pour elles, la défunte avait précisé dans son testament que sa fortune soit placée dans un fonds fiduciaire au bénéfice de son chien Toby Rimes et de ses descendants. Quelques 80 années plus tard, le descendant de ce chien chanceux, également nommé Toby Rimes, est devenu l'héritier d'une fortune de 92 millions de dollars.

    Les chiens sont les animaux les plus riches bénéficiaires. Néanmoins, parmi les chats, Blachie a hérité de Ben Rea une fortune estimée à $ 25 000 000. Par contre Tommaso ne pourra pas bénéficier du legs de $ 13 000 000 de Maria Assunta. En effet, la loi italienne ne permet pas qu’un animal soit héritier et le legs a été confié à une association représentant les intérêts des animaux.

    sécurité alimentaire,legs,animaux,truffes,caviar,pouletPlus étonnant, un poulet millionnaire ! Miles Blackwell, éditeur célèbre à Oxford, était connu pour son activité caritative, son amour des animaux et son sens de l'humour. Lors de sa mort, non seulement une grande partie de sa fortune personnelle a été léguée aux associations de protection animale qu'il avait créées, mais aussi £ 10 000 000 ($14 millions) ont été léguées à Gigoo, son animal de compagnie préféré.

    Je comprends que l’on puisse apprécier la fidélité de certains animaux de compagnie.
    Mais est-il raisonnablement humain de préférer gâter quelques animaux plutôt que de soulager des enfants qui souffrent de malnutrition ? 

    Source : Buzzhunt

  • Les distributeurs belges imposent la primauté du bien être des animaux sur celle des hommes

    Après les autres grandes chaînes de supermarchés belges Colruyt, Lidl et Delhaize, la filiale locale de Carrefour va interdire les viandes fraîches provenant des porcelets castrés.

    Ces nouvelles règles, qui seront imposées aux fournisseurs d’ici la fin 2013, ont été élaborées en lien avec l'organisation belge de bien-être animal « Global Action dans l'intérêt des animaux » (GAIA). Celle-ci estime qu’environ un demi million de porcs échapperont ainsi à la castration.

    L'interdiction des animaux abattus sans étourdissement préalable entre en vigueur dès cette année et s'applique à toutes les viandes, « y compris la viande certifiée halal ». Les responsables religieux juifs et musulmans ont-ils été consultés avec la même attention que celle portée à Michel Vandenbosch, président de GAIA. Sachant que le porc est une viande interdite pour les musulmans, on se demande pourquoi Carrefour fait ici allusion à la viande hallal ! A moins que l’entreprise envisage la même interdiction pour les moutons et les bovins… Ce qu’elle ne dit pas.

    carrefour,belgiqueDans le même esprit, Carrefour Belgium a entamé des négociations avec ses fournisseurs pour s'assurer que, dès 2013, seuls les oeufs de pondeuses élevées en liberté seront utilisés pour les produits sous sa marque.

    Si la filiale belge sert de laboratoire marketing pour Carrefour, ce positionnement serait une manière pour le groupe de distribution qui tend à perdre des parts de marché de se démarquer de ses grands concurrents.

    Mais est-ce une stratégie globale durable ? L’élimination de la source de testostérone favorise le gain de poids et donc la productivité de l’élevage. Par ailleurs, tous les consommateurs accepteront-ils le goût très marqué de la viande de porcs entiers ? In fine, ces règles qui prônent le retour aux pratiques extensives entraînent des coûts. Les consommateurs sont-ils prêts à les accepter ? Une proportion encore plus grande de consommateurs à faible revenu devra encore restreindre ses achats de produits animaux qui deviendront progressivement des produits de luxe.

    De toutes manières, il faudra bien que quelqu’un les assume l’élévation des coûts unitaires de production… On imagine aisément que, compte tenu de la puissance du distributeur, celui-ci tentera de les faire supporter par les fournisseurs, c’est-à-dire in fine par les éleveurs… Mais, à long terme, y en aura-t-il encore pour exercer un métier contraignant et de moins en moins rémunéré ?…

    Source : Globalmeatnews.com

  • Un juge fédéral américain condamne la FDA de ne pas limiter l'usage des antibiotiques

    Un juge condamne l'administration américaine sur les antibiotiques

    Un juge fédéral (Theodore Katz à Manhattan) condamne l'administration américaine. Il a ordonné cette semaine à la Food and Drug Administration (FDA) d’évaluer les risques pour la santé humaine associés à l'utilisation généralisée d'antibiotiques dans les aliments pour le bétail.
    Le juge a ajouté que l’Agence fédérale a fait "scandaleusement peu" depuis les années 1970 pour imposer une réduction substantielle de l'utilisation des antibiotiques dans l'alimentation animale.

    L’ordonnance prise sur la demande de plusieurs organisations de consommateurs estime que la FDAa violé le droit fédéral en omettant de retirer l'agrément de l'utilisation de la pénicilline et ses tétracyclines dans l'alimentation animale lorsque la santé animale ne la nécessite pas. Estimant que l’Agence doit évaluer les risques  médicamenteux et expliquer pourquoi elle refuse de légiférer, le juge a critiqué la défense de l’Agence qui se plaint de la lenteur des débats au Congrès sur le sujet.

    Les avocats du gouvernement ont demandé la suspension de l’exécution de l’ordonnance devant la 2ème US Circuit Court of Appeals. Ils arguent des "dépenses de fonds publics inutiles et contraires à l'intérêt public» qu’elle entraînerait et qui retarderont, d’autant que la FDA développe un programme visant à limiter volontairement l'utilisation de 161 antibiotiques, un nombre beaucoup plus important que ceux qui font l’objet du litige, et que ces dépenses retarderaient d’autres programmes de santé publique.

    Néanmoins, il est probable que cette décision judiciaire va accélérer la réflexion aux USA sur les risques de résistance croissante des bactéries liés à une utilisation des antibiotiques comme de simples additifs pour accroître la productivité des élevages.

    L’usage des antibiotiques reste essentiel mais doit être raisonné

    Lors d’une conférence de presse donnée en janvier dernier, Bernard Vallat, directeur de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) avait rappelé que "L'utilisation d'antibiotiques est aujourd'hui essentiel pour assurer la production animale suffisante pour nourrir la planète. Sans antibiotiques il y aurait des problèmes d'approvisionnement de protéines animales pour la population humaine".

    L'Union européenne a interdit en 2006 l'utilisation de tous les antibiotiques aux animaux d'élevage à des fins anabolisantes. Pour M. Vallat, cette interdiction qui devrait être appliquée à l'échelle mondiale, y compris aux États-Unis. L'OIE, organisme intergouvernemental fondé en 1924 sous le nom d’Office international des épizooties, compte 178 Etats membres. Elle organisera en mars 2013 à Paris une conférence sur l'utilisation raisonnée et la surveillance des produits antimicrobiens.

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