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  • GASPILLAGE ALIMENTAIRE : Une nécessaire évaluation crédible

    Le gaspillage alimentaire fait l’objet d’une préoccupation croissante au niveau mondial. Les chiffres publiés par la FAO et repris dans de nombreuses publications sont alarmants pour la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles et l'environnement.
    Jean-Paul Jamet, Secrétaire général du Centre National pour la promotion des Produits Agricoles et Alimentaires (CNPA) et membre de l’Académie d’Agriculture de France, met les pieds dans le plat dans un article publié dans la revue IAA-Industries alimentaires et agricoles de décembre 2015. Soulignant des erreurs grossières de calcul qui aboutissent à une sur-évaluation de 50%,  il demande que soit refaite l'évaluation pour qu'elle soit crédible. 

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  • L’Agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a recensé les dangers potentiels de la consommation d’insectes et préconise la prudence

    Inspirées par les pratiques culinaires dans les pays du Sud, des entreprises font le pari de se lancer dans la production et la commercialisation de produits à base d’insectes. La consommation d’insectes (entomophagie) complète les plats traditionnels de 2 milliards de personnes dans 130 pays tropicaux et, pour relever le défi de nourrir la planète en 2030, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soutient le développement de l’élevage d’insectes à grand échelle.

     

    ANSES,sécurité sanitaire,alimentation,entomophagie,Devant les risques sanitaires potentiels liés à la consommation d’insectes, l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a fait l’inventaire des dangers véhiculés par les insectes et des besoins de recherche complémentaires.  


    Elle recommande d’établir au niveau européen la liste des espèces pouvant être consommées et de définir un encadrement spécifique des conditions d’élevage et de production des insectes et de leurs produits, permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires.


    entomophagie,consommation d'insectes,risques sanitairesPar ailleurs, les insectes et de nombreux arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.) possédant des allergènes communs, l’Anses recommande la prudence aux consommateurs présentant des prédispositions aux allergies.

    Les insectes les plus couramment consommés sont :

    - les larves ou adultes d’orthoptères (grillons, criquets et sauterelles) et d’hyménoptères

    (abeilles, guêpes et fourmis),

    - les larves de coléoptères (charançons et longicornes),

    - les chenilles et chrysalides de lépidoptères (papillons),

    - certains adultes d’isoptères (termites) ou d’hémiptères aquatiques (punaises d’eau)

     

    Les risques sanitaires possibles

     

    Comme tous les aliments, les insectes peuvent véhiculer des dangers principalement liés :

    • à des substances chimiques (venins, soies urticantes, facteurs anti-nutritionnels, médicaments vétérinaires utilisés dans les élevages d’insectes, pesticides ou phyto-toxines accumulés par les insectes, résidus de médicaments vétérinaires, etc.).

    • à des agents physiques (parties dures de l’insecte comme le dard, le rostre, les ailes, les pattes, etc.).

    • à des allergènes communs à l’ensemble des arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.).

    • à des parasites, des virus, des bactéries et leurs toxines ou encore des champignons.

    • aux conditions d’élevage et de transformation, pour lesquelles il conviendrait de définir un encadrement spécifique permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires.

     

    De plus, comme pour les autres aliments, les insectes comestibles peuvent devenir, suite à une conservation non adaptée, impropres à la consommation humaine.

    Par ailleurs, le développement de telles filières de production d’insectes, depuis l’élevage jusqu’à l’abattage, doit inciter à se poser la question du bien-être animal peu abordée pour les invertébrés.

     

    Les recommandations de l’Anses 

     

    Dans ce contexte d’incertitude et de manque de données, l’Agence recommande :

    • d’accentuer l’effort de recherche sur les sources de dangers potentielles ;

    • d’établir, au niveau européen, des listes positives et négatives des différentes espèces et stades de développement d’insectes pouvant ou non être consommés ;

    • d’explorer la question du bien-être animal pour ces catégories d’invertébrés ;

    • de définir un encadrement spécifique des conditions d’élevage et de production des insectes et de leurs produits permettant de garantir la maîtrise des risques sanitaires ;

    • de fixer des mesures de prévention du risque allergique, à la fois pour les consommateurs et en milieu professionnel.

     

    En attendant l’élaboration de ces normes spécifiques et un encadrement adapté, l’Anses recommande la prudence aux consommateurs présentant des prédispositions aux allergies. En effet, les insectes et de nombreux arthropodes (acariens, crustacés, mollusques, etc.) possèdent des allergènes communs.

    Pour en savoir plus, cf. mon article précédent :"La commercialisation d'insectes comestibles est seulement tolérée" du 29-1-2015

  • Nanoproduits en alimentaire, une dangerosité mal évaluée et donc non maîtrisée

    ANSESL’ANSES (Agence nationale, de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail) demande de renforcer la réglementation européenne sur les nanomatériaux, de stimuler la recherche pour réduire les incertitudes sur le plan scientifique et de se doter d’outils réglementaires et normatifs ».

    Son rapport sur l’évaluation scientifique des risques publié le 15 mai sur les nanoparticules souligne, les effets toxiques de ces substances sur des organismes vivants et sur l’environnement comme le montrent les tests in vitro et in vivo sur l’animal. Certains types de nanomatériaux passant au travers des barrières physiologiques, sont suspectés d’avoir un effet néfaste sur le système nerveux tandis que d’autres ont des effets cancérigènes ou génotoxiques.

    Les nanoparticules dans les produits alimentaires et les cosmétiques

    ANSES,risques,sécurité sanitaire,additifs alimentaires,toxiques,nanomarticules,nanomatériaux,silice,nano-argent,dioxyde de titale,emballage,génotoxiques,système immun,nanotubes de carboneLes nanomatériaux se retrouvent dans certains additifs alimentaires comme les nanoparticules de silice (SiO2) utilisées pour des applications anti-mottant, antiagglomérant ou encore comme modificateur de viscosité (sauces, assaisonnement, poudres alimentaires, dentifrice, crèmes solaires à filtre anti-ultraviolet, dentifrice) ou du nano-argent comme agent antibactérien. La présence de nanoparticules manufacturées de dioxyde de titane (TiO2) a également été détectée par les scientifiques.

    Les matériaux nanométalliques entrent également dans la composition de films alimentaires, dans les matériaux en contact avec les denrées alimentaires, ainsi que dans certains emballages alimentaires comestibles.

    En 2011, la DGCIS (Direction générale de la compétitivité et des services) avait placé le secteur agroalimentaire au cinquième rang des industries les plus consommatrices de nanomatériaux.

    L’Anses a débuté ses travaux sur les nanomatériaux dès 2006 et mis en place en 2012 un groupe  permanent d’experts dédié aux enjeux sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux nanomatériaux.

    De nombreux risques potentiels

    Si de nombreuses voies d'absorption et de translocation (migration des particules à partir de leur site de déposition) ont été démontrées, induisant ainsi un risque systémique potentiel, d'autres sont encore hypothétiques  comme celui impliquant la circulation sanguine vers le système nerveux central ou le placenta ou du foie vers le tractus gastro-intestinal, etc.

    Ces résultats d’études animales sont associés à des doses importantes (≥ 0,1 mg) mais ils posent néanmoins la question de la toxicité des nanomatériaux pour la reproduction. Globalement, les mécanismes de transport moléculaires responsables du transport des nanomatériaux vers les organes systémiques ne sont pas encore élucidés.

    Des effets génotoxiques de plusieurs nanomatériaux ont été mis en évidence (NTC, ZnO, TiO2). Cette génotoxicité peut être directe, via l’interaction des nanomatériaux avec l'ADN ou avec l'appareil mitotique, ou liée à la production de radicaux libres résultant ou non d'un processus inflammatoire.

    Des effets cancérogènes ont également été mis en évidence chez l’animal exposé à des nanomatériaux tels que les nanotubes de carbone et les nanoparticules de cobalt et de nickel. Toutefois, les études à faible dose et dans des conditions d’exposition proches de l’exposition humaine sont encore trop rarement accomplies et doivent être privilégiées. Encore peu d’études in vivo de toxicité pour le système nerveux ou la reproduction sont disponibles

    Compte tenu de leur structure et de leurs propriétés uniques, les nanomatériaux peuvent potentiellement interagir spécifiquement avec le système immun et être capables de modifier les réponses immunes.

    En France, certains nanomatériaux utilisés ne sont pas déclarés

    La France est depuis le 1er janvier 2013 le seul pays où les nanomatériaux sont soumis à déclaration obligatoire de leurs (articles L. 523-1 à L. 523-8 du Code de l’environnement).

     

    On peut se demander pourquoi certains nanomatériaux comme le nano-argent ou les nanotubes de carbone ne sont pas déclarés alors que la loi s’impose à tous les fabricants, distributeurs et importateurs

     

    Source : ANSES

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