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biotechnologies

  • La Commission européenne lance le programme de recherche « Horizon 2020 »

    La Commission européenne a lancé mercredi le programme « Horizon 2020 », doté d'un budget de 15 milliards d'euros pour les deux premières années, en présentant les premiers appels à projets retenus. Sur les 7 ans de sa durée, le programme de recherche et d'innovation de l'Union européenne est doté d'un budget de 80 milliards d'euros.

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    Les appels au titre du seul budget de 2014 représentent un financement de 7,8 milliards d'euros, axé sur les trois piliers essentiels du programme Horizon 2020 que sont l'excellence scientifique (près de 3 milliards d'euros), la primauté industrielle (1,8 milliard d'euros pour soutenir des domaines tels que les nanotechnologies, la robotique, ou encore les biotechnologies...), et les enjeux de société.

     

    Sur ce dernier pilier, 2,8 milliards d'euros sont alloués à des projets innovants portant sur les 7 enjeux de société définis dans le programme Horizon 2020 : la santé et la sécurité alimentaire, une agriculture et une exploitation forestière durables, les activités maritimes et la bio-économie, l'énergie, les transports, l'action pour le climat, l'environnement, ou encore l'utilisation rationnelle des ressources et des matières premières.
     

    « De nouvelles règles » établissent le « libre accès » comme « une des exigences du programme Horizon 2020, afin que les résultats des projets publiés soient librement accessibles à tous », souligne la Commission.

     

    La sécurité alimentaire durable à l'Horizon 2020

     

    138 millions d'euros seront alloués en 2014 aux recherches dans le domaine de la sécurité alimentaire. Elle représente un « défi majeur pour notre société » qui relève « également (d'une) importance économique cruciale » en rapport avec les niveaux des exportations agricoles en 2011 (environ 7 % de la valeur totale des exportations de l'UE) et en termes d'emploi (17 millions de personnes travaillaient dans l'agroalimentaire en Europe en 2011). L'objectif est de « développer des systèmes de production alimentaire aquatiques et terrestres compétitifs et économes en ressources et technologies, pour une chaîne alimentaire durable », ainsi que de faire la promotion d'une alimentation saine. Les recherches pourront aussi appréhender les facteurs mondiaux pour la sécurité alimentaire.

    La Commission attend en retour de ces efforts de recherche un gain de 20 % de l'utilisation efficace des ressources, gagner en productivité dans la production primaire, et faire progresser la politique de sécurité alimentaire « à la lumière de nouvelles preuves scientifiques ». Elle espère aussi « réduire les problèmes de santé dus à une mauvaise nutrition », comme la surcharge pondérale et l'obésité.

    Une partie des 138 millions d'euros ciblera la lutte contre les ravageurs indigènes et exotiques des cultures.
     

    Source : La France Agricole

    Pour en savoir plus ( en anglais), cliquer sur « Horizon 2020 - first calls »

  • Les 7 obstacles à surmonter pour alimenter le monde en 2050

    Alltech, symposium, GLIMPSELe Dr Pearse Lyons , président et fondateur de Alltech, leader mondial de la nutrigénomique animale, est optimiste sur la capacité du secteur agricole à satisfaire les besoins pour nourrir une 3 milliards d’habitants de plus d’ici 2050. Son groupe a organisé en août un symposium qui expose de façon synthétique les obstacles à surmonter.

    Selon le président d’Alltech, il est supposé généralement que «résoudre» les défis agricoles est le rôle des gouvernements, de l’organisation des Nations Unies, des ONG et des organismes de bienfaisance. Si toutes ces institutions font un travail de fond important, l’expérience des 40 dernières années a démontré les limites de leurs approches. En outre, les solutions proposées par les courants conventionnels de pensée conventionnels sont lourdes à mettre en œuvre et souvent irréalistes.

    De plus et pour alourdir les freins, selon Aidan Connolly, vice-président du groupe, l'agro-industrie est vue par certains comme une partie du problème du fait de la poursuite de gains financiers à court terme au détriment du développement humain et de l'environnement. Il conteste cette idée en affirmant que «L'expertise de l’agroalimentaire peut s'avérer précieuse… Le secteur privé fait partie de la solution s’il saisit sa responsabilité en termes de production durable et en investissant sur le long terme.

    En tout état de cause, des obstacles inévitables doivent être surmontés et exigent une mobilisation maximale du secteur agricole. Pour le Dr Lyons « l'agriculture doit faire preuve de créativité et adopter plus rapidement les nouvelles technologies … Nous devons trouver le juste équilibre entre une production alimentaire durable et la protection des ressources naturelles tout en satisfaisant aux exigences des consommateurs ».

    GLIMPSE, un aperçu synthétique des obstacles à surmonter

    Avec un sens aigu de la communication, le symposium organisé par Alltech a été dénommé « GLIMPSE » parce que, tout en signifiant « aperçu » , il est l’acronyme anglais des 7 obstacles recensés :

    - Government. Les gouvernements seraient souvent le plus grand obstacle avec le poids de la bureaucratie, la réglementation et - dans certains lieux - la corruption endémique qui limitent le commerce alimentaire transfrontalier

    - Loss in food and ingredient supply chain. Ce second caractère de l’acronyme désigne le fait qu'un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée dans la production, la transformation, la distribution et l'utilisation finale. Dans les régions à faible revenu, les pertes sont en grande partie dues aux techniques de récolte, de stockage de conditionnement et de commercialisation . Dans les régions à revenu élevé, la majeure partie des pertes est le résultat du comportement des consommateurs.

    - Infrastructure. Une bonne infrastructure est une condition essentielle pour l’acheminement d’un produit arrive. De plus, elle améliore la compétitivité des pays exportateurs.

    - Markets. La volatilité de l'offre et de la demande est souvent exacerbée par les politiques gouvernementales et est aggravée par des mécanismes opaque de tarification. Cette volatilité freine les investissements par les fournisseurs.

    - Politics and policies. Au-delà de la bureaucratie, il y a le défi des politiques qui subventionnent des pratiques destructrices de l'environnement. Ainsi, la promotion des biocarburants et les interdictions d'importation sont un frein à l’efficacité du marché.

    - Science and innovation. Le prix Nobel Norman Borlaug a déjà remarqué que les sceptiques et les critiques des nouvelles biotechnologies souhaitent retarder l’autorisation de variétés améliorées en attendant des tests complémentaires qui offriraient plus de sécurité. Or, pour ce prix Nobel, « plus d'un demi-siècle de sciences agronomiques m'a convaincu que nous devrions utiliser le meilleur qui est à portée de main, tout en reconnaissant ses imperfections et ses limites. »

    - Environment. Selon les Nations Unies, l'agriculture doit produire plus par unité de surface, d'eau et de produits agrochimiques parce que les ressources se raréfient.

    Finalement, en adoptant une perspective de long terme, l'agro-industrie peut aider à réduire les pertes en apportant son expertise en supply chain dans les zones les moins développées et en participant à l’amélioration des infrastructures .

    Source : Allaboutfeed, Alltech

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