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céréales

  • La hausse prévisible de la production céréalière mondiale en 2013 ne règlera pas tout

    La production céréalière mondiale de 2013 est en hausse de 6.8% d’après les estimations de la FAO, soit 2.479 millions de tonnes en total. Ceci permettra de reconstituer les stocks mondiaux et d’espérer des perspectives de marchés plus stables en 2013/14, d’après le  rapport trimestriel de la FAO‘’Perspectives de récoltes et situation alimentaire’’.

     

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    10 pays importent plus de 75% de leurs besoins alimentaires en céréales ! Leur population est donc particulièrement sensible aux prix sur le marché international. Or, les prix du blé et du maïs sont toujours à un niveau supérieur à ceux de 2012…

     

    Par ailleurs, 34 pays dont la Syrie, l’Irak, le Yémen, l’Afghanistan, le Kirghizistan et la Corée du Nord, 27 pays africains sont dans une situation telle qu’une aide alimentaire internationale est indispensable pour y lutter contre la faim massive des populations.

     

    Le site de l’Economiste Maghrebin relève qu’une augmentation des importations céréalières est prévue pour des pays comme l’Indonésie et le Nigéria et l’Egypte, pays où les désordres sociaux et la baisse des réserves de devises engendrent de sérieuses inquiétudes pour la sécurité alimentaire,

  • La production de céréales aura disparu d’Arabie Saoudite dans 3 ans

    arabie saouditeL’agroalimentaire wahhabite est d’un dynamisme exemplaire. John Lawton, Directeur général de l’Agricultural Technology Cy, entreprise d’Arabie Saoudite spécialisée dans les activités « post-récolte », a remarqué lors d’un forum sur la sécurité alimentaire du Golf Cooperation Council (GCC) que l’efficacité de son industrie laitière se traduit par sa capacité d’exportation vers les pays voisins du Golfe et du Moyen-Orient. La contrepartie de ces exportations est l’importation nécessaire de luzerne et de fourrages pour le bétail.

    L’industrie avicole est également en pleine expansion dans le royaume, avec l’entreprise leader Almarai et une consommation qui devrait augmenter de 14% d'ici à 2016, pour atteindre 1,6 million de tonnes.

    John Lawton ajoute avec pertinence «En à peine plus de 30 ans, l'Arabie saoudite a mis au point une base agricole qui peut satisfaire une part importante des besoins avec, dans certains cas, 100% comme pour les produits laitiers, les œufs, les pommes de terre et d'autres cultures spécialisées."

    Pour satisfaire les besoins sans cesse croissants de l'industrie avicole et des produits laitiers du Royaume wahhabite, l'Arabie saoudite prévoit d’importer plus de 2,4 millions de tonnes d'aliments du bétail en 2016.

    Toutefois, simultanément, les productions céréalières seront bientôt complètement éliminées. Depuis 2007, la production de blé diminue de 12% par an et sera nulle d'ici 2016. Les importations de blé devraient atteindre 2,3 millions de tonnes en 2013, en hausse de 80% par rapport au niveau observé en 2008.

    Comme le souligne J. Lawton, «À bien des égards, parce que gourmandes en eau, la production de céréales n’est pas encouragée à long terme et l'accent a été porté sur la production animale».

    C’est un choix stratégique raisonné poussé à l’extrême, conforme au concept d’empreinte virtuelle de l’eau et qui pourrait inspirer les autres pays situés en zone aride et soumis à un fort stress hydrique.

    A noter que John Lawton interviendra lors de l’Agribusiness Outlook Forum qui se tiendra lors de l’AGRA Middle East à Dubaï du 26 au 28 mars.

  • Les interprofessions agricoles africaines doivent être adaptées au contexte local

    Les interprofessions françaises ont fait la preuve de leur efficacité pour développer les filières agroalimentaires. Les interprofessions agricoles africaines ont beaucoup de mal à se mettre en place alors que celles qui existent au Benin, au Burnika Faso, au Mali et au Sénégal ont bénéficié d’un appui très significatif tant des organisations agricoles françaises que des bailleurs de fonds (Banque Mondiale, FMI, USAID).

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    Pour favoriser le transfert d’expérience et sans chercher à imposer le modèle français, la Fondation FARM a organisé en décembre un voyage d’études auquel ont participé Ablaye DIENG, président du Comité national de concertation sur la filière tomate industrielle du Sénégal (CNCFTI), Lionel GUEZODJE, président de la Fédération des unions de producteurs du Bénin (FUPRO), Bintou GUINDO, présidente de l’Interprofession de la filière échalotes/oignon du Mali (IFEO), Salif Ayéfoumi OLOU ADARA, président de la Centrale  des producteurs de céréales du Togo (CPC) et Soumaïla SANOU, président du Comité interprofessionel des filières céréales et niébé du Burkina Faso (CICB).

    Trois défis pour les Africains

    Un défi législatif : le cadre législatif des interprofessions agricoles ouest-africaines est soit relativement récent, soit inexistant. Les lois d’orientation agricole du Sénégal et du Mali, qui évoquent les interprofessions, datent respectivement de 2004 et 2005. Au Burkina Faso, l’interprofession céréalière existe depuis près de dix ans, mais la loi régissant les interprofessions n’a été promulguée qu’en octobre 2012. Surtout, le principe de subsidiarité et de co-gestion qui fait la force du dispositif français, à savoir de réelles délégations de pouvoir de l’Etat, qui permet d’imposer à tous les opérateurs les règles édictées par l’organisation interprofessionnelle n’est pas acquis en Afrique, notamment dans le secteur céréalier.

    Un défi financier : le système de financement des interprofessions « à la française » est mis en œuvre après une forte concertation avec les pouvoirs publics. Ce système repose sur le principe de « cotisations volontaires obligatoires » (CVO), qui implique de réaliser des prélèvements financiers auprès de certains acteurs de la filière selon des modalités bien définies et reconnues par la loi. Pour les filières intégrées, telles que la tomate destinée à la conserverie au Sénégal, le point de prélèvement est identifiable. Par contre, la plupart des autres marchés sont plus ou moins formels, avec de nombreux intermédiaires, rendant beaucoup très difficile les prélèvements. Ainsi, après sept années d’existence, les cotisations des membres de l’interprofession céréalière d’Afrique de l’Est ne représentent que 2% des recettes…

    Un défi structurel : les interprofessions agricoles ouest-africaines ont du mal à impliquer les autres acteurs des filières (transporteurs, commerçants, etc.). Néanmoins, le Réseau ouest-africain des céréaliers (ROAC) est sur le point de voir le jour avec le soutien de l’agence américaine de développement international, USAID.

    Source : FARM 

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