Avertir le modérateur

certification

  • Les fraudes à répétition sur l’étiquetage alimentent la suspicion des consommateurs

    L’analyse de l’ADN, un outil puissant contre la fraude.

    ADN,boeuf,porc,halal,fraude
    Le 16 janvier 2013, les medias diffusent l’information : de l'ADN de porc et de cheval ont été retrouvés dans des burgers au boeuf. 5 chaînes de supermarchés, Tesco, Dunnes Stores, Lidl, Aldi et Iceland, ont vendu ces burgers en Irlande et au Royaume-Uni, produites par les sociétés irlandaises Liffey Meats et Silvercrest Foods. Tesco s'excuse immédiatement auprès de ses clients.

    Le même jour, la Food Safety Authority of Ireland (FSAI) confirme avoir trouvé des burgers contenant plus de 29% de viande de cheval. L’alerte est donnée. L’éventualité d’une fraude est immédiatement soupçonnée du fait de l’écart de prix entre la viande de bœuf et celui de la viande de cheval 

    La semaine suivante, la Food Standards Agency (FSA) détecte du phenylbutazone dans de la viande hachée 100% bœuf. Or, ce médicament est utilisé pour traiter la douleur chez le cheval. Le 24 janvier, un cadre de l’agence britannique de sécurité alimentaire confirme qu’une recherche ADN a trouvé des lots contenant de 80 à 100% de viande de cheval dans les lasagnes commercialisées par Tesco sous la marque Findus.

    Le phenylbutazone n’étant présent qu’à l’état de trace, cette fraude n’entraine pas de risque sanitaire. Néanmoins, le réseau d’alerte européen a permis de prendre conscience très rapidement de l’ampleur de la fraude : la société française Comigel indique due son usine Tavola au Luxembourg commercialise sa viande hachée surgelée dans 16 pays d’Europe. De son côté, l’industriel Spanghero rejette la responsabilité sur son fournisseur : un abattoir roumain qui abat simultanément des bovins et des équins…

    Pendant que les medias alimentent l’inquiétude des consommateurs, les bookmakers anglais se délectent et parient sur les animaux dont la viande pourrait être décelée dans des produits vendus en supermarché: en tête, le cerf, l'âne, le chien, l'écureuil ou encore... le zèbre !

    Ses limites pour contrôler le respect des allégations

    En 2012, plusieurs dizaines de savants musulmans avaient publiquement appelé KFC à cesser de «tromper les musulmans». Dans le même temps, nombre d’entre eux se prononçaient contre l’abattage mécanique et le recours à l’étourdissement. En France, craignant que ces pratiques frauduleuses ne la rattrapent, la société KFC a tout cesser de commercialiser des produits qualifiés « halal ».

    Le 1er février, le Service des Prisons du Royaume-Uni a lancé une campagne de contrôles après avoir trouvé des traces d’ADN de porc dans des hamburgers « halal » livrés dans des prisons.

    La fraude est prise très au sérieux car elle met en cause un certificateur religieux. Sans attendre les résultats, le conseil des mosquées du Lancashire a appelé au boycott des produits certifiés par l’Halal Food Authority (HFA). De son côté le Muslim Arbitration Tribunal (MAT), un tribunal privé musulman, a décidé de mener sa propre enquête en exigeant del’HFA des explications sous quinzaine.

    En France, la société Jouvin, propriétaire de la marque El Saada épinglée en 2011 par des journalistes de la chaîne de télévision belge RTBF, avait décidé de solliciter la certification par l’ACMIF de la mosquée d’Evry. Mais cet organisme de certification, tout comme la SFCVH de la mosquée de Paris, ne procède pas aux contrôles systématiques, permanents et indépendants nécessaires. Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris partenaire de la société certificatrice SFCVH a déclaré à une journaliste de France 2 à la veille du mois de ramadan : « Nous ne pourrons jamais garantir le ‘halal’, ni par nos structures, ni par nos mosquées, ni par nos imams, ni par nos sacrificateurs ».

    De même que le risque « 0 » en matière sanitaire n’existe pas, l’assurance absolue du respect de toute allégation qualitative est une utopie quand la tentation du profit facile est trop grande. Elle peut être recherchée par le poids de la pénalité encourue en cas de fraude.

  • Pour une production durable et une valorisation raisonnée de l'huile de palme

    Le Salon International de l'Alimentation (SIAL) de Paris a organisé un débat télévisé sur le thème "Supprimer les ingrédients controversés - A quel prix ?" Lors de ce débat retransmis sur YouTube , j'ai volontairement mis l'accent sur le cas de l'huile de palme que certaines entreprises industrielle et de distribution écartent systématiquement dans le seul souci de se différencier de leurs concurrents.

    L'huile de palme est devenue la principale huile produite dans le monde. Ce produit est ambivalent avec des aspects positifs et d'autres négatifs :

    - le palmier à huile est l'une des plantes qui transforme le mieux l'énergie solaire en énergie nutritive. Il produit 10 fois plus d'huile à l'hectare que le soja et, plus encore que le colza ou le tournesol. Les variétés les plus performantes permettent de produire jusqu'à 11 tonnes d'huile par hectare !

    - malgré les contraintes de production, son huile est la moins coûteuse à produire et est attrayante également pour un usage comme biocarburant

    - l'huile de palme est la principale huile consommée depuis des millénaires en Afrique équatoriale d'où elle est originaire, mais aujourd'hui surtout en Inde et en Chine

    - l'huile de palme supporte les hautes températures pour la friture 

    - sa production n'impose pas l'emploi de pesticides

    - sa production n'est pas mécanisable du fait qu'un palmier adulte mesure 15 mètres de haut. Ceci explique pourquoi la production d'huile de palme fait vivre 10% de la population de Côte d'Ivoire, emploie 5 millions d'indonésiens et autant de malais, réduisnat d'autant l'exode rural dans ces pays.

    - l'investissement agricole s'inscrit dans la durée car le palmier est très productif pendant 25 ans 

    - par contre, son développement très rapide depuis un demi-siècle constitue une menace pour la forêt vierge tropicale humide et la biodiversité de cette forêt

    - l'huile de palme contient pour moitié des acides gras saturés qui peuvent accroitre les risques pour les personnes susceptibles d'être sujettes aux maladies cario-vasculaires 

    huile de palme, RSPO, collecte


    A l'issue de ce débat télévisé visible sur YouTube, j'ai proposé une démarche opérationnelle qui permettrait de développer et de valoriser durablement cet ingrédient alimentaire indispensable pour la sécurité alimentaire mondiale face à l'augmentation prévisible de la population:

    - n'autoriser les plantations de palmiers à huile qu'en dehors des zones de forêt vierge primaire et avec un programme de renouvellement raisonné des plantations

    - s'assurer que dans les plantations, les moulins et les raffineries les personnes travaillent dans des conditions décentes et correctement rémunérées

    - promouvoir, avec les travaux de recherche technico-économiques préalables indispensables, un fractionnement en masse par des procédés physiques (cristalisation par le froid en jouant sur les différentes températures de solidification) pour orienter les acides gras saturés vers une valorisation sous forme de biocarburant et les acides gras insaturés avec ses vitamines liposlubles vers les huiles alimentaires qui ne présenteraient plus alors de risques pour la santé

    - promouvoir le label de certification RSPO de responsabilité sociale et environnementale avec la traçabilité tout le long de la filière jusqu'au produit élaboré

  • Une certification halal obligatoire en Indonésie ?

    halal,indonesie,certification,etiquette,loiLe débat sur les produits « halal » n’est pas limité à l’Europe. Il existe depuis huit ans dans le pays qui compte le plus de musulmans au monde : l’Indonésie. Le gouvernement y a déclaré récemment qu'il a accéléré le débat sur un projet de loi qui rendrait obligatoire dans le pays la certification et l’étiquetage « halal » sur tous les produits alimentaires et les boissons, ainsi que sur les produits cosmétiques et pharmaceutiques. La réglementation s'appliquerait également à tous les ingrédients et au matériel utilisé durant la production.

    Les entreprises indonésiennes sont opposées à ce projet. Elles font valoir que la nouvelle règle ferait augmenterait les coûts.

    La loi prévoirait la création d’un nouvel organe de conformité, la « National Halal Products Certification Agency » (Agence nationale de Certification des produits Halal » qui superviserait la conformité des règles de certification, alors qu'une institution religieuse, le Conseil des oulémas indonésiens, fixerait des normes halal.

    Ce projet a été par des parlementaires et non par le gouvernement au pouvoir. Ces parlementaires disent l’avoir proposé pour protéger la majorité musulmane locale à l’égard des produits qui contiennent des ingrédients non halal, comme le porc et l'alcool.

    L'application obligatoire est soutenue par des partis religieux.

    Les entreprises du secteur alimentaire d’Indonésie est contre le projet de loi en l’état. Elles demandent que la certification halal de leurs produits soit optionnelle et non obligatoire.

    Lors d’un exposé oral à la Chambre des représentants, Yusuf Hadi, vice-président de la Indonesian Food and Beverage Association, a demandé aux législateurs de ne pas imposer aux entreprises locales la certification halal. Il leur a rappelé que le pays compte 10% des 240 millions d’indonésiens non-musulmans et qu’il ne faut pas méconnaitre leurs besoins.

    Mr Yusuf a estimé que la nouvelle loi, dans son projet actuel, accablerait les PME. Il a rappelé Certains pourront penser que cette position n’est pas dénuée d’intérêt : les entreprises locales dépensent actuellement, volontairement, entre 26 et 416 US$ 416 par produit pour obtenir des certificats halal auprès du Conseil des oulémas.

    En délibéré depuis 2004, le projet est soutenu par divers mouvements politiques comme le Islamic Prosperous Justice Party alors que le Democratic Party, laïque et libéral veut lui donner une application volontaire.

    La Commission VIII du Parlement chargée des affaires religieuses devrait se prononcer le 26 octobre.

    Source :  www.globalmeatnews.com

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu