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changement climatique

  • Reconnaitre le lien entre le changement climatique et la désertification

    La 21ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies (COP21) sur les changements climatiques à Paris en 2015 devra aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C.

    desertification

     

    Lors de la 20ème Conférence des Parties sur les changements climatiques tenue à Lima 1-12 Décembre 2014, le représentant algérien a souligné les lacunes du 5ème rapport d’évaluation du groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC), en particulier en Afrique pour les impacts du changement climatique sur la désertification, sans compter que le rôle de ces poussières désertiques sur le réchauffement global.

    Les impacts du changement climatique sur la désertification sont multiples : dégradation des sols et leurs conséquences sur la sécurité alimentaire, l’avancement du désert, les poussières désertiques qui ont un impact négatif sur la qualité de l’air et sur la santé.

    Que ce soit pour la disponibilité de denrées alimentaires et d’eau en quantité suffisante ou pour la régulation des vecteurs, des nuisibles et des agents pathogènes, la santé et le bien-être des populations dépendent de ces services et de l’état de l’environnement naturel.

    Il est donc indispensable d’installer des stations internationales d’observation et de former des scientifiques africains de l’évaluation du climat.

    De plus, la reconnaissance des répercutions désastreuses des changements climatiques sur la désertification implique évidemment la prise en charge de ces "pertes et dommages des changements climatiques" dans les négociations afin de soutenir les pays affectés par la désertification dans la mise en place de mesures d’adaptation.

    Il serait injuste que les pays où le désert représente une grande partie de leur territoire soient soumis aux mêmes contraintes de réduction d’émission de carbone que les autres.

    La conférence de Paris sur le climat en 2015 permettra d’apprécier si la revendication des pays confronté à l’extension du désert a été prise en considération.

  • Pour le DG de la FAO, il faut renforcer les liens entre l’industrie et l’agriculture pour réduire la faim et bâtir des systèmes alimentaires durables

    Alors qu’on entend la FAO défendre surtout l’agriculture familiale, son Directeur général a intégré le secteur industriel dans la lutte contre la pauvreté et la faim lors du 2ème Forum sur le développement industriel inclusif et durable organisé organisé par l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI-UNIDO) à Vienne les 3 - 4 novembre 2014.

    Pour M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, l'industrialisation peut être un outil important, mais cela ne doit pas se faire au détriment du développement agricole.  "Pour réduire la pauvreté et la faim, le développement industriel et l'agriculture doivent se compléter mutuellement", a-t-il déclaré devant les participants.

    Le soutien aux agriculteurs pour conférer de la valeur ajoutée à la chaîne alimentaire doit aller plus loin que les considérations monétaires relatives à l'augmentation des revenus. "Cela signifie des aliments plus sains et nutritifs produits de manière durable".

    Intervenant également au cours de ce forum, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, a renchéri en notant que la promotion de la sécurité alimentaire doit être une priorité pour le développement industriel. 

    Le cas des pays sans littoral

    Bâtir un secteur agroalimentaire fort et durable est d'une importance capitale pour les pays en développement sans littoral (PDSL). Désavantagés par rapport à l'accès aux ressources, ils ont souvent moins de terres arables que leurs voisins dotés de zones côtières et souffrent d'une plus grande volatilité des prix alimentaires

    "Le fait d'être un pays en développement sans littoral ne doit pas condamner à l'insécurité alimentaire", avait déclaré le matin M. Graziano da Silva lors de l'ouverture de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral organisée simultanément à Vienne.

    A ce propos, le Directeur général de la FAO a fait remarquer que certains pays enclavés, dont le Kazakhstan et le Mali, ont non seulement réduit de moitié la proportion d'affamés mais également le nombre absolu de sous-alimentés et ce, indépendamment des contraintes structurelles.

    Pour ces pays, le changement climatique reste le défi majeur à relever si l'on veut y bâtir des industries agricoles solides car il exerce une pression supplémentaire sur l'agriculture et les ressources naturelles. Or, M. Graziano da Silva souligne :"Nous devons reconnaître que les systèmes agricoles sont très différents et diversement affectés par le changement climatique", ce qui nécessite le renforcement de la résilience dans les techniques locales de production agricole.

    Les efforts actuels seront renforcés par l'Alliance mondiale de l'agriculture intelligente face au climat lancée lors du Sommet de l'ONU sur le climat en septembre 2014 et par la 2éme Conférence internationale sur la nutrition (CIN2) organisée conjointement par la FAO et l'OMS du 19 au 21 novembre 2014 à Rome.

     

  • Le GIEC alerte sur l’insécurité alimentaire due au changement climatique

    Insécurité alimentaire, accès à l'eau, déplacements de population, risques de conflits... Les impacts du changement climatique, qui affecte déjà «tous les continents et les océans», vont s'aggraver au 21e siècle, avertissent les experts du GIEC dans un rapport publié le 31 mars 2014 à Yokohama (Japon).

    «La probabilité d'impacts graves, étendus et irréversibles s'accroît avec l'intensification du réchauffement», note ce rapport intitulé «Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité».

    Ce nouvel opus du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) de l'ONU, prix Nobel de la paix, est le fruit d'un immense travail - 12 000 publications passées en revue - et constitue l'état des lieux scientifique le plus complet depuis le rapport de 2007.

    Les travaux du GIEC (195 pays) servent de base aux négociations internationales sur le financement des actions d'adaptation et la réduction des gaz à effet de serre: l'objectif est de limiter le réchauffement à 2° C en moyenne par rapport aux niveaux pré-industriels, la planète ayant déjà pris 0,8°C et la trajectoire actuelle nous conduisant vers +4° à la fin du siècle.

    Dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont déjà modifié les systèmes hydrauliques, «affectant les ressources en eau en quantité et en qualité».

    Le changement climatique a également eu un impact plus«négatif» que positif sur la production alimentaire (blé et maïs). L'aire de répartition, le nombre d'individus ou les pratiques migratoires de nombreuses espèces marines et terrestres se sont modifiés.

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    Toute la planète est concernée

    D'ici à la fin du XXIe siècle, leGIECprévoit une baisse globale des ressources des océans, quel que soit le niveau de réchauffement. Sur terre, la production de blé, maïs et riz devrait être affectée avec une hausse locale du thermomètre de 2° C par rapport aux niveaux de la fin duXXe siècle,«même si certaines régions pourraient en tirer bénéfice».

    La carte des zones de pêche devrait être redessinée, avec des espèces marines plus nombreuses dans les latitudes moyennes et hautes, et en baisse autour des tropiques avec «de forts taux d'extinction au niveau local».

    La situation s'aggravera, selon le GIEC, après 2050, exposant davantage les pays d'Afrique et d'Amérique du Sud.

     «Tous les aspects de la sécurité alimentaire seront potentiellement affectés par le changement climatique», notamment la disponibilité de la nourriture et la stabilité des prix, et les populations des zones rurales seront beaucoup plus touchées, prévient le document.

    Une aggravation des événements climatiques extrêmes, tels que les inondations des zones côtières, les sécheresses et les vagues de chaleur, va conduire à une augmentation des déplacements de population, notent les scientifiques.

    Avec un accès plus dur à l'eau et aux ressources alimentaires, et des migrations accrues, le changement climatique «va indirectement augmenter les risques de conflits violents».

    Enfin, les problèmes sanitaires causés par des vagues de chaleur vont s'aggraver, tout comme - dans les régions pauvres - les maladies en lien avec la malnutrition ou la mauvaise qualité de l'eau.

    Le GIEC relève que le réchauffement a déjà eu «au cours des dernières décennies, des impacts sur les systèmes naturels et humains sur tous les continents et les océans».

    Les risques concernent dès aujourd'hui toutes les régions du monde.

    En Afrique, l'accès à l'eau sera l'un des aspects les plus marquants du réchauffement. En Europe, l'aggravation des inondations et leurs conséquences sur les infrastructures et les effets sanitaires des vagues de chaleur sont mis en avant.

    En Asie, inondations et vagues de chaleur risquent de provoquer d'importants déplacements de population. L'Amérique du Nord va être touchée par davantage d'évènements extrêmes (chaleur, inondations côtières, incendies). L'Amérique latine sera confrontée à la problématique de l'accès à l'eau.

    Les régions polaires et les îles seront particulièrement affectées par un climat plus chaud, via la fonte accélérée des glaciers et la montée du niveau des océans.

    Nombre de phénomènes physiques sont engagés dans un mouvement irréversible (hausse de la température, montée et acidification des océans, recul des glaciers, etc.), et la nécessité d'agir «à court terme» est toujours plus pressante, dit le GIEC.

    Des solutions existent

    «Les risques liés au changement climatique peuvent être réduits en limitant sa vitesse et son ampleur», rappelle le GIEC, qui préconise des mesures«d'adaptation» au réchauffement attendu.

    Parmi les mesures préconisées par le GIEC : l'installation de systèmes d'alerte, d'abris contre les cyclones et les inondations ; la protection des mangroves pour épargner les côtes; amélioration du stockage d'eau et des techniques d'irrigation ; la création de nouvelles pratiques agricoles ; de meilleurs programmes d’alerte sanitaire et de vaccination ; la création de zones protégées et l'identification de groupes vulnérables ; la diversification de l'économie.

     

    Source : GIEC, http://www.lapresse.ca/

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