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  • Cevital, 1ère entreprise privée algérienne, choisit la Côte d’Ivoire pour sa 1ère implantation à l’étranger

    cevital
    Cevital, leader privé algérien, spécialisé en agroalimentaire, considère l’Afrique de l’Ouest comme une zone économique émergente au fort potentiel de croissance et décide d’y inaugurer sa stratégie d’internationalisation.

    Fondé par M. Issaâd Rebrab en 1998, le groupe privé Cevital a réalisé un chiffre d’affaires de 2,25 milliards de dollars en 2011 (agroalimentaire, automobile, construction et grande distribution).  1ère entreprise agroalimentaire et 3ème tous secteurs confondus d’Algérie, Cevital  regroupe un ensemble d’unités industrielles et de services. Basée sur le port de Bejaia (200 km à l’Est d’Alger), Cevital exploite l'une des plus grandes raffineries de sucre au monde où elle traite de la mélasse importée du Brésil, ainsi qu’une huilerie. Franchisé de Starbucks sur l’Algérie, le groupe envisage de créer 30 cafeterias en ans.

    Le groupe emploie 12.500 salariés dans 17 filiales. Son ambition est de participer à la création de richesses et d’emplois en Algérie, poursuivre la croissance et faire passer le pays du stade d’importateur à celui d’exportateur pour l’ensemble de ses produits.

    Avec une centrale de vente située en Suisse, Cevital exporte ensuite en Europe, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest. Afin de se développer sur le marché européen, CEVITAL s’appuie sur la certification halal délivrée par la Chambre  de commerce et des entreprises de Bruxelles (BECI) pour la margarine, mais aussi pour le sucre !

    Dans une déclaration à la presse le 5 juin après sa rencontre à Abidjan avec le Premier Ministre ivoirien Jeannot Ahoussou-Kouadio, M. Isaad Rebrab a déclaré « Nous avons décidé d'aller à l'international, notamment en Afrique, car nous sommes persuadés que la plus forte croissance au cours des dix prochaines années sera en Afrique ». Il a ajouté par la suite avoir «choisi le Côte d’Ivoire pour en faire notre plate-forme logistique en Afrique de l’Ouest en utilisant le port  de San Pedro», a-t-il estimé. Et d’ajouter : «Jusqu’ici, nous avons toujours réinvesti nos revenus en Algérie, mais nous sommes prêts à cultiver le riz, le sucre et le maïs en Côte d’Ivoire.»

    Le Président de Cevital envisage d’investir 1 milliard de dollars de dollars en Côte d’Ivoire dans les cinq prochaines années et négocie avec le Premier Ministre ivoirien la concession de 300.000 hectares afin d’investir dans la culture du riz et du cacao. Pour commencer, il envisage d’investir 30 à 40 millions de dollars pour la culture du riz, avant d’injecter 200 millions de dollars dans d’autres créneaux d’investissement, notamment dans la construction d’une usine de cacao.

  • L’Afrique, un véritable continent émergent à croissance rapide

    FMI, Fonds monetaire international, 

    Le FMI voit la poursuite de la croissance économique de l’Afrique à un taux d’environ 5,5%, comparable à celui de l’Inde, l’un des BRIC. Tel est l’avis exprimé par Roger Nord, Directeur-adjoint du Département Afrique du FMI, lors de la conférence « Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain », conférence pluridisciplinaire organisée par l’AFD. Portée par la hausse des prix des ressources naturelles, cette croissance est surtout marquée depuis 20 ans dans les pays d’Afrique de l’Est, les Etats du Sahel étant confrontés à de fortes contraintes climatiques.

    Si la croissance est une condition nécessaire pour réduire la pauvreté, elle n’est pas suffisante. Le FMI a ainsi relevé qu’à la différence de l’Ouganda, le pouvoir d’achat des plus riches de Tanzanie a progressé de 9% alors que celui des pauvres n’a augmenté que de 3%, par an de 2003 à 2010.

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    La faible intégration de l’Afrique dans le système financier international explique pourquoi le continent n’a été que peu impacté par la crise financière et que le poids de l’endettement moyen des Etats reste gérable. Gérable pour certains pays grâce aux soutiens de la communauté internationale. En effet, les aides extérieures représentent près la moitié des recettes budgétaires de certains pays, obérant ainsi leur indépendance réelle. Pour s’affranchir des risques liés aux fluctuations financières spéculatives, les pays africains doivent attirer des capitaux stables. D’où la multiplication des contrats de concessions à des investisseurs étrangers pour la mise en valeur de vastes territoires. Ces investisseurs ne sont évidemment pas désintéressés. Mais n’est-ce le propre des projets « gagnant/gagnant ». Les organisations paysannes locales, soutenues par des ONG occidentales, contestent ces contrats et soupçonnent une tentation de recolonisation de l’Afrique. Puisque l’intention est de promouvoir un développement durable de ces territoires, il faut que les populations locales soient impliquées et informées en toute transparence des perspectives, des droits et des engagements de chacun. Les actions envisagées dans le cadre du programme de l’Alliance promu par le Président Obama lors du G8 de Camp David permettront de vérifier que le partenariat public/privé est réaliste et bénéfique pour toutes les parties.

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