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  • Les producteurs africains d’huile de palme s’organisent

    huile de palme,palmier à huile,abidjan,cote d'ivoire,aiph,apoc,congrès africainPendant que les responsables de 8 grands pays étaient réunis en Irlande, le 1er congrès africain réuni à l'initiative de l'Association Interprofessionnelle de l'huile de palme de Côte d'Ivoire (AIPH) s'est réuni les 12 et 13 juin à Abidjan.

    Les participants s'y sont engagés à :

    - assurer que l’huile de palme participe en tant que production agricole de diversification horizontale à la sécurité macroéconomique des pays africains producteurs, à la sécurité alimentaire, au bien être des petits planteurs et à une répartition équilibrée des revenus dans les zones de production afin de

    - participer à la cohésion sociale dans les zones de production ;

    - réaffirmer notre volonté de nous inscrire résolument dans une démarche de développement durable de la culture du palmier à huile en Afrique ;

    - garantir aux consommateurs nationaux et aux pays importateurs un approvisionnement régulier en produits de qualité, cultivés, conditionnés et transformés dans les règles et les standards d’une démarche holistique de développement durable ;

    - soutenir les actions à mettre en œuvre pour la Recherche et la promotion de l’huile de palme dans nos pays respectifs ;

    - soutenir les initiatives visant à renforcer l'image d’une l'huile de palme africaine ;

    - soutenir le développement des capacités des petits acteurs ;

    - créer un environnement favorisant les investissements pour l'amélioration de la productivité des plantations et la performance des usines ;

    - réaffirmer leur engagement à interdire toute mention désobligeante à l’encontre de l’huile de palme sur tout support dans les pays respectifs et notamment l’interdiction de tout produit portant la mention « sans huile de palme » ;

    - encourager les acteurs des filières palmier à huile du continent à s'inscrire résolument dans la démarche qualité.

    - pérenniser le Congrès Africain sur l’Huile de Palme (APOC) d’Abidjan comme forum de concertation, d’échanges, de mutualisation des expériences et des stratégies sur l’huile de palme africaine.
     

    Un Groupe de Liaison Stratégique sur l’Huile de Palme Africaine composé de tous les Pays Africains Producteurs d’Huile de Palme a été créé. Il travaillera à :

    - l’élaboration de la charte des producteurs africains d’huile de palme ;

    - l’élaboration des termes et des conditions d’une coopération avec les institutions et organisations multilatérales de financement, de développement, du commerce international, du travail, de la santé, de la recherche scientifique et les Organisations Non Gouvernementales thématiques (droits de l’homme, environnement/écologie, consommateur).
     

    Le Ministre de l’Agriculture de Côte d’Ivoire, Monsieur Coulibaly Sangafowa Mamadou assurera le parrainage politique du Groupe de Liaison Stratégique sur l’Huile de Palme Africaine.

    M. Gauze, ancien ministre des matières premières et du commerce extérieur de Côte d’Ivoire présidera le Groupe de Liaison Stratégique sur l’Huile de Palme Africaine ont le secrétariat sera sera assuré par l’Association Interprofessionnelle de la filière Palmier à Huile de Côte d’Ivoire (AIPH).

     

    Le Groupe de Liaison Stratégique sur l’Huile de Palme Africaine exposera ses propositions lors du congrès constitutif de l’Alliance des Pays Africains Producteurs d’Huile de Palme qui se tiendra en décembre 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.

  • Le sénateur Yves Daudigny invente une gabelle néo-coloniale

    L’enfer peut être pavé de bonnes intentions

    Yves Daudigny, Rapporteur Général de la commission des affaires sociales du Sénat et Président de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale a proposé et obtenu le vote d’une taxe spéciale sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine, en état ou après incorporation dans tous les produits.

    Il a expliqué la veille du vote  son initiative sur son site : « … elle n'a qu'un seul but: celui de lutter contre l'obésité et les troubles cardio-vasculaires.  C'est un effet par souci de la santé publique et pour adresser un message fort et clair aux industriels que j'ai décidé de déposer cet amendement. Je souhaite en effet aujourd'hui, et parce que la santé de nos concitoyens est un sujet majeur, que les industriels utilisent d'autres produits moins nocifs pour la santé dans la composition de leurs produits.

    Il doit être clair, que ce ne sont pas les consommateurs qui sont visés et qui seront touchés. L'impact sera en effet très limité puisque cette nouvelle taxe représentera une hausse de 36 centimes pour 5 kilogrammes. Il n'est donc même pas sûr que les industriels répercutent la hausse. En revanche, ils comprendront très bien l'intérêt qu'ils ont à substituer d'autres produits à l'huile de palme. Cet amendement n'est donc pas destiné à rapporter de l'argent à l'Etat mais à protéger la santé publique. »

    La question qui se pose est : pourquoi viser un seul ingrédient ?

    Selon M. Lecerf, nutritionniste de l’Institut Pasteur, les huiles de palme, de palmiste et de coprah ne sont pas, en elles-mêmes, néfastes pour la santé. En tous cas moins que d’autres corps gras qui doivent être hydrogénés pour avoir une consistance solide à température ambiante. C’est leur consommation excessive qui est source de risques.

    Il est curieux d’affirmer que « ce ne sont pas les consommateurs qui sont visés et qui seront touchés » puisque ce sont eux qui sont eux qui subissent les risques pour leur santé ! Pour protéger leur santé, il faut les inciter à changer de comportement. Si cette taxe ne les touchera pas, son efficacité sera nulle !

    Si on compte sur les industriels pour qu’ils substituent d’autres produits à l’huile de palme, de palmiste ou de coprah simplement en instituant une taxe additionnelle sur un ingrédient spécifique, c’est méconnaître leur mode de raisonnement qui est beaucoup plus complexe  qu’une loi de physique. Cet ingrédient a une fonction technologique dans l’élaboration de très nombreux produits alimentaires. Si l’impact est si limité, il ne disparaîtra pas pour autant des viennoiseries, des confiseries, des plats cuisinés…

    Par ailleurs, la perception de cette taxe risque, comme pour toute taxe sur un ingrédient, sera complexe puisque le même ingrédient pourra être dans la composition des produits intermédiaires. Ferait-elle l’objet d’un avoir comme pour la TVA pour éviter les taxations redondantes ?  Quid pour les produits élaborés importés ?

    huile de palme, extraction traditionnelle, CongoA la différence de ce qu’aurait pu être une taxe sur le sel dont la consommation est elle aussi nocive lorsqu’elle est excessive, cette taxe additionnelle qui ne vise que des produits d’origine tropicale étrangère a un effet désastreux pour l’image de la France. Dès son adoption, les Nigériens l’ont qualifiée de « taxe coloniale ». L’association des petits producteurs de Côte d’Ivoire a poursuivi Système U devant le tribunal de commerce de Paris pour discrimination. Il ne pourra en être de même à l’encontre de l’Etat Français, mais, si le Parlement confirmait la proposition du Sénat, l’image de pays néo-colonial risque de perdurer longtemps.

    NB : Cette taxe fera partie des recettes du budget de la Sécurité Sociale dont l’ensemble sera soumis au vote du Sénat le 21 ou le 22 novembre.

  • Pour une production durable et une valorisation raisonnée de l'huile de palme

    Le Salon International de l'Alimentation (SIAL) de Paris a organisé un débat télévisé sur le thème "Supprimer les ingrédients controversés - A quel prix ?" Lors de ce débat retransmis sur YouTube , j'ai volontairement mis l'accent sur le cas de l'huile de palme que certaines entreprises industrielle et de distribution écartent systématiquement dans le seul souci de se différencier de leurs concurrents.

    L'huile de palme est devenue la principale huile produite dans le monde. Ce produit est ambivalent avec des aspects positifs et d'autres négatifs :

    - le palmier à huile est l'une des plantes qui transforme le mieux l'énergie solaire en énergie nutritive. Il produit 10 fois plus d'huile à l'hectare que le soja et, plus encore que le colza ou le tournesol. Les variétés les plus performantes permettent de produire jusqu'à 11 tonnes d'huile par hectare !

    - malgré les contraintes de production, son huile est la moins coûteuse à produire et est attrayante également pour un usage comme biocarburant

    - l'huile de palme est la principale huile consommée depuis des millénaires en Afrique équatoriale d'où elle est originaire, mais aujourd'hui surtout en Inde et en Chine

    - l'huile de palme supporte les hautes températures pour la friture 

    - sa production n'impose pas l'emploi de pesticides

    - sa production n'est pas mécanisable du fait qu'un palmier adulte mesure 15 mètres de haut. Ceci explique pourquoi la production d'huile de palme fait vivre 10% de la population de Côte d'Ivoire, emploie 5 millions d'indonésiens et autant de malais, réduisnat d'autant l'exode rural dans ces pays.

    - l'investissement agricole s'inscrit dans la durée car le palmier est très productif pendant 25 ans 

    - par contre, son développement très rapide depuis un demi-siècle constitue une menace pour la forêt vierge tropicale humide et la biodiversité de cette forêt

    - l'huile de palme contient pour moitié des acides gras saturés qui peuvent accroitre les risques pour les personnes susceptibles d'être sujettes aux maladies cario-vasculaires 

    huile de palme, RSPO, collecte


    A l'issue de ce débat télévisé visible sur YouTube, j'ai proposé une démarche opérationnelle qui permettrait de développer et de valoriser durablement cet ingrédient alimentaire indispensable pour la sécurité alimentaire mondiale face à l'augmentation prévisible de la population:

    - n'autoriser les plantations de palmiers à huile qu'en dehors des zones de forêt vierge primaire et avec un programme de renouvellement raisonné des plantations

    - s'assurer que dans les plantations, les moulins et les raffineries les personnes travaillent dans des conditions décentes et correctement rémunérées

    - promouvoir, avec les travaux de recherche technico-économiques préalables indispensables, un fractionnement en masse par des procédés physiques (cristalisation par le froid en jouant sur les différentes températures de solidification) pour orienter les acides gras saturés vers une valorisation sous forme de biocarburant et les acides gras insaturés avec ses vitamines liposlubles vers les huiles alimentaires qui ne présenteraient plus alors de risques pour la santé

    - promouvoir le label de certification RSPO de responsabilité sociale et environnementale avec la traçabilité tout le long de la filière jusqu'au produit élaboré

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