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criquets

  • Une association britannique promeut l'entomophagie

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    Alors que les ONG britanniques sont plutôt connues pour leur protection miltante des animaux, Bugs for Life promeut l'entomophagie. bénin,entomophagie,insécurité alimentaire,criquets,termites,scarabées,bugs for life


    Cette association a lancé au nord du Bénin un programme de recherche sur le potentiel des insectes (quelles espèces élever et comment) pour en faire une source de protéines dans un contexte d’insécurité alimentaire..
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    L’entomophagie est traditionnelle au Bénin.


    Mais plusieurs obstacles doivent être surmontés :

    - le ramassage des criquets, termites et autres scarabées étaient surtout réalisé par les enfants qui sont de plus en plus scolarisés, donc à l’école et non dans les champs ;

    - la disponibilité naturelle est saisonnière

    - la cueillette traditionnelle ne suffirait pas à couvrir les besoins

    - les consommateurs urbains cherchent plutôt à imités les pratiques occidentales que les pratiques africaines ancestrales, etc.

    Sources :
    - sur
    http://vimeo.com/66774402,  le documentaire en français de Bugs for Life qui expose les objectifs et les résultats du projet en Afrique Occidentale
    - le report in english

  • Vers et grillons au menu du chef étoilé David Faure

    Un premier pas pour faire tomber un tabou dans la cuisine française, l’une des grandes références pour les gastronomes du monde entier.

    David Faure,Des vers de farine sortant d’un cube de petits pois. Des grillons qui grimpent près du foie gras et plongent les antennes dans un crémeux de maïs. Et, en dessert, revoici ces drôles de bébêtes figées dans des « bubbles » de whisky… C’est le menu «Alternative Food» proposé depuis quelques jours par David Faure, chef une étoile au guide Michelin, dans son restaurant Aphrodite à Nice.

    Fidèle à ses choix, le chef assure la provenance des insectes qui entrent dans ses plats : ils sont «made in France » et… 100% bio. David Faure commente : « Sur Internet on en trouve facilement, mais je ne voulais pas prendre de risques avec des bêtes éventuellement porteuses de maladies. Les miennes sont élevées dans la région de Toulouse. Il y a une traçabilité et elles sont nourries avec des farines naturelles. »

    Pour surprendre les clients, celui qui s’était déjà fait remarquer avec son menu moléculaire en 2007 met en scène les insectes morts et déshydratés, dodelinant de la carapace et donnant l’impression d’être en pleine forme.

    Il reconnaît « Il y a un côté provocateur, mais c’est mon style. Nous avons travaillé le goût, ils font vraiment partie des ingrédients, il y a une cohérence gustative. »

    Selon une convive, « une fois franchie la barrière psychologique et le premier coup de croc, on ressent d’étonnantes saveurs de pop-corn salé, de graines de tournesol, de fruits secs… Au début, je les mélangeais avec le reste du plat, puis je me suis lancée en les mangeant un par un. Et c’est bon! » son mari ajoute : « Je préfère ça aux huîtres, dommage qu’il n’y en ait pas plus ».

    Sa requête a été entendue par David Faure. « Mais à 1.200 € le kilo, je ne peux pas remplir l’assiette, surtout que je tiens à ce que ce menu soit accessible (59 €/personne) » Il espère que son fournisseur lui proposera d’autres espèces d’insectes. « Un criquet farci à la truffe, ce serait bien, non? » 

    Reste à savoir comment les inspecteurs du guide Michelin vont juger les innovations du chef. S’ils ne remettaient pas en cause son étoile, ce serait un signal intéressant pour tous les cuisiniers et gastronomes entomophages.

    Source: Le Parisien, le 29.04.2013

  • Serons-nous tous demain des entomophages ?

    L’entreprise brésilienne Nutrinsecta veut produire des insectes pour la consommation humaine. Elle vient de solliciter une licence des autorités sanitaires pour créer une ligne de production d’aliments pour la consommation humaine.

    Nutrinsecta produit 2 tonnes/mois d’aliments pour poissons d’aquariophilie et oiseaux à base de grillons, coléoptères, blattes, mouches et fourmis. Elle a créé à Betim, ville du Minas Gerais (sud-est brésilien), un stand de dégustation d’insectes mélangés avec du chocolat et des macaronis ou préparés à la milanaise. Cependant, selon cette société, la plus forte demande dans les années à venir pour la consommation humaine sera sous forme de farine, présentation qui peut « minimiser » le dégoûtcausé par des insectes.

    Parallèlement à la demande d'autorisation du gouvernement brésilien, le fondateur de la société, Luiz Otávio Possas, a reconnu, le samedi 14 juillet dans les déclarations accordées à quotidien virtuel Folha de Sao Paulo, que les « barrières culturelles » doivent être surmontées pour conquérir le marché des pays occidentaux.

    entomophage,insectes,larves,alimentationContrairement à ce que pensent les consommateurs de ces pays, l’entomophagie est courante dans de nombreux pays. Pour environ 2,5 milliards de personnes, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine, se nourrir d'insectes fait partie du quotidien, de la même manière que manger de la viande ou du poisson. Plusieurs espèces d'insectes telles que les larves de charançon ou les termites grillées, sont même en fait considérées comme des mets délicieux.

    Les données sur le nombre d’insectes comestibles consommés et leur contribution aux moyens de subsistance sont rares. Vu la saisonnalité des insectes, la majorité des insectes comestibles récoltés ne fournissent de la nourriture et des revenus que pour une courte période de l'année. Toutefois, dans certaines régions d’Afrique, la consommation d'insectes est estimée entre 2 à 30 % de la consommation de viande au cours d'une année, en fonction de la disponibilité des espèces d'insectes, ce qui représente un revenu comparable à celui généré par la vente de légumes..

    entomophage,insectes,larves,alimentation,sanitaire,nutrinsecta,charançon,termites,grillons,criquets,scorpions,blattes,abeilles,viande,proteines,vitamine,acides amines,gaz a effet de serreDans des régions comme le Bassin du Congo, l’Afrique de l'Ouest et l'Asie du Sud-Est, les insectes contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance de millions de personnes en constituant une source fiable de protéines, glucides, vitamines, et de ressources pour les médecines traditionnelles. La récolte d’insectes, qui requiert une main-d'œuvre abondante mais ne nécessite aucun investissement majeur ni propriété foncière, comme leur transformation et vente sur les marchés locaux, est à la portée des populations pauvres, en particulier des femmes et des enfants qui peuvent ainsi générer de l’argent comptant.

    La chenille de mopane est l'un des insectes les plus connus et les plus importants en terme économique des produits récoltés dans les forêts du sud du Zimbabwe, au Botswana et au nord du Transvaal. Il a été estimé que chaque année, 9,5 milliards larves de mopane sont récoltées dans les 20 000 km2 de forêts de Mopane d’Afrique du Sud pour une valeur de 85 millions $.

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    Dans certains pays comme la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et la Chine, plusieurs types d’insectes sont «élevés» pour les revenus financiers qu’ils génèrent. Au Laos, les grillons sont traditionnellement piégés avec du riz gluant collé sur les bambous qui poussent dans les cours d’eau. En Chine, les scorpions grillés sont particulièrement prisés…

    On peut se demander pourquoi les insectes ne sont pas consommés dans le monde occidental comme sous les tropiques. La plupart des espèces d'insectes tropicales sont de tailles bien supérieures à celles vivant dans des climats froids et tempérés. En outre, les régions tropicales possèdent une plus grande diversité d'insectes et certains, comme les essaims de criquets, s’y reproduisent pas en grand nombre. De plus, la plupart des espèces comestibles peuvent se récolter toute l'année. Ce n'est pas le cas dans les régions froides et tempérées où les populations d'insectes cessent de se développer lorsque les températures sont trop basses et hibernent.

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    La teneur en protéines des insectes est comparable à celle de la viande conventionnelle
    . Les acides aminés indispensables sont souvent présents, mais la qualité des protéines de chaque insecte doit être considérée par rapport à l'aliment de base. La teneur en fibres (la chitine de l'exosquelette) est plus élevée que dans la viande conventionnelle, mais comparable à celle des céréales. Tous les insectes comestibles sont une source importante d'acides gras polyinsaturés et d’acide linoléique, une bonne source de fer, de zinc, de calcium et de vitamines B. Les insectes, en général, sont des aliments nutritifs, riches en protéines et en lipides, et fournissent de grandes quantités de minéraux et de vitamines. Leur composition en acides aminés est, dans la plupart des cas, meilleure que celle des céréales et des légumineuses.

    La FAO estime que plus de 1.400 espèces de larves et d’insectes sont consommées dans 90 pays. Les insectes sont une source d’alimentation très abondante et les besoins en eau et nourriture sont infiniment moins importants que pour les élevages traditionnels. Passé le stade du dégoût (dans les cultures occidentales), celui qui mange des insectes mange sain : les larves d’abeilles ont une très forte teneur en vitamine D et la chair du criquet offre bien plus de glucide et de calcium que n’importe quelle viande de bœuf.

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    En termes d’impact sur l’environnement, les insectes ont un taux de conversion élevé en denrées alimentaires du fait que ce sont des animaux à sang froid. Ainsi, les grillons ont besoin de 6 fois moins de nourriture que les bovins, 4 fois moins que les moutons, et 2 fois moins que les porcs et les poulets de chair pour produire la même quantité de protéines. Ils émettent aussi moins de gaz à effet de serre que le bétail traditionnel. Le méthane, par exemple, n'est produit que par quelques insectes comme les termites et les blattes. Dans de nombreux cas, les insectes peuvent être élevés à partir de déchets organiques. Le rendement en viande après transformation est beaucoup plus élevé pour les insectes (criquets par exemple 80%) que pour la viande bovine (55%), le porc (70%) ou l'agneau (35%).

    Les insectes comestibles sont donc une alternative sérieuse à la production conventionnelle ou à d’autres sources de protéines animales, soit pour la consommation humaine directe, soit indirectement en tant que matière première pour fabriquer des aliments pour le bétail. Reste la barrière culturelle...

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