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démunis

  • La Ville de Montréal se préoccupe aussi l’été de la sécurité alimentaire de ses citoyens

    La Ville de Montréal se préoccupe grandement de la faim qui cause de nombreuses fractures sociales. Afin d’aider les plus démunis à se nourrir convenablement et, de la sorte, à améliorer leur situation, la Ville agit sur plusieurs fronts.

     

    1,8 million de Canadiens manquent de nourriture selon un rapport de Statistique Canada. Les plus touchés sont les bénéficiaires de l’assistance-emploi, les familles monoparentales, les jeunes ménages et les membres de communautés culturelles. Montréal n’échappant pas à la situation, le nombre de demandes d’aide alimentaire croissent sur son territoire et des centaines d’actions visant à contrer la faim ont été lancées.

    Fournir des fruits et légumes à bas prix, mais également divertir et informer, voilà les mandats que se sont donné les membres de la Table de développement social de LaSalle en créant des marchés saisonniers les jeudis de l’été 2011. Dans une atmosphère conviviale, des activités culinaires, des animations et des concours ont eu lieu afin de faire la promotion de la consommation de fruits et légumes tout en contribuant à rapprocher producteurs et consommateurs. Cette initiative contribue également à diminuer le nombre d’intermédiaires, et donc la facture.

    securite alimentaire,faim,démunis,montréal,canadiens,fruits,légumes,marchés,bouffe,recette,culinaire,nutritionnelleLa ville de Montréal a créé par ailleurs «Bonne Boîte, Bonne Bouffe», un groupement d’achats de fruits et légumes frais de première qualité et à bas prix qui sont livrés dans les quartiers deux fois par mois. Les paquets contiennent une variété de fruits et de légumes en fonction du volume des commandes. Tous les paquets sont accompagnés d’un bulletin d’information avec des recettes et des trucs culinaires faciles et économiques ainsi que de l’information nutritionnelle. Le programme favorise les producteurs agricoles locaux.

     

    La Société Saint-Vincent de Paul et deux paroisses de Montréal organisent par ailleurs des actions de dépannage alimentaire

  • La mort de l’Europe n’est pas inéluctable. Jeunes Erasmusiens, mobilisez-vous !!!

    Après la levée de l’obstruction du ministre de l’agriculture allemand, nous pouvons nous féliciter que le budget du Programme Européen d’Aide aux Démunis (PEAD) soit totalement conservé pour les deux prochaines années.

    Mais la question n'est pas du tout réglée sur le fond. En effet, le programme n'obtient qu'un sursis.

    Comme le relève dans le courrier que m'a adressé le député européen Jean-Luc Bennhamias, « si nos ministres européens de l'agriculture se sont apparemment mis d'accord pour mettre un terme à ce psychodrame dont on se serait bien passé, l'Allemagne a annoncé la couleur : après 2014 elle ne veut plus entendre parler de ce programme ni d'ailleurs de politique sociale à l'échelle européenne ».

    Il se confirme que c’est l’avenir de l’Europe qui est en cause. L’Union Européenne va être la principale victime de la crise économico-financière. 

    L’Union Européenne a certes été inaugurée par le Marché Commun avec des accords économiques mais, en se cantonnant à ce domaine, elle se transformerait en une simple zone de libre échange régis par des accords commerciaux comparables à ceux conclus entre les pays d’Asie du Sud-Est ou entre ceux d’Amérique du Sud. Dans ce cas, à la moindre difficulté, c’est chacun pour soi. Ce serait la fin de l’utopie qui a permit d’inaugurer une paix durable (plus d’un demi-siècle !) entre les Etats du continent.

    L’Europe des peuples reste à construire. Il faut inventer de nouveaux mécanismes efficaces de solidarité.

    Le programme Erasmus a permis depuis 1987 à plus de 2 millions de jeunes européens d’aller étudier hors de leur pays d’origine. Ces jeunes étudiants ont pu découvrir la diversité des cultures locales et ce qui leur est commun. Mais ils ne sont qu’une minorité privilégiée.

    Les responsables politiques des Etats membres ont tendance à protéger leurs prérogatives. Ces jeunes européens ont-ils plus grande conscience que les autres qu’une véritable Europe politique doit se mettre en place pour parler d’égal à égal avec des pays continentaux comme la Chine, l’Inde, la Russie… et que cette Europe politique ne se mettra réellement en place que lorsque les Européens se sentiront appartenir à une même Communauté avec ses règles de solidarité sociale ? J’espère que leurs études dans d’autres pays européens leur en a fait prendre conscience et qu’ils sont prêts à se mobiliser, à mettre leurs expériences et leur créativité au service d’un tel projet.

    Jusqu’ici, seuls les jeunes indignés font parler d’eux en craint leur désespoir. Mais ils ne proposent pas de solutions durables.

    Que les jeunes Erasmusiens épris du respect de la dignité de chacun et de solidarité concrète se mobilisent. Qu’ils s’expriment avec la même vigueur ! Qu'ils entrainent leurs amis ! L’avenir de l’Europe est entre leurs mains !

  • Le sort des européens les plus démunis est entre les mains des ministres de l'agriculture

    Les dirigeants politiques européens ont fait preuve d'une réelle mobilisation pour sortir de la crise financière. La majorité d'entre eux n'ont pas hésité à faire une pression si forte que les chefs des gouvernements grecs et italiens ont été contraints de démissionner.

    Il est vrai que le risque pour l'ensemble du système financier, et par là même de l'ensemble de la vie économique de l'Europe est grand. Des solutions politiques nouvelles devront être mises en place pour que la sortie de crise soit durable.

    Mais la situation des plus démunis demeure toujours aussi préoccupante et risque en 2013 de devenir dramatique.

    En réponse à un mail envoyé à 390 membres du Parlement Européen, j'ai reçu :
    - une réponse personnalisée de Sophie Auconie,
    - une réponse de l'assistant de Jean-Luc Bennahmias renvoyant sur sa page web consacrée au sujet  
    - une de l'assistant de Michel Dantin renvoyant à la page qui permet de visionner le débat en séance plénière du Parlement
    - une de l'assistant de Sylvie Goulard

    Trois de ces parlementaires sont inscrits au PPE (Démocrates chrétiens), groupe le plus important avec 264 membres, M. Bennahmias étant inscrit à l'Alliance des Démocrates et Libéraux qui compte 85 inscrits.

    Sophie Auconie précise qu'après l'échec du Conseil des ministres de l’agriculture du 20 septembre 2011, la France, appuyée par la Slovénie, a demandé au Conseil des ministres des affaires sociales qui s’est tenu le 3 octobre 2011, d’inscrire la question à l’ordre du jour.
    Lors de ce Conseil, la Secrétaire d’Etat française en charge des Solidarités et de la Cohésion sociale, Marie-Anne Montchamp, a rappelé l’importance de ce Programme pour les actions des banques alimentaires. Le Commissaire européen aux affaires sociales, Laszlo Andor, a alors proposé comme alternative de s'appuyer sur la politique sociale européenne. Mais cette proposition n’a pas fait évoluer les positions des six pays.

    La Commission Européenne a proposé ensuite de pouvoir acheter directement sur le marché les denrées alimentaires nécessaires pendant deux ans et de suprimer l’obligation du cofinancement. Le 21 octobre, les Ministres de l'Agriculture des 6 Etats constituant la "minorité de blocage" se sont opposés à cette proposition. 
    Comme l'a dit le commissaire Dacian Cioloş, «C’est une preuve d’égoïsme en Europe, où nous avons besoin d’être solidaires avec ceux qui traversent la crise et subissent ses effets ».

    Néanmoins, la décision reste toujours entre les mains des Ministres en charge de l'agriculture qui doivent se réunir les 14 et 15 novembre.

    La règle du co-financement des aides aux plus démunis par l'Union-Européenne et les Etats membres est certainement le seule solution pour débloquer la situation. Reste à négocier la part qui serait financée par les Etats. J'aurais apprécié d'avoir l'avis des parlementaires sur une telle solution. Aucun ne s'est exprimé sur cet aspect de la question pour ne pas gêner leur gouvernement dans les négociations. 

    Sachant que l'impact se fera surtout sentir en 2013, les Ministres de l'Agriculture semblent jouer la montre ! Mais ils jouent avec l'image de l'Europe qui devient de plus en plus exécrable en apparaissant comme essentiellement au service des nantis. Ils portent là une rude responsabilité morale, d'autant qu'un échec serait un véritable déni de solidarité avec les plus démunis.

    Michel Foucault 

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