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développement

  • Le Canada s’engage à verser plus que l’Europe en assistance alimentaire : 250 millions $ par an

    La Convention pour l'assistance alimentaire remplace depuis la fin de l’année 2012 la Convention pour l'aide alimentaire de 1999.

    Il s’agit d’un traité international garantissant qu'un volume minimal d'assistance alimentaire de qualité est disponible sur une base régulière pour aider à répondre aux besoins alimentaires des populations les plus vulnérables. Fin novembre 2012, le Canada, l'Union européenne, le Danemark, le Japon, la Suisse et les Etats-Unis l’avaient ratifié et le traité est en vigueur depuis le 1er janvier 2013.
    Le Comité de l'assistance alimentaire se réunira pour la première fois en février 2013.

    La nouvelle Convention encourage la diversité des outils d'assistance alimentaire (aide alimentaire en nature, bons d'achat, transferts monétaires, actions nutritionnelles) pour que celle-ci soit la plus efficace et la plus efficiente possible face à chaque crise. Elle privilégie le caractère humanitaire de l'assistance alimentaire puisqu'elle porte sur des activités à court terme d'un an au maximum. Elle promeut le respect des principes humanitaires, encourage les achats d'aliments sur les marchés locaux ou régionaux et reflète les préoccupations nutritionnelles.

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    Le Canada a promis de respecter un engagement annuel minimal de 250 millions de dollars en assistance alimentaire, alors que l’Union Européenne ne s’est engagée que pour 200 millions, soit 80% de son budget pour l’aide alimentaire humanitaire au cours des années récentes.

    Le 5 février, lors du Forum de la Saskatchewan sur la sécurité alimentaire mondiale réuni dans le cadre de la semaine du Développement international, Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, a souligné l'engagement du Canada ainsi que des partenaires du développement et des dirigeants d'entreprises présents, en particulier de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et de la Banque canadienne de grains.

  • Le taux d’obésité s’accroit avec l’importance des inégalités sociales dans les pays en développement

    D'après une étude de chercheurs de l'Université de Toronto et de l'école de Santé Publique d'Harvard publiée dans PLOS Medecine le 15 janvier, dans les pays en développement, les personnes obèses et en surpoids ont eu une tendance croissante à le devenir encore plus, contrairement à celles qui souffrent de sous-nutrition.

    On pourrait s'attendre à ce qu’au fur et à mesure du développement économique, la majorité des personnes maigres évoluent vers un indice de masse corporelle (IMC) moyen. Or, cette étude montre l'inverse : les personnes de poids moyen tendent à disparaître !

    Un défi pour les dirigeants politiques et des systèmes de santé  

    Cette tendance croissante de poids extrêmes va constituer un défi pour les dirigeants politiques et des systèmes de santé. Ils devront équilibrer leurs priorités entre les problèmes de santé liées aux populations en sous-poids qui sont généralement les plus pauvres, et les problèmes liés au surpoids et à l'obésité présents dans les classes moyennes supérieures et aisées.

     

    IMC,indice de masse corporelle, obesite,sous poidsL'IMC est un indicateur calculé par la division du poids d'une personne en kilogrammes par sa taille en mètres au carré. En comparaison avec un IMC considéré comme sain (arbitrairement entre 18,5 et 24,9 kg/m²), les individus en surpoids (IMC entre 25,0 et 29,9 kg/m²) et obèses (IMC supérieur à 30kg/m²) présentent des risques accrus de diabète, de maladies cardiaques et ont tendance à mourir plus jeunes. De l'autre côté de l'échelle, les individus en sous-poids (IMC inférieur à 18,5 kg/m²) présentent également un risque sanitaire accru, probablement dû aux complications liées à la malnutrition.

    L’étude a utilisé des informations collectées dans le cadre de Demographic and Health Surveys (DHS), un projet Américain de suivi de la santé et des tendances des populations dans les pays en développement. Les chercheurs ont analysé l'IMC de 730.000 femmes vivant dans 37 pays entre 1991 et 2008. Ils ont observé qu’au fur et à mesure que l'IMC moyen d'une population augmente, le nombre de femmes en surpoids et obèses augmente à un rythme bien plus important que la diminution du nombre de femmes en sous-poids.

    C’est la première fois qu’une étude met en évidence que l'augmentation de l'IMC ne se fait pas de façon homogène mais qu’au contraire celle-ci concerne surtout les populations déjà en surpoids ou obèses, avec très peu de changements au niveau de ses populations en sous-poids. Ces divergences au sein des populations semblent corrélées avec les évolutions de plus en plus contrastées des revenus et de la richesse dans ces pays.

    Reste à savoir si ces motifs de distribution de l'IMC peuvent également être observés dans des pays plus développés.

  • Le rôle des entreprises dans le développement en Afrique fait toujours débat

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    Deux conceptions du développement ont continué à s’affronter à Dakar cette semaine à l’occasion du Forum AgriBusiness africain 2012 sur le thème « Partenariat, investissements et technologies pour relancer l'agriculture africaine ».

    Le forum était organisé par l’association belge EMRC avec le concours de la Fondation Rabobank ainsi que le soutien de la FAO, du PNUD,et du Pan africain Agri Business and Agro-Industry Consortium (PanAAC).
    Il était placé sous le haut patronage de Macky Sall, président de la République du Sénégal, et du Premier ministre Abdoul Mbaye,

    Après le forum de Johannesburg et dans le prolongement du G8 qui a vu le lancement par le président Obama du programme « Alliance » pour réduire la pauvreté en Afrique avec partenariat public/privé, plus de 400 spécialistes du secteur agroalimentaire ont débattu de la mise en valeur du potentiel agricole de l’Afrique avec le développement des filières agroalimentaires.

    La semaine précédente, Activista et le Cadre national de concertation des ruraux (CNCR) du Sénégal avaient manifesté contre la tenue du forum, estimant que celui-ci avait pour but le partage les terres entre les grandes puissances financières au détriment des exploitations familiales. Selon Fatou Ndour Ngom, chargée de campagne d’Activista, « les récents accaparements massifs de terres au profit d’intérêts privés ou d’Etats tiers ciblant des dizaines d’hectares portent atteinte aux droits humains en privant les communautés locales, indigènes, paysannes, pastorales, forestières de leur moyen de production… ils restreignent leur accès aux ressources naturelles… ils aggravent les inégalités d’accès et de contrôle foncier au détriment des femmes »

    En réponse à ces arguments, Abdoulaye Baldé, ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural a affirmé que l’agrobusiness ne vise pas à s’accaparer des terres, mais permet plutôt de « maximiser les terres et d’attirer de nouveaux investisseurs».

    Pour sa part, le vice président d’Olam Sénégal, Jean Claude Gruner, estime qu’il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. En Afrique, soutient-il, l’agriculture emploie plus de 60 % de la population alors qu’elle fournit moins de 10 % du Pib. De son point de vue, il faut un gouvernement fort, avec des partenaires forts, pour développer le secteur agricole africain. Ce qui suppose une agriculture compétitive, des usines de transformation, une amélioration des pratiques culturales, une prise en compte de la question foncière, etc.

    Selon VC4Africa, une plate-forme en ligne dédiée aux entrepreneurs, le micro-crédit est limité dans sa capacité à aider les entreprises à forte croissance – celles dépassant la taille d’une entreprise de subsistance – laissant ainsi sur la touche la majorité des entrepreneurs dotés d’un potentiel.

    Maria Odido, de Kampala (Ouganda) a gagné le prix de l’Incubateur de Projets au Forum AgriBusiness 2012 pour la création en 2008 de  «Bee Natural Uganda ». Sa première entreprise, créée dans le même domaine, avait été mise en redressement judiciaire. Son objectif reste le même : « collaborer avec des producteurs ruraux pour produire ensemble un produit de calibre mondial et une marque régionale »… Selon elle, « l’Afrique dépend à juste titre des investissements directs étrangers. Mais le rôle des investisseurs locaux est encore plus important car davantage en contact avec les communautés locales et peut mieux les comprendre. »

    En se concentrant sur la question des conditions de production agricole, on oublie souvent celle de la sécurité alimentaire des citadins. Or, les émeutes de la faim de 2008-2009 provoquées par la flambée des prix des denrées de base montrent que l’insécurité alimentaire des agglomérations est souvent l’élément déclencheur de l’instabilité politique et d’un processus d’insécurité généralisée.

    On peut arguer que les Etats peuvent acheter la paix en subventionnant la mise en marché de ces denrées de base. Encore faudrait-il que les Etats en aient les moyens financiers. Or, dans la majorité des pays d’Afrique, l’économie informelle est très importante. De ce fait, ceux-ci ont des ressources fiscales limitées et donc une capacité d’intervention très réduite alors qu’ils ont à gérer par ailleurs toutes les conséquences (infrastructures, besoins éducatifs et sanitaires) d’une croissance démographique toujours aussi rapide. Une mobilisation pragmatique de toutes les énergies, politiques, familiales et entrepreneuriales, est donc indispensable.


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