Avertir le modérateur

dupont

  • La production de bioéthanol un pari industriel très risqué

    Ensus,bioethanol,biocarburantL’usine de bioéthanol du groupe Ensus, l’une des plus importante au monde et inaugurée en 2009, doit être arrêtée pour la seconde fois et pour une durée indéterminée du fait de la situation du marché ! La production cessera moins de 8 mois après sa réouverture alors qu’elle avait été déjà mise en veilleuse durant 15 mois !

    Avec un investissement de 350 millions d’euros, l’usine anglaise de Teesside peut transformer 1.000.000 tonnes de blé pour produire plus de 400 millions de litres de bioéthanol et 350.000 tonnes d’aliments pour bovins à haute teneur (30%) en protéines.

    Cette fois-ci, ce ne sont pas les prix qui sont en cause, mais la mauvaise qualité du blé anglais récolté en 2012. Le groupe acceptait des blés permettant une production de 60 kg/hl de bioéthanol (le potentiel qualitatif demandé par les raffineurs du continent européen est de 68 kg/hl) et importait du maïs européen pour préserver le rendement. Or, ce mix ne semblait ne pas satisfaire les exigences financières des investisseurs…

    De son côté, la raffinerie de Vivergo, inaugurée fin 2011 par AB Sugar, BP et DuPont et qui peut traiter 1.100.000 tonnes de blé, a exploité tout son potentiel de capacité durant le 1er trimestre 2013. La société fournit ainsi 1/3 de la demande britannique de biocarburant qui découle du taux d’incorporation de 10% exigé par la règlementation européenne. La capacité financière des puissants associés de Vivergo leur permet probablement d’avoir une vision à plus long terme et de mieux supporter les aléas du marché des matières premières.

    Principale source

     

     

  • Le Président Obama inscrit l’insécurité alimentaire en Afrique à l’ordre du jour du G8

    G8

    Johnnie Carson, Secrétaire d’Etat adjoint américain pour les Affaires Africaines a indiqué que le Président Barack Obama a inscrit la sécurité alimentaire de l’Afrique à l’ordre du jour du sommet du G8 qui se réunit demain.

    Malgré les centaines de millions de dollars d'aide attribués chaque année, l'insécurité alimentaire reste un problème récurrent dans toute l'Afrique. Après la famine qui a frappé la Somalie en 2011, plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest sont à nouveau confrontés à un grave risque de pénurie alimentaire entrainant un grave risque d'instabilité politique.

    Selon Johnie Carson, le programme américain « Feed the Future », a l’ambition de créer une révolution verte agricole en Afrique comparable à celles des années 1960-70 qui a permis de résoudre la famine généralisée dans de nombreux pays d'Amérique latine et d'Asie. Selon lui, « l’Afrique a un énorme potentiel dans le domaine agricole et il n'y a absolument aucune raison qu’elle ait un déficit alimentaire… qu’elle ne soit pas, en fait, un important producteur agricole capable de satisfaire les besoins du continent, mais aussi d’exporter à l'échelle mondiale ».

    En collaboration avec l'ONU et le G8, le Président Obama serait déterminé à souligner les défis agricoles de l'Afrique et les opportunités pour les investisseurs du secteur privé. Pour trouver une solution durable, le Président Obama a invité Boni Yayi, Président du Bénin, Meles Zenawi premier ministre d’Ethiopie, John Atta Mills, Président du Ghana et Jakaya Kikwere, Président de Tanzanie.

    Avec les présidents de l’Union Africaine et celui de la Banque Africaine de Développement, ils rencontreront des chefs d'entreprises et des dirigeants de grands organismes caritatifs dans le cadre du sommet du G8. Ils examineront avec eux la meilleure façon de résoudre les problèmes de la faim et de la pauvreté dans un environnement touché par la crise économique mondiale. Parallèlement aux $1,2 milliard accordés sur 3 ans du Global Agriculture and Food Security Program pour sécuriser les investissements, 45 entreprises locales et multinationales auraient signé des lettres d’intention pour investir $3 milliards en Afrique. Parmi celles-ci les américaines Dupont, Monsanto, Cargill, Diago, PepsiCO mais aussi des sociétés indiennes, israéliennes, suisses, norvégiennes et britanniques ainsi que 20 entreprises africaines, comme Tanseed, entreprise tanzanienne de semences.

    De leur côté, les organismes caritatifs parmi lesquels ActionAid, Oxfam et Save the Children appellent les dirigeants du G8 à commencer par confirmer leurs engagements financiers pour alléger la famine en Afrique.

    L’initiative du G8 devrait, demain, proposer des actions pour stimuler la croissance des investissements agricoles pour réduire l'insécurité alimentaire de 50 millions de personnes qui vivent au Sahel, sachant que dans cette région 80 % de la nourriture y est produite par des petits agriculteurs.

    Lors des sommets précédents, les dirigeants politiques ont multiplié les annonces généreuses. Il semble que les versements effectifs d’aides soient très inférieurs à ces annonces. Par ailleurs, les populations sensées êtres aidées disent souvent ne rien voir venir et les contribuables s’interrogent sur l’efficacité de l’argent distribué. Pour permettre une vraie transparence et réduire les risques –ou du moins les soupçons- de corruption, la FAO devrait consacrer un site à la publication du bilan de chacun des programmes d’aide.

    P.S: De retour au Ghana, le  président Mills a précisé que 15 entreprises internationales (Amarjaro Trading Limited, Rabobank, Unilever, Yara International, World Cocoa Foundation, SAB Miller, Africa Cashew Initiative Partners, AgriServ, Ecobank Group, Finatrade Group, Ghana Nuts, Premium Foods and Savanna Farmers Marketing Company) se sont engagées à accompagner le plan de l'Alliance en investissant dans le secteur agricole ghanéen.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu