Avertir le modérateur

durable

  • Une étude remet en cause la crédibilité du label MSC "pêche durable"

     

    MSC,produits de la mer,durable,envrironnement

    Une étude scientifique américaine parue dans la revue Biological Conservation annonce que le label "MSC pêche durable" est trop indulgent.

    Or, ce label a été créé en 1997 afin de proposer le meilleur choix aux consommateurs en produits de la mer pour lutter contre les problèmes générés par la pêche intensive.

     

    Jennifer Jacquet, professeur adjoint en environnement à l’université de New York et l’une des onze auteurs de l’étude, s’explique: "Quand les consommateurs veulent du poisson durable, il existe deux options pour répondre à cette demande: la pêche peut devenir plus durable ou la définition de durable peut être édulcorée jusqu’à devenir pratiquement dénuée de sens. Avec le label MSC, c’est la seconde option qui a été maintes fois choisie".

     

    Les chercheurs ont analysé 19 objections émises par des ONG, à propos en particulier des pêches de légine australe et de krill antarctique.

     

    1 produit sur 3 sont en cause

     

    MSC utilise trois principes pour certifier une pêche comme durable: la durabilité des stocks ciblés, l’impact faible des pêches sur l’écosystème et une gestion efficace.

     

    Selon leurs analyses, les chercheurs estiment que 12% des allégations représentant 35% du volume des produits de la mer qui portaient ce label ne répondraient pas à ces normes.

     

    "La définition de la durabilité du MSC est totalement déphasée par rapport à la perception du grand public de ce que signifie ce terme. Lorsque le MSC labellise durable une pêche à l’espadon qui capture plus de requins que d’espadons, il est temps de réévaluer les normes", déclare Claire Christian, analyste politique auprès de l’Antarctic and Southern Ocean Coalition et l’une des auteurs de l’étude.

     

    Le label Marine Stewardship Council (MSC) a été créé en 1997 et a pour but de proposer le meilleur choix environnemental en produits de la mer aux consommateurs afin de lutter contre les problèmes engendrés par la pêche intensive.

    Cette mise en cause de la rigueur de la certification du Marine Stewardship Council doit inciter tous les organismes certificateurs à faire preuve d'une grande transparence sur leurs critères d'évaluation. Le risque est de faire douter les consommateurs du sérieux des labels et de détruire leur confiance pour ne plus choisir que le critère du prix…

     

     

    Sources: LSA, Jacquet

  • Des chercheurs espèrent fabriquer du carburant avec le CO2 atmosphérique

    PNAS,biocarburant,photosynthese
    Des chercheurs de l’Université de Géorgie viennent de publier dans une revue de l’Académie des Sciences un article très intéressant : ils auraient découvert un procédé biotechnologique pour transformer le CO² de l’atmosphère. De quoi faire rêver les écologistes… Plutôt que de stocker le CO² pour éviter son émanation et accroitre l’effet de serre, l’optimum serait en effet de le recycler.

    La photosynthèse par les plantes est le procédé le plus efficace pour recycler le carbone en utilisant l’énergie provenant du soleil. Mais la transformation des matières carbonées d’une plante est coûteuse en énergie. Les scientifiques recherchent dont des micro-organismes au rendement plus élevé.

    Inspirés par la photosynthèse et les potentialités des OGM, les scientifiques ont cherché un organisme capable de réaliser la photosynthèse. Ils ont identifié Pyrococcus furiosus, un micro-organisme qui survit dans des eaux à 100° que l’on trouve dans les fosses océaniques et se nourrit d'hydrates de carbone. En insérant dans son génome 5 gènes de Metallosphaera sedula qui vit à une température de 73°, les chercheurs ont créé un micro-organisme capable de se nourrir au dioxyde de carbone aux alentours de 70°.

    Pyrococcus furiosus ainsi modifié est capable d’utiliser l'hydrogène et d’incorporer le CO² dans l’acide 3-hydroxypropanoïque, l’un des 12 principaux produits chimiques utilisés par les industriels pour fabriquer par exemple de l'acrylique. Sur ce modèle, de nouvelles modifications génétiques pourraient être effectuées afin de produire d'autres produits industriels dont, peut-être, des carburants

    Lorsqu’on sait qu’à eux seuls, les USA émettent plus de 5,5 milliards de tonnes de CO², on imagine aisément le potentiel de matière première pour une production industrielle.

    De plus, cette découverte permettrait de développer un processus neutre en carbone - ce qui est déjà un progrès par rapport à l'utilisation de gaz naturel, de pétrole ou de charbon- mais ce ne sera pas neutre sur le plan énergétique.

    En effet, selon le second principe de la thermodynamique – appelé également principe de Carnot - les phénomènes physiques, en particulier lors des échanges thermiques, sont irréversibles du fait de l’hétérogénéité du système, des frottements, des réactions chimiques, etc. Lorsqu’on veut transformer le système, il y a création d’entropie. D’où les notions de rendement et de «dégradation de la qualité de l’énergie».

    Le recyclage du carbone entrainera inéluctablement une perte d’énergie sous une forme ou sous une autre. Le bilan environnemental global devra donc en tenir compte pour vérifier qu'il est durable.

    Source : Proceedings od the National Academy of Sciences of the USA

  • 80 ministres de l’agriculture confirment à Berlin leurs engagements pour assurer la sécurité alimentaire

    Berlin, Agriculture Ministers Summit 2013
    Lors du salon international de la Semaine verte (International Grüne Woche ou IGW) s’est tenu à Berlin le 5ème Sommet des Ministres de l'Agriculture. La Semaine verte est l’équivalent du salon de l'agriculture en France.

    La 78ème édition de la Semaine verte s'est déroulée du 18 au 27 janvier 2013 avec 1600 exposants, dont environ 600 étrangers et près de 40 français, qui ont accueilli 420.000 visiteurs. La majorité des innovations présentées concernaient les biocarburants.

    En marge du salon s'est tenu du 23 au 24 janvier le "Global forum for food and agriculture 2013" (GFFA). Ce Forum mondial pour l'alimentation et l'agriculture est un événement international qui a lieu chaque année à Berlin lors de cette semaine verte.

    Les ministres de 80 pays, représentant près de cinq milliards de personnes (70% de la population mondiale), se sont une nouvelle fois engagés à lutter contre la faim. Ils ont appelé à une augmentation significative des investissements publics et privés dans le secteur alimentaire, et en particulier dans les pays en développement.

    Un souhait particulier a été émis pour le développement économique durable, tout en tenant compte des intérêts des petits exploitants, des femmes et des jeunes générations en milieu rural. En outre, l'investissement doit permettre une répartition plus équitable des bénéfices générés dans le but de réduire la pauvreté dans les régions rurales du monde.

    Enfin, le Sommet a reconnu que le capital nécessaire pour développer une agriculture et une industrie agroalimentaire durable afin de garantir la sécurité alimentaire mondiale est considérable, mais néanmoins disponible. L'accent doit donc être mis sur la garantie des conditions de financement et les instruments de suivi.

    Source : http://www.bmelv.de/SharedDocs/Downloads/Ministerium/Veranstaltungen/GFFA2013/Abschlusskommunique_Agrarministergipfel2013_EN.pdf?__blob=publicationFile

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu