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ecologie

  • La biotechnologie entomologique ouvre des perspectives de toutes les couleurs

    Le développement de nouveaux produits basés sur les propriétés des insectes (biotechnologie "jaune") est récent mais ouvre de très importantes perspectives de croissance.

    La connaissance profonde de la systématique et de l'écologie des insectes constitue le fondement de la recherche de la biotechnologie entomologique. Avec plus de 30 millions d'espèces connues, les insectes représentent un véritable "trésor biologique" dont il reste encore beaucoup à découvrir.

    Je vais sauter un repas_AP.jpgEn effet, la capacité des insectes à coloniser l'ensemble de la biosphère est le résultat d'une adaptabilité évolutive exceptionnelle. De nombreuses espèces d'insectes peuvent survivre dans des environnements extrêmes, et sont capables de métaboliser des substances à forte toxicité. La compréhension de leurs outils de synthèse moléculaire ouvre de nouvelles perspectives dans les domaines de la médecine (biotechnologie "rouge"), de la lutte antiparasitaire (biotechnologie "verte") et de la production industrielle (biotechnologie "blanche").

    La recherche entomologique doit également permettre le développement de modèles pour évaluer des risques éco-toxicologiques ou faciliter la production de nouveaux biocapteurs.

    Par ailleurs, grâce aux récents progrès en analyses protéomiques et génomiques, il est désormais possible d'identifier des molécules "prometteuses" en utilisant des techniques ultrasensibles basées notamment sur la spectrométrie de masse. Le développement des techniques de bioinformatique offre également la possibilité d'une production industrielle d'enzymes.

    La recherche allemande crée le 1er centre spécialisé opérationnel

     

    Analyse image protéomique avec logiciel Decycler 2004.jpgPersuadés de l’enjeu stratégique de la biotechnologie entomologique, l’université Justus-Liebig de Giessen (Hesse), l'Université technique de Hesse et l'Institut Fraunhofer de biologie moléculaire et d'écologie appliquée d'Aix-la-Chapelle (Rhénanie du Nord-Westphalie) ont créé la première unité opérationnelle dédiée aux "biotechnologies jaunes" : le "LOEWE-Zentrum"Insektenbiotechnologie".

    Le Land de Hesse apporte 17,7 millions d'euros sur 3 ans le programme de recherche scientifique, aide qui pourra être reconduite une fois. En outre, le Land de Hesse et le gouvernement fédéral financent pour 30 millions d'euros la construction d'un bâtiment dédié au centre LOEWE.

    Source : U
    niversité Justus-Liebig de Giessen (D)

  • Le pape François fustige le gaspillage de nourriture

    pape François,ecologie humaine,environnement,gaspillage,déchetsInspiré le 5 juin par la «Journée mondiale de l’environnement», le pape François a fustigé vigiureusement la « culture du déchet » qui « contamine tout le monde » et où « la vie humaine, la personne, n’est plus perçue comme une valeur primordiale à respecter et à protéger ».  

    Pour une écologie humaine

    Il a commencé par se référer aux premières pages de la Bible qui, pourtant, sont critiquées par certains protecteurs de la nature. Il y relève l’affirmation que Dieu a mis l’homme et la femme sur la terre pour qu’ils la cultivent et la gardent… Il s’interroge : « Que veut dire cultiver et garder la terre ? Est-ce que nous cultivons et gardons vraiment le créé ? Ou est-ce que nous l’exploitons et le négligeons ? Le verbe « cultiver » évoque pour moi le soin de l’agriculteur pour sa terre, afin qu’elle porte du fruit et que celui-ci soit partagé… Or, au contraire, nous sommes souvent guidés par l’orgueil de la domination, de la possession, de la manipulation, de l’exploitation ; nous ne la « gardons » pas, nous ne la « respectons » pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont il faut prendre soin. Nous sommes en train de perdre l’attitude de l’étonnement, de la contemplation, de l’écoute de la création.

    Mais « cultiver et garder », cela ne concerne pas seulement les rapports entre nous et l’environnement, entre l’homme et le créé, cela concerne aussi les relations humaines. François rejoint les papes qui ont parlé d’écologie humaine, strictement liée à l’écologie de l’environnement.

    En danger, la personne humaine est traitée comme un déchet

    Pour François, «aujourd’hui, la personne humaine est en danger, voilà l’urgence de l’écologie humaine ! Et le danger est grave parce que la cause du problème n’est pas superficielle, elle est profonde : ce n’est pas seulement une question d’économie, mais c’est un problème éthique et anthropologique

    « Ce qui commande aujourd’hui, ce n’est pas l’homme, c’est l’argent… des hommes et des femmes sont sacrifiés aux idoles du profit et de la consommation : c’est la « culture du déchet...

    " Si, dans tant d’endroits dans le monde, il y a des enfants qui n’ont pas à manger, ce n’est pas une nouvelle, cela semble normal. Il ne peut pas en être ainsi !..  Que des personnes sans abri meurent de faim dans la rue, cela ne compte pas comme une nouvelle. En revanche, une chute de dix points à la bourse dans certaines villes est une tragédie. Quelqu’un qui meurt de faim, ce n’est pas une nouvelle, mais s’il y a une baisse de dix points à la bourse, c’est une tragédie ! Et c’est comme cela que les personnes sont éliminées, comme si elles étaient des déchets.

    "Cette « culture du déchet » tend à devenir la mentalité générale, qui contamine tout le monde. La vie humaine, la personne, n’est plus perçue comme une valeur primordiale à respecter et à protéger, surtout si elle est pauvre ou handicapée, si elle ne sert pas encore, comme le nouveau-né, ou si elle ne sert plus, comme la personne âgée.

    "Cette culture du déchet nous a rendus insensibles aussi au gaspillage et à la vue des déchets alimentaires, qui sont d’autant plus détestables que partout dans le monde, malheureusement, tant de personnes et de familles souffrent de faim et de malnutrition.

    Gaspiller de la nourriture, c’est la voler au pauvre

    "Autrefois, nos grands-parents étaient très attentifs à ne rien jeter de la nourriture qui restait. La société de consommation nous a poussés à nous habituer au superflu et au gaspillage quotidien de nourriture parce que parfois nous ne sommes plus capables de lui donner sa juste valeur, qui va bien au-delà des simples paramètres économiques. Mais rappelons-nous bien que lorsque nous jetons de la nourriture, c’est comme si nous l’avions volée à la table du pauvre, de celui qui a faim !

    "Je vous invite tous à réfléchir sur le problème de la nourriture perdue et gaspillée, pour déceler des chemins et des modes de vie qui, si nous affrontons sérieusement cette problématique, peuvent être des véhicules de solidarité et de partage avec ceux qui sont le plus dans le besoin…

    " lorsque la nourriture est partagée de manière équitable, dans un esprit de solidarité, personne n’est privé du nécessaire, chaque communauté peut aller au-devant des besoins des plus pauvres. Ecologie humaine et écologie environnementale marchent ensemble.

    " Je voudrais donc que nous prenions tous sérieusement l’engagement de respecter et de garder le créé, d’être attentifs à chaque personne, de nous opposer à la culture du gaspillage et du déchet, pour promouvoir une culture de la solidarité et de la rencontre.

    Je ne sais pas si le pape François a été entendu. Mais le lendemain, les medias ont annoncé qu’en France les dates limites de consommation de produits alimentaires vont être allongées. En effet, comment les industriels justifient-ils une durée de validité inférieure en métropole que dans les DOM sans que cela entraine un risque sanitaire accru ? Essentiellement des objectifs marketing… mais une tactique qui génère des gaspillages  tant au niveau de la distribution que chez le consommateur.

  • Les attentes des consommateurs de 7 pays en innovations alimentaires

    Le SIAL Paris 2012 propose, en partenariat avec TNS Sofres et XTC World Innovation, un regard croisé sur la demande et l'offre en matière d'innovation alimentaire, synthèse des études menées par TNS Sofres dans 7 pays (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Russie, États-Unis et Chine).

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    Les consommateurs expriment des niveaux d’intérêt élevés pour des nouveaux produits en lien avec la « sophistication » (petits plaisirs, authenticité, terroir) notamment en France, Allemagne, Russie et Chine. En revanche, ils ont plus de mal à se projeter positivement sur des nouveaux produits apportant de nouvelles sensations (diversité de goûts, arômes, textures, couleurs) ou leur permettant de la créativité en cuisine.

    Les tendances en lien avec la naturalité, le médical et le végétal constituent le second pôle de l’offre d’innovations alimentaires. De nouveaux produits déclinés sur des promesses de naturalité, simplicité ou mettant en valeur les origines, sont nettement attendus, quels que soient les pays.

    Les innovations relatives à la praticité (facilité à manipuler, gain de temps, consommation nomade) suscitent en revanche des niveaux d’intérêt moyens ou inférieurs auprès des consommateurs. De même, les innovations sur le thème de la forme (énergie, bien-être, beauté) suscitent des niveaux d’intérêt moyens ou en retrait.

    Les innovations en lien avec l’éthique (solidarité) sont actuellement minoritaires, mais génèrent de l’intérêt pour les consommateurs. Enfin l’écologie (moins d'emballage, réduction du gaspillage), de même que l'achat local, sont des attentes marquées en Europe mais aussi en Chine.

    Sources : agro-media.fr, Céline Laisney du Centre d'études et de prospective et SIAL

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