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enfants

  • Le gouvernement américain dépense 100 milliards de dollars pour alimenter les enfants à l’école en favorisant ses producteurs

    Selon un article que vient de publier l’Ambassade de France aux USA, les programmes américains créés en 1947 pour améliorer l’équilibre alimentaire du déjeuner des enfants à l’école (1) ont représenté 99,5 milliards d’US$ en 2011 !

    Pourtant, la prévalence du surpoids et de l'obésité chez les enfants américains ne fait qu’augmenter : 17% des enfants sont en surpoids ou obèses en 2010 contre 10% dans les années 1990. Pour enrayer cette « épidémie », le programme pour le déjeuner à l'école (National School Lunch program) a été modifié par une nouvelle loi (Healthy Hunger-Free Kids Act 2010) et mis en application depuis la rentrée scolaire de 2012.

    Un programme fédéral.
    Les écoles participantes doivent assurer la préparation des repas en tenant compte des règles alimentaires définies. En retour, elles reçoivent une subvention ainsi que des matières premières alimentaires gratuites fournies également par le ministère de l’Agriculture (22,75 cents$ par repas). Celles-ci sont achetées directement auprès d'agriculteurs sélectionnés par le Ministère puis envoyés, si besoin, vers des entreprises agroalimentaires être transformées.

    L'éligibilité des enfants pour recevoir des repas gratuits ou à prix réduit (près de 21 millions en 2011 dans plus de 100.000 écoles et crèches, soit 1/4 des établissements), est fonction du revenu des parents comparativement au seuil de pauvreté.

    recommandations nutritionnelles, USDA,USA
    Ce programme fournit, de manière chiffrée, les valeurs nutritionnelles auxquelles doivent se référer les écoles menant le projet National School Lunch Program. Les quantités hebdomadaires concernant l'apport calorique, les acides gras, le sodium et les acides gras trans sont fixées selon leur unité de mesure internationale. Les nouvelles recommandations vont modifier la composition des plats en intégrant d'avantage d'aliments complets, d'aliments cuits vapeur, de fruits, de légumes, et en réduisant la teneur en matières grasses et en sodium (-50% d'ici 10 ans).

    Les nouvelles règles nutritionnelle sont cependant controversées. Depuis la rentrée scolaire 2012, plusieurs plaintes ont été déposées. En effet, l'apport calorique a été diminué selon la catégorie d'âge. Or, l'apport calorique ne dépend pas uniquement de l'âge. Il devrait tenir compte également de l'intensité de l'activité physique pratiquée par l'enfant. Les enfants et les parents ainsi que des élus s’inquiètent de cette "limitation calorique" imposée. A titre d'exemple, les étudiants du lycée Parsipanny Hills, situé dans le New-Jersey, ont réalisé une vidéo montrant des étudiants fatigués, incapables de pratiquer une activité physique ou d'être attentif en classe en raison d'un manque d'énergie, ce qui serait lié aux repas pris à l'école.

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    Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71384.htm

    (1) Les budgets attribués en 2011 étaient de :

    - > 3 milliards de dollars pour le programme du petit-déjeuner à l'école

    - > 78 milliards de dollars pour le programme d'assistance nutritionnelle

    - > 412 millions de dollars pour le programme alimentaire durant l'été

    - > 7 milliards pour le programme nutritionnel pour les femmes, les nourrissons et les enfants

    - > 11,1 milliards de dollars pour le programme pour le déjeuner à l'école

  • Le travail est un gagne-pain, mais pas seulement...

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    Les lycéens français candidats en série générale du baccalauréat ont eu à choisir hier entre deux thèmes de dissertation sur le travail : «Que gagne-t-on à travailler ?» ou «Travailler, est-ce seulement utile ?»

    Aujourd’hui vivant d’une pension de retraite, je continue à exercer une activité bénévole à temps plein dans le prolongement de ce que fut mon activité professionnelle salariée dédiée à l’agroalimentaire pendant plus de quarante ans (1). Je me retrouve ainsi dans la position de ces aristocrates de l’Ancien Régime qui faisaient de la serrurerie, de la ferronnerie, de la littérature ou de la recherche scientifique. En pratique, mon activité me donne un statut, indépendamment de toute considération financière, hormis celle que mes frais soient remboursés. Elle me permet en outre, en utilisant mes compétences et mon réseau de relations, de défendre des préoccupations d’intérêt général et d’entretenir ma capacité créatrice alors que des retraités développent une activité artistique.

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    Par contre, pour d’autres personnes, même si l'homme ne vit pas que de pain (2), le travail est essentiellement un gagne-pain. Je pense en particulier aux mères seules qui doivent loger et nourrir leur famille, au risque d’être exploitées par leur employeur. Je pense également à ces millions d’enfants qui, en Afrique, en Asie et en Amérique latine, travaillent pour aider leur famille. Sans parler de ces étudiants sans ressources qui se prostituent pour boucler leur budget…

    Les candidats au baccalauréat pourront s’appuyer sur des philosophes référents tels que Spinoza ou George Berkeley. Mais ceux, peu doués pour les exercices intellectuels, qui s’échinent à gagner leur pain quotidien à la sueur de leur front auraient-ils la chance d’avoir jamais lu de tels auteurs ? On peut en douter, hormis dans les pays où l’éducation générale est une réelle priorité politique.

    (1) j'ai validé mon premier trimestre de cotisation durant l'été de mes 16 ans comme magasinier chez un grossiste en produits d'épicerie, entreprise aujourd'hui disparue.

    (2) cf. ma note du 16 avril dernier 

  • L’option lyonnaise laïque pour la restauration collective multiculturelle

    Alors que l’actualité était focalisée sur les assassinats perpétrés par un jeune musulman fanatique, un journal télévisé a présenté hier un reportage sur une cantine scolaire d’école primaire de l’agglomération lyonnaise où il est proposé des repas sans viande. Les enfants semblent en être satisfaits, comme leurs parents qui relèvent que les menus respectent les interdits religieux.

    La viande « hallal » a en effet ressurgi avec la campagne électorale. Cette allégation représenterait, selon le Ministre de l’Agriculture, 14% du volume commercialisé en France. Cette proportion tient compte des importations d’origine américaine et que la viande de porc ne peut pas être « hallal ». Elle est donc sensiblement supérieure pour les abattages de ruminants et de volailles. D’ailleurs, le Conseil général de l’Alimentation de l’Agriculture et des Espaces ruraux (CGAAER) avait estimé que « le volume d’abattage rituel était de 40% pour les bovins et de 60% pour les ovins, alors que la demande correspond à 10% des abattages totaux ».

    Le qualificatif « hallal » signifie simplement « licite » au regard de la loi islamique, à savoir que l’animal a eu la trachée, l’œsophage et les principales artères et veines de la région du cou tranchés de sorte qu’il se vide de son sang. Cette pratique impose des pratiques adaptées pour éviter les risques de contamination de la viande et la sécrétion de toxines dues au stress. Par ailleurs, le nom de Dieu doit être prononcé lors de l’égorgement.

    Pour rassurer les musulmans sur la licéité des viandes « hallal » commercialisées, des certificats sont délivrés par quelques grandes mosquées (Paris, Lyon, Evry-Courcouronnes) qui emploient dans les abattoirs et les usines des contrôleurs rituels / sacrificateurs rituels salariés. Plutôt que de travailler par lots successifs avec les risques de mélanges ultérieurs, certaines entreprises industrielles préfèrent que toute la production soit réalisée sous ce contrôle. D’où cette proportion importante de la production au regard de la demande réelle. 

    La décision de la municipalité lyonnaise date de 2006. La question de la viande "hallal" se trouve, ainsi, totalement occultée sous couvert de laïcité, même si on peut s’étonner qu’une minorité impose de fait un comportement alimentaire à l’ensemble d’une population. 

    Sur le plan nutritionnel, les protéines sont apportées par les poissons et les œufs pour un coût équivalent. Devant le risque de carences en fer, vitamine B12… certains parents font observer que les enfants peuvent manger de la viande le soir. C’est cependant oublier que, pour les enfants des familles les plus modestes, le déjeuner du midi à la cantine est souvent le seul véritable repas…

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