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engrais

  • Vers une méthode fiable pour détecter les fraudes à l’appellation « BIO » ?

    Jusqu'à présent, la fraude à l’appellation « BIO » des fruits et légumes était essentiellement révélée par des analyses chimiques en laboratoire. Une nouvelle méthode beaucoup plus fiable pour luter contre la fraude.

    Ces analyses chimiques sont pourtant montrées insuffisantes. La méthode la plus fiable à l'heure actuelle est d'examiner les différentes formes d'azote (isotopes), celui-ci étant considéré comme un indicateur de l'utilisation d'engrais.

    Selon une chimiste allemande, Monika Hohmann, spécialisée dans l'agroalimentaire et doctorante à l'université de Würzburg, cette méthode ne permet pas toujours de classer de manière évidente les produits du fait qu'il existe dans l'agriculture biologique certains procédés de fertilisation pour lesquels la composition de l'azote n'est pas différente de celle de l'azote utilisé dans l'agriculture conventionnelle.

    spectroscopie, résonnance magnétique,H NMR, fruits

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans le cadre de ses travaux de recherche réalisés en partenariat avec la faculté de chimie pharmaceutique de l'Université de Würzburg et l'Institut bavarois pour la viticulture et l'horticulture, la chimiste a mis au point une méthode d'analyse alternative basée sur la spectroscopie par résonance magnétique (H NMR) .

    Les premiers essais sur deux variétés de tomates ( "Mecano" et "Tastery" ) produites par quatre maraichers ont mis en évidence de très nettes différences entre les tomates "bio" et celles issues de l'agriculture conventionnelle.

    Monika Hohmann et son équipe souhaitent maintenant analyser d'autres variétés et voir si cette méthode est également applicable à d'autres fruits et légumes.

    Selon ces chercheurs, les résultats observés constituent une première étape dans le développement d'une méthode fiable d'identification des produits "bio". L’enjeu est important pour crédibiliser l’appellation aux yeux du consommateur. En effet, ces aliments sont souvent vendus à un tarif plus élevé que ceux issus d'une agriculture dite "conventionnelle" et certains producteurs et commerçants qualifient leurs produits de "bio" alors qu'en réalité, ils ne le sont pas…

    Source : Journal of Agricultural and Food Chemistry 2014

  • Les écologistes suédois proposent de taxer la viande

    Alors que la moitié des pays européens se focalise sur une fraude sur la composition étiquetée, les autorités agricoles de Suède suggèrent de créer une taxe pour réduire la consommation de viande, afin de réduire les gaz à effet de serre et de protéger l’environnement

    Le Suédois moyen a consommé 87 kilos de viande en 2012, principalement de bœuf et de veau. Marit Paulsen, vice-présidente de la Commission de l'agriculture du Parlement européen, a déclaré qu'elle préférerait que la consommation de viande suédoise retrouve son niveau d’il y a vingt ans à 45-50 kilos par personne et par an.  

    Le volume d’aliments du bétail, d’engrais et de pesticides utilisé par l’agriculture est corrélé avec  la quantité de viande consommé. Les consommateurs peuvent donc contribuer à une production alimentaire durable en diminuant leur consommation. Pour les écologistes, l'étiquetage est le moyen le plus facile pour aider les consommateurs à choisir les viandes dont la production a le moins d’impacts sur l'environnement.

    vache pie rouge de Suède
    D’un autre côté, les animaux au pâturage, en particulier les bovins, sont nécessaires afin de préserver les pâturages semi-naturels, ceux-ci étant importants pour la biodiversité et les paysages ruraux. D’où le conflit d'intérêts entre la préservation des pâturages et des emplois avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre. 

    Source : AllAboutFeed 15 Feb 2013

  • Nos habitudes alimentaires augmentent notre empreinte phosphore.

    La consommation accrue de viande et l’augmentation de l’apport calorique compliquent les efforts visant à préserver le phosphore, une ressource naturelle non renouvelable extraite de gisements. C'est ce que l'on appelle l' "empreinte phosphore".

    Une étude de l'Université McGill publiée le 17 janvier 2013 révèle que les changements dans nos habitudes alimentaires depuis le début des années 1960 ont entraîné une augmentation sensible de la quantité de phosphore.

     

    empreinte phosphore mondiale


    Geneviève Metson et ses coauteurs, les professeurs Elena M. Bennett, de l’École de l’environnement de McGill, et James J. Elser, de l’Université d’État de l’Arizona, ont calculé l’empreinte phosphore de divers pays ont observé qu'entre 1961 et 2007, la consommation accrue de viande et l'augmentation de l'apport calorique total ont entraîné une augmentation de 38% de l'empreinte phosphore par habitant.

    Ces résultats indiquent qu'il faudra redoubler d'efforts pour assurer la gestion durable du phosphore extrait de gisements, une ressource non renouvelable. Celle-ci est utilisée pour la fabrication des engrais qui sont nécessaires pour accroitre les rendements de production des produits agricoles. Les pertes de phosphore dans le lessivage des terres cultivées et les égouts contribuent à la pollution des cours d'eau situés en aval. En outre, comme ces gisements sont largement concentrés dans quelques pays, l'approvisionnement et les prix de cette ressource sont soumis aux tensions géopolitiques.

    Ces résultats indiquent que des changements dans les habitudes alimentaires des populations pourraient constituer un volet important de la stratégie visant à accroître la durabilité du phosphore. Dans les pays à forte empreinte de phosphore, la diminution de la consommation de viande, pourrait réduire considérablement la demande de phosphore - étant donné que la production d'un seul kilogramme de viande exige plusieurs kilogrammes d'aliments fourragers, lesquels sont fertilisés à l'aide de phosphore.

    Les chercheurs ont calculé l'empreinte phosphore de divers pays en fonction des données de la FAO sur la composition annuelle de leur régime alimentaire. Ils ont déterminé la quantité totale de phosphore appliquée sur les cultures pour la consommation humaine et animale en s'appuyant notamment sur les taux d'application d'engrais consignés par l'Association internationale des engrais. Les auteurs ont également examiné le lien statistique entre le développement économique et les empreintes de phosphore, puis élaboré des scénarios tenant compte de l'importance relative des changements apportés au régime alimentaire.

    Reste à savoir quelle est la proportion du phosphore utilisée dans la production d'aliments qui est recyclable par compostage et quelle quantité est réutilisée…

    Source : http://iopscience.iop.org/1748-9326/7/4/044043/pdf/1748-9326_7_4_044043.pdf

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