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  • Les industriels de la viande sont majoritairement optimistes pour leur entreprise dans le monde

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    Alors que les industriels français de la viande sont atteints de sinistrose, la grande majorité des 200 industriels du monde entier interrogés en février par GlobalMeatNews.com sont optimistes pour leur avenir !

    61% des industriels interrogés prévoient une année 2014 comparable à l’année précédente et 84% une forte amélioration à terme pour leur entreprise ! Il est vrai que, pour plus de 45%, le scandale de la viande de cheval avait le plus impacté leur activité en 2013.

    Il faut noter que 65% de ces industriels s’intéressent surtout au marché mondial et 10% au marché continental alors que 25% s’intéressent en priorité aux marchés régional et local.

    Par contre, les opinions sur les autres thématiques sont probablement également partagées par les industriels français :

    -         69% estiment que la pression de la distribution sur les prix constitue une menace pour la qualité des produits sous leur marque et va réduire leur capacité de recherche-développement

    -         64% estiment que les prix des matières premières est alarmant à court terme

    -         en conséquence, 64% vont renforcer leur activité à l’exportation

    Les préoccupations environnementales ne sont pas prioritaires pour eux

    65% des industriels placent la recherche d’une plus grande efficacité énergétique parmi leurs principales priorités, probablement pour des raisons économiques

    Par contre, ils ne sont que

    -         42% à viser la réduction du poids des emballages ou leur recyclage

    -         28% à se donner comme objectif 0 rejet en 2015

    -         23% à vouloir réduire cette année l’empreinte carbone de leurs produits

    Autre enjeu prioritaire : le bien être des animaux

    Sur un autre plan, le secteur est très sensible au bien être des animaux.
     76% des industriels pensent qu’il faut renforcer les normes en la matière et cette préoccupation sera l’une des priorités principales pour 53% d’entre eux. Probablement un enjeu d’image pour l’avenir des entreprises

    Source : GlobalMeatNews.com

  • Le brevet unique européen a du plomb dans l’aile dès son lancement…


    brevet unique europeen,propriete intellectuelle,europe,entreprise,mario monti,michel barnier,commission européenne,cour de justice européenne,litigeLe Parlement européen a donné hier son accord sur le projet de règlement de brevet unique. Presque tous les responsables s'en fécilicitent. Selon M. Barnier, le Commissaire européen de l’Industrie, les simplifications administratives diviseront par 6 le coût du dépôt. Un brevet unitaire ne coûtera, pendant la période transitoire, que 6 500 euros.
     

    Le coût serait réduit à moins de 5 000 euros après la période de transition. Il restera cependant supérieur à celui supporté aux Etats-Unis (2 000 euros) et en Chine (600 euros) où une seule démarche suffit. 

    Pour la Commission, il n’y a aucun doute : le retard européen en matière de brevet est moins dû à une absence d’innovation qu’à un problème juridique et financier. C’est ainsi  que les Américains ont déposé 224.000 brevets en 2011 et les Chinois, 172.000 alors que les Européens arrivent péniblement à 62.000. De nombreuses entreprises renoncent à protéger leurs inventions au risque de se les faire piller. C’est particulièrement vrai dans le secteur agroalimentaire où beaucoup est question de savoir-faire. 

    Mais ce progrès n’est pas encore acquis. Pour faire avancer un dossier vieux d'une trentaine d’années, la présidence chypriote de l'UE a proposé en novembre un nouveau texte qui prévoit que les demandes de brevet puissent être déposées dans n'importe quelle langue européenne avant d'être traduites dans une des trois langues de travail (l'allemand, l'anglais et le français). Une fois enregistrés, les brevets seraient retraduits dans les 23 langues de l'UE. 

    La demande de brevet sera traitée par l’Office européen des brevets (OEB) basé à Munich (un organisme intergouvernemental qui existe depuis 1973, mais qui ne délivre qu'un semblant de brevet européen) en français, en anglais ou en allemand. Mais, bien que les coûts de traduction seront pris en charge par l’OEB. 

    L’Italie et l’Espagne ont déjà déposé des recours devant la Cour de justice européenne. L’Italie réclame une seule langue : l’anglais alors que l’Espagne veut ajouter l’espagnol comme langue de travail. Il est pour le moins fort que ce soit l'Italie qui fasse de la résistance. Son chef de gouvernement, Mario Monti, fut en effet le Commissaire au Marché intérieur qui a publié le 25 juin 1997 le Livre vert sur un brevet unique européen en accord avec Edith Cresson, la commissaire à la Recherche, l'éducation et la formation !!!

    Le réglement prévoit qu'en cas de litige, l’inventeur s’adresse à 27 juridictions nationales pour faire reconnaître son bon droit, avec les coûts que cela représente et les risques de décisions contradictoires que cela implique…   

    Le tribunal de première instance, présidée par un Français, sera basé à Paris tout comme la chambre chargée des brevets portant sur l’électricité, les télécoms et le BTP. La chambre compétente pour les brevets de mécanique générale sera à Munich (30 % du contentieux attendu) et celle chargée des médicaments et des biotechnologies à Londres (30 % du contentieux). Enfin, le siège de la Cour d’appel des brevets sera au Luxembourg. Comme dans beaucoup d'autres domaines, la recherche du compromis a conduit les politiques européens à éclater les lieux géographiques de décisions. Il n'est pas sur que cet éclatement soit source d'économies budgétaires...

    Par ailleurs, les risques de cacophonie sont évidents, certains spécialistes rappellent les risques de dérives à l’image de celles observées aux USA où les entreprises choisissent les tribunaux réputés les plus favorables à la défense de la propriété intellectuelle. La jurisprudence en matière de protection risque fort d'être particulièrement complexe, ouvrant un boulevard aux avocats d'affaires !

  • Les entreprises agroalimentaires sélectionnées en 2012 parmi les World’s Most Ethical Companies sont toutes américaines

    L’Institut américain Ethisphere a présenté le 15 mars pour la 6ème année consécutive sa sélection des entreprises qui se distinguent comme les meilleures pou leur gouvernance éthique. 145 entreprises ont été sélectionnées parmi 5.000 multinationales. 43 ont leur siège social hors des USA dont 2 françaises: L'Oréal et Schneider Electric.

    Tous les groupes industriels agroalimentaires sélectionnés ont leur siège aux USA. Deux d’entre eux, PepsiCo et Solae, le sont régulièrement ces trois dernières années.

    Une section « Agriculture » a été inaugurée en 2012 avec l’entreprise britannique Ethical Fruit Company.

    Par contre, parmi les distributeurs détaillants de produits alimentaires, on compte 3 groupes européens en 2012 : Kesko (Finland), Sonae (Portugal) et The Co-operative Group (UK), les américains Wegmans et Whole Foods Market étant sélectionnés ces 3 dernières années.

    23 sociétés sont sélectionnées depuis l’origine de ce classement dont American Express (USA), Rabobank (NL) and Starbucks (USA).

    Sodexo en a été écarté depuis 2010. Alors que les groupes français cotés en Bourse comme Danone et Bongrain doivent inclure un chapitre de leur bilan annuel sur leurs actions dans le domaine de la Responsabilité Sociale et Environnementale, aucun n’a été distingué en 2012 par Ethisphere. Se contenteraient-ils d’« ethic washing » ? ou seraient-ils victimes, là encore, des agences de notation ?

    Ethisphere affiche clairement sa méthodologie. L’Institut ne classe pas les 145 entreprises distinguées. Elle se contente de les lister par ordre alphabétique dans leur secteur d’activité. Sa grille d’évaluation peut être ainsi résumée :
    - conformité avec les meilleures pratiques éthiques (25%) ;
    - réputation de la qualité et de l'innovation de l'engagement avec diverses parties prenantes selon le contexte de la taille de l'entreprise, du secteur et performance par rapport aux autres entreprises du secteur (20%) ;
    - solidité de la gouvernance (définie en particulier par l’U.S. Sentencing Commission, la Securities and Exchange Commission) en tenant compte des évaluations faites par les agences de notation de la gouvernance (10%) ;
    - citoyenneté d'entreprise et responsabilité, performances en matière de durabilité de la RSE, philanthropie d'entreprise, bien-être social interne, engagement de la supply-chain, qualité, transparence et efficacité des initiatives (25%) ;
    - culture de l'éthique vécue en interne par le personnel (20%)

    Mais, à la réflexion, l’absence des groupes français, espagnols et italiens dans ce type de classement est-elle surprenante lorsqu’on sait que les milliardaires américains n’hésitent pas à être des militants de la philanthropie et que les questions éthiques sont largement débattues dans les pays anglo-saxons.

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