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ethique universelle

  • Promouvoir une éthique universelle est la seule solution pour résoudre la crise mondiale

    jeffrey Sachs, economiste
    L’économiste Jeffrey Sachs, directeur du Earth Institute de la Columbia University et conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, pense qu’il n’y a pas d’autres choix que de promouvoir une «éthique universelle» pour s’éloigner du gouffre de la crise et de la pauvreté.

    C’est l’idée qu’il a exprimée le 1er juillet lors du congrès « Pauvreté, biens publics et développement durable  – Les défis mondiaux du nouveau millénaire » organisé au Vatican par l’Académie internationale pour le développement économique et social, sous le patronage de l’association italienne Greenaccord Onlus.Greenaccord onlus

    Pour cet économiste, pauvreté, exclusions sociales, risques environnementaux et mauvaise gouvernance forment aujourd’hui un tout, et le monde moderne, pour pouvoir se développer durablement, a besoin d’être gouverné selon une éthique universelle qui tienne compte des objectifs  à la fois économiques, sociaux et environnementaux.

    « Le développement durable exige de nouvelles stratégies économiques fondées sur des ressources énergétiques plus sûres, de nouvelles techniques agricoles, de nouveaux types de moyens de transport, une nouvelle organisation des villes », explique-t-il au micro de Radio Vatican.

    Interrogé sur les liens qui existent entre les changements climatiques et la crise qui afflige tant de régions du monde, Jeffrey Sachs confirme que ces liens existent : « Les changements climatiques, de plus en plus fréquents, les violentes inondations, l’extrême sècheresse, les violents orages, ont rendu la vie économique plus difficile, plus dangereuse et de moins en moins stable ».

    Selon lui, il y a urgence : « Il faut réorienter le système économique et faire en sorte qu’il ne nuise davantage à notre planète ». C’est « le plus grand des défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui », affirme-t-il. Et, sachant qu’il faut entre 20 ans et 30 ans pour récolter les bénéfices d’un tel changement, l’expert est catégorique : « il faut que ce travail de réorientation commence dès maintenant. »

    A l’intention des gouvernements de notre monde qui, déplore-t-il, « n’ont pas encore commencé » ce travail, malgré les conséquences de tous ces changements climatiques, « devenus si rapides et si catastrophiques pour toutes les populations de la terre », Jeffrey Sachs réaffirme que « la première chose à faire est d’affronter le problème en suivant « une éthique universelle » fondée sur la « collaboration et le respect communs » de la création et des forces naturelles de la planète.

    Jeffrey Sachs est convaincu que « l’éthique universelle » est la seule voie possible pour « trouver des solutions concrètes ». Plus précisément, il est, convaincu que « sans la composante morale » il sera très difficile de trouver la coopération et l’accord dont le monde a besoin aujourd’hui pour réussir à mettre en place des procédés nouveaux comme l’énergie éolienne, solaire, des systèmes de transport adéquats...

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