Avertir le modérateur

fao

  • GASPILLAGE ALIMENTAIRE : Une nécessaire évaluation crédible

    Le gaspillage alimentaire fait l’objet d’une préoccupation croissante au niveau mondial. Les chiffres publiés par la FAO et repris dans de nombreuses publications sont alarmants pour la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles et l'environnement.
    Jean-Paul Jamet, Secrétaire général du Centre National pour la promotion des Produits Agricoles et Alimentaires (CNPA) et membre de l’Académie d’Agriculture de France, met les pieds dans le plat dans un article publié dans la revue IAA-Industries alimentaires et agricoles de décembre 2015. Soulignant des erreurs grossières de calcul qui aboutissent à une sur-évaluation de 50%,  il demande que soit refaite l'évaluation pour qu'elle soit crédible. 

    Lire la suite

  • Pour la FAO au Forum mondial de Berlin, les systèmes alimentaires du futur doivent être plus intelligents et plus efficaces

    Forum mondial de l'alimentation,Global Forum for foodLe forum mondial 2015 de l’alimentation s’est tenu à Berlin du 15 au 17 janvier avec pour thème « La demande croissante de nourriture, matières premières et énergie: opportunités pour l'agriculture, défis pour la sécurité alimentaire »

    Le DG de la FAO, José Graziano da Silva, a souligné que «les méthodes courantes entraîneraient une augmentation énorme et simultanée des besoins en nourriture, énergie et eau au cours des prochaines décennies: 60 pour cent de plus de nourriture, 50 pour cent de plus d'énergie et 40 pour cent de plus d'eau en 2050».

    Selon les estimations de la FAO, il faudrait augmenter la production alimentaire de 60 % d'ici 2050 pour nourrir une population qui dépassera la barre des 9 milliards, dont 80% résideraient en zones urbaines.

    Pour relever le défi de nourrir cette population en utilisant moins de terres, d’eau et d’énergie, il faut déployer des efforts concertés et investir en faveur d’une transition généralisée et globale vers des systèmes agricoles et des pratiques de gestion des terres durables.

    D’abord se nourrir, mais des opportunités persistent pour les biocarburants

    M. Graziano da Silva a relevé que « les biocarburants ont émergé avec force comme source d'énergie alternative en raison de la nécessité de réduire la production de combustibles fossiles et de gaz à effet de serre. Ce besoin n'a pas changé»..

    Plaidant pour une approche plus pragmatique, le DG de la FAO a ajouté: que «nous devons passer du débat nourriture contre carburant à un débat nourriture et carburant. Il n’y a aucun doute: la nourriture vient en premier, mais les biocarburants ne doivent pas simplement être considérés comme une menace ou un bâton magique. Comme bien de choses, ils peuvent être bons ou mauvais.»

    L'expérience montre que lorsqu'ils sont développés de façon responsable, les systèmes de production de biocarburants durables sont une source de revenu supplémentaire pour les agriculteurs pauvres.

    Grâce à l'expérience acquise au cours des dernières années et aux nouvelles technologies de production de biocarburants, les pays sont aujourd'hui en meilleure position pour évaluer les opportunités et les risques liés à la production de biocarburants et utiliser ces technologies lorsqu’elles s’avèrent payantes au triple plan social, écologique et économique.

    M. Graziano da Silva a également souligné que, pour éviter les situations conflictuelles avec la production alimentaire, les politiques obligatoires en matière de biocarburants doivent être souples et «s’adapter en fonction de la réalité, de l’équilibre de la production et des stocks des différents produits utilisés».

    Les systèmes alimentaires mondiaux devraient utiliser de manière bien plus efficace les ressources naturelles, en particulier l'eau, l'énergie et la terre, sans oublier la réduction des pertes et déchets alimentaires, la protection, la conservation et la restauration des ressources naturelles, de la biodiversité et des fonctions des écosystèmes.

    Les 5 objectifs stratégiques de la FAO

    FAO, Forum mondial de l'Alimentation 2015La FAO a mis en place 5 objectifs stratégiques clés pour mieux recentrer et orienter ses activités pour rendre l'agriculture, la sylviculture et la pêche plus productives et plus durables tout en facilitant le passage à des systèmes agricoles et alimentaires efficaces.

    1 Contribuer à éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition en promouvant des politiques et des engagements politiques en faveur de la sécurité alimentaire et en veillant à ce que soient disponibles et accessibles des informations actualisées sur les problèmes relatifs à la faim et à la nutrition, et sur les solutions qui peuvent y être apportées.

    2 Rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables en promouvant les politiques et les pratiques scientifiquement éprouvées qui favorisent une productivité élevée des secteurs agricoles (cultures, élevage, foresterie et pêches), tout en épargnant la base de ressources naturelles.

    3 Réduire la pauvreté rurale en aidant les ruraux pauvres à accéder aux ressources et aux services dont ils ont besoin, notamment l’emploi rural et les dispositifs de protection sociale..

    4 Veiller à la mise en place de systèmes agricoles et alimentaires plus ouverts et plus efficaces qui soutiennent la petite agriculture et fassent reculer la pauvreté et la faim dans les zones rurales.

    5 Améliorer la résilience des moyens d’existence face aux catastrophes naturelles ou anthropiques en atténuant les risques et en améliorant la résilience des systèmes alimentaires et agricoles.

  • Pour le DG de la FAO, il faut renforcer les liens entre l’industrie et l’agriculture pour réduire la faim et bâtir des systèmes alimentaires durables

    Alors qu’on entend la FAO défendre surtout l’agriculture familiale, son Directeur général a intégré le secteur industriel dans la lutte contre la pauvreté et la faim lors du 2ème Forum sur le développement industriel inclusif et durable organisé organisé par l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI-UNIDO) à Vienne les 3 - 4 novembre 2014.

    Pour M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, l'industrialisation peut être un outil important, mais cela ne doit pas se faire au détriment du développement agricole.  "Pour réduire la pauvreté et la faim, le développement industriel et l'agriculture doivent se compléter mutuellement", a-t-il déclaré devant les participants.

    Le soutien aux agriculteurs pour conférer de la valeur ajoutée à la chaîne alimentaire doit aller plus loin que les considérations monétaires relatives à l'augmentation des revenus. "Cela signifie des aliments plus sains et nutritifs produits de manière durable".

    Intervenant également au cours de ce forum, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, a renchéri en notant que la promotion de la sécurité alimentaire doit être une priorité pour le développement industriel. 

    Le cas des pays sans littoral

    Bâtir un secteur agroalimentaire fort et durable est d'une importance capitale pour les pays en développement sans littoral (PDSL). Désavantagés par rapport à l'accès aux ressources, ils ont souvent moins de terres arables que leurs voisins dotés de zones côtières et souffrent d'une plus grande volatilité des prix alimentaires

    "Le fait d'être un pays en développement sans littoral ne doit pas condamner à l'insécurité alimentaire", avait déclaré le matin M. Graziano da Silva lors de l'ouverture de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral organisée simultanément à Vienne.

    A ce propos, le Directeur général de la FAO a fait remarquer que certains pays enclavés, dont le Kazakhstan et le Mali, ont non seulement réduit de moitié la proportion d'affamés mais également le nombre absolu de sous-alimentés et ce, indépendamment des contraintes structurelles.

    Pour ces pays, le changement climatique reste le défi majeur à relever si l'on veut y bâtir des industries agricoles solides car il exerce une pression supplémentaire sur l'agriculture et les ressources naturelles. Or, M. Graziano da Silva souligne :"Nous devons reconnaître que les systèmes agricoles sont très différents et diversement affectés par le changement climatique", ce qui nécessite le renforcement de la résilience dans les techniques locales de production agricole.

    Les efforts actuels seront renforcés par l'Alliance mondiale de l'agriculture intelligente face au climat lancée lors du Sommet de l'ONU sur le climat en septembre 2014 et par la 2éme Conférence internationale sur la nutrition (CIN2) organisée conjointement par la FAO et l'OMS du 19 au 21 novembre 2014 à Rome.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu