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  • A l’heure de la mondialisation et de la standardisation commerciale, vivre et s’épanouir en français, une utopie ?

    Québec accueille du 2 au 6 juillet le premier Forum mondial de la langue française et accueillera du 8 au 11 octobre le Sommet international des coopératives.

    Les 1.500 jeunes de 18-30 ans qui participent au Forum mondial vont tenter d’apporter une réponse à la question posée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) : « A l’heure de la mondialisation et de la standardisation commerciale, vivre et s’épanouir en français relèvent-ils de l’utopie ? ». 

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    Ancien président du Sénégal, aujourd’hui Secrétaire Général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf dénonce dans son interview au quotidien Le Devoir le désintérêt des Français pour leur langue : « Les universitaires et les intellectuels se moquent de la Francophonie. C’est la nouvelle trahison des clercs. Et les hommes d’affaires s’en moquent encore plus… On a l’impression que seule la mondialisation les intéresse. » Alors que le français est théoriquement la langue de travail avec l’anglais dans les organisations internationales, 90% des documents sont écrits d’abord en anglais. Abdou Diouf trouve avec raison anormal que «les Français s’expriment eux-mêmes en anglais alors que leurs homologues hispaniques parlent en espagnol, et les arabes en arabe, par exemple à l’Unesco»

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    Pourtant, le français n’est pas en danger : 220 millions de personnes parlent aujourd’hui la langue de Molière et ils seront plus de 700 millions en 2050 grâce au dynamisme démographique africain.

    C’est d’ailleurs en République démocratique du Congo, à Kinshasa, que se tiendra du 12 au 14 octobre le 14e sommet de la Francophonie auquel participeront les chefs d’Etat et de gouvernement des 56 pays membres de l’OIF.

     

    On ne construit un développement durable qu’en s’appuyant sur ses racines culturelles. De plus, on ne se nourrit pas simplement de calories et de protéines. Les aliments sont également porteurs de symboles culturels. La diversité culturelle est aussi indispensable que la biodiversité. Aux intellectuels et aux dirigeants français d’intégrer cet élément pour penser et construire l’avenir !

     

    Commentaires échangés par mail après lecture de ce sujet :

    Séverin (du Benin) 

    Merci Michel. Je crois que le Français a toujours de l'avenir. 

    Echange avec Jean-Luc (Français)

    - Je ne pense pas que le fait de s'exprimer en français face à des gens qui ne comprennent pas cette langue soit le meilleur moyen de défendre le français.

    --C ertes, mais je connais un Français mis à la disposition de la FAO qui y anime un forum sur la sécurité alimentaire des villes. Tout le forum est en anglais. J'y ai lu une fois le commentaire d'un lecteur africain qui n'était pas "fluent" et écrivait s'être toujours abstenu de contribuer au débat en pensant que toutes les contributions devaient être en anglais... 
    J'ai entendu une autre fois un participant kenyan à un colloque de l'AFD remercier les anglais d'avoir colonisé son pays et de lui faciliter l'expression en public !....
    La monoculture ne conduirait-elle pas à un appauvrissement socio-culturel et ne constituerait-elle pas une incitation à moins faire attention à ce que disent les autres ? Sur ce plan, les Indiens et les Africains semblent avoir choisi une autre voie : inciter les gens à comprendre plusieurs langues.

    - Sur son dernier point, je suis entièrement d'accord.

    Christian

    Pour avoir bien connu ce problème de l'utilisation du français, je suis en mesure de faire le commentaire suivant :
    Ce n'est pas le français et la culture qu'il véhicule, qui est reconnue
    unaniment comme fabuleuse, mais vers quoi ouvre le français ...
    Pourquoi aujourd'hui de plus en plus de jeunes africains préfèrent aller aux USA qu'en France :
    1) pour 10% parce que c'est plus facile d'entrer aux USA
    2) pour 90% parce que l'anglais ouvre les portes du commerce... des affaires, du developpement economique
    Je suis surpris de voir comment le niveau moyen du français baisse chez les jeunes africains de l'Ouest...

    Trente deux années passées au service de la Coopération française, puis de la Banque Mondiale, du Ministère des Affaires Etrangères et de la CEDEAO ... et ce, à tous les niveaux, ca marque 
    Comme tout technicien, je me suis surtout intéressé là où j'avais le plus à apprendre : le culturel et j'y ai retenu une chose : ce ne sont pas les francophones qui abandonnent le français, c'est le français qui n'apporte plus aux francophones ce qu'ils attendent. La langue est un vecteur. Vecteur vers l'autre, vers soi-même en retour. Si la langue n'est pas portée et ne porte pas l'économie, elle reste un luxe pour une élite (russe, irakienne, américaine ou ... africaine). mais cà c'était déjà vrai il y a trois siecles. Qu'avons-nous fait, nous français, à part nous endormir sur nos lauriers d'autosatisfaction...???
    Le grand Diouf a raison sur ce point.

    Gisela (professeure chilienne de français au Chili)

    merci pour partager ton article...je ne suis pas d'accord avec " ce sont les français qui n'apportent plus aux francophones ce qu'ils attendent."....
    le gouvernement français fait de grandes dépenses à la diffusion de la langue ...je vois au Chili comme il y a toujours des cours, expositions, cycles de cinéma et tout ce qui a à voir avec l'apprentissage du francais... il y a même des bourses pour préparer les jeunes gens et les adultes pour passer soit le TCF, le DELF ou le DALF....je suis fière de parler français!...
    vous, les français, êtes trop critiques avec tout. Cela est bon mais, à l'extreme, c'est dangereux  


     
     

  • La FNSEA découvre qu’en politique l’avenir des agriculteurs est lié à celui du secteur agroalimentaire.

    Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a immédiatement interprété l’information donnée par François Hollande au lendemain de son élection : le prochain gouvernement sera « ramassé », avec un nombre réduit de ministères, c’est-à-dire avec le risque qu’il n’y ait plus de ministère de l’agriculture. C’était la configuration du gouvernement mis en place en 2008 par le socialiste espagnol Zapatero qui avait intégré l’agriculture dans le portefeuille du ministre de l’environnemen

    Pour préserver les spécificités socio-économiques du secteur agricole, une seule solution défendue hier par le président de la FNSEA : "élargir les compétences du ministère de l’agriculture à l’ensemble de l’agroalimentaire". Mais n’est-ce pas trop tard ? D’autant que le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire avait déjà le secteur agroalimentaire dans ses compétences… A une différence de taille près : une sensibilité traditionnelle prioritaire aux revendications des agriculteurs. D’où la tentation récurrente des industriels de l’agroalimentaire depuis plusieurs décennies de souhaiter avoir le ministre de l’industrie comme interlocuteur. Cette tentation n’a fait que croitre avec la mondialisation de l’économie et l’internationalisation des entreprises du secteur. Nous saurons la semaine prochaine quel choix aura fait le chef de gouvernement nommé par François Hollande.

    Le changement à la tête de l’Etat français, outre une transition exemplaire pour les démocrates, aura au moins une conséquence politique : le rééquilibrage des rapports entre les organisations agricoles et les représentants des entreprises agroalimentaires. Ils devront réfléchir ensemble à une stratégie de relance durable de la croissance des filières françaises dans un monde où près d’un milliard d’êtres humains sont confrontés à l’insécurité alimentaire pendant qu’un autre milliard souffrent de surpoids, où le coût de l’énergie continuera à croître, où les multiples tensions sociopolitiques régionales peuvent inquiéter les investisseurs.

  • L'excellence des restaurants français reconnue dans le monde

    Alors que la gastronomie française est inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité, certains contestent le classement des meilleurs restaurants du monde proclamé le 1er mai par le britannique « Restaurant Magazine». Certes on ne relève aucun restaurant français parmi les dix premiers dans la 10ème édition du World’s Best Restaurant 2012, mais ils sont 12 parmi les 100 meilleurs, dont deux nouveaux! Par ailleurs certains chefs cuisiniers français préfèrent s’imposer à l’étranger, comme Pascal Barbot qui a porté le D.O.M. de Sao Paulo au 4ème  rang mondial…

    world 50 best restaurantsLes 3 premiers restaurants restent classés dans le même ordre qu’en 2011 : le danois Noma, suivi par les espagnols El Celler De Can Roca et Mugaritz. Un 3ème espagnol, Arzak, conserve sa 8ème place, précédé par le brésilien D.O.M., l’italien Osteria Francescana, le new yorkais Per Se et Alinea de Chicago. Le 9ème est un nouveau parmi les 100 premiers : il s’agit du londonnien Dinner by Heston Blumenthal. L'Atelier de Joel Robuchon, 1er des restaurants français est classé 12ème. On peut noter que si son restaurant de Hong Kong est sorti du classement, Joël Robuchon a réussi la gageure de placer un filleul chinois, Robuchon a Galera, à la 82ème place !

    Tout classement pose question. La méthode utilisée est donc importante. Le classement organisé par « Restaurant Magazine» résulte de la compilation des 5.859 voix exprimées par 800 experts de la restauration et de gourmets qui voyagent beaucoup. Chaque votant désigne ses 5 meilleurs restaurants. Pour assurer une bonne répartition géographique, le monde a été divisé en régions et chaque votant ne peut voter qu’au maximum pour deux restaurants de sa région. Il est interdit de voter pour son propre restaurant et, en principe (le contrôle est évidemment impossible), les électeurs doivent avoir mangé dans les restaurants qu'ils nomment au cours des 18 derniers mois.

    Ce processus permet une répartition véritablement mondiale avec 14 restaurants américains, 12 français, 7 anglais, 7 espagnols, 7 italiens, 5 allemands, 4 australiens, 4 singapouriens, 3 brésiliens, 3 danois, 3 suédois, 2 autrichiens, 2 belges, 2 chinois, 2 à Dubai, 2 hollandais, 2 japonais, 2 mexicains, 2 péruviens, 2 russes, 2 sud-africains… Si les 3 premiers ont conservé leur place de 2011, le classement de2012 aadmis 32 nouveaux noms. Au royaume de l’excellence, rien n’est acquis dans le monde très compétitif de la grande cuisine.

    L’accès à ces excellents établissements n’est pas à la portée de toutes les bourses. Il est intéressant de relever qu’alors que « Restaurant Magazine » dévoilait son classement, le chef Cyril Lignac faisait découvrir aux téléspectateurs sur France 2 le tanjia, plat traditionnel marocain cuit dans la cendre du four annexe d’un hammam. Cette émission a illustré qu’on peut faire de belles découvertes dans la restauration traditionnelle populaire, certaines d’entre elles méritant de figurer dans le patrimoine immatériel de l’humanité.

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